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2008

Mois de Mars

Les Echos du 13 mars

 

NORD DU MALI

Trois cents et cinq cents millions pour libérer les otages ?

Entre 300 et 500 millions de nos francs : c’est la rançon qui aurait été payée par l’organisation humanitaire dirigée par le fils du Frère Guide de la Révolution libyenne pour obtenir la libération des otages maliens qui étaient entre les mains de l’Alliance Touareg Nord-Mali pour le changement depuis sept mois.

L’Agence France-Presse, citée par notre confrère Libération dans son édition d’hier, a affirmé que c’est entre trois cents et cinq cents millions de F CFA qui ont été donnés comme rançon à Bahanga pour la libération des otages qu'il détenait depuis août 2007. Le président de la République, Amadou Toumani Touré, à son retour de Gao, le samedi 8 mars où il était parti chercher les otages, avait vivement salué dans son message de remerciement, le Frère Guide pour son « action fraternelle », tout en précisant que rien n’a été déboursé comme argent pour la libération des otages. Faudrait-il comprendre par  « action fraternelle », le paiement de cette rançon ?

Toujours est-il que les autorités n’ont ni infirmé ni confirmé qu’une rançon avait été payée à Bahanga et à sa bande. Cependant, quelques indices laissent croire qu’il en a été ainsi. Le premier est que la Libye, désormais partie prenante et incontournable dans la crise au Nord, tient à rester aux côtés du Mali, voire à y exercer une certaine influence à travers ses apports financiers.

Trois cents ou cinq cents millions de F CFA sont bien peu à côté des 6 millions d’euros que la Libye a payés par passager dans l’affaire de Lockerbie. Le contexte est différent, mais cette somme ne grève point le budget de la Libye, une puissance pétrolière d’Afrique.

L’autre indice nous est fourni par la situation que vivent les deux Autrichiens enlevés en Tunisie. « L’Algérie a canalisé les ravisseurs vers la Libye et le Mali où les possibilités de négociation avec les autorités autrichiennes pour une libération seraient grandes ». En août 2003, les otages allemands avaient été libérés à Kidal après le versement par Berlin d’une rançon de 5 millions d’euros, apprend-on de sources occidentales. Une information qui avait été pourtant toujours démentie.

Mais plus que le paiement de rançon, c’est l’implantation au Nord d’une base d’Al-Qaïda qui est à redouter. L’éloignement de ce spectre passe nécessairement par la résolution du conflit touareg.

Denis Koné

 

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NORD-MALI

« La situation pourrait rapidement se détériorer »

La libération dans la nuit de vendredi à samedi 8 mars 2008 des derniers otages militaires détenus pendant sept mois dans les camps de l’Alliance Touareg Nord-Mali pour le changement ne serait-elle qu’un fétu de paille dans la recherche de la paix au Nord-Mali ?

Dans un communiqué, dont une copie nous est parvenue, l’Alliance Touareg Nord-Mali pour le changement (ATNMC) s’insurge contre le président de la République qui, selon elle, jouerait avec le feu avec la non-application de l’Accord d’Alger. « La situation pourrait rapidement et définitivement se détériorer si rien n’est rapidement fait pour parvenir à une paix juste », avertit le porte-parole du mouvement Hama Ag Sid’Ahmed, qui ajoute que le pourrissement de ce conflit, « simple à gérer », serait désastreux pour toute la sous-région.

« Depuis des mois, le gouvernement malien refuse le dialogue avec l’ATNMC qui a pourtant fait des gestes et a libéré en octobre, décembre 2007 et janvier 2008 plusieurs groupes de militaires maliens faits prisonniers. En retour, le gouvernement malien n’a fait aucun geste, et son refus d’engager de vraies négociations a définitivement créé une profonde rupture de confiance des Touaregs envers cet Etat qui ne cesse de trahir ses engagements et manifeste sa mauvaise volonté » .

Malgré l’insistance du président américain qui aurait conseillé à son homologue malien « de régler rapidement la question touareg pour assumer le contrôle de l’implantation d’Al-Qaïda dans cette zone » et qui devait l’inciter à accélérer la négociation, le président ATT, constate l’ATNMC, traîne les pieds.

C’est pourquoi, poursuit le communiqué, une grande rencontre a réuni les 6 et 7 mars les cadres et notables touaregs à l’instigation de l’ancien gouverneur touareg de la région de Kidal, Eglez Ag Afoni. Les discussions ont porté sur le refus du gouvernement malien d’aller au dialogue (sécurité, développement social, particularités de la région de Kidal…) et sur la situation des militaires maliens retenus prisonniers par le mouvement.

Les cadres et notables touaregs auraient convenu de travailler ensemble pour obtenir de l’Etat l’application de l’Accord signé à Alger le 4 juillet 2006 entre le gouvernement malien et le mouvement touareg. « Si les autorités centrales maliennes ne mettent pas tout en œuvre rapidement pour parvenir à une paix juste dans la région (départ du dispositif militaire et négociations dans le cadre de l’Accord d’Alger…), la situation pourrait rapidement et définitivement se dégrader ».

Le mouvement raille enfin le peu d’intérêt du général président qui a laissé croupir ses frères d’arme des mois durant dans des camps retranchés de l’ATNMC.

La rédaction

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SECURITE SANITAIRE DES ALIMENTS

Des détaillants sensibilisés en Commune IV

Afin de préserver la santé des consommateurs, une journée de sensibilisation a été organisée lundi par le Projet d’appui aux commerçants détaillants (PACD) à l’intention des détaillants de la Commune IV .

Le ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, à travers le Projet d’appui aux commerçants détaillants, a organisé le 10 mars dernier, à Lafiabougou Tabacoro, une journée de sensibilisation sur la sécurité sanitaire des aliments. En organisant cette journée, le département de l’Economie voulait inciter les détaillants à adopter des comportements hygiéniques dans leurs activités commerciales pour préserver la santé des consommateurs. Elle s’inscrivait dans le cadre de la formation des commerçants détaillants de la Cellule de coordination du Projet et du ministère dans le cadre de la construction d’un partenariat avec les collectivités locales, le secteur privé.

Pour une meilleure compréhension et une meilleure sensibilisation des commerçants détaillants, la Cellule de coordination du Projet en rapport avec le Centre de gestion agrée de la Commune IV et des spécialistes de l’hygiène des aliments ont réalisé un film d’une durée de 44 minutes. La projection s’est déroulée en trois séquences. La première séquence d’une dizaine de minutes a porté sur des images de certaines mauvaises conditions de vente des denrées de première nécessité des aliments localement produits et des produits importés.

La deuxième séquence a porté sur des images de bonnes conditions de vente des denrées de première nécessité, des aliments localement produits et de certains produits importés. Et la dernière séquence a mis en exergue les images du modèle d’organisation du marché de Missira en Commune II.

Les différentes projections ont été suivies de commentaires des spécialistes en hygiène des aliments qui ont expliqué à l’assistance comment les mauvaises conditions de ventes causent les maladies comme la diarrhée, la fièvre typhoïde. Ils ont également informé l’auditoire des statistiques des désastres causés par les mauvaises conditions de vente notamment à Mopti et dans le district de Bamako.

Sur les 49 personnes présélectionnées, trois ont eu des téléviseurs en couleur à l’issue d’un tirage au sort. Mais le gros lot, une moto Jakarta, a été enlevé par Mme Salougué Haidara. Elle a reçu son cadeau des mains de Mamadou Doucouré, représentant le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce.

Le maire de la Commune IV, qui a parrainé l’évènement, s’est félicité de l’initiative du PACD qui ambitionne de moderniser le secteur.

Mohamed Daou

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MALGRE UNE MESURE D’INTERDICTION

Des poulets de chair dans un supermarché

L’importation de poulet de chair est temporairement interdite au Mali par l’arrêté interministériel n°06/MIC/MEF/MSIPC. Malgré tout, certains supermarchés de la capitale s’adonnent à la pratique en violation des textes.

La Coopérative des producteurs de poulets de chair (Coprochair) monte au créneau pour dénoncer les importateurs de poulet de chair et invite les autorités à prendre des mesures contre les contrevenants.

L’alerte a été donnée la semaine dernière. En effet, des boîtes de conserve de poulets de chair ont été retrouvées dans le supermarché « la Fourmi » sur la route de Koulikoro, alors que les membres de la Coprochair soutiennent que l’importation de cet aliment est interdite par la législation malienne depuis le 10 février 2006 par arrêté interministériel n°06/MIC-MEF-MSIPC portant interdiction temporaire des oiseaux et produits avicoles.

L’article 1er de l’arrêté stipule : « il est interdit temporairement sur toute l’étendue du territoire national l’importation des oiseaux domestiques ou sauvages, de la viande d’oiseaux domestiques ou sauvages, des œufs destinés à la consommation, des plumages d’oiseaux, des matériels pathologiques ou suspects et produits biologiques d’oiseaux non traités par un procédé assurant la destruction du virus de la grippe aviaire ».

Selon les membres de la Coprochair, « la vente de ces produits est une violation flagrante de cette disposition de la loi qui n’a été ni révisée ni abrogée ». Pour matérialiser la violation des textes par le supermarché, la Coprochair a commis un huissier de justice pour constater les faits. Selon le procès-verbal de l’Etude Sayon de Me Moussa Sidibé, il a été constaté dans le supermarché « La Fourmi » des sachets plastiques contenant des filets de poulets, des sachets des cuisses de poulets avec portion de dos, des sachets de poulets entiers et la chair d’autres volatiles exposée dans les rayons dudit super marché. Il s’agit notamment des dindes, des cuisses de poulet fumé, des poulets entiers et de la chair de pigeon en provenance de la France.

Partant de ces constats, la Coprochair invite les autorités maliennes et toutes les associations de consommateurs à prendre toutes dispositions utiles pour saisir dans les meilleurs délais ces aliments introduits dans notre pays en violation flagrante de nos textes.

Idrissa Sako

 

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CASRP-II

Un crédit de 19 milliards F CFA au Mali

L’accord de financement, signé lundi entre le Mali et la Banque mondiale d’un montant de 19 milliards de F CFA pour le compte du 2e Crédit d’appui à la stratégie de réduction de la pauvreté (CASRP-II), est destiné à appuyer la mise en œuvre du Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP).

La ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, Mme Bah Fatoumata Néné Sy, et le représentant de la Banque mondiale au Mali, Alassane Diawara, ont signé le 10 mars 2008 dans la salle de conférence du ministère de l’Economie un accord de financement d’un montant de 42 millions de dollars (19 milliards de F CFA) pour le compte du 2e Crédit d’appui à la stratégie de réduction de la pauvreté.

Ce crédit vise le maintien d’un cadre macroéconomique stable, l’amélioration de la gestion générale des dépenses publiques, le renforcement de la croissance et l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base en vue d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Pour la ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, cet appui de la Banque mondiale à notre pays s’inscrit en droite ligne des orientations définies dans le Programme de développement économique et social (PDES) et de la Déclaration de politique générale du gouvernement. Mme Bah Fatoumata Néné Sy a pris l’engagement d’accomplir toutes les diligences nécessaires à la mise en vigueur et au décaissement de ces ressources dans les meilleurs délais.

Le représentant résident de la Banque mondiale au Mali, Alassane Diawara, a indiqué qu’au cours des trois prochaines années et dans le cadre de la stratégie d’appui au pays 2008-2011, un financement budgétaire conséquent sera mis en place dans un contexte d’harmonisation des bailleurs de fonds.

M. D.

 

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INCENDIE AU MARCHE BOMBOLI

Un conseiller sur la sellette

Un incendie est survenu au marché de Bomboli en Commune II dans la nuit de dimanche à lundi aux environs de 4 h du matin. Un doigt accusateur est pointé sur un conseiller de la mairie de la Commune II.

Le marché de Bomboli, selon Mamadou Demba un occupant dont les biens ont été détruits par les flammes, faisait l’objet de convoitise par un richissime homme d’affaires de la place, c’est pourquoi l’Association des vendeurs de légumes avaient saisi le maire du district, alors Moussa Badoulaye Traoré, du dossier. Une entente était sur le point d’être trouvée, mais après le décès du maire central du district plus rien.

« Un jour, des agents sont venus fixer des panneaux sur autorisation d’un nommé Drissa Sangaré, conseiller communal » , explique un occupant. Par la suite l’Association des vendeurs de légumes a multiplié les rencontres avec les autorités de la Commune II et les notabilités.

Mais l’incendie de la nuit dernière semble compromettre toutes les démarches entreprises. A propos de cet incendie, dont le bilan faisait état de deux morts selon des témoignages recueillis sur place, c’est un agent de la mairie de la Commune II qui est accusé. Il aurait même prémédité l’acte. « Bientôt nous allons mettre le feu », racontent des vendeurs.

Les occupants du marché avaient par le passé accusé le défunt maire du district d’avoir cédé les parcelles au richissime homme d’affaires Zoumana Traoré alias « San Zou ». Toujours selon des témoignages une partie du marché avait été vendue à des particuliers qui détiennent des permis d’habitation. Il avait été décidé d’aménager le marché avec une formule qui consistait à dédommager les occupants d’une somme de 50 000 F CFA.

Drissa Sangaré, conseiller de la Commune II, chargé des questions du marché Bomboli, avait en charge d’exécuter le dossier. Nous n’avons pu le joindre puisqu’il serait en garde-à-vue à la police du 3e arrondissement où l’affaire est en instruction.

En tout état de cause, les autorités sont plus qu’interpellées. Elles se doivent de prendre les mesures qui s’imposent.

Boubacar Diakité Sarr

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KAR KAR TRAORE

Un dinosaure de la guitare au CCF le 15 mars prochain

Accompagné de son éternelle guitare et doté d’une voix toute chaleureuse, Kar Kar est de retour avec des textes toujours aussi évocateurs des réalités africaines. Le bluesman, que d’aucuns ont tenté d’assimiler à Ali Farka (paix à son âme), sera en concert le 15 mars au Centre culturel français (CCF) de Bamako.

Après la sortie de son dernier album, « Kongo Magni » en 2005, le public malien était nostalgique de la mélodieuse guitare du bluesman malien, Boubacar Traoré Kar Kar. Le mari de Pierrete (paix à son âme), dont la musique a fait danser tout le Mali dans les années 1960, va encore offrir de la joie aux mélomanes bamakois. Il sera en concert la nuit du 15 mars au Centre culturel français (CCF).

Kar Kar qui se produit rarement sur les scènes maliennes va certainement provoquer des sensations fortes chez ses nombreux fans qui effectueront le déplacement. Les anciens tubes « Mariama », « Djarabi », « Kayéba », d’autres tubes toujours aussi évocateurs des réalités africaines seront re-servis.

Lorsqu’on évoque le blues africain, le nom de Boubacar Traoré, surnommé Kar Kar, revient inévitablement. « A chaque fois que j’écoute Kar Kar j’ai des sentiments de patriotisme, l’envie du retour au pays », nous a avoué un immigré rencontré à Saint-Denis. Le blues de Kar Kar n’en finit pas de nous interpeller et de nous faire voyager par ses sonorités inimitables. Il a découvert le blues grâce à son grand frère qui était professeur de musique. « Il m’a initié à la guitare et je me suis passionné pour le blues ». Malgré sa riche carrière, Kar Kar ne compte que cinq disques réalisés entre 1994 et 2003.

Cependant, l’artiste a composé beaucoup de chansons entre 1960 et 1994. « J’ai fait beaucoup de chansons, mais les titres étaient uniquement diffusés à la radio. A cette époque, on n’enregistrait pas de disques ou de cassettes en Afrique ». Toutes ces chansons furent des tubes (« Mali Twist », « Mariama », « Djarabi », « Kayéba »...) Ce sont ces chansons qui ont lancé sa carrière.

Sa carrière musicale internationale commence en 1989 avec la cassette Mariama... « Un matin, un producteur anglais, basé à Londres, a découvert ma cassette et m’a fait des propositions. J’étais à Paris de 1989 à 1991, suite à cette proposition de collaboration je me suis rendu en Angleterre ».

Sa carrière prend un nouvel essor quand Londres le découvre. Il y enregistre deux disques, « Mariama » et « Kar Kar ». Il donne des concerts en Angleterre, en Suisse, au Canada et aux Etats-Unis. A Paris, les week-ends, il animait dans les foyers. Connu par de grandes maisons de productions, le vétéran cherche à produire son 3e disque.

Le studio Bogolan à Bamako, à l'initiative de la « Revue Noire », produit son troisième disque « les Enfants de Pierrette », avec la participation de grands de la musique malienne comme Ali Farka Touré, Toumani Diabaté et Kéletigui Diabaté. Interrogé sur ses grands moments de gloire, l’artiste avait répondu : « Je dois véritablement mon ascension sur la scène internationale au festival de Lausanne (Suisse) auquel j’ai participé en 1992 ».

Toutes ces consécrations sont intervenues après que la télévision nationale l’ait invité enfin en studio en 1987 alors que le public le croyait disparu. « Alors qu’on me croyait mort, j’ai été redécouvert par un journaliste de la télévision malienne à Kayes. Il a fait une annonce nationale, ce qui m’a valu une renaissance auprès du public », se rappelle l’artiste.

Kar Kar, est cet artiste qui ne cesse d’évoquer le nom de Pierrette, sa tendre épouse disparue qu'il chante.

Amadou Sidibé

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Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

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Droit et pratique du droit au Mali

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Les pièges du destin

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Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

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Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
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