Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2008

Mois de Mars

Les Echos du 11 mars

 

MODIBO SIDIBE

La marque se fait attendre

Assurément, le Premier ministre Modibo Sidibé a le profil de l’emploi. Mais, son action manque encore de visibilité. Il tarde à indiquer une direction lisible et à mettre en musique le Programme de développement économique et social (PDES).

La nomination de Modibo Sidibé au poste de Premier ministre est intervenue dans un contexte conjoncturel très difficile : une hausse vertigineuse des prix, sous la poussée d’un baril du pétrole tous les jours plus cher. Mais, en même temps, il suscitait des espoirs : Modibo Sidibé n’est pas en terra incognita, pour avoir flirté depuis une quinzaine d’années avec la haute administration. Sur papier, il a le profil qui convient. De plus, ses différents passages dans des départements sensibles comme la Santé et les Affaires étrangères ont été concluants. Il a laissé une bonne image dans l’opinion, une image de travailleur. Secrétaire général de la présidence, il a été la bête noire de tous ceux qui étaient dans l’à-peu-près. Très vite il lui a été collé à la peau le titre de technocrate qui filtrait, tamisait sérieusement les dossiers avant les conseils des ministres. Mais, à ce niveau, il avait également le beau rôle, celui de l’homme de l’ombre, qui peut tirer les ficelles, sans se mouiller forcément.

Maintenant, Modibo Sidibé est descendu dans l’arène. Il est devenu un fusible, obligé d’évoluer en pleine lumière.

Premier ministre, il a reçu comme mission de mettre en musique le Programme de développement économique et social, (PDES). Une mission à première vue à sa portée. Mais, depuis sa nomination, il n’a pas posé d’actes forts permettant de le démarquer, de le distinguer des deux autres Premiers ministres qui l’ont précédés. Modibo Sidibé, par rapport à sa mission, avait à envoyer un message fort et clair à la fois à la classe politique et à la société civile.

Cependant, la première zone d’ombre semble résider au niveau de sa communication. Il se dégage chez l’homme une véritable volonté de communiquer, en témoigne le site de la primature, animé, attractif et régulièrement alimenté, mais, jusque là, sa communication n’a réussi qu’à le présenter qu’en homme de clan, qu’en homme d’un camp, ne transcendant pas des considérations subjectives et émotionnelles.

Polémique stérile

A preuve, la polémique stérile qui a noyé son premier déplacement dans la zone office du Niger (avec deux titres de presse privée) et la sortie malheureuse et hasardeuse dans l’affaire des deux décrets concernant le porte-parole du gouvernement. Jusque là, nous avons eu l’image d’une communication sélective classant d’office et d’autorité la presse en « pro » et « anti », avec sa propre grille de lecture, la première étant adulée et la seconde vouée aux gémonies, contre toutes règles de communication.

Modibo Sidibé, de plus, semble peiner à mobiliser, ou du moins à rassurer et donner une indication de direction claire à la classe politique. Il se dégage de ses relations avec les partis politiques, (y compris ceux de l’ADP), une certaine retenue. Cette méfiance/réserve des partis vient surtout du fait que, contrairement à ses deux premiers devanciers (Ag Hamani et Pinochet), Modibo Sidibé « n’a pas son avenir derrière lui ». A ce niveau réside pour lui tout le challenge. Car, sans se projeter dans un long terme, (il n’y a même pas intérêt) Modibo Sidibé doit impérativement montrer une direction claire. Cela permettra à la classe politique d’adhérer à sa démarche. Autrement, son hésitation actuelle, donnant l’impression d’une recherche de marque, ne peut que lui aliéner une frange importante de la classe politique.

Le PDES couplé à la stratégie de réduction de la pauvreté (CSRP) valent en soi tous les programmes de gouvernement. Ils ont juste besoin d’un chef d’orchestre, d’une communication visible et d’ensemble. Modibo Sidibé ne peut pas, ne doit pas travailler seul. Il doit forcément associer la classe politique, sans baisser la garde, encore moins s’abandonner dans ses mains.

Mais, il apparaît évident que pour l’heure, la cherté de la vie, l’école et les autres syndicats risquent d’occulter bien de questions essentielles et de le ramener dans un rôle de pompier s’il ne mesure pas la nécessité de forcer le pas.

Alexis Kalambry

 

Acceuil


COUR CONSTITUTIONNELLE

Les « 9 sages » prennent fonction

Les nouveaux membres de la Cour constitutionnelle nommés le 10 février dernier ont pris fonction le lundi dernier.

« Je jure de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge, dans le strict respect des obligations de neutralité et de réserve, et de me conduire en digne et loyal magistrat ». C ’est en ces termes termes que les neuf membres de la Cour constitutionnelle, nommés le 10 février 2008, ont prêté serment hier devant les honorables députés de l’Assemblée nationale et les membres de la Cour suprême au cours d’une cérémonie solennelle présidée par le président de la République Amadou Toumani Touré à l’Assemblée nationale.

Cette prestation de serment consacre la prise de fonction des « 9 sages » investis de la mission de veiller à la constitutionnalité des lois et actes posés par le gouvernement, les institutions de la République, mais aussi de garantir les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques.

La Cour Constitutionnelle statue obligatoirement sur la constitutionnalité des lois organiques et des lois avant leur promulgation : les règlements intérieurs de l’Assemblée nationale, du Haut conseil des collectivités et du conseil économique, social et culturel avant leur mise en application. Elle statue aussi sur les conflits d’attribution entre les instances de l’Etat, la régularité des élections présidentielle, législatives et des opérations de référendum dont elle proclame les résultats. C’est d’ailleurs ces derniers points qui sont les plus connus des populations.

La Cour Constitutionnelle est saisie, en cas de contestation sur la validité d’une élection, par tout candidat, tout parti politique ou le délégué du Gouvernement.

Les lois organiques sont soumises par le Premier ministre à la Cour Constitutionnelle avant leur promulgation.

Les autres catégories de lois, avant leur promulgation, peuvent être déférées à la Cour Constitutionnelle soit par le président de la République, soit par le Premier ministre, soit par le président de l’Assemblée nationale ou un dixième des députés, soit par le président du Haut Conseil des collectivités ou un dixième des Conseillers nationaux, soit par le Président de la Cour Suprême. La Cour Constitutionnelle statue dans un délai d’un mois selon une procédure dont les modalités sont fixées par une loi organique.

Toutefois, à la demande du gouvernement et en cas d’urgence, ce délai est ramené à huit jours. Le recours suspend le délai de promulgation de la loi. Une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ou appliquée.

Les engagements internationaux prévus aux articles 114 à 116 de la constitution doivent être déférés avant leur ratification à la Cour Constitutionnelle, soit par le Président de la République, soit par le Premier Ministre, soit par le Président de l’Assemblée Nationale ou par un dixième des députés, soit par le Président du Haut Conseil des Collectivités ou par un dixième des Conseillers Nationaux.

La Cour Constitutionnelle vérifie, dans un délai d’un mois, si ces engagements comportent une clause contraire à la Constitution.

Toutefois, à la demande du Gouvernement, s’il y a urgence, ce délai est ramené à huit jours. Dans l’affirmative ces engagements ne peuvent être ratifiés.

La Cour Constitutionnelle comprend neuf membres qui portent le titre de Conseillers avec un mandat de sept ans renouvelable une fois.

Les neuf membres de la Cour Constitutionnelle sont désignés comme suit : trois nommés par le Président de la République dont au moins deux juristes ; trois nommés par le président de l’Assemblée nationale dont au moins deux juristes ; trois magistrats désignés par le Conseil Supérieur de la Magistrature.

Les conseillers sont choisis à titre principal parmi les professeurs de droits, les Avocats et les magistrats ayant au moins quinze ans d’activité, ainsi que les personnalités qualifiées qui ont honoré le service de l’Etat. Le Président de la Cour Constitutionnelle est élu par ses pairs. Ce a quoi ils vont maintenant faire. Mme Manassa Danioko est pressentie être élue président de la Cour. Rappelons que l’ancienne était présidée par Salif Kanouté.

En cas d’empêchement temporaire, son intérim est assuré par le Conseiller le plus âgé.

Denis Koné

 

Les nouveaux membre de la cour constitutionnelle

Mme Rokiatou Coulibaly

Boubacar Tawati

Amadi Tamba

Makan Kéremankan Dembélé

Mme Fatoumat Diall

Mohame S. Dicko

Mme Manassa Danioko

Ousmane Traoré

Mallé Diakité

[haut]

Acceuil


FEMME

Le prix de la promotion au « Les Echos »

Fidèle à sa tradition, le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a récompensé les « Meilleurs articles de presse » de 2007 sur la promotion de la femme. La remise du Prix qui porte le nom d’El Hadj Kady Dramé (un prêcheur engagé dans la lutte contre l’excision et décédé il y a 3 ans), a eu lieu le 9 mars 2008 dans la salle de conférence du Palais de la Culture Amadou Hampaté Bâ.

La cérémonie de remise des prix a eu lieu au cours d’une conférence débats sur le thème, « Non à l’excision, un handicap pour le bien-être des futures mamans ». Une initiative du Programme nationale de lutte contre l’excision (PNLE), de PSI-Mali et de SOS Civisme de Badalabougou. Deux ministres ont honoré la cérémonie de leur présence. Il s’agit de Mme Maïga Sina Damba (ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille) et de Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, ministre de la Communication et des Nouvelles technologies).

Introduisant le Prix El Hadj Kady Dramé (paix à son âme), le ministre Maïga Sina Damba a fait un témoignage éloquent et émouvant sur l’homme, son engagement contre l’excision et pour la promotion du statut de la femme. « Ce n’est rien, ça va aller. Le temps viendra où ils vous comprendront… Restez justes et respectueux, vous serrez un jour récompensé pour cela », disait le brillant prêcheur cité par Mme Maïga. El hadj Kady Dramé a été arraché à l’affection des siens et des fidèles lors d’un accident de la circulation sur la route de Nara où il se rendait pour la sensibilisation en faveur de l’abandon de l’excision.

Cet « homme de foi et de droiture », doté « d’une grande culture islamique », était également engagé pour la promotion du planning familial et pour la compréhension du statut de la femme ainsi que contre le VIH/Sida. Ce qui faisait du charismatique leader religieux un partenaire privilégié des organismes internationaux comme l’Unicef, Unfpa, Plan…

Cela ne surprend pas non plus puisque comme l’a dit Mme Maïga Sina Damba, El hadj Kady Dramé était « un grand homme. Grand par la noblesse de ses idées et sa modestie ». Et comme le disait le penseur, « l’œuvre est la seule manière de perpétuer son existence ». On ne saurait donc rendre meilleur hommage à l’illustre leader d’opinion que de perpétuer son combat par un prix.

Attribué pour la première fois en juin 2006, le prix avait été attribué à de hautes personnalités comme l’ancien ministre de la Culture et éminent réalisateur, Cheick Oumar Sissoko.

Cette année, le prix a été remis à la radio Kayira de Bamako et l’Association Tagnè (Progrès) de Kati. La radio Kayira est récompensée non seulement pour ses émissions d’information et de sensibilisation sur l’excision, mais aussi pour l’engagement personnel de l’administrateur du réseau, l’honorable Oumar Mariko. Ce dernier a d’ailleurs fait des témoignages vécus sur les conséquences dramatiques de l’excision. La famille de l’illustre défunt était présente à la cérémonie pleine d’émotion et de solennité.

 

« Les Echos » honoré

Fidèle à sa tradition, le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a aussi récompensé des articles de presse. Et votre quotidien préféré, Les Echos, était une fois de plus à l’honneur. Le Prix du « Meilleur article 2007 » de la promotion de la Femme lui est revenu.

Cette distinction récompense une production dans le domaine de la culture intitulée : «  Sira Sissoko, artiste peintre : Une femme de talent et de défis ». Un article signé de Moussa Bolly et publié dans le « Cahier Culture » (tous les jeudis) que l’actuel Chargé de Communication du ministère de la Jeunesse et des Sports a initié dans Les Echos.

Un confrère de L’Orage et une consoeur (Mariam Traoré) de L’Essor ont été également récompensés, pour respectivement des articles de promotion de l’Enfant et de la Famille. Ces articles ont été désignés par un jury composé de représentants du ministère de la Promotion de l’Enfant et de la Famille, de la Maison de la Presse et du Conseil supérieur de la communication.

Prenant la parole, la Ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, a réaffirmé l’engagement des médias publics et privés aux côtés des acteurs (Etat, leaders d’opinions, associations, organismes internationaux…) de lutter contre l’excision.

Alphaly

[haut]

Acceuil


HUMEUR

ATT AUX MALIENS : « An dèsèra. Bè ba babolo »

Elu en 2002, le candidat indépendant Amadou Toumani Touré qui était considéré par bon nombre de Maliens comme le meilleur successeur d’Alpha Oumar Konaré a connu des hauts et des bas dans l’accomplissement de sa mission. Il a passé un premier quinquennat en tâtonnements, pilotage à vue, et hésitations. Des maux comme la délinquance financière, le népotisme, l’injustice sociale, le détournement des deniers publics, l’attribution d’exonérations exorbitantes à des opérateurs économiques, qui ont fini par prendre le pays en otage se sont accentués.

Face à la flambée des prix des denrées de première nécessité comme le riz, l’huile, la farine, le lait et d’autres produits essentiels comme le carburant, le président de la République, profitant de la tribune de la célébration de la Journée internationale des femmes, le 8 mars, n’a trouvé mieux que de se déclarer incapable de résoudre les problèmes auxquels les Maliens sont confrontés. « an Ndèsèra » (Nous n’en pouvons plus), a-t-il lancé en langue bamanan. Par ce mot, le président vient de jeter l’éponge. Il a démissionné car, le terme dans sa substance est un aveu d’impuissance et de capitulation. Dans un langage accessible au commun des Maliens, ATT vient de dire au peuple qui l’a élu qu’il n’a plus de solutions aux innombrables défis qui se posent à la nation. Qu’il n’est plus le président de la demande sociale dont il se réclame tant.

« An dèsèra », (nous avons échoué), tentera-t-on de comprendre dans les assertions du chef de l’Etat qui fait comprendre en même temps, qu’il n’a pas été cohérent dans le choix des hommes pour traduire son Programme de développement économique et social (PDES) en actes concrets. Il montre ses limites à sanctionner des sangsues de notre économie et les médiocres cadres qui aliènent les efforts de développement, qu’il n’est plus à mesure de décider au nom de la nation et pour la nation, qu’il ne peut pas mettre l’école sur les rails, qu’il n’est pas capable d’améliorer les conditions de vie des travailleurs, d’organiser au mieux notre administration.

« An dèsèra » est un aveu, un aveu pour dire que, le pays va droit au mur, que l’avenir est sombre, que le défi de vaincre le sous-développement est un leurre. Sinon dans un Etat organisé, le Chef d'Etat est un stratège, un meneur d'hommes, intègres et incorruptibles qui sait trier les meilleurs cadres capables de réfléchir et les utiliser pour l’intérêt supérieur de tous. « An dèsèra » devient alors un aveu d’impuissance qu’il faut prendre au sérieux, puisqu’en d’autres termes, « an dèsèra » veut dire aussi : « choisissez un autre, moi je quitte et merci ».

ATT qui n’a plus confiance en ses propres capacités préfère s’en remettre aux femmes, nos mères, nos, épouses, sœurs et filles. Il ajoute : « ni aganan a bè fo bè ba babolo. An bè ba babolo ». Traduction : « quand ça chauffe, on dit que chacun est entre les mains de sa mère ».

Ce n’est pas vraiment dans une partie de plaisir qu’on lance de tels propos. Dans notre société, il est dit que les bienfaits d’une femme sont de meilleures protections pour sa progéniture. C’est pourquoi dans des situations pénibles ou difficiles, le premier réflexe d’un individu est d’évoquer le nom de sa mère comme dernier rempart. ATT ne s’y est pas trompé.

Au lieu de s’apitoyer et laisser le navire Mali tanguer, ATT ferait mieux de nettoyer les écuries d’Augias. Il sait que l’incivisme et l’impunité ont pris le pas sur le patriotisme, l’autorité de l’Etat. L’école et les partenaires sociaux sont ignorés ouvrant la voie à des mouvements d’humeur intempestifs qui ont fini par ternir l’image de notre pays.

Idrissa Sako

 

[haut]

Acceuil


 

LIBERATION DES VOIES EN COMMUNE IV

Des occupants quittent les trottoirs

A la fin février, le maire de la Commune IV, Issa Guindo, avait organisé une rencontre avec les notabilités et associations de commerçants et d’artisans de sa commune pour les inviter à être coopératifs et afin d’éviter la casse tous azimuts. La réunion avait accordé un sursis de deux semaines aux retardataires, le temps de leur permettre de quitter les trottoirs de leur propre gré.

Depuis hier matin, des commerçants détaillants et autres occupants illicites des trottoirs de la Commune IV ont commencé à libérer les voies de façon volontaire. Pour certains occupants, qui font contre mauvaise fortune bon cœur, leur « commerce sera sérieusement affecté par l’opération, dans la mesure où le déplacement leur fera perdre de la clientèle ».

En tout cas, certains conducteurs sont bien conscients de l’importance de l’opération. « Tous les Maliens savent que nos routes sont très étroites pour les seuls conducteurs, a fortiori les vendeurs. Sur certaines routes, l’on est obligé de rouler entre les voitures pour heurter en plus un piéton ou même un vendeur », déplore un motocycliste.

Dans une interview qu’il nous a accordée, il y a quelques jours, le gouverneur du district de Bamako avait réaffirmé que toutes les voies publiques anarchiquement occupées, par entre autres, des commerçants, seront libérées. Selon Ibrahim Féfé Koné, « cette libération se fait pour nous populations de Bamako, pour notre propre sécurité, car quand les commerçants détaillants se trouvent sur les routes, les motocyclistes sont obligés de monter sur les trottoirs en coinçant les piétons et les automobilistes. Cela peut causer beaucoup d’accidents ».

Dans ce cadre, la mairie du district a initié depuis le 1 er février 2008, une opération de déguerpissement au niveau du grand marché pour permettre la fluidité de la circulation. Cette opération s’étend à l’ensemble des communes du district de Bamako. La Commune I a donné le ton depuis quelques semaines. Les voies de Djélibougou et environs ont reçu la visite d’agents de la mairie le vendredi 29 février.

Dès lors, les autres communes de la capitale devaient s’attendre au « nettoyage » des bordures de leurs quartiers.

Sètè Traoré

(stagiaire)

 

[haut]

Acceuil


 

MAMADOU TOGO, PRESIDENT DE GINNA DOGON

« Notre identité culturelle nous est chère »

Les journées Culturelles Ginna-dogon se sont déroulées du 22 au 24 février à Douentza (Mopti). Dans l’interview ci-dessous, le président du bureau national Ginna-Dogon, Mamadou Togo nous parle de l’événement et de son importance.

Les Echos :Pourquoi des journées Culturelles Dogon ?

Mamadou Togo : Nos manifestations ne sont pas à confondre avec les festivals qui foisonnent ces temps-ci. Notre organisation, l’Association malienne pour la protection et la promotion de la culture Dogon Ginna-dogon, ouverte à tout citoyen malien et du reste du monde, se veut une organisation dynamique, soucieuse de conserver en l’état la culture héritée des aïeux.

Les journées culturelles sont donc organisées pour que les Dogons se ressourcent, que ceux parmi eux qui sont nés loin du terroir, sachent ce que c’est que la culture dogon, et que ceux du terroir la conservent mieux et que tout le monde l’admire dans son authenticité. Nous ne voulons pas que cette culture malienne soit dénaturée à force de subir des agressions. Il faut donc l’étaler de temps à autre pour s’en assurer. Par exemple, le port de chaussures, de T-shirts, de lunettes et autres pour danser sort du cadre authentique de la culture. Voilà des choses que nous fustigeons. Notre identité culturelle nous est très chère.

Les Echos : Douentza a vibré du 20 au 24 février au rythme des journées Culturelles Ginna-dogon 2 e édition. Pouvez-vous nous faire le bilan de la manifestation ?

M.T : Les Dogons y ont répondu massivement et qualitativement. Les cercles dogon de Bandiagara, Bankass, Douentza, Koro et Mopti étaient au rendez-vous. Nous avons enregistré la présence de nos antennes des autres cercles du Mali et de l’extérieur à savoir la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Gabon, l’Arabie Saoudite, la Guinée équatoriale. Nos frères du mandé ont envoyé une délégation qui a fait une ouverture sur nos liens de parenté.

Le thème des journées « danses et mythes » a tenu en haleine le public et les officiels qui se sont régalés des pas de danses jusqu’ici inconnus de certains et de démonstrations mythiques de la part de nos chasseurs et autres hommes de sciences. Sur le plan hébergement et restauration tout s’est bien passé tout comme sur le plan logistique. Je rappelle que les meilleures prestations ont été primées et les trophées sont allés respectivement aux cercles de Bankass, de Koro et de Bandiagara. Je suis sûr que les cercles de Douentza et de Mopti prendront certainement leur revanche lors de la 3 e édition. En somme, le bilan est positif, le succès enregistré à Douentza est supérieur à celui de Bankass qui, pour un coup d’essai, a été un coup de maître.

Les Echos :Quelle a été la particularité de cette deuxième édition ?

M.T. : Cette deuxième édition a vu l’érection d’un Toguna. En milieu dogon, le Toguna est antérieur au Hogon qui est le chef spirituel doté de pouvoirs mystiques et occultes immenses, il est l’une des institutions du Hogon et ses fonctions ou missions sont nombreuses. Je dirais entre autres que c’est le lieu de repos des anciens. Il est leur parlement, leur palais de justice, leur centre de santé et commerce. C’est aussi une école, un centre d’apprentissage des métiers, un centre d’information et de renseignement etc. C’est dire que le Toguna est multifonctionnel. Une autre particularité a été la participation de nos cousins Songoi de Hombori et l’esprit de compétition saine que nous avons su instaurer afin de pouvoir sélectionner les meilleures danses.

Les Echos :Au regard de tout ce qu’on vient d’attendre. Peut-on dire que cette édition a été un succès ?

M.T. : La réussite et la perfection relevant de Ama, le créateur du monde, nous pensons avoir fourni plus d’efforts pour cette deuxième édition dont nous nous réjouissons.

Les Echos :Avez-vous rencontrées des difficultés ?

M.T : D’abord nous avons eu du mal à boucler notre budget. Certaines troupes sont arrivées le jour même de l’ouverture faute d’avoir eu à temps les montants nécessaires au transport. Nous avons aussi déploré le manque de coordination entre la Commission nationale d’organisation et la commission locale.

Les Echos :  Pour la 3 e édition rendez vous a été donnée dans quelle ville ?

M.T. : La 3 e édition aura lieu à Bandiagara dans la dernière semaine du mois de février 2011. Le bureau national envisage de délocaliser les journées culturelles en allant les tenir dans d’autres cercles du pays. Nous-nous attendons à un plus de grand succès lors de la 3 e édition.

Propos recueillis par

Amadou Sidibé

 

[haut]

Acceuil


 

ATHLETISME

Les formateurs d’athlètes à l’école de l’IAAF

Notre capitale abrite depuis hier lundi un séminaire de formation des formateurs en athlétisme sur l’intégration du « KID’S ATHLETICS ». Ce sont une vingtaine de participants qui effectueront durant six jours ce premier stage du programme de l’IAAF.

Organisé par le ministère de la Jeunesse et des Sports en collaboration avec l’Institut national de la jeunesse et des sports sous la supervision de l’IAAF, ce premier stage du programme de la Fédération internationale des associations d’athlétisme (IAAF) s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des formateurs en matière d’athlétisme.

L’INJS a adhéré au programme IAAF dénommé « KID’S ATHLETICS » destiné à inculquer aux jeunes des pratiques sportives de l’athlétisme en particulier. Il s’agit d’un programme qui prend en compte les besoins spécifiques des enfants. « C’est un outil très performant pour permettre à l’enfant de s’intégrer dans son milieu social. Le choix de la compétition par équipe où chacun a un rôle à jouer permet de rencontrer les autres et d’accepter leurs différences », a indiqué Ahmed Sekou Touré, représentant le ministre de la Jeunesse et des Sports. En outre le programme permet de rehausser le niveau des athlètes et d’outiller les cadres de la tutelle. Les objectifs de l’IAAF Kid’s Athlétics sont entre autres, la promotion de la santé, l’interaction sociale, le développement physique et mental de l’enfant.

Ce séminaire est animé par les experts de l’IAAF, Abdel Malec qui réside à Monaco (France), Dramane Coulibaly vice-président de la FMAA. Il est destiné spécifiquement aux étudiants qui se spécialisent dans l’athlétisme. La formation comprend des cours théoriques et pratiques. La fédération malienne d’athlétisme a déjà reçu des matériels de l’IAAF.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du premier responsable de l’athlétisme malien, Idrissa Bah, de l’expert IAAF et plusieurs autres personnalités du sport et de la scène politique dont le secrétaire politique du parti du tisserand Bakary Koniba Traoré.

Boubacar Diakité Sarr

 

Bakary pionnier à l’INJS

La présence de l’ancien ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement sous Alpha Oumar Konaré et actuel secrétaire politique du RPM, Bakary Koniba Traoré a surpris plus d’un dans la salle. Interrogé sur cette présence de Bakary pionnier alias Bikoté, un agent de l’institut national de la jeunesse a répondu « Il est là et est très utile pour nos Etudiants ». En effet Bakary Pionnier est une personne ressource de l’INJS et y dispense des cours d’éducation et de citoyenneté.

B.D.S

 

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

Prix:3000f cfa

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org