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2008

Mois de Mars

Les Echos du 03 mars

 

RECONSTITUTION DE L’ADEMA

La section RPM de Kita ouvre la voie

Ce sont plus d’une trentaine de responsables politiques du RPM dont le maire de la Commune de Kita, qui ont rejoint l’Adéma. Par cet acte, ces ex-militants du parti du Tisserand donnent le ton à la reconstruction de la famille Adéma tant à Kita qu’au niveau national.

Dans l’interview qu’il nous a accordée, il y a un peu plus d’une semaine, le président de l’Alliance pour la démocratie au Mali, parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma-PASJ), Dionconda Traoré, expliquait qu’il souhaitait reconstituer l’Adema originelle. Tout porte à croire que, cette vaste diplomatie de persuasion engagée en direction des ex-militants de l’Adéma, qui avaient démissionné du parti, commence à donner des résultats tangibles au regard du retour de certains militants du RPM à l’Adema.

Le Samedi, 1 er mars, la section du Rassemblement pour le Mali (RMP) de Kita avec à sa tête le secrétaire administratif de la section Fassirima Keita, son adjoint Boly Keita qui est aussi le maire de la Commune de Kita, le secrétaire général des jeunes de la section, la présidente des femmes et 30 autres responsables et militants RPM ont rejoint l’Adéma PASJ.

La cérémonie solennelle de retour au « bercail » de ces ex-militants du parti du Tisserand s’est déroulée au siège de l’Adéma à Kita en présence de certains responsables du CE de l’Adéma notamment le secrétaire à la communication Sékou Diakité, parrain et caution morale de la cérémonie. Pr. Bocar Sall, la présidente des femmes de l’Adéma Mme Coulibaly Alima Traoré, Mme Maïga Fadimata Zouré, Dialla Sissoko, Goulou Moussa Traoré et beaucoup d’autres militants de l’Adéma tant de l’intérieur que du district de Bamako avaient effectué le déplacement pour célébrer « cette retrouvaille » inscrite sur les t-shirts, frappés de l’abeille, que portaient les militants.

Le secrétaire général de la section Adéma de Kita, Alliou Makan Tounkara, plus connu sous le nom de Bancouma, s’est réjoui de ce retour de ses camardes dans la « maison Adéma ». « Nous fêtons votre arrivée. Vous avez vu juste, vous revenez dans la maison construite par vos propres mains », a dit M. Tounkara très ému car pour lui, personne ne s’attendait vraiment à cette réconciliation.

La reconstitution du parti

Tout en exprimant sa joie d’être le parrain et la caution morale de ce retour des militants RPM de Kita dans l’Adéma, Sékou Diakité a salué le courage politique et l’honnêteté de ces « revenants ». Pour le secrétaire à la communication du CE et non moins ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, « il s’agit de retrouvailles entre femmes et hommes sous un seul toit : la grande famille Adéma ». « Par cet acte, vous venez de rejoindre la première force politique du Mali, votre parti, l’Adéma qui se porte de mieux en mieux. Regardez ! (Sékou Diakité désigne de la main le Pr. Sall et Mme Fadimata Zouré, qui étaient membres du comité directeur du RPM, mais qui sont revenus à l’Adéma, il y a 4 ans) comment ils sont épanouis et nous heureux par ce qu’ils sont revenus ».

Le départ du Pr. Mamadou Lamine Traoré (paix à son âme) et d’Ibrahim Boubacar Keita qui iront créer le Miria et le RPM, ainsi que les soubresauts liés à la désignation du candidat à l’approche de la présidentielle ont affaibli l’Adéma quand bien même elle demeure encore la première force politique du pays.

La reconstitution du parti avec le retour de tous ses anciens militants, semble parti sur un bon pied et tout porte à croire que d’ici 2012 beaucoup d’ex-abeilles, même les caciques auront regagné la ruche. Cela est fort possible d’autant plus que de l’avis du Pr. Ali Nouhoun Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale et militant Adéma « il n y a pas de divergences idéologiques ni politiques, mais des divergences de positionnement personnel » entre les « fragments de l’Adéma originelle ».

Après Kita, les regards sont tournés vers Sikasso, Ségou, Mopti, Gao et le district de Bamako où des cérémonies similaires auront lieu dans quelques jours.

Denis Koné

(Envoyé spécial)

 

Liste des responsables ayant démissionné du RPM

Farisima Kéita : secrétaire administratif de la section

Boly Kéita, Niafala : maire de la commune de Kita, secrétaire administratif adjoint : vice-président du conseil de cercle, secrétaire politique de la section

Abdoulaye Laïko Traoré : vice-président du Conseil de cercle

Baba Kamissoko : trésorier de la section

Sama Traoré, Darsalam : membre de la section

Samakoun Coulibaly : membre de la section

Oumou Dembélé : présidente des femmes de la section

Kalifa Traoré dit Kaou : secrétaire aux relations avec les jeunes de la

Seydou Sidibé dit Paolo : secrétaire des jeunes

Mamadou Kéita : secrétaire adjoint chargé des questions électorales

Moussa Konaté : secrétaire adjoint de la sous-section des jeunes

Famory Kéita : secrétaire aux droits humains

Cheick Oumar Kouyaté : secrétaire à l’organisation des jeunes

Daouda Konaté : 1 er organisateur des jeunes

Boubacar Kéita : secrétaire à la Communication

Modibo Dembélé : membre de la section

Bakary T. Kéita : secrétaire adjoint à l’organisation

Mahin Sow : membre de la section

Sokona Dembélé : vice-présidente des femmes de la section

Abdoul Fofana dit Kaou :membre de la sous-section

Naïra Diallo : secrétaire à l’organisation

Fousseyni Dembélé :membre de la section des jeunes

Aminata Keita : secrétaire aux relations féminines

Korika Diallo : secrétaire à l’organisation

Djouma Diabaté : membre de la section

Yacouba Keita : Trésorier de la section

Boubacar Traoré : militant

Oumou Keia : membre de la section

Fanta Diallo : membre de la section

Diango Touré : militant

Kama Diallo : secrétaire administratif des femmes

Adama Sidibé : adjoint au secrétaire général de la section

Noumou Coulibaly : membre de la section

Modibo Tounkara : adjoint au maire de la commune

Daba Diabaté : 3 e adjoint à l’organisation

 

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BALLES DE COTON BLOQUEES A ABIDJAN

La CMDT obtient la main-levée

Bakary Togola devait de l’argent à un fournisseur qui avait réussi à bloquer les balles de coton en transit au port d’Abidjan.

La semaine dernière, nous avons parlé dans nos colonnes du problème entre la Société inter africaine de distribution (IAD) et le président du Groupement des producteurs de coton et vivriers (GSCVM), Bakary Togola, au centre duquel la CMDT s’est retrouvée en victime expiatoire.

Les faits : pour passer les commandes d’intrants, le Groupement des producteurs de coton et vivriers (GSCVM), a été responsbilisé. La CMDT devant l’aider à élaborer le cahier de charge et à se porter garant des transactions. Cependant, Bakary Togola a agi dans le dos de la société, bloquant du coup un mécanisme bien huilé qui avait fonctionné jusque-là.

Le fournisseur, la Société inter africaine de distribution (IAD), pour entrer dans ses fonds, a fait bloquer les balles de coton en transit à Abidjan. Au courant de la semaine dernière, le gouvernement a fait deplacer à Abidjan une armada de techniciens, juristes, diplomates. « Avec l’apport des autorités ivoiriennes, nous avons réussi à avoir par voie de justice, une decision de main-levée sur les balles de coton. Tout rentre donc dans l’ordre », affirme un membre de la délégation. C’est en effet le vendredi 29 février, assez tard le soir, que la décision est tombée.

Un grand ouf de soulagement pour tout le monde. La Société inter africaine de distribution (IAD), pour la campagne 2006-2007, reclame solidairement à la CMDT et au GSCVM, pas moins de trois milliards dix huit millions de Francs CFA (3 018 000 000 CFA), pour des intrants fournis et dont le paiement n’a pas été honoré par le GSCVM.

Alexis Kalambry

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RENTREE POLITIQUE

Le réveil de l’ADP

Pour marquer sa rentrée politique 2008-2009, l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) a animé samedi au CICB, une conférence de presse au cours de laquelle, les questions touchant la vie de la nation ont été abordées .

Devenue muette comme une carpe depuis la réélection en avril 2007 de son candidat à la présidentielle, Amadou Toumani Touré (ATT), c’est le 1 er mars que l’ADP est sortie de son hibernation à la faveur d’une conférence de presse. Celle-ci consacre sa rentrée politique. La lutte contre la corruption, la libération des otages, les crises sociales, l’arrestation des journalistes maliens, la révision constitutionnelle, l’abolition de la peine de mort, les élections communales de 2009 ont été les sujets phares évoqués.

Même si des questions ont été jugées « embarrassantes », le président de l’ADP, Dioncounda Traoré, s’est néanmoins efforcé d’y apporter des éléments de réponse. D’entrée de jeu, le conférencier dira que le silence radio observé par les partis signataires de l’ADP ne signifie nullement qu’il y a des failles au sein du regroupement. Bien au contraire. « L’ADP se porte bien. Seulement nous travaillons dans la discrétion et avec efficacité », a-t-il affirmé.

Se prononçant sur la lutte contre la corruption et la délinquance financière, le président de l’ADP a laissé entendre que le regroupement souscrit entièrement et pleinement aux investigations menées par le bureau du Vérificateur général avant de demander aux uns et aux autres d’être patients en attendant l’issue qui sera réservée aux différents rapports produits et déposés sur la table du président de la République mais qui n’ont pas connus jusque-là d’effet. « Nous sommes dans un pays installé dans un processus de démocratisation où chaque citoyen a des droits. Les choses ne se passent pas par un coup de baguette magique. Ne soyons pas trop pressés. Nous sommes d’accord avec les résultats des enquêtes menées par le VG, mais il faut bien connaître la destination des rapports en ce sens que la justice doit être saisie afin de se prononcer. C’est en cela que notre démocratie sera confortée et l’Etat de droit respecté », a fait valoir le patron de l’ADP.

Silence sur l’action gouvernementale

Sans dévoiler la stratégie et la tactique, qui seront utilisés par l’ADP pour aborder les élections communales, le conférencier s’est dit persuadé qu’ils l’emporteront haut la main. « Les élections communales, nous allons les préparer comme tout un chacun. Nous avons un programme consigné dans le protocole que nous avons cosigné. Tout ce qui concerne les pouvoirs locaux, l’ADP est concernée. Mais, nous ne dévoilerons pas notre tactique ». A l’ADP, l’on se réserve de tout commentaire sur le bilan de l’action gouvernementale d’autant que la question est jugée prématurée.

Toutefois, le regroupement par la voix de son président, a conscience des turbulences sociales qui secouent présentement le pays. Il s’agit notamment de la crise universitaire, de la cherté de la vie. Défis face auxquels l’ADP affirme avoir joué sa partition. « Nous jouons un rôle de prévention à tous les niveaux. Nous avons toujours accompagné le gouvernement par des suggestions avec l’humilité qui nous caractérise ». Mieux, pour Dioncounda Traoré, les remous sociaux et la flambée vertigineuse des prix des denrées de première nécessité ne sont pas propres qu’au Mali. « Il ne faut pas jeter de l’huile sur le feu. Mais, il faut expliquer les choses telles qu’elles sont. Il y a des pays beaucoup plus riches que nous, mais qui connaissent aussi des turbulences sociales. Ne nous faisons pas de complexe. Le plus important c’est de minimiser l’impact de toutes ces situations. Et dans ce sens, de nombreux efforts sont en train d’être consenti par le gouvernement », a indiqué le président de l’ADP.

La question de la libération des otages maliens n’a pas été occultée si l’on sait que Dioncounda Traoré en sa qualité de président de l’Assemblée nationale vient de rentrer d’une mission d’Alger. Eu égard à la complexité du problème, le conférencier a prôné la réserve et la discrétion. « Je me suis rendu à Alger et la question a été effectivement évoquée lors des entretiens que j’ai eus avec les autorités algériennes. Nous faisons ce que nous pouvons et chacun gagnerait à observer un minimum de réserve, de discrétion pour la libération des otages ». L’assurance a été donnée par Dioncounda Traoré que les otages seront libérés très prochainement.

Le projet de loi sur l’abolition de la peine de mort qui est déposé sur la table de l’Assemblée nationale a été également commenté. « Nous sommes dans un pays démocratique où les débats se font. Le chef de l’Etat a le mérite de soulever la question et le débat se fera. Le projet de loi est déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale et au moment venu elle se prononcera sur la question », a dit le conférencier.

Consolidation de la démocratie

Interrogé sur la question de l’arrestation des journalistes maliens, Doincounda Traoré s’est contenté de dire qu’à l’ADP, ils sont des démocrates convaincus et avérés pour la simple raison qu’ils ont toujours travaillé pour la liberté de la presse et cela sans tambour ni trompette.

Si l’on en croit le conférencier, qui estime qu’ils ne sont pas des partisans du m’as-tu vu, le Mali n’est pas une affaire de partage de gâteau mais une affaire de partage de mission et de responsabilité. « Nous avons un Etat à bâtir, une démocratie à ancrer ». Et Dioncounda Traoré d’écarter d’un revers de la main les allégations selon lesquelles, un troisième mandat est en train d’être préparé en douce pour ATT à travers la mise en place récente d’une Commission de réflexion sur le processus démocratique. « Si un troisième mandat se préparait en douce pour ATT, l’on aurait pas mis sur pied une Commission de façon solennelle. Déjà au milieu du second mandat d’Alpha Oumar Konaré, le problème de relecture des textes fondamentaux s’était posé. Cette relecture a suscité un grand débat et il y a eu un forum politique national qui a planché sur tous les textes fondamentaux qui n’ont pas été soumis à référendum mais adoptés par l’Assemblée nationale », a expliqué le président de l’ADP.

A l’ADP, l’on soutient mordicus que la mise en place par le président de la République d’une Commission de réflexion sur le processus démocratique, participe de sa quête de la consolidation de la démocratie. L’objectif visé par cette Commission dit-on, n’est pas de faire une Constitution taillée sur mesure pour x ou y. « Alpha Oumar Konaré a fait deux mandats il est parti, et ATT également fera autant sans tripatouiller la Constitution », a conclu le président de l’ADP.

Née de la volonté de 43 partis politiques, l’ADP s’est fixée au départ un triple objectif : soutenir la candidature d’ATT à l’élection présidentielle de 2007, constituer une majorité parlementaire susceptible de soutenir l’action gouvernementale et contribuer avec constance et foi à la consolidation du processus démocratique.

Mohamed Daou

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PERSISTANCE DU TRAVAIL DES ENFANTS

La pauvreté, la première cause

Malgré les efforts déployés par le Bureau international du travail (BIT) de concert avec les autorités maliennes, le travail des enfants persiste dans ses pires formes dans notre pays, surtout en milieu rural. La lutte contre ce fléau passe inéluctablement par la résolution de certains problèmes comme la pauvreté, la scolarisation des enfants…

« Deux enfants sur trois sont économiquement actifs au Mali »  : tel est le résultat d’une enquête nationale sur le travail des enfants publiée il y a quelques mois. L’enquête a révélé que 2 enfants sur 3 âgés de 5 à 17 ans, ont déclaré avoir travaillé gratuitement ou contre rémunération. Le phénomène est plus ancré en milieu rural (71 %) qu’en milieu urbain (63 %). Toujours selon l’enquête, chez les 5 à 14 ans, 93 % des enfants économiquement actifs exercent un travail susceptible de porter atteinte à leur santé physique ou morale, et environ 40 % de ces enfants sont engagés dans les pires formes de travail, susceptibles de nuire à leur santé, sécurité et à leur moralité.

L’enquête a donc présenté un tableau sombre contre lequel des mesures urgentes et diligentes se sont imposées. Le Bureau international du travail (BIT) à travers son Programme pour l’élimination du travail des enfants, s’est engagé à soutenir le gouvernement dans sa croisade contre le fléau. C’est ainsi que des comités locaux de vigilance et des points focaux, entre autres, ont été installés et mobilisés dans plusieurs localités avec comme mission d’entraver toute exploitation illégale des enfants.

La griffe de la misère

Le gouvernement et le BIT ont même lancé un programme visant à soustraire 9000 mineurs des pires formes d’exploitation des enfants.

Cependant, le « fléau » persiste avec des révélations choquantes. A en croire des observateurs, le travail des enfants ne pourrait être bouté hors du Mali, ou du moins réduit drastiquement que si des facteurs exogènes au problème sont vaincus. En d’autres termes, il ne s’agit pas de s’attaquer directement au fléau, mais plutôt à ses motivations. Par rapport à ce point, le bats blesse. La pauvreté gagne de jour en jour du terrain au Mali, avec une cherté accrue de la vie.

La pauvreté est la « raison majeure et omniprésente » qui limite beaucoup les possibilités économiques et professionnelles dans les zones rurales et pousse les familles à recourir à tous les moyens pour accroître leurs maigres revenus. Un expert étranger s’est prononcé sur le cas de certains pays africains dont le Mali : « le problème du travail des enfants est avant tout le problème de la misère. Sauf dans des cas d'exploitation évidente, la plupart des enfants travaillent parce que leur famille est dans un état de totale pauvreté. Pour améliorer le sort de ces enfants il faut changer la situation de l'ensemble de la famille ».

La pauvreté occupe certes une grande part dans ce phénomène, mais elle est loin d’être la seule cause. L’insuffisance de l’accès à l’éducation en est aussi une raison dans la mesure où beaucoup de nos localités de l’intérieur manquent encore d’écoles pour scolariser leurs enfants, qui sont obligés de faire des travaux dont ils n’ont ni le poids ni la force ni l’âge d’accomplir. « Les enfants sont arrachés plus fréquemment à la protection de leur famille parce qu'elles cherchent vainement à les instruire », témoigne un villageois.

Une autre cause et non des moindres est la porosité des frontières, non soumises souvent à des contrôles stricts. Des sources nous révèlent que « des étrangers arrivent par voie terrestre pour emmener des enfants travailler pour eux à l’extérieur ». Favorisés par le laxisme dans les contrôles, ces employeurs illégaux profitent de cette main d'œuvre bon marché et soumise, particulièrement dans le secteur informel. Et les parents, déjà frappés par la galère et l’analphabétisme, comptent sur les progénitures supposées vivre dans l’eldorado de l’exil.

Il conviendrait aussi de souligner des raisons mineures que sont l’ignorance, de la part des enfants et de leurs familles, des risques encourus, la migration des adultes des villages vers les bidonvilles expose les enfants à de plus grands risques.

Pour venir à bout du travail des enfants, il faut d’abord vaincre la pauvreté en trouvant surtout des débouchés viables pour les parents et en construisant par exemple beaucoup plus d’écoles.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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FEDERATION DES SOCIETES NATIONALES AFRICAINES D'ASSURANCES

Protais Ayangma Amang, nouveau président

Le Camerounais Protais Ayangma Amang a été élu Président du Bureau Exécutif de la Fédération des sociétés nationales africaines d'assurances, (Fanaf) le jeudi dernier dans notre capitale lors de l'Assemblée générale des assureurs africains. Il recueille 85 voix sur 94 suffrages exprimés.

M. Protais a été parmi les premiers cadres de la Socar, une société d’Etat camerounaise d’assurance. En 1985, il lance ce qui sera la première compagnie d’assurance à capitaux privés nationaux du Cameroun et même d’Afrique noire francophone : la CNA (Compagnie nationale d’assurance) qui deviendra La Citoyenne Assurances en 2001.

La Citoyenne Assurances rejoint le Groupe Colina en 2005. Protais Ayangma Amang assure la direction Afrique Centrale du Groupe.

C’est donc un assureur chevronné que ses pairs viennent de porter à la tête de la structure.

A. Kalambry

 

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PREMIERE EDITION « CASE SARAMAYA »

Maimouna Sissoko, « la plus belle » de toutes

Le septième prime time (la finale) de Case saramaya, « c’est moi la plus belle », a eu lieu le vendredi soir.

Après le succès triomphal de « Case sanga », le duo de Fanaday entertainment (Papa Ouane et Ander Baba Diarra) a fait de la promotion de la culture malienne une obsession. Ce qui a amèné ces deux jeunes opérateurs culturels à initier « Case saramaya », une émission de téléréalité soutenue et diffusée par Africable.

Si Case sanga faisait la promotion de la culture malienne à travers la musique, « Case saramaya », par contre, promeut la culture nationale à travers la mode, la créativité des stylistes et des coiffeurs du pays. Au départ de l’aventure, on dénombrait 200 charmantes demoiselles qui prétendaient à la couronne de la plus belle. A l’arrivée, elles ne restaient plus que 6 lauréates à postuler pour trois places sur le podium. Chacune des lauréates représentait une écurie et elles étaient évaluées suivant l’effort fourni par cette dernière.

Chaque écurie était composée d’un atelier de couture et d’un salon de coiffure. Au programme de la finale, il y avait 6 défilés de mode. Les lauréates ont ainsi défilé en t-shirt d’Africable, en tenues confectionnées avec les pagnes Batex-ci, en Bazin et en tenue traditionnelle. Toutes les tenues étaient cousues par leurs écuries. Composé de six membres, dont deux femmes, le jury a porté son choix sur les écuries A, H et B. Ainsi Aminata N’Diaye représentant l’écurie B fut proclamée deuxième dauphine, Fatoumata Bah, première dauphine et Maimouna Sissoko de l’écurie A a été élue Miss ou la plus « Belle » de toutes les candidates.

La Miss « Case saramaya », Maimouna Sissoko, est âgée de 18 ans et fréquente le lycée Cheich Anta Diop. Au début de la soirée, elle a manifesté son ambition d’être styliste dans l’avenir. « Je sais que je suis belle et je sais aussi que je peux représenter la beauté malienne », a-t-elle ajouté. En plus du trophée, elle recevra pleins de cadeaux comme ses dauphines. Les Prix Public et Fair Play vont respectivement à Nènè Satourou Tabouré et Jeamila Maïga. Les candidates finalistes, les écuries et les sponsors ont reçu des attestations de participation de la part de Fanaday Entertainment.

La première édition de « Case saramaya » a eu un grand succès. Le public était réellement au rendez-vous de la grande finale au point qu’il n’y avait même pas de place pour certains qui sont restés longtemps debout avant de trouver une place assise. Chacun voulait être témoin du sort qui serait réservé à son écurie ou à la lauréate qu’il supportait. Mais, apparemment, les supporteurs de l’écurie F étaient les plus nombreux et les mieux organisés car reconnaissables à leurs t-shirts à l’effigie de leur idole, Kadidiatou Djiré. Ils étaient aussi les seuls à brandir une banderole dans le jardin où a eu lieu la finale.

Outre les défilés de mode des nouvelles mannequins, les prestations musicales des artistes venus de la Côte d’Ivoire (Dj Rome et Dj Capote), des artistes maliens (Ami Sacko, Moriba Diabaté, Fati Niamey Kouyaté et le rappeur, Amkoulel accompagné de la danseuse de Raga, Gafou kis), et le numéro comique d’ATT junior, ont contribué à donner plus d’éclat à la soirée.

Etaient aussi présents lors de cette finale en plus de Sira Diop, présentatrice de « Case saramaya, c’est moi la plus belle », les autres lauréats de « Case sanga ». Il s’agit notamment de Mohamed Diaby, Cheich Siriman Sissoko et de Pamela Badjeogo.

Fanaday Entertainment a, au cours de la soirée, annoncé la date d’inscription de la deuxième édition de l’émission télé réalité  « Case sanga » prévue pour le 1 er Avril. Rassurez-vous, ce ne sera pas un poisson… d’avril !

Ramata Kéita

(stagiaire)

 

 

COMPOSITION DES ECURIES FINALISTES

Ecurie A : Maimouna Sissoko (Tim coiffure et Printemps couture)

Ecurie B : Aminata N’Diaye (Daba couture et Félicie coiffure)

Ecurie C : Awa Sangaré (Soumaïla couture et Centre de formation Gouro en coiffure)

Ecurie E : Nènè Satourou Tabouré (Dou couture et Péché mignon)

Ecurie F : Kadidiatou Djiré (Iya style et Ouliss coiffure)

Ecurie H : Fatoumata Bah (Ladio couture et Printemps coiffure)

 

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AU CHEVET DU FOOT MALIEN

Jodar tient à poursuivre l’œuvre entamée

La rencontre tant attendue entre la Fédération malienne de football (Malifoot) et le sélectionneur national des Aigles, Jean-François Jodar, a eu lieu le vendredi 29 février. Au lendemain de cette rencontre des informations faisaient état du limogeage du technicien français par Malifoot ou de sa démission de plein gré. Joint au téléphone aussitôt, Jodar nous a expliqué la teneur de cette discussion et a levé le voile sur son départ .

Le vendredi dernier, le président de Malifoot, Salif Kéita, accompagné de ses deux vice-présidents (Karounga Keita, et le colonel Boubacar M’Baba Diarra) ont rencontré le sélectionneur national des Aigles, Jean-François Jodar. Au cours de cette discussion Salif a signifié au technicien français que son institution souhaite qu’il fasse un plan de développement du football malien pour le reste de son mandat de sélectionneur national du Mali.

Toutes choses que Jodar n’a pas acceptées. « Ça me semble un placard de riz. C’est incohérent ce qu’ils me demandent. Travailler 4 mois sur un plan de développement du football malien, ce n’est pas mon boulot, mais celui de la fédération. Peut être qu’un autre DTN peut l’accepter », nous a-t-il dit au téléphone. Selon le technicien français, c’est loin d’être une solution à la situation actuelle.

A l’en croire, cette proposition vise seulement à le placer dans une logique de confrontation avec d’autres entraîneurs, surtout ceux qui viennent d’être nommés à la tête des sélections nationales des cadets (Nouhoum Diané), juniors (Djibril Dramé) et des espoirs et A(Cheick Oumar Koné et Issa Kolon Coulibaly).

« Je continue ou on me limoge »

Selon Jodar, il est hors de question qu’il démissionne. « Ou je reste pour continuer l’œuvre entreprise ou qu’on me limoge », déclare-t-il. Malifoot, selon Jodar, prétexte la mauvaise prestation des Aigles à la 26 e Can « Ghana 2008 » pour remettre en cause tout le travail accompli à la tête de la sélection nationale. Jodar regrette et, mieux, fustige la décision de Malifoot dans le débat télévisé. Il a aussi souligné le fait que son employeur (Malifoot) ne l’a pas associé à la rencontre avec les clubs, les ligues ainsi que les présidents d’honneurs.

Pour Jodar, si Malifoot ne veut pas de lui qu’on lui paye les indemnités. Avec la tutelle il affirme avoir toujours les mêmes relations de franchise.

« J’ai envie de continuer et je pense déjà au match amical contre la France A’. La solution avec Malifoot, c’est qu’il faut qu’ils argumentent devant la tutelle et après on verra » , ajoute Jodar réaffirmant ainsi sa volonté de poursuivre son bail avec le Mali. Il persiste et signe qu’il a reçu sa mission au Mali d’autant plus que dans son contrat il était question de qualifier l’équipe pour la Can. Et une fois cette mission accomplie le contrat devait être revue pour un nouveau mandat de deux ans.

Il signale par ailleurs, qu’une autre rencontre est prévue cet après-midi avec Malifoot et pense que ses interlocuteurs vont finalement lui tenir un langage de vérité et non les contre-vérités. « Qu’ils rétablissent la vérité sinon je le ferai », averti-t-il. Et Jodar soutient mordicus qu’il a la totale confiance des Maliens et des Maliennes. « On me félicite en longueur de journée en ville », a-t-il conclu. Il est vrai que sur le plan technique, il n’a pas à rougir de son bilan, sauf la débâcle contre la Côte d’Ivoire. C’est surtout sur le relationnel qu’il a beaucoup péché !

Boubacar Diakité Sarr

 

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CHAMPIONNAT NATIONAL

Le calendrier des matches divise

Dougutigui plaide pour le « repos » de ses poulains et les supporters du Djoliba imposent leur diktat à la fédération.

Nul n’ignore l’importance du titre de champion pour un club. D’ailleurs tous les dirigeants des clubs avaient commencé la saison sous le signe de la conquête du précieux sésame. Pour atteindre cet objectif, Moussa Keita dit Dougutigui, entraîneur de l’Association sportive Bakaridjan de Baroueli (ASBB) a renouvelé le planning de travail de son équipe. Il a misé sur la rigueur et la vision plus conforme aux contraintes professionnelles. La priorité, pour lui, est d’alléger la tâche de ses joueurs généralement obligés de courir pour plusieurs lapins (championnat, coupe du Mali, autres compétitions etc.).

Pour Dougutigui, les multiples matches (3 journées en une semaine) de ces derniers temps livrés par ses poulains contribuent à leur déséquilibre physique en mental. « Imaginez un peu, la qualité de nos aliments, la qualité des effectifs comme le nôtre », se plaint l’ancien défenseur des Aigles.

« Nous avons payé le prix aujourd’hui, qui est la fatigue, la déconcentration, le jeu décousu. J’espère qu’ils reverront le calendrier » , a-t-il déclaré après la rencontre de la 9 e journée entre l’Asko et Bakaridjan (1-0) mercredi dernier au stade Modibo Keita.

En s’exprimant ainsi, l’entraîneur de Bakaridjan de Baraoueli fait référence au calendrier serré du championnat national de Ligue 1. Les matches sont joués 2 voire 3 fois en une semaine. Une période jugée délicate d’autant qu’elle fatigue les récupérations.

Le programme de la 10 e journée changé deux fois

Depuis que le président Salif Keita préside aux destinées de Malifoot, tout semble désormais bien suivi du côté de la maison grise de l’ACI 2000. Cependant, certains vieux démons n’ont pas encore quitté les couloirs de la prestigieuse maison du football malien. Des vieux démons tentent toujours de discréditer la fédération.

Le programme de la 10 e journée du championnat national prévu samedi dernier entre d’une part le Djoliba et le COB et d’autre part l’Asko et l’Usfas, a été modifié à deux reprises suite à une pression des supporters de Hérémakono (domaine du Djoliba).

Si le message de l’entraîneur Dougutigui de l’AS- Bakaridjan est tombé dans l’oreille de sourd, celui des supporters du Djoliba a été pris au sérieux. En effet, à l’issue de la 9 e journée, ces derniers se sont violemment pris aux membres du bureau fédéral dont le vice-président Karonga Kéita dit KK, le président de la commission médicale, Dr. Mamadou Bouaré, pour ne citer que ceux-ci présents dans la loge officielle. Car pour les djolibistes, le résultat 1-0 obtenu dans des conditions difficiles face à l’équipe des « Sept villages » n’est autre que la conséquence des journées condensées. « Ils ne peuvent pas tenir le rythme, jouer avant-hier ensuite aujourd’hui voyez, d’ailleurs, ils joueront pas le samedi », lançaient-t-ils de vive voix.

Un groupe de supporters s’est dirigé vers la loge officielle pour dire que « la fédération a intérêt à reprogrammer la 10 e journée sinon, le Djoliba ne sera point concerné. Tout sauf samedi. C’est une manière pour la fédération d’accumuler les matches en l’absence de notre rival stadiste et une occasion pour ce dernier de nous rattraper en cours ». Une mise en garde faite aux membres du bureau fédéral par les supporters Rouges. « S’ils ne font pas attention, nous jouerons plus de matches avant l’arrivée du Stade malien de Bamako », affirmaient d’autres très remontés contre la Fémafoot.

Malifoot sans tenir compte du règlement général qui prévoit de jouer 48 heures après, a programmé les matches au stade Modibo Keita pour les reprogrammer sous la pression djolibiste au stade Baréma Bocoum de Mopti avant les annuler purement. Les supporters sont dans l’ensemble déboussolés.

Boubacar Diakité Sarr

 

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