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2008

Mois de Mars

Les Echos du 25 mars

 

SIAKA DIARRA, PRESIDENT DE L’UFD

« Gouverner, c’est pouvoir et prévoir »

La Capitale du Méguétan a vibré dimanche dernier à la cadence du 3e congrès ordinaire de l’Union des forces démocratiques (UFD). Une tribune pour les responsables de ce parti de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) de faire le point de l’évolution de leur formation, d’envisager les actions futures, mais aussi de lancer des messages forts aux autorités sur la vie de plus en plus convulsive de la nation.

La Maison du peuple de Koulikoro a fait le plein au 3e congrès ordinaire de l’UFD, qui a regroupé les membres du comité exécutif, des sympathisants et membres des sections du parti de Kayes à Kidal en passant par le district de Bamako. La grande famille de l’UFD a répondu présent malgré le handicap de la distance pour certains. Le choix de Koulikoro pour abriter ce congrès s’explique par le fait que le Méguétan est la ville de « prédilection » du parti, sans oublier le fait que le père fondateur de l’UFD, Me Demba Diallo (paix à son âme), est un natif de la localité, où il compte beaucoup de parents et d’admirateurs.

« Reconnaissance, devoir de mémoire et progrès » , telles étaient les lignes directrices du congrès. De reconnaissance et de devoir de mémoire, il y en a été largement question durant le congrès. S’il y est un homme dont la mémoire a été honorée et saluée à sa juste valeur, c’est bien Me Demba à qui un vibrant hommage a été rendu dans les discours, les gestes et même dans les esprits. Un hymne spécial à la fois symbolique et émouvant lui a été dédié par la fanfare nationale, présente sur les lieux.

Sur les banderoles, l’on pouvait aussi lire son expression favorite : « Ça goloba » en plus du fait que la même locution était scandée par les congressistes, y compris par les plus jeunes. Intervenant, les partis frères invités ont salué l’UFD pour ses combats dans l’avènement d’un Mali démocratique et libre. Ils ont surtout rappelé au CE le lourd fardeau qui est le leur de relayer le père du parti et de défendre inlassablement les idéaux pour lesquels il s’était toujours battu.

Comme pour dire qu’il est bien conscient de la tâche qui lui incombe, le président du parti, Siaka Diarra, soulignera le contexte de la création de l’un des 5 partis politiques parmi 113 au Mali légalement élu au financement public en 2007.

A ses dires, l’UFD a été créée dans la clandestinité le 23 janvier 1970, mais, vu la dictature de l’époque, ce n’est que le 21 avril 1991 que le parti a été porté sur les fonts baptismaux après la chute du régime GMT. Une situation qui en dit long sur le combat de Me Demba pour un Mali démocratique.

Vérité à ATT

« Quand ton ami ne peut pas te dire la vérité, il faut payer ton ennemi pour le faire » , dit un adage de chez nous bien relayé en son temps par Me Demba Diallo. L’UFD reste toujours fidèle à cette logique de son leader emblématique. Loin d’être seulement un espace d’échange sur la vie du parti, le congrès s’est aussi planché sur la vie de la nation. Ainsi, le président Siaka Diarra lancera des pics aux autorités, à qui il a avoué le soutien indéfectible de son parti, mais a-t-il précisé, « il faut tenir le langage de la vérité ».

« Nous vivons une situation des plus difficiles dans ce pays. Il est indispensable que le gouvernement initie des mesures opportunes et urgentes, car nous ne sommes pas loin du seuil à ne pas franchir » , a-t-il déclaré, avant de faire le tour des questions les plus brûlantes du pays.

Sur la cherté de la vie, M. Diarra dira que le pays vit une période de turbulences avec des prix qui prennent régulièrement de l’ascenseur et qu’il urge que le gouvernement multiplie les initiatives afin que « chacun dorme tranquillement sans crainte du prix du pain ou d’autres denrées alimentaires ». A l’instar de tous les Maliens, l’école malienne préoccupe aussi l’UFD. M. Diarra laissera entendre que « gouverner, c’est pouvoir et prévoir » et que les autorités doivent trouver une solution à la lancinante crise scolaire au risque de mettre en péril l’avenir de la nation. Une position partagée par l’honorable Kissima Mangané, député MPR, élu à Koulikoro.

S’agissant des Accords de partenariat économique (APE), crânement défendus par le ministre des Affaires étrangères, le président de l’UFD affirmera que « le gouvernement doit s’assumer face à l’Occident, car nous ne bénéficions aucunement de ces accords », qui se font sur le dos des Africains. M. Diarra a également souhaité une révision de la Constitution de même que le rôle et la place de certaines institutions du pays. Au nombre de celles-ci, le Haut conseil des collectivités, vu son importance, doit être un Sénat, selon lui.

Ce 3e congrès a aussi procédé à la relecture des textes du parti, à la mise en place d’une commission d’arbitrage et de réconciliation et des nouveaux comités exécutifs dont ceux des jeunes et des femmes du parti. Les congressistes ont plébiscité le président sortant Siaka Diarra, reconduit pour un nouveau mandat de 4 ans. Tout en promettant de poursuivre la voie tracée par le père du parti, l’UFD s’apprête à mettre le cap sur les élections municipales de 2009 avec à la clé beaucoup d’élus municipaux et ensuite les élections générales de 2012.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire, envoyé spécial)

 

 

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COMBATS AU MALI

La libération des otages autrichiens compliquée

Des combats entre l'armée et des rebelles touaregs dans le Nord du Mali compliquent les efforts visant à obtenir la libération de deux touristes autrichiens retenus en otages depuis un mois par l'organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Le groupe islamiste, qui réclame une rançon et la libération de dix activistes détenus en Algérie et en Tunisie, a fixé un ultimatum qui expirait dimanche à minuit, mais l'Autriche a annoncé qu'il semblait avoir été repoussé.

"D'après les nombreux contacts (...) il ressort qu'on dispose d'un délai supplémentaire pour nos efforts, au-delà de l'heure limite fixée initialement", a déclaré un porte-parole du ministère autrichien des Affaires étrangères.

Il se référait ainsi à des démarches en cours à Vienne et dans la région, mais il s'est refusé à donner des précisions. Un précédent ultimatum, qui expirait le 16 mars, avait déjà été prolongé d'une semaine pour permettre aux tractations de se poursuivre.

Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) - l'ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) qui opérait surtout en Algérie - a revendiqué l'enlèvement le 22 février en Tunisie d'Andrea Kloiber, 43 ans, et de Wolfgang Ebner, 51 ans.

Les deux otages auraient été conduits à travers le désert jusqu'au Mali, dans la région de Kidal, non loin des frontières algérienne et nigérienne. Des diplomates autrichiens sont à Bamako, la capitale malienne, pour tenter de négocier leur libération.

L'AQMI a laissé entendre sur des sites Internet islamistes que ses otages pourraient être tués si ses exigences n'étaient pas satisfaites dans le délai fixé. Mais des spécialistes de la sécurité jugent improbable que la menace soit mise à exécution du fait que le groupe ne pourrait plus revendiquer de rançon.

La Fondation Kadhafi dément négocier

Pour ajouter à l'incertitude, la Fondation Kadhafi, organisme dirigé par un fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a démenti négocier la libération des otages. La fondation réagissait aux déclarations du gouverneur de la province autrichienne de Carinthie, Jörg Haider, qui a affirmé samedi que le fils du dirigeant libyen, Saïf Al Islam, était en contact avec les ravisseurs.

" La Fondation Kadhafi affirme n'avoir lancé aucune initiative, tentative ou contact, direct ou indirect, avec les ravisseurs, malgré plusieurs demandes en ce sens adressées à la Fondation et à son président" .

De source gouvernementale malienne, on n'exclut pas que les otages aient repassé la frontière à la suite de combats qui ont opposé jeudi dernier dans la région l'armée gouvernementale à des rebelles touaregs.

L'embuscade tendue par les hommes d'Ibrahima Bahanga à un convoi militaire semble sans lien avec la prise d'otages, mais l'escalade de la violence pourrait avoir poussé les ravisseurs des deux Autrichiens à quitter le territoire malien.

De source militaire malienne, on précise que les rebelles ont fait prisonniers 29 soldats gouvernementaux, dont un officier, lors de cette attaque.

L'embuscade a fait trois morts dans les rangs des forces gouvernementales, dont plusieurs véhicules ont été détruits ou saisis par les insurgés. Des affrontements ont encore éclaté dans la région samedi soir, sans qu'on sache dans l'immédiat s'il y a eu des victimes.

Tiémoko Diallo

(Reuters)

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IL FAUT LE DIRE

Mépris du peuple

Décidément, le peuple malien n’en finit pas d’avaler des couleuvres. Alors que huit de nos compatriotes ont trouvé la mort au nord, alors que trente-trois autres sont faits prisonniers par Bahanga et compagnie, les autorités refusent de communiquer. Seuls les rebelles, qui ont annoncé la reprise des hostilités, passent en continu sur RFI. Quel mépris du peuple, privé de son droit fondamental à l’information alors que son intégrité et sa sécurité sont en danger !

Le mépris du peuple, c’est le refus de tout débat sur les préoccupations de l’heure sur les médias publics. Le mépris du peuple, c’est aussi l’annonce d’un débat national sur l’école dans cinq mois, c’est-à-dire pendant les grandes vacances alors que l’urgence commande de prendre le taureau par les cornes. Le mépris du peuple, c’est de créer un Bureau du Vérificateur général, entretenu à coup de milliards, mais finalement réduit à sa plus simple expression. Que dire de tous ces Maliens qui ont sucé le sang du peuple et qui, paradoxalement, bénéficient de l’impunité ? Qui les protège ? Et pourquoi ? Sacrés oligarques !

Le mépris du peuple, c’est de continuer d’investir des milliards dans des programmes comme les pluies provoquées, les superficies aménagées et la mécanisation de l’agriculture à travers des tracteurs alors que les résultats ne suivent pas. Le mépris du peuple se traduit également par la promesse non tenue de création d’emplois. Les jeunes diplômés sont aujourd’hui plus que jamais confrontés à la rareté d’un travail décent.

Le mépris du peuple, c’est de lui demander de prendre ses vessies pour des lanternes car après une fameuse intervention, il ne passe plus de jour sans que quelqu’un ne s’essaye à l’explication de texte. Mais, les « exégètes » du bamanankan ont beau chercher, ont beau tenter d’édulcorer les propos, il n’y a rien à faire : ils n’arrivent pas à convaincre grand monde sur le sens profond de la sentence. Quel gâchis !

Mais enfin qu’avons-nous fait pour mériter tout ça ? La démocratie n’était-elle pas perçue, non pas comme une panacée, mais au moins l’occasion d’une large concertation sur les questions nationales, le respect du principe de « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », la justice égale pour tous et l’égalité de chance pour tous ? Hélas ! Force est de constater aujourd’hui qu’on est loin, très loin du compte. Dommage !

A. M. T.

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LETTRE OUVERTE A LEURS EXCELLENCES - HONORABLES DIGNITAIRES - CHEFS D’ETATS DE L’UNION AFRICAINE

L’Afrique gifle l’Afrique, hélas !!!

Notre amertume de nègre fut immense ce jour du 2 février 2008 du fait de l’échec de l’Africain à s’assumer. L’Union africaine tient dans ses bras les braises brûlantes et mortelles du Kenya déchiré. Elle reçoit aussi, en pleine figure, la gifle rébellion de N’Djamena. Le constat affligeant est là qui atteste amèrement et tristement l’échec de tout un continent, l’échec de tous nos dirigeants africains.

Tous les prophètes, est-il besoin de le rappeler, comme tous les dirigeants, les devanciers, ont été investis de défendre une cause sociale. Abraham défendait la liberté du culte ; Moïse combattait l’injustice sociale ; Jésus luttait contre les déséquilibres sociaux ; Mohamed (PSL) œuvrait pour la promotion des droits de l’Homme et tout cela de façon désintéressée.

A ce propos, le Dr. Capri Djédjé, ancien président de l’Assemblée territoriale, a affirmé dans l’œuvre : « A l’ombre d’un Soufi », (page 62) « Je suis de ceux qui croient fermement que la foi est le premier avoir de l’homme. C’est pourquoi il m’a toujours plu d’admirer le Cheihk Yacouba Sylla pour tous les actes de foi qu’il a posés tout au long de sa vie jusqu’au sacrifice, un sacrifice assimilable à celui d’un être qui donne sa vie pour une cause divine, un martyr en quelque sorte. Ces actes de foi manifestés dans la région de Gagnoa se sont essentiellement matérialisés par une charité à toute épreuve et sur tous les plans (…) Pour magnifier l’œuvre immense de Cheihk Yacouba Sylla, il faut remonter aux années 1946-1947 où déjà il posait les jalons de l’urbanisation de la ville de Gagnoa en bitumant les artères et en y posant les premiers éléments de l’électrification de cette ville à ses propres frais. Son humilité était digne d’un homme qui se voulait le serviteur sans contrepartie. Fidèle en cela, aux paroles de l’Evangile chrétien où le Christ proclame que celui qui veut être le premier d’une collectivité doit être le premier serviteur ».

Comment ne pas se souvenir de lui en ces nuits profondes où baigne l’Afrique ? Comment ne pas raviver la réaction de mon illustre géniteur qui dès la veille des indépendances me faisait part de ses doutes quant à l’indépendance véritable de l’Afrique. Sa préoccupation, aujourd’hui, habite encore ma mémoire.

Indépendance ? Voire

Ces mots, comme un écho, retentissent dans mon esprit : «Vous n’êtes pas indépendant mon fils. La signature qui vient de se faire et qui vous fait croire à une indépendance, n’est qu’un pur calcul politique. Vous allez connaître une autre forme de recolonisation beaucoup plus grave que la première ; avec les intellectuels forgés dans leurs universités, les Blancs pérenniseront leur présence, leur domination ».

Je suis de fait attentif aux prêches de mon frère Laurent Gbabgo (président de la République de Côte d’Ivoire) qui, lors de ses contacts avec les populations, les encourage au travail, facteur essentiel d’épanouissement, seul gage de la liberté, la liberté de l’Afrique. Cependant, face à l’échec collectif qui nous apostrophe, devant cette hécatombe qui ravive et peine notre émotion nègre ; devant la gifle de l’Afrique à l’Afrique, je me pose un certain nombre de questions :

- Nos chefs d’Etat œuvrent-ils véritablement pour relever le défi de la dignité et de la grandeur de l’homme africain ?

- Ne luttent-ils pas plutôt pour leurs intérêts personnels ? Pour l’accroissement de leur fortune déjà colossale ? Comme le révèle Philippe Bernard dans le journal Le Monde, Edition du 31 janvier 2008 ?

« C’est un monde enchanté où l’on vogue d’une villa de 9 pièces avec piscine à Nice, à un hôtel particulier de l’Ouest parisien. Un univers surréaliste peuplé de Bugatti, payés cash plus de 1 million d’euros. Un microcosme constellé d’une myriade de comptes bancaires. Oligarques russes ? Rois du pétrole saoudiens ? Stars d’Hollywood ? Non : chefs d’Etat africains, producteurs de pétrole pour la plupart, mais dont les populations comptent parmi les plus pauvres de la planète » .

Nos chefs d’Etat aspirent-ils réellement à libérer le continent africain encore sous perfusion des accords de défense Occident/Afrique ?

A bien ausculter la gestion africaine depuis les indépendances, le désastre de toute évidence signe l’assassinat des innocentes populations africaines. A y voir de près, ces honorables présidents africains ne sont généralement pas issus d’élections démocratiques. La très grande majorité d’entre eux est le produit d’un coup d’Etat militaire et leur élection démocratique est la forfaiture la plus qualifiée de la démocratie et du respect du droit de l’Homme et des peuples. Leur nouvelle arme déshonorante et destructrice est le tripatouillage des constitutions pour se maintenir le plus longtemps possible au pouvoir.

Lors du sommet de l’Union africaine à Banjul, l’honorable Alpha Oumar Konaré, dans un discours très critique, a dénoncé l’irresponsabilité de nos dirigeants africains et a proposé, pour redorer un tant soit peu leur blason terni, une Charte de la démocratie qui aura, entre autres missions, le respect de la limitation des mandats présidentiels existant déjà dans leur constitution. A notre grande honte, les chefs d’Etat africains ont, à l’unanimité, refusé de prendre position pour cette charte. Pauvre Afrique !

Que ces dirigeants ne s’étonnent donc pas des tentatives de coups d’Etat, des conflits post-électoraux, des rebellions, des grèves intempestives qui minent leurs Etats et illustrent leur mauvaise gouvernance . Le président Senghor avait raison lorsqu’il disait : « Je n’ai plus ma place dans la conférence des chefs d’Etat, conférence prise d’assaut par l’inculture militarisée ».

On comprend alors qu’il ait été acheté en ces quarante-huit années plus de kalachnikov, de mines antipersonnel et d’armes de guerre en tous genres en lieu et place de concentrer les ressources sur l’éducation, la santé et le développement des industries qui confèrent aux nations le progrès.

Du panarabisme de Gamal Abdel Nasser au panafricanisme pétrodollar de Kadhafi qui s’est satisfait d'expulser les nègres de chez lui jusqu'au crime de janvier 1963 d'Etienne Eyadema, la terre d'Afrique, on peut le dire, est un mausolée de restes mortuaires, de coups d'Etat, et de forfaitures électorales. Toujours recommencer, preuve de la bêtise de l'homme mentalement débridé et dont l'inhumanité est viscéralement monstrueuse.

Aujourd’hui, notre bel outil d'intégration Air Afrique a disparu du ciel africain. La plupart de nos institutions de développement sont sous la caution gendarme du FMI et de la Banque mondiale. Notre BCEAO, dite banque d'émission est la forme la plus insidieuse qui insulte la souveraineté des Etats membres.

Il est donc temps que nos chefs d'Etat, depuis la dévaluation du F CFA en 1994, aient le courage et la franchise de dire aux populations de la zone CFA la raison pour laquelle la Banque de France, sur la place financière de Paris, n'accepte pas le F CFA à l'échange.

Lorsqu’en juin 1996, j'ai interpellé le président Abdou Diouf depuis Paris, parce que les millions de F CFA que j'avais entre les mains n'avaient aucune valeur dans toutes les banques d’échange, sa réaction fut de m'ignorer au nom de sa dépendance au réseau Foccart.

Le constat est là. Le mensonge politique est gros. La Banque de France, celles de l'Occident en général contrôlent l'estomac de nos chefs d'Etat ce qui fait dire au président Mamadou Koulibaly dénonçant le pacte colonial que : « 70 % des Ivoiriens n’ont qu'un seul repas par jour. Nous, nous mangeons copieusement cinq fois. Nous devons avoir honte ».

Frère Koulibaly, avouons-le tout net : ce sont nos cinquante-deux chefs d’Etat qui mangent copieusement cinq fois par jour et le peuple africain, peuple d'un continent pourvu d'inestimables richesses et considéré comme continent à scandale géologique, croupit, plus que jamais, sous le poids de la pauvreté. Non seulement nous devons en avoir honte, mais nous devons grandement souffrir de savoir que lors du seul repas, l’Africain affamé est souvent fauché par les balles de la Kalach des ambitieux du pouvoir et des fous de l'argent démon.

A toi mon frère Laurent Gbagbo : la grosse gifle de l'Afrique à l'Afrique me commande de te conseiller de mieux faire ton métier politique. Moins de discours et surtout, pas ceux dans le genre tirés çà et là : D’abord : « Les nouveaux riches, ça ne me dérange pas, les voleurs ce n’est pas mon rôle de les mettre en garde ». Ensuite, aux musulmans : « Désormais, ceux qui escroqueront les pèlerins iront en prison ». Puis, en août 2007, à ton armée : « Je n’ai pas cinq francs pour vous, faites ce que vous voulez ». Et enfin, toujours à ton armée, à la présentation des vœux 2008 : « Si vous voulez, faites ; moi, je ne fuis pas ».

Si pour toi, mon frère Gbagbo, ce n’est pas ton rôle de mettre les voleurs en garde, je ne me priverai pas du devoir de citoyen d’un pays laïc de te conseiller d’éviter les dérisions hérétiques. Rappelle-toi que le président Modibo Kéita s’était exprimé de la sorte un jour de septembre 1967 au stade Mamadou Konaté de Bamako. Il disait que jamais on ne dirait de lui ancien chef d’Etat et que les chars de la révolution écraseraient tous les contre-révolutionnaires. Mais juste un an après, il fut évincé du pouvoir.

Un profond changement doit s’opérer

Excellences, ne restez plus enfermés dans votre confort, vos honneurs, vos privilèges. Messieurs les présidents, on ne vient pas à la politique pour s’enrichir mais pour sortir les populations de la pauvreté, de l’indigence dans lesquelles la majorité d’entre vous les retiennent. La politique, la vraie, vous recommande d’être sensible à la misère de votre peuple.

Dignitaires, souscrivez à lui construire un destin du respect de la vie humaine, un destin d’honneur. Sachez que la terre d’Afrique a un plus grand besoin d’engrais agricoles que du sang humain qui coule du fait de vos ambitions insatiables. Que le matérialisme sordide de l’égocentrisme, la bêtise du terrorisme cesse.

Les peuples africains souhaitent que leur être leur soit restitué dans la préférence de la dignité, dans l’éthique qu’aux avantages de la compromission. Ayez la quête de l’amour divin qui confère à l’être humain tout son sens, par lequel il idéalise ses rêves de grandeur et de paix.

Puisse le Seigneur illuminer les chefs d’Etats, les présidents africains en particulier afin qu’ils soient lumière et manifestation sublime de l’amour et de la sagesse pour une véritable renaissance de l’humanité spirituelle des peuples.

Abidjan, le 29 Février 2008

Gloire à Dieu !

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KAYES

Deux bureaux de postes inaugurés

Le partenariat entre l’Office national des postes (ONP), les ressortissants de Kersignané-Kirané de Tafacirga (cercle de Kayes) a permis la construction et l’équipement de deux bureaux de postes dans les deux localités.

C’est sous un soleil de plomb (42 ° ), les jeudi 20 et vendredi 21 mars, que la ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, a successivement inauguré les bureaux de postes de Kersignané/Kirané (cercle de Yélimané) et celui de Tafacirga à la frontière Mali-Sénégal-Mauritanie.

A leur arrivée, la ministre et sa suite, composée du gouverneur de région, le colonel Mamadou Adama Diallo, du PDG de l’ONP, du directeur régional de la poste ont été accueillis par une foule en liesse, venue des villages environnants. Sur les banderoles et les t-shirts frappés au sceau de la poste, on pouvait lire : « La poste au service du désenclavement ».

Malgré la forte chaleur, des cavaliers, des chasseurs, des joueurs de tam-tams ont démontré tout leur savoir-faire à travers démonstrations saluées par des coups de fusils et des chants de bravoure. L’inauguration des bureaux de poste n’a pas été que l’affaire des seuls Maliens. Au nom du bon voisinage, des maires et représentants de villages frontaliers du Sénégal et de la Mauritanie ont été témoins de l’événement qui, selon certains, sera marqué en lettres d’or dans les annales des deux villages.

Au vue de la mobilisation, on comprend aisément la portée historique de l’événement puisque les bureaux de poste faciliteront le transfert, l’envoi de fonds et la réception des courriers dans les conditions et délais souhaitables.

Les populations des deux localités étaient confrontées à un problème de paiement des mandats envoyés soit par la sécurité sociale française soit par les ressortissants de la localité à l’étranger. Cette situation les obligeait à se rendre le plus souvent dans les bureaux de poste frontaliers du Sénégal pour recevoir leurs mandats dans des conditions on ne peut plus difficiles. Parfois même ils ne pouvaient pas être en possession de leur dû, isolés qu’ils sont pendant l’hivernage en raison de l’impraticabilité de la route.

Pour trouver une solution à ces maux, les ressortissants des deux villages ont demandé à l’ONP d’ouvrir des bureaux dans les deux villages qui, aux dires du porte-parole des migrants de Kersignané, Mamadou Kamissoko et le président de l’Association pour le développement de Tafacirga, Boubacar Soumaré, signifient la fin d’un calvaire « afin que le paiement des mandats et autres transferts d’argents ne fassent plus l’objet de déplacements lointains pour les bénéficiaires ».

Dans cette dynamique, l’ONP leur a proposé un partenariat dans lequel les communes apportent le local, l’ONP se chargeant de l’équipement et du personnel.

A Kersignané, le bureau inauguré par le ministre est l’œuvre des jeunes du village résidant en France. Bâti sur une superficie de 135 m2, la construction du joyau a coûté aux fils de la diaspora plus de 21 millions de F CFA. Celui de Tafacirga, construit par l’Association pour le développement de Tafacirga, a été financé à hauteur de 20 millions. Dans ce coût, précisera le PDG de l’ONP, ne figure pas la main d’œuvre gratuite tout au long des travaux. Les bâtiments comprennent une salle d’attente, un cyber, une salle de deux guichets, une salle pour chef de bureau, un logement pour le receveur…

Pour la ministre, « Kersignané et Tafacirga s’ouvrent au monde ». Mme Diarra, Mariam Flantié Diallo avant de lancer un appel à la poste afin de développer dans les centres l’accès à l’Internet aux élèves à des conditions tarifaires très abordables, a invité ses collaborateurs à développer un partenariat dynamique avec les communes et associations rurales pour désenclaver davantage les zones rurales non seulement dans le domaine postal mais aussi dans le domaine de l’Internet.

L’équipement des bureaux a été assuré par la poste sur deux exercices budgétaires. Pour celui de Kersignané, il a coûté, selon le PDG Yoro Coulibaly 21,5 millions de CFA contre 26 millions de F CFA pour celui de Tafacirga. A en croire M. Coulibaly, les bureaux de poste assurent non seulement les prestations postales classiques, le volet Internet mais aussi les transferts électroniques d’argent notamment le mandat express international. « La possibilité désormais offerte aux populations de Kersignané et Tafacirga de pouvoir bénéficier de transfert de fonds sur place constitue véritablement des réponses adéquates aux attentes des ressortissants de la localité » , a ajouté le PDG.

Les prévisions de recettes de l’ONP depuis quelques années, selon des données, sont en baisse à cause de l’expansion des nouvelles technologies de l’information. La signature de convention de partenariat entre le PDG de l’ONP, le maire et les représentants des associations et la visite des édifices ont mis fin la cérémonie.

Amadou Sidibé

 

 

Plusieurs visites de terrain

Profitant de sa visite dans la région de Kayes, la ministre de la Communication et des Nouvelles technologies s’est rendue dans plusieurs services relevant de son département. Elle a visité le bureau de poste de Lany-Modi, la direction régionale de la Sotelma de Kayes, l’antenne régionale de l’ORTM et la direction régionale de l’ONP. Elle a aussi rencontré la presse régionale. Dans les services visités, la ministre a pu s’enquérir des conditions de travail. A la direction régionale des postes de Kayes, les problèmes soulevés ont pour noms : insuffisance de personnel, rupture de trésorerie, difficultés financières à payer les mandats…

A. S.

 

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RELIGIONS

Les soufis fêtent Maouloud sportivement et culturellement

La religion musulmane n'est pas seulement la profession de foi, la prière, l’aumône, la zakat, le pèlerinage à La Mecque. Elle est aussi sport et culture. C’est la rai­son pour laquelle la com­munauté musulmane des soufis du Mali orga­nise à chaque Maouloud une semaine sportive et culturelle. Les festivités de l’édition de cette année ont démarré le mercredi 19 mars.

Les fidèles musulmans ont célébré, jeudi dernier, la naissance du pro­phète Mouhammad (PSL). Comme à l'accou­tumée, la communauté musulmane des soufis du Mali, sous la conduite de son chef spirituel, Cheick Soufi Bilal, n’est pas demeurée reste en lançant une semaine culturelle. La cérémonie a eu lieu mercredi dernier dans une ambiance festive et populaire, puisque tout le quartier de Djicoroni-Para, fief de la communauté, était mobilisé pour la circonstance.

Pour rehausser l'éclat de la semaine, des délégations sont venues du Sénégal, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, du Togo, de la Guinée, etc. Certains guides spirituels soufis venus des quatre coins du Mali étaient eux aussi présents. Le coup d’envoi de la semaine a été donné par le géné­ral Moussa Traoré, an­cien président de la République du Mali, invité d'honneur de la semaine.

Cheikh El hadj Soufi Bilal a animé dans la nuit du 19 mars un grand prêche à la grande Zawiya de Djicoroni-Para. Sorties massivement pour écou­ter Cheick Soufi Bilal, de 22 h à l'aube, les populations ont été largement édifiées sur le sens et la portée du Maouloud. La lecture du Saint Coran et du Dalayil, les chants et cantiques, des prestations en arts martiaux, un récital de poèmes et des sketches sont au programme de la semaine.

Cette semaine, dont la clôture est prévue pour ce mercredi 26 mars, est une op­portunité offerte aux jeu­nes de se rencontrer et éventuellement de créer des liens d’affinité entre eux. C'est une semaine de fer­veur qui fait oublier les aléas du quotidien et pen­dant laquelle la foi renaît dans les cœurs. La grande innovation de la présente édition sera certainement la tenue d'une conférence-débats sur l’insécurité routière et la protection de l'environnement.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

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COUPE DE LA CAF/DJOLIBA-SATELLITE : 2-0

Les Rouges à 90 minutes des 8es de finale

En s’imposant (2-0) face au Satellite de la Guinée-Conakry, en match des 16es de finale aller de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf), disputé dimanche dernier au stade Modibo Kéita, le Djoliba , sauf catastrophe est quasiment qualifié pour les 8es de finale.

Le Djoliba, dès l’entame de la rencontre, est le premier à inquiéter le Satellite. A la 5e, Lamine Diawara tente un tir de loin, mais sa tentative est repoussée par le gardien guinéen. Ensuite ce fut le tour de Yahaya Coulibaly qui exploite un centre venu de la droite. La main du défenseur guinéen coupe la trajectoire de la balle. Pour autant l’arbitre ne siffle pas le penalty. A la 17e un tir de Lassana Fané, consécutif à un corner, est renvoyé par la transversale. C’est la véritable occasion de but du 1er quart d’heur. Cependant, à la 24e, les Rouges, beaucoup plus entreprenants, ouvrent la marque. Souleymane Dembélé décide autrement en battant sur coup franc Saliou Diallo, le portier de Satellite.

A la reprise, les poulains de l’entraîneur belge du Satellite, Paul Putt, reviennent à la charge. Mais laissent des signes de flottement en attaque. Brehima Traoré rate une nette occasion à la 53e. A la 55e, c’est au tour de Seydou Bangoura de bénéficier d’une balle de but, mais l’attaquant guinéen cadre mal sa bicyclette.

Le Satellite jette ses dernières forces, mais ne parvient pas à égaliser. Pis, l’équipe du belge Putt concède un second but. A la réception d’une passe de Brehima Traoré à la 62e, Seydoufing bat d’une talonnade le portier du Satellite.

A 2-0, l’entraîneur du Satellite comprend le danger. Il opère des changements surtout avec l’expulsion d’un de ses joueurs.

Les Rouges commencent leur aventure africaine de la plus belle manière, peut-on écrire. Il appartient à l’équipe guinéenne de remonter les deux buts de retard avant d’envisager une qualification pour le prochain tour dans deux semaines sur ses propres installations. Le Djoliba l’entendra-t-il de cette oreille ? La réponse dans deux semaines.

Boubacar Diakité Sarr

 

Ils ont dit

Alhassane Koivogui(capitaine du Satellite) :

« Je m’explique difficilement cette défaite. Tout ce que je peux dire, c’est que les arbitres ont démissionné. Je n’ai jamais vu un arbitre aussi médiocre. C’est décevant »

Paul Putt(entraîneur du Satellite) :

« Nous étions loin de notre football, avec des balles balancées, ce qui était à l’avantage de l’adversaire. Le retour sera difficile puisque nous avons affaire à une grande équipe. Et la meilleure équipe a gagné ».

Bréhima Traoré (attaquant du Djoliba)  :

« Je suis satisfait de ce score, même s’il n’est pas suffisant, mais je pense qu’il nous rassure pour le match retour. L’adversaire a bien joué et a même pris confiance à un moment de la partie. Maintenant, nous pensons au match retour. Ce sera difficile, mais pour nous l’essentiel, c’est de marquer au moins un but ».

Alou Badra Diallo(entraîneur du Djoliba) :

« C’est devenu plus facile après qu’on a marqué deux buts. Nous avons respecté le sens technique, le sens tactique et celui du jeu. L’essentiel c’était de marquer sans encaisser. L’équipe traverse un moment difficile, mais la solidarité a été notre force. Avec les gosses, je m’attends toujours à tout. Pour le match retour, ce sera difficile mais nous connaissons le football guinéen, et par conséquent on va se préparer convenablement ».

 

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