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2008

Mois de Mars

Les Echos du 21 mars

 

LES FORCES DE PROGRES DOIVENT SE REMOBILISER…

“Bè t’i ba (dôrôn) bolo”

Forts de l’expérience de cinq années d’in formalisation de la gestion étatique du pays débouchant sur un pouvoir personnel et solitaire, les signataires du Manifeste pour la démocratie avaient appelé notre peuple, les partis politiques et les forces démocratiques à se ressaisir pour sauver le Mali des menaces de régression politique et socio-économique. Les orientations et les tendances actuelles du régime ATT ont confirmé les craintes des militantes et militants de l’ADJ et montré que « l’indépendant » président ne peut pas être le bon choix pour le Mali né du 26 mars 1991.

L’aveu d’impuissance du président de la République (« An dèsèra ») s’est aggravé de son appel à la débrouillardise et aux combines individuelles («  Bè bè i ba bolo »).

Le président s’est publiquement déclaré incapable de résoudre la crise scolaire, la cherté de la vie. Incapable de nous assurer la sécurité dans la circulation routière, incapable de nous garantir une justice saine et équitable, entre autres préoccupations quotidiennes et incompressibles des Maliens. Les partenaires techniques et financiers sont rendus responsables de beaucoup de ces incapacités, eux qui ne diraient que non, non à toutes les propositions.

Que dire du problème du Nord, qui demeure irrésolue malgré les déclarations d’autosatisfaction ?

Dans le même temps, les médias publics sont en service permanent de donner au Mali et à l’extérieur, l’impression que notre pays progresse. Qu’il gagne même ! C’est véritablement le Mali de la poudre aux yeux et de la ruse.

Les patriotes et les démocrates sont tous interpellés. Particulièrement en cette période de 17e commémoration des sacrifices, des massacres des 22 et 25 mars 1991, de la glorieuse victoire de notre peuple le 26 mars.

Peuple du Mali ! Ta démocratie acquise au prix d’indicibles sacrifices va à vau-l’eau. Tes « champs fleurissant d’espérance » sont dévastés. Tes « cœurs vibrant de confiance » sont désespérés. Autant de conséquences que de symboles de la gestion solitaire et patrimoniale du pays et des institutions par le président de la République.

L’ADJ dont l’ambition et l’objectif sont de tenir sa place de sentinelle de la démocratie au Mali, exprime une pensée pieuse pour la mémoire de tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour l’émergence et la pérennité d’une nation prospère et solidaire.

L’ADJ rend un hommage mérité aux femmes et aux hommes, aux forces et organisations démocratiques dont les diverses luttes ont permis que le 26 mars 1991 soit.

Elle les invite toutes et tous à se réveiller et à se ressaisir pendant qu’il est encore temps. Notamment les partis politiques, les organisations démocratiques et corporatives afin de sortir le Mali de l’impasse actuelle.

L’ADJ est toujours engagée à contribuer avec toutes les forces fidèles aux idéaux du 26 mars 1991 et décidées à les restaurer et à les conforter pour le salut de la patrie malienne.

Le directoire de l’ADJ

 

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L’ETAT DECRETE DES EXONERATIONS SUR LE RIZ

Encore de la poudre aux yeux des Maliens ?

Dans son discours controversé du 8 mars dernier, le chef de l’Etat avait reconnu la hausse du prix du riz qui, à l’en croire, devrait connaître une autre hausse dans les jours à venir. Pour éloigner ce spectre, l’Etat vient de décider d’accorder des exonérations à tous les opérateurs économiques capables d’importer cette denrée. Cela est-il la solution vu l’amère expérience des exonérations passées ?

Les exonérations, qui consistent à accorder des facilités à des opérateurs économiques dans l’intérêt de la nation, ne sont jamais pourtant parvenues à combler les attentes des Maliens. Les prix deviennent de plus en plus inaccessibles sur un marché national le plus souvent en crise d’approvisionnement. Ce sont ces mêmes exonérations qui continuent aujourd’hui au grand dam des caisses publiques, privées de milliards de nos francs. C’est ce qui amène de nombreux citoyens à conclure que des barons de l’Etat sont les « complices » d’opérateurs économiques, étant donné que les expériences continuent quand bien même elles s’avèrent infructueuses.

Le président de la République a lui-même avoué l’inefficacité des exonérations dans son discours du 8 mars. « A chaque fois que le gouvernement accorde des exos à certains commerçants, ceux-ci finissent par augmenter les prix des céréales », a-t-il lancé à la nation. Un aveu qui jette le doute sur les retombées de la nouvelle décision, dans la mesure où les autorités sont conscientes de la supercherie, mais ne peuvent rien contre.

L’invite du président de la République à tous les Maliens capables d’importer du riz et la décision du gouvernement d’ouvrir une liste de candidatures pour l’importation du riz sont passées inaperçues, tant les Maliens n’en voient pas l’utilité. « A quoi cette histoire d’exonération sert si ce n’est des milliards jetés par la fenêtre ? On avait pensé que l’affaire allait être tirée au clair après les exonérations de 2005 qui ont démontré leur l’inutilité », s’offusquent des citoyens.

« Dans ces conditions, il est inutile de mettre les compétences économiques en mission pour assurer l’approvisionnement du pays. Même avec les plus larges facilités douanières ou autres. Préparons-nous plutôt à revivre une expérience récente qui a permis à une poignée de monopoleurs de faire leur beurre sur notre misère. Sans conséquence fâcheuse aucun pour eux. De sacrés veinards ! » , s’insurge Ibrahima Khaliloula, un militant de l’Association démocratie et justice (ADJ) dans une contribution au journal « Les Echos ».

« Mauvaise gestion »

Son point de vue est d’autant plus justifié que tout récemment, à la veille du mois de ramadan, l’Etat avait accordé des exonérations à certains opérateurs économiques pour l’importation de certaines denrées de grande consommation.

Hélas ! Elles n’ont pu empêcher la hausse vertigineuse de ces produits sur le marché, alors que des messages faisant état « d’efforts considérables » du gouvernement avaient circulé avec un ouf de soulagement dans le pays. Depuis cette période jusqu’à aujourd’hui, les Maliens n’ont ressenti aucun moment de « bonheur » avec des prix prenant l’ascenseur chaque jour que Dieu fait.

C’est pourquoi, cette annonce d’exonérations n’a pas suscité la joie des Maliens. Bien au contraire, en demandant à tous les opérateurs économiques capables d’importer du riz de le faire, les « autorités font planer des menaces sur la santé des populations, car la qualité ne sera point au rendez-vous », estiment des citoyens. « Comme la fameuse histoire de pain pour pauvres et pain pour riches, on nous dira qu’il y a suffisamment de riz sur le marché. Du riz, mais quelle qualité de riz ? Du riz pour animaux ! », s’emportent des chefs de famille.

Cette problématique du riz ne fait que nourrir des regrets et de l’amertume chez certains de nos compatriotes. Ils ne peuvent pas comprendre qu’avec l’Office du Niger et ses potentialités incommensurables, le Mali soit toujours dans cette mauvaise posture. « Normalement, les Maliens ne doivent connaître aucune pénurie de céréales, eu égard aux potentialités de l’Office du Niger. Si tel est le cas comme présentement, c’est qu’elle n’est pas bien gérée », jugent des étudiants. Et d’ajouter que « la récente visite du Premier ministre dans la zone n’a pas eu d’effet visible pour le moment ».

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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EMEUTES A BACO-DJICORONI

Des commerçants déguerpis se révoltent

Dans le cadre de la libération des abords des marchés et des trottoirs du district de Bamako, une vaste opération de démolitions de kiosques et étals a donné lieu mercredi à des émeutes en Commune V.

L’opération de déguerpissement a véritablement démarré le mardi par le désengorgement des trottoirs allant de l’échangeur du Quartier-Mali au marché de Baco-Djicoroni. Mais c’est au marché de ce dernier quartier que les agents de la mairie, accompagnés d’éléments des forces de l’ordre, ont eu maille à partir avec des occupants. Ces derniers, n’ayant pas digéré la démolition de leurs kiosques et étals situés aux abords immédiats du marché, ont répliqué à travers une opération « Intifada ».

De jeunes commerçants ont posé des barricades et brûlé des pneus sur près de 300 mètres sur l’artère principale qui passe devant le marché. Les affrontements avec les forces de l’ordre ont duré pendant toute la matinée. Les déguerpis menaçaient de s’attaquer au domicile du maire de la Commune V, Demba Fané, situé à Daoudabougou.

Une bonne partie des manifestants s’en sont pris au maire qu’ils ont accusé d’avoir vendu le marché à un richissime homme d’affaires. Le maire que nous avons pu joindre au téléphone a démenti cette accusation qu’il a mise au compte de la perfidie et de la délation.

M. Fané a expliqué que l’opération s’inscrit dans le cadre de la libération des trottoirs et abords des marchés, prônée par le gouverneur du district. Il dit avoir sensibilisé les personnes concernées plusieurs semaines durant avant de passer aux actes.

Abdrahamane Dicko

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EPILOGUE

La cuisine au Mali

Le Mali est un pays sahélo-soudanais dont les habitudes alimentaires sont différentes de celles de ses voisins de la côte ou de la forêt où les tubercules (igname, patate, manioc) et les produits de mer sont grandement consommés. En raison de la grande chaleur qui prévaut, les aliments cuits sont difficiles à conserver et se mangent généralement chauds contrairement aux pays d’Europe où le froid permet de les garder assez longtemps.

Les céréales produites par les activités agricoles (mil, maïs, sorgho, fonio, etc.) constituent la base de l’alimentation aussi bien à la ville qu’à la campagne. Le règne des Bamanan de Ségou sur près de 200 ans (1661-1861) dans le Soudan occidental a imposé dans la vallée du Niger des pratiques alimentaires basées sur la consommation des céréales sèches à côté de celle des produits tirés de l’élevage et de la pêche.

Les 3/4 de la population ont une alimentation à base de ces céréales qui sont cultivées dans presque toutes les régions à peu près de la même manière depuis la fin du XIXe siècle. La colonisation, en n’introduisant que les cultures de rente (coton, arachide) au détriment des cultures vivrières, a très peu influencé l’alimentation des colonisés.

Néanmoins, dans les zones urbaines, elle a réussi à répandre l’usage de certains aliments d’importation comme la pomme de terre et les pâtes alimentaires. Mais vu que ces produits coûtent cher, leur consommation s’est circonscrite aux couches aisées de la population urbaine. Quant à la grande majorité de la population, elle ne touche à ces produits que les jours de fête ou de réjouissances populaires, ce qui en a fait des aliments de luxe pendant des décennies.

Dans les campagnes, qu’il s’agisse du Sud ou du Nord, l’essentiel de l’alimentation repose sur les céréales à partir desquelles il est possible de faire des plats nationaux comme le , le couscous ou la bouillie et beaucoup d’autres mets encore. De façon générale, les habitudes de table de la campagne ont voyagé dans les villes, si bien que ce sont à peu près les mêmes aliments que se retrouve à la campagne et à la ville, même si la qualité est bien meilleure dans les centres urbains.

Dans les grandes familles urbaines qui ont les moyens, le café au lait, introduit dans notre société sous la colonisation a tendance à remplacer la traditionnelle bouillie qui a traversé les siècles jusqu’à nous. De plus en plus aussi, devant les usines et les entreprises, des employés et des ouvriers préfèrent venir prendre le café au lait avec une croûte de pain ou avec des galettes plutôt que la bouillie familiale ou les restes du repas de la nuit comme cela se fait généralement en brousse.

Contrairement à une idée largement répandue, la consommation du riz chez nous n’a pas commencé sous la colonisation ; celle-ci l’a seulement diffusée sur une bonne partie de ce qui était l’ancienne colonie du Soudan français avec la création de l’Office du Niger dans les années 1930. Le riz, anciennement, était produit dans les vallées des cours d’eau par les femmes en quantité réduite et consommé lors des fêtes de saison sèche ou lors des grandes réjouissances comme les circoncisions ou les baptêmes.

L’implantation, de l’Office du Niger sous la colonisation n’a pas entraîné une forte augmentation de sa consommation puisque celle-ci est restée longtemps le fait des villes, les campagnes, dans leur grande majorité, ne le consommant que comme par le passé, c’est-à-dire lors des grandes cérémonies civiles. Mais la sécheresse des années 1974-1975, en rendant déficitaires les productions céréalières, notamment celles du mil ou du sorgho, installa du coup dans les campagnes les grandes consommations du riz.

Naturellement ce riz de sustentation n’est plus produit par nos paysans, mais provient des pays d’Asie du Sud-est par les soins de certains commerçants qui le vendent souvent très cher aux populations en période de famine. L’installation définitive des cycles de sécheresse à partir des années 1973-1980, ajoutée aux effets pervers du libéralisme économique décrété en 1991, acheva d’inonder le marché de produits alimentaires dont beaucoup sont périmés mais vendus quand même aux populations.

Présentement, la saturation du marché est telle que les gens ne savent plus ce qu’ils mangent, à commencer par les cubes Maggy (les fameux najini), devenus indispensables pour les ménagères mais dont personne ne connaît la composition chimique véritable. Des mauvaises langues expliquent la prolifération actuelle de la tension artérielle par leur grande consommation mais cela n’est pas scientifiquement avéré pour l’instant.

Quoi qu’il en soit, pour autant les prix des denrées alimentaires ne sont pas abordables ; ceux-ci ne cessent de grimper sans qu’il soit possible d’envisager d’arrêter ce mouvement général de hausse. En conséquence, la cuisine malienne a perdu en quantité et en qualité, le pouvoir d’achat des travailleurs ne leur permettant plus de s’offrir une alimentation décente.

L’art culinaire au Mali n’existe que dans les grands restaurants tenus par des nationaux. Dans les quartiers populaires, les gens utilisent des recettes de cuisine à mi-chemin entre ce qui se fait en brousse et ce qui a cours en Occident.

Facoh Donki Diarra

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GASTRONOMIE MALIENNE

Une multitude de plats, mais...

Le Mali n'est pas un pays de haute gastronomie. Toutefois, on y trouve des plats à plusieurs variantes et à base d’aliments énergétiques ou d’hydrate de carbone : sucres et féculents (maïs, blé, riz, mil, sorgho, pomme de terre, patate douce, ignames, courges, manioc, bananes, sucre et miel).

La cuisine malienne est construite autour des deux denrées de base que sont le riz et le mil. Cette nourriture est consommée en pays sonrhaï, bambara, soninké, khassonké, malinké, sénoufo ou dogon. Tout comme le dîner, le déjeuner et même souvent le petit-déjeuner sont généralement composés à partir de ces deux aliments. Seuls les accompagnements (sauces, légumes, épices, viandes, poissons) varient en fonction du moment de l’année. Bien entendu, il y a autant de spécialités que de régions ou d'ethnies.

Des spécificités de recettes traditionnelles sont repérées chez certaines ethnies. A titre d’exemple, le fakouwoye est consommé chez les Sonrai, même s’il est bien apprécié par les Tamasheq aussi. Le à la sauce gombo (sec ou frais) ou aux feuilles de baobab (fraîches ou sèches et pilées) est consommé plus en milieu bambara que dans n’importe quel autre. Les Malinkés préfèrent généralement la nourriture à base de pâte d'arachide. Le couscous enrobé de sauce rouge ou de pâte d’arachide est l’affaire des Khassonké et des Soninkés. Ce qu’il faut néanmoins retenir, c’est que les Maliens, dans leur majorité, mangent beaucoup mais ne se nourrissent pas bien.

Une absence de vitamine A est très souvent constatée dans nos aliments. Or, chez l’homme, selon Dr. Daou, la carence en vitamine A affecte spécialement l’œil. Elle provoque un trouble du fonctionnement physiologique des cônes et des bâtonnets de la rétine, des lésions structurelles de l’épithélium, de la conjonctive et de la cornée. Les parties de l’œil qui sont exposées à la lumière sont particulièrement atteintes.

Des troubles respiratoires, la diarrhée, l’anémie, un retard de croissance, une diminution d’activité des mécanismes de défense contre les agents infectieux ainsi que les troubles de l’odorat et du goût sont souvent observés dans l’hypovitaminose A.

Mal bouffe

« De nombreuses personnes mangent de grandes quantités d’aliments énergétiques riches en féculents comme le riz, le maïs, le mil, le manioc mais ne mangent pas suffisamment d’aliments constitutifs du corps et protecteurs comme les œufs, la viande, le poisson, le haricot, les légumes à feuilles vertes, les fruits . Elles peuvent être sous-alimentées en dépit du fait qu’elles mangent beaucoup de féculents ».

Pour bien manger et être en bonne santé, conseille-t-il, une personne doit manger suffisamment d’aliments de chacun des groupes suivants : des aliments constitutifs du corps ou protéines, des aliments énergétiques et des aliments protecteurs.

La carence en vitamine A se présente surtout chez les enfants (les garçons plus que les filles) âgés de 1 à 5 ans et tout particulièrement au moment du sevrage. En effet, dit le médecin, les enfants naissent avec des réserves limitées de vitamine A. Ils sont, par conséquent, très dépendants de l’allaitement maternel. Il est donc important que la femme enceinte soit bien approvisionnée en vitamine A.

Cependant, force est de constater que ces règles ne sont pas observées à la lettre dans beaucoup de familles en raison de la conjoncture. « L’essentiel, c’est de se remplir le ventre », affirme un chef de famille qui a du mal à trouvé les trois normaux. Pour ce dernier, notre pays, depuis la sécheresse de 1974, n’a pas connu une insécurité alimentaire aussi aiguë. C’est-à-dire, l’impossibilité pour les mères, les pères de trouver de la nourriture à plus forte raison suivre les conseils d’un nutritionniste. « On est en train de se chercher. Que Dieu sauve le Mali ! » Fasse que l’appel du chef de famille soit exaucé pour épargner au Mali la famine. Surtout que son premier responsable a dit que « bé bi babolo ». Autrement dit, chacun pour soi, Dieu pour tous.

Amadou Sidibé

 

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SECRURITE DES ALIMENTS

L’ANSSA en sentinelle de la traçabilité

La sécurité des aliments est un ensemble de principes et de normes qu’il faut respecter de la « fourche à la fourchette » pour ce qui concerne les aliments d’origine végétale et de « l’étable à l’assiette » pour les aliments d’origine animale, explique le chef de la coordination des activités de l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire des aliments (ANSSA). En clair, la qualité des plats dépend beaucoup des conditions dans lesquelles les ingrédients ayant servi à les préparer ont été produits, transportés, conservés, transformés ou préparés...

Pour le Dr. Adama Sangaré, coordinateur des activités à l’ANSSA, le producteur est le principal responsable de la sécurité de l’aliment qu’il produit et qu’il met sur le marché.

La sécurité des aliments comporte, à ses dires, plusieurs étapes que sont : la production, la conservation, le transport, la transformation ou la préparation. Pour qu’un aliment soit consommé sans risque de maladie ou d’intoxication, il faudrait que les normes et principes de production, de conservation, de transport, de préparation soient respectés, poursuit-il.

Ces mêmes principes et normes sont valables pour ce qui est des aliments d’origine animale. Selon Dr. Sangaré, de nombreuses maladies, dont nous ignorons souvent l’origine, sont dues à la consommation d’aliments dont les normes de production, de conservation, de transformation ou de préparation n’ont pas été respectées.

A ses dires, le consommateur doit être vigilant. Il lui revient de signaler tous les cas d’anomalies sur les produits. Mais, regrette-il, nombre de consommateurs ne s’acquittent pas de ce devoir. Et pis, se ruent très souvent sur des produits périmés à cause de leurs bas prix.

Denis Koné

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FMBB-ORANGE MALI

210 millions pour promouvoir le basket

La Fédération malienne de basket-ball (FMBB) et Orange-Mali sont désormais liés par un accord de partenariat. Les actes qui scellent l’union des deux entités ont été paraphés mardi dernier par Alioune Ndiaye et Abdallah Haïdara, respectivement directeur général d’Orange-Mali et président de la FMBB. Ainsi Orange-Mali s’engage dans la promotion du basket malien à hauteur de 210 millions de F CFA.

Le partenariat signé le 18 mars 2008 par Alioune Ndiaye et Abdallah Haïdara fait d’Orange-Mali le sponsor officiel de la FMBB pour toutes les compétitions nationales exceptée la Coupe du Mali pour une durée de 3 ans. Les compétitions concernées sont donc les conférences régionales, les inter ligues, le Top 8 et les Play-off. Le partenariat contribuera en partie à une bonne préparation des équipes nationales féminine et masculine pour défendre le drapeau national sur les stades africains et aux Jeux olympiques 2008.

Convaincue que l’excellence et le talent développés par les sportifs de cette discipline et les titres acquis ces derniers temps sont les preuves que notre basket dispose encore d’un vivier sûr, Orange-Mali entend apporter sa contribution pour le développement et la promotion de la balle au panier qui a actuellement besoin de soutien. Le montant du partenariat à hauteur de 210 millions de F CFA soit 70 millions par an sera payé à la FMBB par tranche. Il reste entendu que l’exclusivité du secteur des télécommunications est garantie à Orange-Mali.

Pour le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang qui présidait la cérémonie, par ce geste, Orange-Mali témoigne de son sens patriotique et de la confiance qu’elle place en l’avenir du basket-ball malien. « C’est la confiance d’un partenaire à la dimension internationale », a affirmé le ministre.

Le DG d’Orange-Mali, Alioune Ndiaye s’est dit fier d’engager son entreprise dans le sport et particulièrement aux côtés de la Fédération malienne de basket-ball dont il apprécie la dynamique nouvelle et le travail accompli. « Ce partenariat est le symbole de la volonté d’Orange-Mali de participer activement au développement socio-économique de notre pays, dont la promotion de la jeunesse et du sport est une priorité. Le basket malien est au sommet du continent avec la sélection nationale féminine championne d’Afrique en titre. Orange-Mali partenaire de longue date apporte son soutien à la FMBB pour une période de trois ans », a-t-il rappelé.

Gagnant-gagnant

Pour M. Ndiaye, le fait d’associer l’image de sa société au sport malien en général et au basket-ball en particulier n’est pas fortuit « Orange-Mali, entreprise citoyenne, par ce geste concrétise son engagement à accompagner les plus hautes autorités pour le développement du sport et témoigne de la confiance qu’elle place en l’avenir du basket-ball malien », a-t-il ajouté.

Lui répondant, le président de la FMBB a exprimé sa satisfaction de voir sa profession de foi se réaliser à travers la signature de ce contrat de partenariat. Dans cette profession de foi, faite au lendemain de son avènement à la tête de la FMBB, le président Haïdara dévoile son ambition d’un cadre propice d’épanouissement au basket-ball malien. Aussi a-t-il remercié Orange-Mali pour son soutien à sa Fédération. « Les 2, 3 et 4 mars derniers Orange-Mali a sponsorisé entièrement la conférence des Oueds à Kidal et dans quelques jours ce sera au tour de la conférence des Mines à Bougouni. Nous offrons à Orange-Mali un créneau publicitaire à travers nos activités couvrant toutes les régions du Mali », a dit M. Haïdara.

Une projection de film pour définir le sens du partenariat Orange-Mali/FMBB, la signature du contrat et un cocktail ont émaillé la cérémonie à laquelle plusieurs personnalités du monde du sport ont tenu à assister notamment le président du Comité national olympique et sportif du Mali, Habib Sissoko, d’anciennes gloires du basket, des arbitres et entraîneurs.

Boubacar Diakité Sarr

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

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Droit et pratique du droit au Mali

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