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2008

Mois de Mars

Les Echos du 18 mars

 

DEPOSSEDES DE LEURS TERRES PAR L’ARMEE ET « SAN ZOU »

Les travailleurs du LCV sur pied de guerre

La Commission mise en place et élargie à 4 départements ministériels a un mois pour rendre sa conclusion sur l’occupation illégale du domaine du laboratoire central vétérinaire (LCV) par des spéculateurs fonciers.

Vitrine nationale de la recherche scientifique, aujourd’hui, le Laboratoire central vétérinaire (LCV) est menacé dans son existence du fait des spéculateurs fonciers. Construit en 1972 par les Américains à travers l’USAID, le LCV était la seule école fédérale de la médecine vétérinaire où l’on formait les vétérinaires de la sous-région. Cependant, au moment de la construction du laboratoire, les Américains avaient posé des préalables au nombre desquels la pérennisation du domaine devant abriter le laboratoire. Un engagement que l’Etat malien avait promis d’honorer.

Seulement voilà : le site initial du laboratoire fait 42 ha sur lesquels 14 ha ont été bâtis pour abriter les bureaux du LCV et de la sérothérapie où se font les expérimentations. Le constat qui s’impose depuis un certain temps est que les spéculateurs fonciers se sont attaqués aux barbelés qui entouraient le reste du domaine qui n’a pas encore été construit. De quoi irriter les travailleurs du LCV qui pensent que le domaine en question est plus que jamais menacé.

Autrement dit, les terres du LCV sont en train d’être morcelés et vendus à des opérateurs comme Zoumana Traoré dit San Zou qui a déjà érigé un complexe commercial sur le domaine du laboratoire. De même, Mme Ascofaré Lala Aïcha et la Coopérative de l’armée de l’air y a construit des logements. Or, si l’on en croit Moussa Sissoko, secrétaire général du Comité syndical du LCV, les logements de l’armée de l’air devaient être construits à Souleymanebougou et non pas à Sotuba.

« La proximité d’un marché à côté d’un laboratoire est mal vue. Et le marché est construit sur le site de recasement de Sotuba. Or, nous savons que Sotuba a été recasé aux temps de Modibo et de Moussa. Cela va être la 3e fois » . Pour le secrétaire général du Comité syndical, cet amalgame n’est ni plus ni moins que l’œuvre des autorités : la mairie, le gouvernorat et le ministère de l’Administration territoriale. Mais le comble, à l’en croire, est que le site de recasement est dans le domaine du laboratoire suivant l’extrait de plan du 24 juin 1972. « C’est de ce côté, qu’il y a les collecteurs du laboratoire pour déverser les déchets toxiques », avoue M. Sissoko.

Péril sur le cheptel malien

Dans l’espoir de voir rappeler à l’ordre les contrevenants, le Comité syndical du LCV a adressé en juin 2007 des correspondances aux ministères de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, aux Domaines, à la Sécurité intérieure et à la Protection civile avec ampliation à la mairie de la Commune I demandant à « San Zou » et autres l’arrêt des travaux dans le domaine. En vain.

C’est devant cet état de fait que les travailleurs du LCV ont décidé de prendre les taureaux par les cornes. Une situation qui s’est traduite le 22 février 2008 par le dépôt d’un préavis de grève sur la table du ministre de la Fonction publique. Mais de pourparlers en pourparlers, les travailleurs ont mis la pédale douce en suspendant leur mot d’ordre de grève prévu les 11 et 12 mars derniers. Toutefois, cela n’est pas un blanc-seing donné aux autorités compétentes. Car, elles ont juste un mois pour tirer au clair cette occupation anarchique et illégale du site.

En attendant, une commission élargie à 4 ministères a été mise en place. Il s’agit des ministères de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, de l’Elevage et de la Pêche, du Travail et de la Fonction publique, du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme. De sources proches du dossier rapportent que les ministres techniquement concernés étaient sur le site litigieux jeudi dernier.

Il est dit que le Mali est un pays à vocation agropastorale. Et pour la couverture sanitaire du cheptel, tous les vaccins viennent du LCV et toutes les maladies comme la rage, la grippe aviaire… y sont diagnostiqués. Outre la fabrication des vaccins et des diagnostics, le LCV reçoit chaque année des stagiaires de l’Afrique et même de l’Europe à cause du rôle prépondérant qu’il ne cesse de jouer dans le domaine scientifique. S’il y a une structure à partir de laquelle le ministère de l’Elevage et de la Pêche s’identifie et peut se vanter, c’est bien le LCV.

Va-t-on laisser le domaine de cette structure de haute portée scientifique entre les mains des spéculateurs fonciers ? Les conclusions de la commission nous édifieront.

Mohamed Daou

 

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SALON INTERNATIONAL DU TOURISME

Ndiaye Bah passe à côté de la plaque

Le ministre de l’Artisanat et du Tourisme voulait vendre son « Sitour », le Salon international du tourisme de Bamako, lors d’un salon du même nom à Paris mais il a complètement raté le coche. A preuve…

Paris, capitale mondiale du tourisme, ville la plus visitée accueille le monde dans son 1er Salon international du tourisme intitulé « Le Monde à Paris ». Le ministre du Tourisme du Mali ne pouvait rester en dehors. Ndiaye Bah a donc assuré le déplacement d’une forte délégation à Paris dont l’ORTM et l’Essor, les organes officiels, et six autres médias de Koulouba pour être témoin de sa performance.

Le Salon, « Le Monde à Paris », a ouvert jeudi. Vendredi lors de la journée des professionnels, Ndiaye Bah a organisé une conférence à leur intention pour parler du Sitour, le Salon international du tourisme de Bamako.

« Non, il s’agit du Salon international du tourisme de Paris » , répondait l’hôtesse d’accueil à tous ceux qui demandaient où doit se tenir la conférence sur le « Salon international du tourisme de Bamako ». Un professionnel français, agacé d’être pris pour un idiot par la jolie blonde n’a pu se retenir. « Ecoutez, Melle, je n’ai pas une tête de con, je suis loin d’être un demeuré. Je sais très bien qu’ici c’est le Salon international du tourisme de Paris. Mais, j’ai bel et bien là une invitation à la conférence sur le Salon international du tourisme de Bamako ». L’énervement ne durera pas longtemps. Une petite dame, très gentille, apportera à tout le monde les explications. « La conférence se tient au Hall 4 salle 401 suivez-moi ».

Dans la salle, des représentants de ceux que les vrais professionnels au Salon parisien qualifient de tourisme ethnique ou équitable, ou responsable ou solidaire ou encore durable. Une véritable jungle de termes pour qualifier un marché émergent. La petite dame appartenait à une de ces petites associations qui veulent faire leur place au soleil. On l’aura compris par son accoutrement et son compagnon malien qui ignorait tout jusqu’au nom de l’association.

C’est donc pour ce monde que le ministère du Tourisme avait levé une si grande délégation de Bamako pour venir parler du Sitour, Salon international du tourisme de Bamako lors du Salon international du tourisme de Paris. Ils ont parlé du Mali, des 150 000 visiteurs qui viennent chaque année chez nous à en croire les chiffres de Ndiaye Bah dont le tiers est français. Ils ont vanté la douzaine de festivals dont le dernier, le Festival sur le Niger se présente comme « le rendez-vous musical, populaire et folklorique ».

Le Sitour se tiendra donc du 17 au 19 octobre six mois seulement après le Salon international du tourisme de Paris dont il « veut être à l’image » en présentant « un espace de rencontres et d’échanges entre professionnels du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration, entre les associations du tourisme solidaire, les investisseurs internationaux, les banques et institutions financières, les compagnies aériennes, routières, fluviales, ferroviaires, etc. »

Un salon international en octobre alors que les professionnels, en Occident, viennent de clôturer leur saison et planchent sur les nouvelles attractions de la saison prochaine attirera quel monde ? La remarque a été faite par un assistant qui parle de son projet d’investir à Ségou. Un autre qui souhaitait savoir quels sont les dispositifs des autorités pour assister les investisseurs dans leur projet touristique, verra son dossier déballé dans la salle.

M. Thierry Roynel, depuis trois ans, attend son dossier dans les circuits administratifs pour investir dans un bateau de luxe assurant la liaison Koulikoro-Gao. M. Bah dira que les Libyens sont un peu lents et qu’il prendra lui-même dès que possible, un avion pour aller plaider la cause. Merci pour l’info. Les Libyens apprécieront.

Mais tout cela est loin du tourisme solidaire, étiquette dont on parle au sujet du Sitour et dont les contours restent encore très flous pour les professionnels eux-mêmes, et plus encore pour les voyageurs qui pensent que le tourisme solidaire coûterait moins cher parce que le luxe n’étant nécessaire. Ndiaye Bah voudrait-il un tourisme solidaire à bord d’un bateau de luxe, aurait-il les yeux plus gros que le ventre ?

Une chose est sûre : personne n’ignore que Bamako, ce n’est pas Paris.

Olivier Haudet

(correspondance particulière)

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PERMIS DE CONDUIRE POUR MOTOCYCLISTES

Encore des mécontentements

Pour réduire les risques d’accidents de la circulation, la direction nationale des transports terrestres et maritimes (DNTTM) a pris des mesures rendant obligatoire le permis de conduire pour des motocyclistes. Les contrevenants devront faire face à des amendes de 20 000 F CFA et à des peines d’emprisonnement. Une mesure qui propage déjà les effluves d’un mécontentement.

La recrudescence des accidents de la route est un phénomène inquiétant tant pour les pouvoirs publics que pour les citoyens. Des efforts de sensibilisation sont faits à tous les niveaux par les services de la circulation routière et de la protection civile. Notre pays a même institué depuis plusieurs années déjà la semaine de la sécurité routière.

Toutefois, la DNTTM a fait une mauvaise trouvaille qui risque de faire des grincements de dents. Selon un communiqué daté du 4 février, envisage d’exiger le permis de conduire aux propriétaires d’engins dont le cylindre est supérieur ou égal à 50 cm3 (Jakarta, Yamaha 100, Honda CG, DT, Vespa, etc.).

La DNTTM entend ainsi faire appliquer les dispositions du code de la route qui stipule : « La conduite des vélomoteurs et des motocyclettes sans autorisation ou permis de conduire est réprimée par le code de la route et la sanction encourue peut aller jusqu'à 3 mois d'emprisonnement et une amende de 20 000 F CFA ». Cette nouvelle mesure dont la date d’application n’a pas été définie est déjà mal appréciée par des propriétaires de cyclomoteurs qui craignent de faire face aux frais de permis sans compter les rançons exigées par la police à chaque contrôle de routine.

Si l’objet est véritablement d’apprendre aux usagers des motos les rudiments de la route et d’éviter les accidents, l’Etat devra plutôt signer des contrats avec les auto-écoles pour former ceux qui le désirent. Dans ces conditions, les contrevenants pourraient être sanctionnés comme le prévoient

Loin d’être une panacée

La maîtrise du code de la route est une mesure parmi tant d’autres pouvant sauver des vies humaines. Mais elle est loin d’être une panacée. Dans beaucoup de cas, les accidents relèvent plus de l’incivisme et de la négligence des usagers que de leur ignorance des règles élémentaires. L’Etat a aussi sa part de responsabilité. Nos routes sont mal conçues parce que étroites et souvent inappropriées pour les engins à deux roues qui se faufilent entre les voitures à leurs risques et périls.

Au Burkina Faso où il y a plus de cyclomoteurs et bicyclettes que de voitures, il y a très peu d’accidents. Dans ce pays où les motocyclistes ne sont pas assujettis au permis ou autorisation de conduire, les principales artères comportent des pistes cyclables. Les usagers sont disciplinés et respectent le code. La police municipale est omniprésente pour réprimander dans la légalité ceux qui sont pris en flagrant délit.

Un détenteur de permis qu’il soit pour motos ou pour voitures ne pourra jamais éviter un accident s’il refuse de respecter un feu tricolore, un feu de signalisation ou s’il roule à tombeau ouvert pour rattraper un rendez-vous ou encore s’il roule à bord d’un véhicule aux défaillances techniques avérées. Dans les statistiques des accidents de la route, il est établi que les titulaires de permis sont beaucoup plus nombreux. Des études ont même révélé que l’incivisme occupe une grande part dans les drames liés à la route.

Les Maliens qui ont encore la chance de voir le diable le tirent par la queue en ces temps où les prix des denrées de première nécessité montent en flèche. Au même moment, les autorités en commençant par le président de la République, déclarent publiquement, « an dè sèra, an bè ba babolo » (nous avons échoué, chacun a son sort entre les mains de sa mère).

Epargnez donc au peuple un autre calvaire !

Abdrahamane Dicko

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COUR CONSTITUTIONNELLE

Lettre ouverte du Pr. Dialla Konaté

«  La BHM n’a pu être sur la voie la conduisant à ses vraies missions à cause de comportements inappropriés d’hommes politiques et du gouvernement. Cette situation a une grande part de responsabilité dans l’existence du climat de corruption, de spéculation, et de crise du pouvoir d’achat dans notre pays ce qui est en train de générer, lentement mais certainement, un climat de révolte sociale ».

« Il me vient en ma qualité de citoyen malien et par devoir, de m’adresser à vous, en dernier recours, le long de l’itinéraire d’un projet de loi écrit par le gouvernement et adopté récemment par l’Assemblée nationale. L’objet de cette loi est d’accorder le « privilège général » à la BHM (Banque de l’habitat du Mali).

Je ne discute nullement le devoir des dirigeants de la BHM de récupérer des avoirs de cette banque. Je suis de ceux qui estiment que le droit commun est suffisant à cet effet. Malgré mes efforts, il me demeure impossible d’apercevoir le moindre intérêt national qui serait défendu en mettant la BHM et sa gestion au-dessus de la loi. Commençons d’abord par comprendre ensemble la situation. Pour cela referons-nous à l’excellent document que le gouvernement lui-même a établi à l’attention des députés.

1. Des missions de la BHM  :

Le gouvernement y dit : (1.1) « La mise en place de la BHM correspond à la volonté de faciliter l’accès au logement pour le plus grand nombre de Maliens, notamment ceux possédant des revenus intermédiaires ». (1.2) « La mission principale de cette banque est d’apporter son concours financier à la promotion et à l’amélioration de l’habitat au Mali ».

2. De la cause des troubles de la BHM  :

Le gouvernement écrit : (2.1) « A partir de 2003 la BHM s’est retrouvée dans une situation de quasi-faillite, due  à une mauvaise gouvernance caractérisée par le niveau élevé des créances douteuses, le non-respect du dispositif prudentiel, une politique d’emploi très expansionniste au cours des années 2000-2002 avec un taux annuel moyen de 53 %, un système d’information défaillant et mal maîtrisé, et une comptabilité inappropriée des opérations ».

3. Les fautes commises

Les malfaiteurs sont ceux qui commettent des méfaits. Ici les malfaiteurs sont ceux qui ont dérogé aux missions assignées à la BHM ou qui sont les instigateurs des troubles identifiés ci-dessus.

(3.1) Ainsi le gouvernement reconnaît que la BHM a été créée pour aider les cadres disposant de ressources stables à accéder au logement. Il s’agit des employés de différents ordres (A, B, C, D) et assimilés de la fonction publique et leurs homologues du secteur privé. On peut joindre à cette liste des cadres maliens expatriés qui, dès le début, ont soutenu la banque en y plaçant des sommes dépassant 400 % de son capital. Dans les missions de la BHM, nulle part le gouvernement ne cite ni le financement des logements sociaux, ni le financement de certaines infrastructures liées à l’organisation de manifestations comme la Can-2002. (3.2) Nulle part le gouvernement ne déclare être une mission de la BHM de pourvoir un emploi aux parents, protégés, amis de personnalités politiques. Le gouvernement reconnaît que La BHM a plié sous les injonctions de femmes et d’hommes politiques dominants de la période 1992-2002 en embauchant à tour de bras leurs parents et protégés provoquant du coup un sureffectif de presque 110 % avec un accroissement équivalent des coûts d’exploitation. Le gouvernement situe ce méfait entre 2000 et 2002 (période de fin de règne). (3.2) Le changement de régime de 2002 n’a pas amélioré la situation. Selon le gouvernement lui-même, à partir de 2003, la BHM s’est située en dehors de l’observation de toute règle prudentielle en attribuant des prêts non garantis à des personnes physiques et morales que par ailleurs il est aisé d’identifier. Ces personnes ont toutes été, sans la moindre exception, cooptées par des politiciens ou des membres du gouvernement. Cette situation a fait grimper, en 3 ans (de 2003 a 2006), les engagements de la banque à 674 milliards CFA dont 648 milliards, soit plus de 96 %, en crédits de complaisance sans autre garantie qu’une bien illusoire couverture politique.

4. Qui sont alors les malfaiteurs dans l’affaire de la BHM ?

Cet excellent document établi par le gouvernement malien lui-même indique clairement les méfaits et leurs auteurs. Il existe une association involontaire, peut être, mais réelle entre trois (3) groupes qui sont en réalité les malfaiteurs de la BHM. Ces groupes sont : le monde politique, le gouvernement, la BHM.

5. Comment va la BHM ?

La BHM a, depuis, été recapitalisée par le gouvernement et ses engagements ont été garantis par le même gouvernement. Cela veut dire que les dettes, l’argent perdu, ont été portés à la charge de tous les Maliens. Ce sont les Maliens qui ont payé et continuent à payer. Cela signifie que la crise a été résolue, mais à la charge des Maliens y compris le paysan de Loulouni, l’éleveur de Nara, le pêcheur de Mopti, la vendeuse de galette du marché de Médine. Mais alors pourquoi cette loi ? C’est en cela que la loi est injuste et dangereuse. Il est bien connu que les opérations financières sont comparables à des vases communicants : ce qui est perdu d’un côté par quelqu’un est récupéré de l’autre côté par quelqu’un d’autre.

Si le gouvernement veut suivre une partie de l’argent perdu, il lui suffit de demander une entraide judiciaire à la France, à l’Allemagne, à l’Italie, au Canada et de regarder les livres de la BCEAO. Il n’est même pas nécessaire d’aller aussi loin. Tant de travailleurs de sociétés immobilières et de citoyens ordinaires maliens peuvent porter témoignages de l’extravagante vie que des bénéficiaires des crédits BHM ont menée au vu et au su de tout le monde : voitures de luxe, cadeaux et mariages princiers, voyages dignes des milles et une nuits, etc. On peut mener une enquête à partir de ces témoignages.

Mais aussi des milliardaires fictifs ont été créés par voies de commissions et autres frais y compris des frais réclamés par des avocats pour plus de cinq milliards. Je suis du nombre de ceux qui pensent que cette loi de « privilège général » à la BHM a surtout pour objet de donner satisfaction à ces intérêts privés qui se sont octroyé des milliards de CFA gratuitement. Hélas ! Ce schéma est exactement le même qui, au niveau international, enchaîne les pays pauvres dont le Mali à l’endettement international par le paiement de frais et commissions qui perpétuent l’endettement et la pauvreté.

Les missions de la BHM seront-elles mieux remplies si on donnait à la BHM le pouvoir exorbitant du pouvoir public de frapper un client ? Une chose est certaine cette banque n’atteindra aucun de ses objectifs si :

- les terrains d’habitation sont l’objet de spéculation et peuvent être vendus au Mali à 30 millions CFA ;

- les hommes politiques se mêlent de la gestion des entreprises pour accommoder leurs suiveurs.

6. Pourquoi cette loi est-elle mauvaise ?

En premier lieu, cette loi est mauvaise parce qu’elle célèbre et honore une structure qui jusqu'à ce jour n’a atteint aucun de ses objectifs. Ensuite, les problèmes posés sont techniques, relevant de la gestion quotidienne comme la communication avec les clients, de la régulation, de la nature financière avec sans doute, dans certains cas, des dimensions judiciaires, tout en restant dans le droit commun. Les réponses devraient donc être appropriées.

Ensuite, utiliser la force publique pour créer des injustices et des inégalités conduira un jour ou l’autre à des rectifications et peut être même à des règlements de comptes. Et puis lorsqu’on regarde les entreprises immobilières les plus concernées, sachant que cette crise secoue la BHM depuis quelques années, il est à parier qu’il n’existe plus grand-chose à saisir. La dilapidation facile des biens mal acquis et la dissimulation du patrimoine ont fini de faire disparaître la part du bien saisissable du capital de ces personnes physiques et morales.

7. Une loi est-elle cependant nécessaire ?

Oui. Sur la foi de cette crise de la BHM, il est nécessaire de créer une loi fondant une « clause de sauvegarde » permettant à une banque de signaler à un organisme de régulation tout mouvement injustifié de fonds de la part de gestionnaires d’une société bénéficiaire de prêts bancaires. Cette structure de régulation aurait 24 h pour bloquer tous les avoirs de cette société et de maintenir cet ordre tant que les mouvements de fonds n’auront pas été justifiés. Cette clause pourrait également être mise en marche à la demande des syndicats relatant au nom des travailleurs, des comportements sociaux extravagants de la part de gestionnaires d’une société.

8. Mes conclusions et suggestions à la Cour Constitutionnelle :

La BHM n’a pu être sur la voie la conduisant à ses vraies missions à cause de comportements inappropriés d’hommes politiques et du gouvernement. Cette situation a une grande part de responsabilité dans l’existence du climat de corruption, de spéculation, et de crise du pouvoir d’achat dans notre pays ce qui est en train de générer, lentement mais certainement, un climat de révolte social.

Toutes les entreprises que la BHM s’était engagé à soutenir et accompagner ont dans leurs « business plans » prévu des rentabilités nettes annuelles allant à 150 %, voire plus. Les habitations construites sont vendues à des coûts surévalués de 50 % à 75 %. Cela signifie que la BHM elle-même a, en cautionnant de gré ou de force ces entreprises, ôté toute valeur à 75 % de ses 674 milliards d’engagements. En d’autres termes, la gestion de la BHM a fait que ces 674 milliards en réalité ne représentent qu’une valeur économique marchande entre 337 milliards et de 168,5 milliards. Cela représente une destruction du capital des épargnants d’un montant allant de 337 milliards à 505,5 milliards CFA.

Tout cela est anti-économique et contraire aux missions de la BHM. D’après le gouvernement, toutes ces fautes commises ont impliqué des hommes politiques et le gouvernement lui-même. Des solutions techniques existent et ne doivent en aucun cas contenir la création par la loi d’un pouvoir exorbitant de pouvoir public attribué à des gestionnaires qui précisément ont failli dans leurs tâches de gestion.

Le gouvernement doit prendre ses responsabilités en gérant le pays plutôt que de les renvoyer sur les juges. C’est en cela et de façon publique que je fais recours aux augustes membres de la Cour constitutionnelle pour défendre la justice, l’intérêt national, la cohésion nationale en déclarant anticonstitutionnelle ce privilège général ».

Le 16 mars 2008

Dialla Konaté

(enseignant Blacksburg, Etats-Unis)

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SORTIE RATEE DU PRESIDENT ATT LORS DU 8 MARS 2008

Réaction du Parti espoir réel (Per)

Le Per (Parti espoir réel) signataire du Front pour la démocratie et la République FDR (opposition constructive), opposition extra parlementaire s'est vu dans une obligation républicaine et un devoir démocratique d'informer ses militants, sympathisants, admirateurs et l'ensemble du peuple malien de sa position face à la situation actuelle que traverse et le Mali et ATT.

Permettez-nous tout d'abord de saluer l'ensemble du peuple malien et d'informer celui-ci qu'au Per, hier aujourd'hui comme demain : An ni an baou, bè bé Allah bolo. Cela dit, nous pensons que ATT est bloqué face à la situation que vivent les Maliens depuis 1992. Il faut rappeler que ça n'a pas commencé avec cette crise que l’on connaît maintenant.

Alors, nous lançons un appel à tous les leaders politiques, tous les démocrates, tous les patriotes, toutes les bonnes volontés de se ressaisir et de s'unir pour sortir et sauver notre cher Mali de cette situation que nous n'avons jamais connue jusqu'en 1992.

C'est devant d'éminentes personnalités composées de ministres, des représentants diplomatiques, de députés et beaucoup d'invités de marque et surtout devant une foule désespérée, dépassée par la situation extrêmement difficile qu'elle vit en ces moments qu'ATT (réélu seulement il y a 9 mois pour un second mandat de 5 ans dans les conditions que tout le monde connaît) a cassé tout l'espoir que certains Maliens continuent de placer en lui en disant, en redisant et même en insistant que : bè bi babolo en traduction simple et claire : chacun est dans les mains de sa mère.

Evoquant la situation céréalière du pays, il crie haut et fort que cette gestion, c'est-à-dire la gestion céréalière ne sera plus politique ce qui sous-entend que jusqu'ici la gestion était politique, c'est-à-dire donner à une ou deux personnes la possibilité d'apporter du vivre dans le pays et de vendre à un prix qui leur paraît être bon et qui paraît être bon au politique.

Parce que finançant leur campagne électorale et activités familiales : on a tout compris ; oui le peuple a tout compris. Ce qui se passe ailleurs dans le monde : Etats-Unis, Chine, Thaïlande, etc., c'est-à-dire chute du dollar par rapport à l'euro, l’insuffisance de la production (lait, huile) ne peut pas et ne doit pas expliquer la situation chez nous, il faut surtout attribuer la situation à la gestion humaine.

Cette gestion humaine a montré toutes ses limites dans notre pays. Il faut être proche du boss pour gérer même si le niveau intellectuel n'y est pas. Alors que dans ce pays des hommes et des femmes compétents sont là encore, ils n'ont pas l'âge d'aller à la retraite, politiquement on les oblige à rester muets, à rester à la maison sans aucune autre considération. Non, il faut leur faire appel, ils sont encore utiles pour notre pays.

Tout le monde ne vote pas pour un président, mais on devient le président de tout le monde. Ce qui veut dire, selon nous au Per, que le président doit utiliser tout le monde sans distinction de majorité, de minorité et de l'opposition. L'homme qu'il faut à la place qu'il faut. Et cela parce que le pays est très pauvre et est au début de tout : début de démocratisation, début d'industrialisation, début de réforme agricole...

Il faut donc impérativement des hommes et des femmes compétents, capables de conduire ces politiques pour connaître une avancée réelle. Pour ce qui est de l'école malienne, notre passé, notre présent et surtout notre avenir ; elle mérite obligatoirement toute notre attention.

Elle est indispensable pour toute activité d'une nation. Pour cela, des solutions de sortie obligatoires doivent être trouvées. Tout doit être mis en œuvre pour cela. Un régime sérieux, engagé à s'attaquer aux problèmes réels d'une nation, doit plutôt miser sur sa jeunesse, c'est-à-dire l'école que de privilégier une politique des logements sociaux. L'homme doit être au centre de tout : il doit être bien soigné, bien nourri, bien éduqué, ce qui fera de lui un acteur incontournable au plan national comme international et alors cet homme s'occupera lui-même de son logement.

L'école malienne, pour sa sortie partielle ou totale de la crise, doit être confiée à l'opposition surtout qu'elle est constructive ici au Mali au vu et au su de tout le monde. Nous l'avons démontré à plusieurs occasions, l'opposition malienne peut sortir l'école et tout son système éducatif actuel des problèmes qui entravent son épanouissement.

Il faut éviter d'envoyer des compétences réelles à la retraite obligatoire : des hommes et des femmes sont là dans ce pays à l'opposition constructive qui ont déjà montré toutes les preuves de leur capacité. L'école doit aussi connaître sa décentralisation et sa déconcentration. Certaines Facultés peuvent être envoyées dans nos régions. Les deux facultés de l'ex-ENA peuvent par exemple être construites respectivement à Kidal et à Sikasso. Toutes les conditions sont là pour bien étudier et pour les étudiants et pour le corps professoral.

Cela est propre et profitable même pour certains ministères, il s'agit de la déconcentration : on peut être envoyé le ministère de l'Elevage et de la Pèche par exemple à Mopti et celui de l'Agriculture à Ségou. Cela diminuerait du coup les dépenses ministérielles qu'il faut pour se rendre dans une région. Ce qui est coûteux pour l'Etat malien qui est toujours pauvre.

Avec le fleuve Niger qui traverse une très grande partie de notre cher Mali et « les tracteurs d'ATT » ; nous ne devons plus être là pour parler de sécurité alimentaire, mais plutôt nous devons parler de la consolidation des acquis.

Qu'est-ce qui a été fait alors depuis 1992 Monsieur le président ? S'agissant du niveau d'instruction et intellectuel du président de la République, de nos ministres et autres, nous pensons qu'on n’a pas besoin qu'on nous les rappelle s'ils n'arrivent plus à apporter des solutions aux problèmes que vivent les Maliens.

A cela nous disons qu’il y a incontestablement de très grands intellectuels au Mali, ils vivent encore et ont sans doute des solutions aux problèmes que vivent les Maliens. Et si c’est le niveau intellectuel qui fait de quelqu’un un président, un ministre ou autres, certains ne le seraient jamais.

Bamako, le 13 mars 2008

Ibrahim Cissé

(président)

 

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BAMAKO

Citadins en danger

Les enlèvements dans le centre ville de Bamako en plein jour sont devenus monnaie courante. La situation devient de plus en plus inquiétante pour de nombreux Bamakois.

Bamako n’est plus loin des agglomérations européennes en matière d’insécurité. Des enlèvements ou des attaques à mains armées se font en début de soirée ou même en plein jour dans le centre ville.

La semaine dernière, T. Maïga, boutiquier de son état, a été enlevé par des inconnus à bord d’un véhicule 4x4 non loin du siège de Malitel près du Carrefour des jeunes. Agé de 50 ans environ, T. Maïga a été attaqué au moment où il s’apprêtait à faire des achats au marché. Bien qu’il ait regagné son domicile sain et sauf quelques jours après, il a été dépouillé de son argent, de son téléphone portable avant d’être copieusement battu. Ses ravisseurs l’ont libéré dans un coin de brousse sur la route de Ségou.

« Jeudi dernier, aux environs de 14 h non loin de Malitel, quand je marchais tout bonnement, un véhicule est venu s’arrêter près de moi. Les gens qui étaient dans le véhicule ont commencé à me parler. Peu de temps après, ils m’ont coincé avec le véhicule. Par la suite, j’ai perdu connaissance et l’on m’a amené jusqu’à Ségou. On m’a dépouillé de tout ce que j’avais sur moi. Ensuite, j’ai été battu à sang » , explique-t-il.

«  C’est grâce à un vieux qui m’a retrouvé en brousse que j’ai pu regagner mon domicile. Ce dernier m’a soigné et m’a mis dans un véhicule sur Bamako », fait savoir M. Maïga.

Cet enlèvement fait suite à de nombreux autres cas d’enlèvement et attaques à mains armées qui se produisent à Bamako ces derniers temps. Il y a seulement quelques mois, un motocycliste a été dépossédé de son engin aux alentours du rond-point de l’Eléphant Après avoir été coincé par un 4x4, deux personnes sont sorties du véhicule pour lui prendre sa moto. La scène s’est passée dans les environs de 9 h. Surpris par l’action les bandits, les témoins de la scène n’ont rien pu faire.

« L’autre jour, aux environs de 19 h, quand je me suis arrêté au feu au rond-point du Banconi, quatre personnes m’ont attaqué », dit une autre victime.

L’insécurité dans notre capitale grandit jour après jour au point que « an bè bi an babolo ». Dommage !

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

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COLONEL ISSA DIALLO, CHEF DE MISSION JEUX OLYMPIQUES

« Le séjour des Maliens à Beijing sera agréable »

De retour d’une mission de prospection à Beijing, le chef de mission pour les prochains Jeux olympiques Pékin-2008, le colonel ID, que nous avons approché, parle de l’objet de sa visite, de ses retombées, évoque les prochaines étapes de la participation malienne et estime que notre pays a une chance de médaille. Entretien.

Les Echos : Quel était l’objet de votre mission en Chine ?

Colonel Issa Diallo : Je m’étais rendu en compagnie du trésorier général à Beijing pour m’entretenir avec le comité local d’organisation des JO afin de clarifier le problème d’hébergement de la délégation malienne. Vous vous en souvenez sans doute : nous étions partis l’année dernière au mois d’août pour le compte à rebours et le séminaire des chefs de mission. Sur place, on avait fait des réservations d’hôtels échelonnant à un certain nombre de pourcentage. C’est que nous devions payer 30 % de la réservation au mois de janvier/février et le reliquat doit être payé aux 40 % au mois d’avril. Donc c’était pour aller justement faire des réservations d’hôtels à hauteur de 60 % pour ce qui est de la délégation malienne, et nous avons pu faire ce travail avec le comité local d’organisation des JO.

Les Echos : Quelles en sont les retombées ?

C. I. D. : En termes de retombées ce sont les réunions de clarification avec le comité local d’organisation (Bococ) sur certains points. Vous savez les JO est un événement planétaire qui demande beaucoup de considération, car les JO évoluent au fil des années. Et les chefs de mission doivent être imprégnés et informés des dernières évolutions, des problèmes au niveau du Village olympique, des centres d’hébergement des terrains d’entraînement, à tous les niveaux sans oublier les disciplines sur lesquelles les pays doivent compétir. Comme retombées, c’est l’entretien également avec les personnels de l’ambassade du Mali en Chine, notamment l’ambassadeur et son collectif. Ce qui a fait que la mission a été fructueuse.

Les Echos : Toutes les conditions sont-elles réunies aujourd’hui pour un séjour agréable des Maliens lors des JO ?

C. I. D. : Oui ! Vous savez, c’est la première fois que le Comité olympique et sportif du Mali s’organise à un tel niveau. Jamais le Cnosm n’avait payé aussi rapidement et promptement les réservations d’hôtels, ce qui avait toujours posé des problèmes sur les sites d’hébergement. Aujourd’hui, nous sommes en avance sur beaucoup de comités nationaux olympiques (CNO) et nous remplissons les conditions car nous avons fourni toutes les pièces requises. Autrement dit, la délégation sera dans les meilleures conditions d’hébergement. C’est une assurance sollicitée car sur place nous avons visité non seulement les chambres, les villages olympiques qui offrent beaucoup de commodités. Vous savez, les JO ce sont les athlètes, les sportifs et les officiels. Donc, le séjour de la délégation malienne au JO sera agréable. Aujourd’hui Pékin a complètement terminé la construction du Village olympique que j’ai visité en compagnie du trésorier.

Les Echos : Quelles seront les prochaines étapes de la préparation de la participation malienne aux JO ?

C. I. D. : D’abord nous allons avoir ici les prescriptions des athlètes, autrement dit l’enregistrement des athlètes aux JO. C’est un long processus avec des conditions à remplir. Prenons par exemple le cas des athlètes. Un athlète peut ne pas avoir le minima pour participer, mais avant le coup d’envoi des JO s’il a le minima il peut compétir. Toutes ces conditions sont prises en compte, et perpétuellement le chef de mission doit être au courant de ces derrières évolutions au niveau national et international en collaboration avec le Bococ. Pour le moment, en ce qui concerne notre pays, nous allons avoir en extension quatre disciplines. C'est-à-dire les disciplines reines de l’olympisme ; à savoir : l’athlétisme, la natation, nous aurons Daba Modibo en taekwondo et enfin l’équipe féminine de basket. Voilà donc les quatre disciplines dans lesquelles notre pays se présentera aux JO. A ce jour, les préparatifs vont bon train et je suis à pied d’œuvre pour les accréditations des athlètes concernés.

Les Echos : Que représentent les JO de Pékin pour le mouvement olympique et sportif du Mali ?

C. I. D. : Les JO qui se déroulent tous les 4 ans constituent l’événement majeur des comités nationaux olympique (CNO) des pays du monde et c’est la plus grande compétition que le monde moderne puisse organiser. Donc, il n’y a rien au-delà de cela. Quand il arrive, tous les CNO sont mobilisés. Aujourd’hui, le Mali a la chance depuis bientôt deux JO, de voir sa participation aller crescendo. Auparavant, il ne présentait qu’un ou deux athlètes. A Athènes, nous sommes partis avec une équipe de football. Cette année, nous irons avec une équipe de basket, et nous partons également avec une chance de médaille en taekwondo avec Daba Modibo. Jamais un Malien n’a accédé à une marche quelconque du podium olympique. Mais l’espoir d’avoir une médaille olympique pour la première fois pour le Mali indépendant est possible. C’est dire que les JO Pékin-2008 présentent un intérêt particulier pour le Cnosm.

Les Echos : Votre mot de la fin ?

C. I. D. : Je pense que c’est bien parti pour le Cnosm et moi-même. Je suis suffisamment outillé pour mener à bien ma mission, j’espère que je serai ce chef de mission chanceux, qui doit ramener au bercail au moins une médaille olympique. C’est mon souhait, c’est le souhait de notre président, et de tout le Cnosm que le Mali puisse gagner une médaille olympique, chose qui ne s’est jamais produite avant. Nous osons croire que tout ce que nous menons comme activité ou mission ira dans le sens de l’amélioration de la participation malienne aux Jeux olympiques. J’ai vu beaucoup de choses à Beijing, et je pense que les Chinois seront fins prêts pour accueillir ces Jeux et je pense que la Chine va offrir le meilleur Jeux de notre temps.

Propos recueillis par

Boubacar Diakité Sarr

 

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