Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2008

Mois de Mars

Les Echos du 06 mars

 

SACCAGE DE LA MOSQUEE DE KENENKOUN

Le procès pris en otage

Après avoir réussi à libérer nuitamment les auteurs présumés du saccage de la mosquée de Kénénkoun, le Tribunal de première instance de Koulikoro, en charge du dossier reporte les audiences .

Kénenkoun : l’évocation du nom de ce village situé à une cinquantaine de kilomètres de Koulikoro dans le Méguetan, rappelle la triste journée du 13 janvier 2008. Ce jour-là, la nouvelle mosquée en chantier a été cassée par une partie de la population farouchement opposée au projet. De même, Kénenkoun fera date dans les annales de la justice de notre pays. Territorialement compétent pour connaître de l’affaire, le Tribunal de première instance de Koulikoro a été saisi courant janvier pour entendre les présumés auteurs de la démolition. Mais dès lors, la machine judiciaire de Koulikoro semble être grippée.

Pour une affaire dont les présumés coupables sont identifiés, le Tribunal de Koulikoro paraît aujourd’hui dans l’incapacité de les faire comparaître encore moins de prononcer une décision à leur encontre. Le Tribunal a décidé de faire jouer le chrono dans cette procédure qui, s’il elle avait été diligentée allait être vidée depuis longtemps.

Enrôlé pour depuis janvier, le dossier a connu trois reports successifs. Le premier report est intervenu le 29 janvier, le deuxième le 19 février et le dernier report date du 4 mars dernier.

Pour le premier report, le juge a pris la responsabilité sur lui de renvoyer le dossier lorsque les conseils de la défense ont plaidé pour l’obtention de la liberté provisoire de leurs clients. Séance tenante, il a décidé du principe du report mais a fermement opposé une fin de non recevoir à la demande de liberté provisoire. Et que les accusés vont garder la prison jusqu’à la prochaine audience prévue le 29 janvier.

Liberté provisoire en catimini

Le président du tribunal a trouvé les moyens d’accorder, en catimini, la liberté provisoire à un premier groupe de 5 accusés. Il s’agit de Bakary Kané, Abdoulaye Kané, Souméila Kané, Sidi Kané, Bayoussou Kané et Fodé Kané. Par la suite, il a étendu sa grâce aux autres : Kagnou Kané, Mamadou Kané, Teté Kané, Modibo Kané, Bagnini Kané, Bachaka Kané, Ba Kokéba Kané, Boukaba Kané, Bakolé Kané, Badama Kané, Bayama Kané, Ténèbaby Touré…

L’audience prévue le mardi 5 mars, a été de nouveau reportée au 15 avril sous l’ordre du président du tribunal au motif qu’il a été tenu responsable de la libération provisoire des accusés. Or, selon lui, il n’en est rien. Il persiste et signe qu’il n’a accordé la liberté provisoire à qui que ce soit.

Une allégation contre laquelle, des habitants de Kénenkoun, qui ont effectué massivement le déplacement au tribunal mardi s’inscrivent en faux. A les en croire, ceux qui ont attaqué la mosquée au nez et à la barbe des populations circulent à ce jour librement dans le village de Kénenkoun comme si nous sommes dans un Etat d’impunité.

Pourquoi etouffer un procès dans lequel les présumés auteurs ont été reconnus ? quel intérêt le juge a, en traînant le dossier ? les auteurs de la casse sont-ils plus des Maliens que les autres ? veut-on étouffer une affaire connue du grand public ? Des questions qui méritent réponses. Surtout qu’en aucun moment, aucun argument juridique n’a été avancé pour expliquer ces nombreux reports. La présence dans le village des accusés sans qu’ils ne soient entendus ne fera qu’accentuer le sentiment de frustration, de révolte chez la partie victime qui attend de la justice l’application de la loi dans toute sa rigueur.

S’il est vrai qu’il est loin de la justice toute idée d’étouffer cette affaire, il urge pour elle de statuer et de prononcer un verdict. Il y va de son image et de l’intérêt des parties concernées. Qui ne se souvient pas de l’affaire de Yéréré (région de Kayes) où pour une histoire de mosquée, les populations se sont entretuées.

Mohamed Daou

Acceuil


POLITIQUE EN AFRIQUE

Le miroir de la honte

Chaque fois que les Africains tentent de démontrer aux yeux du monde leur volonté de ne pas sombrer dans le chaos des conflits et de la précarité socioéconomique, ce sont leurs dirigeants qui se donnent en spectacle. Et quel triste spectacle que ce qui s’est passé au Kenya et ce qui se passe au Tchad, au Zimbabwe, au Cameroun, au Burkina Faso...

Au Tchad, Idriss Deby a profité des attaques rebelles du 3 février 2008 pour essayer d’anéantir son opposition en réduisant ses leaders au silence. Si l’on sait aujourd’hui où se trouvent Lol Mahamat Choua et Ngarlejy Yorongar, c’est l'incertitude totale sur le sort d'Ibni Oumar Mahamat Saleh, un autre opposant arrêté dans les mêmes circonstances. Adapter la Constitution du Tchad à son ambition n’a pas suffi à Idriss Deby. Il a choisi la méthode à la « Gbagbo » pour essayer de se débarrasser de ceux qui l’empêchent de tourner en rond. Et cela avec la complicité des forces françaises qui, par deux fois, lui évitent malicieusement de tomber dans les mains des rebelles.

Dans la même région d’Afrique du Centre, un dictateur mourant non content de condamner la majorité de ses concitoyens à la misère, veut mourir au pouvoir. Et pour ce faire, il est lui aussi prêt à tripatouiller sa Constitution. Heureusement, les Camerounais ne l’entendent pas de cette oreille. De nombreuses villes du pays ont connu, ces derniers jours, de nouvelles émeutes contre la cherté de la vie et l'intention affichée du président Paul Biya de s'accrocher au pouvoir.

Un dinosaure au profit duquel Ahmadou Ahidjo s’était pourtant éclipsé lorsqu’il a senti que son état de santé ne lui permettait plus de présider aux destinées de son peuple. Ce dernier a d’ailleurs été la première victime de la trahison et de la mégalomanie de son successeur qui, en l’accusant d’un complot monté de toutes pièces, l’a condamné à mourir en exil au Sénégal. Le 6 novembre 2007, Paul Biya a fêté ses 25 ans de pouvoir à 75 ans. Il n’est pas encore « rassasié » puisqu’il veut briguer un autre mandat en 2011 (il aura 78 ans).

Des vieux mourants s’accrochent au pouvoir

Ce qui n’est plus surprenant dans le paysage africain. Le zimbabwéen, Robert Mugabe, est lui aussi candidat à sa propre succession dans un pays où la situation des droits humains n’a cessé de se détériorer depuis les élections de mars 2005.

Le 30 août de la même année, le Parlement, dominé par les partisans de Robert Mugabe, avait approuvé la révision de la Constitution permettant la nationalisation des fermes appartenant aux « Blancs ». Un arrêté interdit aux Zimbabwéens soupçonnés d’activités « terroristes » ou d’opposition politique virulente, de sortir du territoire. Le texte priva également de droit électoral toute personne ayant au moins un parent étranger bien que détenant le statut de résident permanent. Il prévoit en outre que toute personne suspectée de porter atteinte aux « intérêts » nationaux puisse être interdite de sortie du territoire. Cet arrêté viole ainsi le droit de combattre l’oppression, inscrit dans les droits de l’Homme.

Longtemps considéré comme l'un des « pères de l’indépendance » de l'ancienne Rhodésie du Sud, l'ancien chef de guérilla a plongé l'ancien grenier à blé de l'Afrique dans la dictature et, depuis le début des années 2000, dans la pénurie alimentaire la plus grave de l'histoire du pays. Aujourd’hui, touché par la sénilité à 84 ans (il est né le 21 février 1924), il se cramponne toujours au pouvoir.

Difficile de lui reprocher cette mégalomanie à côte d’autres vieux dinosaures comme Abdoulaye Wade et Oumar Bongo Odimba. Président du Sénégal, le Diombor (lapin) de Kébémer est né le 29 mai 1926 dans cette localité. A défaut de pouvoir prétendre à un 3e mandat, il est en train de neutraliser son opposition politique afin de se faire succéder par un homme de son choix et continuer à tirer les ficelles politiques dans l’ombre.

La succession de Bongo, un sujet tabou au Gabon

Même s’il n’a pas encore 80 ans, Oumar Bongo Odimba ne veut pas entendre parler de sa succession. Les fidèles qui ont eu l’outrecuidance d’ouvrir le débat sur ce sujet tabou au Gabon l’ont vite appris à leurs dépens. A 73 ans (il est né le 30 décembre 1935), Bongo fait office de doyens des Chefs d’Etats africains puisqu’il règne, en despote, sur son pays depuis plus de 40 ans. Réélu le 27 novembre 2005, Bongo est loin de vouloir quitter le pouvoir de son plein gré. On lui prête même l’ambition de transformer son pays en dynastie en se faisant succéder par son fils Ali Bongo qui ne cesse de cumuler de très hautes responsabilités dans son pays.

Né le 3 février 1951 à Ouagadougou (ex-Haute-Volta, actuel Burkina Faso) Blaise Compaoré est également sur la voie tracée par ces tyrans qui sont aujourd’hui de vrais cancers pour leur pays et constituent la honte du miroir Afrique. Ce dernier a non seulement tripatouillé la Constitution du Faso, mais il a toujours massacré ses opposants, y compris de pauvres journalistes qui avaient réussi un moment à le déstabiliser. En février dernier, il n’a pas hésité à mater dans le sang de pauvres citoyens dont le seul crime a été de manifester leur raz le bol contre la vie chère.

Le Mali en quête de voie de sagesse

Il est à espérer que le Comité d'experts chargé de la réflexion sur la consolidation de la démocratie au Mali saura éviter à notre pays tels scénarii catastrophes. Les maux de la démocratie malienne n’ont rien à avoir avec la limitation du mandat présidentiel. Nous sommes de ceux qui pensent que dix ans sont largement suffisants pour réaliser des projets de société concrets au bénéfice de son pays. Après, on est irrémédiablement touché par l’usure et l’immobilisme.

La réflexion doit surtout porter sur la loi électorale et la Charte des partis politiques qui, avec la Constitution, constituent les textes fondateurs de notre démocratie. De 1992 à 2007, les élections organisées ont surtout mis à nu des lacunes et insuffisance liées comme la faiblesses des taux de participation, la mauvaise organisation des scrutins toujours contestés par les perdants…

Que faire pour amener les Maliens aux urnes ? Quelle politique d’inscription sur les listes électorales mettre en place ? Comment amener les partis politiques à pleinement jouer leurs rôles démocratiques ? Que faire pour susciter l’avènement au Mali d’une classe politique digne de ce nom ? Voilà autant de pistes de réflexions que les hommes et les femmes désignés pour animer le Comité d'experts chargé de la réflexion sur la consolidation de la démocratie au Mali doivent réellement explorer !

Cela évitera au Mali de s’enliser un jour sur des chemins de la confiscation despotique du pouvoir comme au Kenya, au Cameroun, au Zimbabwe, au Tchad voire au Gabon et au Burkina Faso. Cela est d’autant souhaitable que nos acquis démocratiques sont maigres et surtout… très fragiles pour nous éviter un retour à la case départ au hasard d’un tripatouillage constitutionnel.

Alphaly

[haut]

Acceuil


COUPE ABUSIVE DE BOIS D’EBENE A KITA

Le ras-le-bol d’un citoyen

En réaction à votre article sur la coupe de bois à Kita paru le jeudi 21 février 2008 (n°3043), j’ai le plaisir et le devoir de vous apporter quelques précisions de taille sur ce scandale environnemental qui se passe présentement à Kita, dernier rempart de la lutte contre la désertification au Mali.

En effet, la coupe du bois d’ébène à Kita est exclusivement destinée à l’exportation et non à la transformation comme dit dans votre article. Des dizaines de remorques sont chargées par mois par un groupe de Chinois à destination de Pékin.

Cela nous paraît très grave quand on sait que tous les efforts de développement du Mali sont minés par notre environnement naturel qui se dégrade de jour en jour. Aussi, face à de tels actes, le Mali court le risque du bradage de son patrimoine domanial. Le cas de Kita est la preuve que n’importe quel étranger qui débarque avec quelques billets d’euro ou de dollars peut « nous acheter ».

Comment comprendre qu’après les effort consentis par les projets « BIT », « Stop Sahel » et l’Association des ressortissants de Kita pour sauvegarder l’environnement à Kita, le gouvernement du président ATT envoie des Chinois munis d’un contrat de coupe du bois d’ébène pour une durée de cinq (5) ans sans que les élus à l’Assemblée en soient informés ?

Comment comprendre que le gouvernement où siège la présidente d’un parti écologiste de surcroît, candidate remarquée à la magistrature suprême à l’élection présidentielle d’avril 2007, accepte un tel scandale écologique ? Est-elle en train de nous tromper elle aussi ? Elle qui est mère, elle qui est sensée comprendre que la dégradation de l’environnement expose d’abord les femmes et leurs enfants innocents. Que pourra-t-elle nous proposer en 2012 ?

M. le directeur, ce que vous ne savez pas, ce sont des dizaines de remorques chargées de bois d’ébène qui quittent Kita chaque semaine pour l’extérieur et pourtant c’est un ministre du gouvernement du président ATT qui a mené un combat contre un atelier de transformation du bois d’ébène à Bamako. Ce ministre RPM a tout fait pour sauvegarder nos forêts et réserves fauniques en y délogeant les braconniers et autres prédateurs de l’environnement. Mais à peine sorti du précédent gouvernement, l’actuel ministre envoie une équipe de Chinois armée de tronçonneuses.

Voilà une autre façon de vendre notre cher Mali : on harcèle les citoyens à la recherche du quotidien, on fait appel aux étrangers pour nous sucer, nous exposer, nous humilier.

Alors, j’appelle les commissions techniques de notre Assemblée nationale, la Chambre des artisans du Mali, les ressortissants de Kita, les bailleurs de fonds qui ont financé les projets BIT et Stop Sahel à Kita, les partenaires techniques et financiers du Mali concernés par les problèmes environnementaux et les partis politiques engagés dans les discours et dans les actions à nous aider pour que notre bois d’ébène illégalement exporté nous revienne et que les responsabilités soient situées. Que l’argent versé par les Chinois aux autorités en cause soit restitué pour être mis à la disposition des ONG crédibles et aux populations engagées dans la sauvegarde de l’environnement.

Samakoun Dembélé

Doubabougou Kita-Bafing

[haut]

Acceuil


COOPERATION

Le Japon s’installe au Mali

Le Japon a ouvert une chancellerie au Mali. La cérémonie officielle d’ouverture a eu lieu le mardi dernier. A cette occasion, M. Takashi Saito, l’ambassadeur, dira que « si le Japon a décidé d’installer une ambassade au Mali, c’est dans le but de développer davantage les relations d’amitié et de coopération » avec notre pays.

En retour, Moctar Ouane, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale ajoutera que « les relations entre nos deux pays qui remontent aux premières années de l’indépendance du Mali, avec la signature de l’accord commercial du 16 septembre 1964 suivie de l’établissement du vaste programme de coopération économique des années 70, n’ont cessé de se développer et de se raffermir à la grande satisfaction de nos deux gouvernements ».

Déjà, la veille, à Dakar, la Jica, l’Agence internationale de coopération japonaise avait accordé 800 millions de F CFA au Mali pour un « projet d’appui aux comités de gestion scolaires ».

A. Kalambry

 

[haut]

Acceuil


 

COUR CONSTITUTIONNELLE

Manassa pressentie présidente

La Cour constitutionnelle qui occupe surtout le devant de la scène politique nationale à l’occasion des élections, vient d’être renouvelé à 100 %. Les neuf sages qui ont été désignés pour siéger en son sein sont tous nouveaux et tous juristes de formation. Ils sont sept magistrats de carrière de haut rang : un ancien député et un administrateur civil qui a été longtemps le secrétaire général de ladite institution.

Selon certaines sources, c’est le lundi prochain que les nouveaux membres entreront en service. Mme Manassa Danioko, doyen du corps des magistrats, une référence de la justice malienne est en pôle position pour le poste de président de l’institution.

Manassa Danioko, déjà lors de la conférence nationale, a été président de la Commission restreinte pour la préparation de la Conférence Nationale ; président de la Commission des textes sous la direction de feu Mamadou Lamine Traoré alors membre du CTSP ; président de la Commission de correction de la première mouture du projet constitutionnel à la Conférence nationale préparatoire à l’Assemblée Nationale avec comme rapporteur, Me Moriba Diallo et présentatrice du Code électoral à la Conférence nationale.

Ses plus hauts faits d’armes qui sont restés dans la mémoire des Maliens sont sans conteste sa prestation au « procès crimes de sang ». Elle a été par deux fois élue membre du Conseil supérieur de la Magistrature.

La « Dame de fer », « Nyéléni », ou encore la « force tranquille », selon ses collègues, a été désignée à la Cour constitutionnelle par le Conseil supérieur de la Magistrature.

Diplômée de l’Ena en 1970, elle est nommée magistrat la même année. Dès lors, elle gravit toutes les étapes de la magistrature en passant par plusieurs juridictions, tant à l’intérieur du pays qu’à Bamako.

Au niveau de la première instance, elle fut Substitut du Procureur de la République successivement à Ségou, Kayes et Sikasso, Juge d’Instruction à Ségou cumulativement avec les fonctions de Président du Tribunal du Travail de la même localité, Président du Tribunal de Première Instance de Bamako.

Au niveau Cour d’Appel, elle fit office de Substitut général, Avocat général, Conseiller, Président de chambre, Président de la chambre d’Accusation, Président par intérim de la Cour d’Appel de Bamako, Président de la Cour d’Assises du Mali et Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako.

Au niveau Cour Suprême, elle exerça les fonctions de Procureur Général avant d’entamer une carrière diplomatique. A son retour du Canada, elle se retrouva à l’Administration centrale comme Directeur national de l’Administration de la justice.

Outre les hautes fonctions judiciaires, Manassa Danioko a été membre de plusieurs délégations nationales. Elle connaît également le milieu diplomatique pour avoir été, pendant plusieurs années Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Mali au Canada chargé en même temps de Cuba, Mexique, Nicaragua et Venezuela.

Manassa Danioko est Chevalier de l’Ordre National du Mali et membre de droit du Conseil Supérieur de la Magistrature en tant que plus ancien Magistrat dans le grade le plus élevé du corps.

Alexis Kalambry

 

[haut]

Acceuil


 

MALIFOOT A LA RECHERCHE D’UN COACH

Keshi à Bamako !

L’ancien entraîneur des Eperviers du Togo, Stephen Keshi a entamé depuis hier des négociations avec Malifoot. L’ancien capitaine des Super Eagles du Nigeria, et ex-entraîneur des Eperviers du Togo le Nigérian Stephen Keshi 43 ans, est dans nos murs depuis mardi. Il a déjeuné hier avec les dirigeants de la Fédération malienne de football dans un hôtel de la place.

Selon une source proche du dossier, il a été question avec le technicien nigérian de son futur recrutement par les instances du football malien. Les entretiens ont porté sur les conditions financières de son contrat et autres détails. Keshi avait, la semaine dernière, rejeté l’offre d’entraîner les Super Eagles. Il a toujours affirmé sa volonté de coacher notre onze national.

L’entraîneur nigérian n’est pas cependant le choix définitif de Malifoot, qui serait en discussions avec d’autres techniciens dont les noms n’ont pas été révélés.

Après avoir signifié, suite à sa rencontre avec le sélectionneur des Aigles, Jean-François Jodar, de s’occuper du poste de la direction technique nationale (DTN) avec en mire un plan de développement du football malien, Salif Keita et ses collaborateurs avaient ainsi fait un appel d’offres pour le poste de sélectionneur des Aigles. Des noms comme Christian Sarramagna, Jean Michel Cavalli, Patrice Neveu, Michel Dessuyer et Philippe Troussier (tous Français), Stephen Keshi ainsi que le Portugais Carlos Alhinho, circulaient au sein de l’instance dirigeante de notre sport roi.

Malifoot, selon ses attributions, peut se permettre de faire appel à n’importe quel technicien. Mais force est de reconnaître que le dernier mot revient toujours au ministère de la Jeunesse et des Sports d’entériner la proposition. Dans tous les cas, Jodar reste encore officiellement le sélectionneur. Wait and see.

Boubacar Diakité Sarr

 

[haut]

Acceuil


 

IN MEMORIUM

Il y a deux ans, le Bluesman nous quittait

Sept mars 2006, 7 mars 2007, il y a deux ans, jour pour jour que disparaissait à Bamako, Ali Farka Touré, le bluesman. Il souffrait d'un cancer des os depuis plusieurs années et était paralysé depuis quelques mois. Ali Farka Touré, le bluesman le plus doué de sa génération repose pour l’éternité dans son Niafunké natal. Il a bénéficié de funérailles nationales et sa disparition a été ressentie dans le monde entier à travers de grands médias.

Au moment où la mort l’arrachait, Ali Farka Touré venait de terminer son dernier album en solo. Il s’intitule « Savane », en guise d’album posthume, héritage d'Ali Farka Touré que Ry Cooder qualifie « d'absolument parfait ». « Savane » est donc le troisième et dernier volet de la série d'enregistrements réalisés à l'Hôtel Mandé, à Bamako. Il s'inscrit notamment dans la lignée de « In The Heart Of The Moon », un projet commun réalisé avec l'artiste Diabaté, qui avait remporté un Grammy Award. Treize nouveaux morceaux bruts retracent en quelque sorte l'épopée spirituelle de l'artiste, dans une ambiance traditionnelle largement mise en valeur par des arrangements novateurs.

Africain à recevoir un Grammy Awards en 1995 pour son album « Talkin Timbuctu », le fondateur de la « Troupe 117 » (il l’a créée pour la première fois en 1960) en a obtenu un second en février 2006 pour son dernier album, « In the Heart of the Moon » avec Toumani Diabaté.

De son vrai nom de son vrai nom Ali Ibrahim Touré, Ali Farka Touré a marqué de son empreinte l’histoire de la musique africaine et, plus largement, de la world music. Ayant acquis une renommée internationale au cours d’une carrière de plus de 30 ans, le musicien malien a toujours su conjuguer sa passion de la musique et l’amour.

Après une carrière internationale bien remplie, l’auteur du tube « Talking Timbuktu », et de Radio Mali, annonce en 1997 qu'il veut se consacrer à l'agriculture dans son village, Niafunké. Son investissement principal sera de faire installer des pompes à eau puisant dans le Niger pour l'irrigation des champs aux alentours. L’amour de sa patrie, son dévouement pour la cause de sa communauté, pour le développement local, fera qu'il sera élu maire de la ville de Niafunké.

C’est dans l’exercice de son mandat de maire qu’Ali nous a quitté laissant derrière lui des millions de fans inconsolables. Toutefois, l’espoir est permis, son fils, Vieux Farka, est en train de monter sur les grands chevaux de son Papa.

Dors en paix, Bluesman !

Amadou Sidibé

 

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

Prix:3000f cfa

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org