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2008

Mois de mai

Les Echos du 30 Mai

 

CMDT

Le Vérificateur donne quitus au PDG pour sa gestion

Le Vérificateur général vient de passer 10 mois à la CMDT. Aux termes de ses investigations, il a produit un rapport affirmant que s’il y a certes des points de gestion à améliorer, il n’a constaté aucune malversation financière.

Le conseil des ministres a entériné mercredi dernier le morcellement de la CMDT, en adoptant le principe de cession des parts de l’Etat. Juste avant, le Vérificateur a été dépêché à la CMDT. Depuis le 16 novembre 2006, le Vérificateur général, sur dénonciation d’anonyme, a décidé de vérifier les faits.

La lettre anonyme signalait les opérations de vente de 40 000 tonnes de coton fibre ayant occasionné un manque à gagner de 2,1 milliards de F CFA et doutait de la moralité de l’achat de pièces de rechange usines et garages. Afin de vérifier ces accusations, le Vérificateur décide de lever une mission le 16 juin 2007, pour vérifier les procédures d’achat, de mise en place et de gestion des crédits au titre des campagnes agricoles de 2003 à 2006.

Concernant la vente de la fibre de coton, le dénonciateur anonyme affirmait que les 40 000 tonnes ont été vendues de gré à gré en deçà du cours mondial au 24 août 2008 entraînant un manque à gagner de 2,1 milliards de F CFA pour la CMDT. Le Vérificateur rappelle que la CMDT, sous la garantie de l’Etat, avait contracté un prêt de 30,2 milliards de F CFA auprès de la BID pour financer les intrants agricoles de la campagne 2005-2006.

N’ayant pas pu honorer ses engagements de remboursement sur 11 mois, la CMDT a lancé un appel d’offres le 21 août. L’appel d’offres a été jugé infructueux dans la mesure où les offres faites étaient en deçà du cours mondial. C’est alors que la CMDT a négocié un contrat de préfinancement de 22,6 milliards avec le négociant Dunavant non seulement pour payer les primes aux producteurs mais également pour rembourser la BID et financer la campagne à venir.

Le Vérificateur note que l’avantage du préfinancement est qu’il était libérable à 70 % dès la signature contrairement aux autres ventes classiques qui sont à terme. « La mission constate que le contrat conclu avec Dunavant est une décision de gestion de la direction générale, celle-ci ayant, face aux difficultés financières de la société, au refus de l’Etat, actionnaire majoritaire et garant du prêt BID, de lui accorder une subvention à effet de rembourser ledit prêt, à la lettre de rappel de la BID et au refus du pool bancaire de lui prêter de l’argent, décidé de s’adresser à un partenaire mondialement connu et crédible. Aussi, constatant qu’aucune malversation n’a été du reste décelée à l’occasion de la conclusion et de l’exécution du contrat, la mission conclut-elle que la dénonciation est, en ce qui concerne la vente de la fibre coton, sans fondement ».

Blanc comme coton

Pour ce qui est de l’achat des pièces usines, c’est la société Marison/Askia qui a bénéficié du marché sur proposition de la commission des appels d’offres. De 742 millions, Marison/Askia a ramené son offre initiale à 641 millions. La mission constate que la caution de bonne exécution n’a pas été constituée dans le délai contractuel et que les délais de livraison n’ont pas été respectés. Pour rattraper le temps perdu, le mode de transport maritime a été délaissé pour la voie aérienne. Ce qui a entraîné un surcoût de 483 millions. Malgré cela, la mission conclut qu’aucune malversation n’a été relevé dans la passation de ce marché.

En ce qui concerne le contrôle interne, le Vérificateur relève que « les consultations, qu’elles soient restreintes ou ouvertes, se caractérisent par l’absence de procédures standardisées d’évaluation » du fait semble-t-il que la CMDT n’est pas « soumises aux obligations du code des marchés publics ». Pour ce qui est des lacunes dans le système d’achat et de stockage, elles sont antérieures à l’arrivée de l’actuel PDG.

La Mission de restructuration du secteur coton, de son côté, avait commis un consultant indépendant pour vérifier la commercialisation de la fibre coton, qui représente 95 % du chiffre d’affaires de la CMDT. Le consultant, Garald Estur, a déjà produit des rapports pour beaucoup de sociétés dans le monde. Ses conclusions sont pour le moins flatteuses pour Ousmane Amion Guindo : « Le pourcentage de fibre classé par les types de têtes atteint 71 %, soit un gain de 8 points par rapport à la campagne précédente et de 287 points par rapport à 2003-2004. Ce pourcentage revient ainsi au niveau moyen obtenu de 2000/2001 à 2002/2003.

Au total, le différentiel de prix moyen théorique par rapport au type de base (JULI 1-1/8’’) passe à -10,5 F CFA/kg contre -13,7 francs en 2005/2006, -15,2 franc en 2004/2005 et -21 franc en 2003/2004, ce qui prouve que les efforts des producteurs de la CMDT pour améliorer la qualité portent leurs fruits » .

Alexis Kalambry

 

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INFOS FLASH

Adéma/PASJ : Dioncounda commet une bourde

De source bien informée, le symbole de l’abeille de l’Adéma/PASJ n’est pas une proposition du syndicaliste Modibo Diarra comme affirmé mercredi dernier dans notre article. Le symbole de l’Adéma a été emprunté à celui du Parti malien du travail (PMT, parti clandestin) lors de la création de l’Alliance pour la démocratie au Mali/Parti africain pour la solidarité et la justice qui regroupait des militants du PMT, du PMRD, de l’US-RDA et de plusieurs autres associations. Faut-il d’ailleurs rappeler que le journal du PMT s’appelait « Abeille ». Alors l’information fournie par Dioncounda Traoré n’est pas exacte.

BVG : des vérificateurs bientôt remerciés ?

C’est le président ATT qui a eu l’idée du Vérificateur général. Il en avait même fait un thème de campagne. Mais, aujourd’hui, tout porte à croire qu’il voulait juste un faire-valoir, ce dont l’équipe actuelle ne veut pas. En effet, il y a un désamour profond qui s’est installé entre le bureau du Vérificateur et le palais de Koulouba, au point que « Les journaux de Koulouba » produisent régulièrement des feuilletons sur le Vérificateur et son équipe. Le Vérificateur aurait été interpellé sur son équipe et à son zèle à rechercher les cas de malversations financières. Selon nos informations, il ne serait pas surprenant de voir débarquer dans les jours à venir des vérificateurs que le pouvoir a pris en grippe du fait qu’ils aiment trouver des choses dans les recherches.

 

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ME CHEICK OUMAR KONARE AVOCAT DE L’APES

« Nous refusons qu’on nous impose la loi de l’or »

Constitué par l’association « Action pour l’environnement et la santé » (APES), Me Cheick Oumar Konaré, chroniqueur politique et avocat, a assigné en justice une dizaine de sociétés d’exploitation minières installées au Mali. Ce procès, qui fait trembler les magnats de l’or, et même la République tout entière, mérite qu’on en connaisse les tenants et aboutissants. C’est pourquoi nous avons approché l’avocat qui nous accorde ci-dessous une interview exclusive .

Les Echos   :Me Konaré, que reproche votre client aux sociétés minières ?

Me Cheick Oumar Konaré : J’ai, avec le concours de Me Mamadou Camara, saisi le tribunal civil de la Commune II du district d’une requête aux fins de réparation du préjudice causé aux populations et à l’écosystème par l’activité de certaines entreprises minières. Notre cliente, l’APES, leur reproche l’utilisation de méthodes et de produits dangereux qui ont causé de graves atteintes à la santé humaine, animale, végétale et à la qualité des sols. Avant l’examen de notre requête par le juge du fond, nous avons demandé au juge des référés, juge de l’urgence, de désigner des experts et un huissier de justice pour aller constater les faits sur place. Le juge des référés, par une ordonnance en date du mardi 27 mai, a décliné sa compétence au profit du juge du fond, lequel, nous n’en doutons pas, désignera les experts dans les prochains jours. Il s’agit là d’une stricte question de forme et de fiction juridiques. C’est au vu du rapport des experts que le tribunal se prononcera sur la réalité griefs et sur la légitimité des dommages et intérêts demandés.

Les Echos   :Vous demandez jusqu’à 150 milliards F CFA de dommages et intérêts !

Me C. O. K. : Ce montant n’est nullement exagéré. Tout près de nous, en Côte d’Ivoire, un pollueur étranger, la société Trafigura, a payé 100 milliards à l’Etat pour avoir déposé des déchets toxiques dans des décharges. Ce dépôt illicite avait causé des dommages ponctuels alors que l’APES, chez nous, impute aux sociétés minières des dommages permanents à l’environnement et à la santé. Les 150 milliards demandés serviront à indemniser les victimes humaines, à reconstituer le cheptel décimé, à restaurer le cadre de vie sauvagement dégradé et à réparer le préjudice causé à l’APES.

Les Echos   : N’avez-vous pas conscience de ce que l’économie nationale repose en grande partie sur les investisseurs miniers et qu’il ne faut pas les effrayer ?

Me C. O. K. : Certes, l’or rapporte au pays, mais ce précieux métal ne vaut rien en comparaison à la vie et au cadre de vie des hommes. Peut-on parler de développement quand un peuple a cessé de vivre ? Le combat de l’APES est donc légitime. D’autant plus légitime que cette association tente de combler la carence de l’Etat. Tenez ! L’autre jour, je me suis rendu à la direction nationale de la pollutions et des nuisances en quête de documents. Le fonctionnaire que j’ai rencontré s’est mis à trembler comme une feuille dès que j’ai fait état des sociétés minières. Comme il me répétait comme un perroquet que tout allait pour le mieux dans les mines et qu’il se rendait régulièrement en inspection, je lui ai demandé de me communiquer copie d’un rapport de mission corroborant ses dires : il a littéralement disparu sous la table ! Cette scène en dit long sur le laxisme des services chargés de veiller au respect des textes sur l’environnement. L’Etat malien ne dira jamais rien aux sociétés minières, quand bien même elles fabriqueraient des bombes atomiques à ciel ouvert. La raison est double : l’Etat est actionnaire dans lesdites sociétés et, pire, il est lourdement endetté auprès d’elles.

Par ailleurs, lisez un peu la presse des dix derniers jours ! Il a suffi de notre requête pour que les magnats de l’or élisent domicile dans les journaux, louent des avions pour transporter des journalistes dans les mines et paient… à prix d’or de pleines pages de publi-reportages. J’ai même lu que depuis l’ouverture des mines, le paludisme a reculé ! Encore un peu et on nous dira que le cyanure utilisé dans les mines engraisse les poules ! Pourquoi avoir attendu l’action de l’APES pour engager une telle propagande ? Pourquoi transporter des journalistes sur place quand on se refuse à l’envoi d’experts ? Pourquoi cette coûteuse campagne médiatique quand on ne se reproche rien ? Ces interrogations induisent un triple constat : les opérateurs miniers ont mauvaise conscience, ils ne croient pas en la justice de ce pays et pensent pouvoir imposer aux Maliens la loi de l’or, pardon, la loi du silence. Chacun a la liberté de se bercer d’illusions. Quant à nous, nous nous battrons, au besoin, jusqu’à La Hayes. Advienne que pourra !

Les Echos   :Les opérateurs miniers affirment que votre cliente cherche le gain facile…

Me C. O. K. : Gain facile ? Qu’est-ce qui est le plus facile : extraire l’or au mépris des lois ou demander réparation dans le respect des lois ? En tout état de cause, nous ne nous attendons point à ce que les opérateurs miniers nous tressent des lauriers. Diaboliser l’adversaire est une technique aussi vieille que le monde. On insinue que pour avoir intenté un procès moins d’un mois après sa création, l’APES serait née pour les besoins de la cause : serait-il interdit de naître pour les besoins d’une cause aussi noble que la santé ? On insinue enfin que pour n’avoir dans son bureau que des commerçants et des ménagères, l’APES n’aurait aucune qualité pour se préoccuper d’environnement. Comme si les seuls docteurs en environnement avaient droit à l’eau potable ou à de verts pâturages !

Les Echos   : Pensez-vous vraiment qu’une petite association comme l’APES peut terrasser les puissantes sociétés minières ?

Me C. O. K. : David n’a-t-il pas terrassé Goliath ? La vérité triomphe toujours du faux. Sur le long parcours emprunté par l’APES, peut-être cette dernière sera-t-elle rejointe par des ONG internationales aussi puissantes que des Etats. Nous ne désespérons ni de la justice du Mali, malgré ses lacunes, ni des arguments secrets que nous produirons au moment opportun. Mais patience, patience, dit le sage.

Propos recueillis par

La rédaction

 

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EXPLOITATION DU BOIS DE VEN A KITA

Les populations réclament l’annulation du contrat

Les populations des communes victimes de la coupe du bois de ven ou « Guenou », dans le cercle de Kita, ont battu le mercredi 28 mai le pavé pour réclamer l’annulation du contrat d’exploitation accordé à une société chinoise.

Ils étaient plusieurs personnes, adjoints aux maires, responsables d’organisations et associations de la société civile et simples habitants, venues des communes de Saboula, Toukoto, Gadougou, Sirakoro, Boudofo et Kita à prendre part à la marche de protestation contre la coupe de bois ven dans le cercle de Kita, organisée par le réseau de plaidoyer/lobbying pour un développement durable du cercle de Kita.

Kita est un cercle à vocation agro-pastorale dont plus de 80 % de la population tire l’essentiel de ses revenus de l’exploitation des ressources agro-sylvo-pastorale. Il regorge d’importantes ressources forestières dont le « Guenou », qui revêt une grande importance pour les populations sur les plans social, culturel, économique et écologique. La marche, organisée mercredi 28 mai sur la préfecture et le conseil de cercle de Kita, visait à attirer l’attention des autorités administratives centrales sur les conséquences de la destruction ou le pillage des réserves forestières par une entreprise chinoise qui avait obtenu de la direction de la conservation de la nature un contrat d’exploitation de bois de Ven.

« Les collectivités s’engagent contre l’exploitation sauvage des ressources naturelles du cercle de Kita » , « non à la déforestation », « non à la destruction de notre environnement », pouvait-on lire sur des banderoles portées par les marcheurs qui scandaient aussi : « nous voulons l’annulation du contrat », « nous voulons protéger notre environnement ». « Les autorités sont conscientes de vos préoccupations, le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement a ordonné la suspension de la coupe du bois en attendant un examen approfondi de la situation », a fait savoir le préfet de Kati, qui reçevait les marcheurs dans ses locaux. Ibrahim Hama Traoré a assuré les populations du soutien de l’Etat non sans évoquer les liens d’amitié qui lient Chinois et Maliens.

Destruction de l’environnement

Idem au conseil de cercle où les marcheurs ont été reçus par le 1 er vice-président du conseil de cercle, Abdoulaye Laïco Traoré. Dans une déclaration remise à chacune de ces autorités, le Réseau de plaidoyer/lobbying pour un développement durable du cercle de Kita, s’élève contre la destruction de l’environnement et demande l’annulation pure et simple du contrat d’exploitation du Guenou et l’arrêt immédiat de la coupe de rônier et du bambou.

La marche s’est déroulée dans la discipline, sans incidents. Au cours d’un meeting au centre des jeunes, les habitants des différentes communes ont évoqué les conséquences de la coupe de bois. Aux dires des responsables, un pied d’arbre coûte pour l’entreprise 7500 F CFA. Cette somme est repartie entre la conservation de la nature (80 %), l’Assemblée régionale (5 %), le conseil de cercle (5 %) et la commune où le bois est coupé (10 %). A en croire Moussa Keita, le président du réseau, si Kita était considéré comme le grenier de la 1 ere région, à cause de ses terres fertiles et les grandes précipitations qu’il recevait, le cercle perd petit à petit ce statut à cause de la déforestation. Au cours du meeting, les populations ont dénoncé le contrat d’exploitation accordé à l’entreprise chinoise. Elles ont affirmé qu’elles n’ont pas été impliquées dans sa conception et sa mise en œuvre.

Le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement Aghatan Ag Alhassane avait effectué une visite dans le cercle de Kita le 13 mars 2008. Il avait ordonné la suspension de la coupe du bois. Selon les témoignages des populations, notamment des membres des comités de surveillance contre la coupe de bois, depuis lors il n’ y a pas eu de coupe de bois de la part de l’entreprise incriminée. Mais la mesure prise par le ministre ne rassure point les populations, car les ouvriers engagés par l’entreprise n’ont pas encore évacué les sites d’exploitation.

Denis Koné

(envoyé spécial)

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MORIBABOUGOU

Le maire met des populations sous tension électrique

Dans la Commune rurale de Moribabougou, située à une trentaine de kilomètres de Bamako, une partie de la population vit avec la peur des fils de la ligne haute tension. Une zone interdite d’habitation morcelée par le maire.

Des lignes hautes tensions de la centrale de Sotuba, qui alimentent en électricité la ville de Koulikoro et l’IPR/Isfra de Katibougou, traversent une partie de Moribabougou. Pour éviter des dangers de l’électrocution, le plan d’urbanisation de la préfecture de Kati, le chef-lieu de cercle, a déclaré le site « zone interdite de lotissement ». Le maire Diarrah Diarra avait dans un premier temps trompé la vigilance du préfet en procédant au morcellement du quartier. Mais, lorsque le préfet s’est rendu compte de la supercherie, il a annulé tous les permis.

L’annulation des titres de propriété n’aura pourtant servi à grand-chose. Les travaux de fondation et de construction y ont repris. Certaines concessions sont déjà sorties de terre, d’autres sont même habitées. Ce qui fait que l’emprise des pylônes de la ligne haute tension appartenant à la société Energie du Mali (EDM) est en train d’être habitée dans l’indifférence quasi-générale des habitants et même de la municipalité.

Le maire, à l’origine du scandale, ne serait pas étranger à la reprise soudaine des travaux et à l’envie d’habiter affichée par les bénéficiaires de parcelles dont il est redevable. Les conseillers municipaux étant à un tournant de leur mandat qui prend fin courant 2009, les propriétaires de parcelles de la ligne haute tension de Moribabougou se hâtent à construire leurs maisons. Le maire Diarra, qui les a grugés, s’est montré incapable de les dédommager. Le danger est pourtant perceptible dans la zone. La carrière d’exploitation de banco de terrassement des terrains fait que des pylônes sont menacés d’effondrement.

Des lots sont situés dans l’emprise des rails. Les constructions sont faites dans l’anarchie la plus totale comme si ce ne sont pas des êtres humains qui vont les habiter. Mais il semble qu’il y a plus de locataires que de vrais propriétaires.

Le maire est tenu pour responsable de cette chienlit. Il aurait même été dissuadé par deux de ses adjoints, Alassane Maïga et Moïse Sissoko, mais en vain. Le désordre ainsi créé s’est mué en litige foncier avec des doubles attributions sur des terrains et la désaffection du centre commercial de Moribabougou dont le plan a été approuvé par les services d’urbanisme de Kati.

Abdrahamane Dicko

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MALI-CONGO DE DIMANCHE

Les Aigles motivés pour la victoire

En match inaugural des éliminatoires combinées de la Can et du Mondial 2010, les Aigles du Mali croisent le fer ce dimanche au Stade du 26 Mars contre les Diables rouges du Congo Brazzaville. L’équipe nationale dont tous les ténors ont répondu à l’appel est vraiment déterminée à gagner pour faire plaisir au peuple malien et tourner la page noire de Ghana 2008. Ce qui est à leur portée.

« Si le Mali a pris la mauvaise habitude de ne pas gagner ses premiers matches dans les éliminatoires, cette fois-ci, nous n’allons pas perdre, nous gagnerons » , avait promis le sélectionneur national, le Nigérian Stephen Keshi. C’est donc le défi de rompre avec le passé en gagnant haut la main auquel les Aigles font face. Et ils sont engagés dans cette dynamique de victoire.

Tous les ingrédients sont réunis pour que les Aigles l’emportent. L’effectif est bien étoffé avec des joueurs talentueux évoluant dans de grands clubs européens et qui, sur papier, font peur à n’importe quelle sélection africaine. C’est vrai que ces grands noms n’ont pas apporté de trophée à la nation, mais le sélectionneur national, tout en se montrant confiant, a laissé croire qu’il a une idée claire pour rendre rentable le potentiel à sa disposition.

« Le Mali peut faire beaucoup d’exploits avec ses joueurs. Je ne joue pas avec le nom, mais la performance. Chaque joueur, professionnel ou local, doit se montrer convaincant pour gagner sa place » , avait précisé l’ancien capitaine des Super Eagles du Nigéria. Keshi compte donc utiliser judicieusement ses poulains pour vaincre d’abord les Diables rouges congolais afin de baliser le chemin qui le mènera, espère-t-il, à la Can angolaise et au mondial sud africain.

Autre temps, autre réalité

Les réalisateurs de ses ambitions que sont les joueurs se sont eux aussi montrés très confiants. Avec comme seul mot d’ordre la victoire. Le capitaine Mahamadou Diarra du Réal Madrid a levé tout équivoque : « nous sommes là pour gagner et nous aborderons la rencontre avec cet état esprit ». Un but qui est largement à leur portée dans la mesure où le Congo Brazzaville, sans le minimiser, n’est pas une équipe de la même écurie que la Côte d’Ivoire ou l’Egypte.

D’ailleurs les « guerriers » du pays de Denis Sassou Nguesso n’ont participé à aucune Can depuis l’édition 2000 au Ghana et au Nigéria, dans les éliminatoires de laquelle ils avaient sevré notre pays, à l’époque dirigé par le Français Christian Sarramagna, d’une qualification lors de la dernière journée. Sur le plan de l’effectif, à part l’ancien sociétaire de Lille, Matt Moussilou, les Aigles ne doivent pas avoir de grandes difficultés à contrer les velléités offensives congolaises. Qui plus est, beaucoup d’Aigles comme Soumaila Coulibaly, Mahamadou Sidibé et autres Adama Coulibaly, connaissent les Congolais pour les avoir déjà rencontrés dans ces mêmes éliminatoires.

Cependant, la vigilance et le respect de l’adversaire s’imposent. Surtout qu’aucun match de football n’est gagné à l’avance. Les Aigles qui ne minimisent aucunement leur adversaire du jour en sont conscients. Ils pensent que la clé de la réussite est la concentration. « Nous allons gagner mais ça ne sera pas facile », a averti le capitaine Mahamadou Diarra alias Djilla. Ses coéquipiers et lui ont sans doute entendu à maintes reprises la « fameuse » finale de la Can de Yaoundé en 1972 où les Aigles, sous la houlette des Salif Keita, Karounga Keita et autres Cheickna Traoré dit Kolo, s’étaient pliés au diktat des Congolais, vainqueurs 3 buts à 2. Pourtant tous les observateurs avertis avaient donné les nôtres victorieux.

Hélas! Autre temps, autre réalité. Les Aigles sont en ordre de bataille et bien partis pour faire une bonne entame à domicile face au Congo Brazzaville. Reste que le nombreux public attendu au Stade du 26 Mars supporte le Mali dans la sportivité et le galvanise vers la victoire finale. Un succès qui sera certainement celui de la réconciliation des Aigles avec le peuple malien après la douloureuse campagne avortée de la dernière Can. Il n’en faut pas moins.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

DES AIGLES ET LEUR ENTRAINEUR REAGISSENT…

Stephen Keshi(entraîneur des Aigles) 

« Jimmy Kébé s’est blessé »

Le comportement des joueurs ici à Kabala est vraiment très bien. Je ne vais pas demander plus. J’espère qu’ils resteront concentrés parce qu’ils travaillent très dur. J’espère aussi que les Maliens vont prier pour que ça se passe bien dimanche. Seydou et Bagayoko sont arrivés mercredi soir. Maha arrive ce jeudi soir, car il a joué hier. Diamouténé arrivera peut-être le 2 juin, sinon nous sommes au complet. Il faut gagner ce match, mais le public doit être patient. Les joueurs savent ce qui les attend. Je suis confiant. Il y a beaucoup d’options possibles avec mon effectif. Le public doit sortir massivement pour nous supporter. Kébé s’est blessé et est reparti hier en France pour se soigner. C’est dommage parce que je comptais sur lui 

Seydou Kéita(milieu de terrain des Aigles) 

« Nous repartons à zéro »

Maintenant, nous repartons à zéro. Il s’agit de faire à nouveau des bonnes choses pour le Mali. Nous n’avons pas peur. C’est le football. Si ça doit mal se passer, ça se passera mal. Et nous n’en pouvons rien. Mais nous allons essayer de faire le maximum. Je suis très content de signer au FC Barcelone, mais ce n’est pas la finalité. Il ne s’agit pas de partir dans les grands clubs, mais de faire de bonnes choses avec eux.

Soumaïla Coulibaly(milieu de terrain des Aigles) 

« La victoire est impérative »

L’équipe est pour tout le monde. Nous allons essayer d’assurer notre qualification dès le départ. Je remercie tous ceux qui nous font confiance dans la mesure où ça c’est le plus important. C’est un match difficile. Nous nous préparons pour contrer les Congolais. La victoire est quand même impérative.

Mamadou Bagayogo (attaquant des Aigles)  

« Faire un bon résultat »

Ça fait longtemps que je n’ai pas joué avec le Mali. Je connais déjà la plupart du groupe. Ça va, il n’y a pas de problème. Nous voulons faire un bon résultat. Avec cette équipe, nous sommes capables de le remporter mais ce ne sera pas facile. Que le public nous soutienne et nous donnerons le meilleur de nous même pour une victoire.

Mahamadou Diarra Djilla(milieu de terrain des Aigles)

« Un esprit de gagnant »

Nous aborderons la rencontre avec un esprit de gagnant. Ça fait quelques années que nous avons des problèmes dans nos premières rencontres des différentes éliminatoires. La qualification dépend en grande partie du premier match. Nous avons la chance que ce match se joue chez nous. Nous devons gagner pour confirmer notre statut de favori dans ce groupe. Les supporters doivent être fair-play et avoir le même but.

Adama Coulibaly Police(défenseur des Aigles) 

« Que le public nous accompagne »

Nous ferons tout pour gagner dimanche. Les supporters pourront être contents. Nous devons prendre un nouveau départ. Je suis à ma 9 e année à Lens dont la descente en ligue 2 me fait beaucoup mal. Nous avons banalement perdu des matches. Je demande aux Maliens de prier pour que je trouve un nouveau club. Beaucoup de choses se disent, mais je n’ai rien signé pour le moment. J’ai été touché par l’accueil réservé à Kanouté. Je souhaite que le public nous accompagne.

Kanouté (attaquant des Aigles) 

« Motivés pour remporter »

Je me sens bien ainsi que tous mes coéquipiers. Nous sommes très motivés pour remporter déjà cette 1ère victoire qui sera très importante pour la suite de la compétition. Le sérieux, la motivation et la solidarité entre les joueurs seront déterminants. Nous avons vraiment envie de réussir. Nous ne pouvons jamais oublier la Can, nous essayons de faire mieux en tirant les enseignements de ce mauvais passage. Le message à l’endroit du public est toujours le même, qu’il nous supporte. L’essentiel est qu’on mette tout notre cœur dans la bataille.

Propos recueillis par

Harouna Traoré

Sidiki Doumbia

Ogopémo Ouologuem

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