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2008

Mois de mai

Les Echos du 29 Mai

 

CRISE DANS DES COMMUNAUTES MALIENNES

Rien ne va plus entre les Maliens de France

Le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine avait balisé le terrain pour des élections consensuelles, mais l’immixtion du président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME) dans le choix du président, samedi dernier, est une plaie béante ouverte au sein des communautés maliennes en France.

Le président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur est allé lui-même à Paris pour tenter de mettre fin à la crise qui prévaut depuis 2003 au sein du bureau des Maliens de France. Le patriarche qui tient les commandes de la structure depuis sa création au sortir de la Conférence nationale en 1991 avec une bourse bien fournie, voulait montrer aussi qu’il a une poigne de fer.

Samedi dernier, à la tête d’une petite délégation, il est descendu à Paris pour organiser et superviser en personne - en compagnie du consul général du Mali en France - de nouvelles élections pour le renouvellement du bureau du Conseil des Maliens de France.

Le scrutin s’est tenu dans les locaux du consulat général du Mali en France qui, pour la circonstance, a mobilisé son personnel d’encadrement, des agents de sécurité pour prévenir tout débordement. Dans un communiqué adressé à notre rédaction (cf. Les Echos page 3 du mercredi 28 mai 2008), on apprend que c’est le candidat Gaharo Doucouré qui a été élu avec un score écrasant de plus de 98 % des voix face à Oumou Kanté, dont la candidature aurait été annulée en un premier temps par la commission électorale, supervisée par le consul général du Mali en France, le magistrat Waffi Ougadèye Cissé.

Pour rappel, suite à des tractations menées par le ministre Aliou Badra Macalou, chargé des Maliens de l’extérieur, le scrutin qui devait être tenu le 4 mai dans un esprit de consensus et de paix retrouvée pour l’union a échoué face une situation ubuesque entretenue par les différentes parties prenantes. Finalement, le bureau sortant, dirigé par Diadié Soumaré, a porté à la tête du Conseil des Maliens Makan Sidibé en succession à son soutien et protecteur.

Contacté par nos soins, Diadié Soumaré s’est dit plus que navré par les agissements de Abdrahamane Chérif… « L’organisation d’un scrutin quel qu’il soit, peut-il être fait sans le bureau sortant ? » s’est-il interrogé ajoutant que « M. Haïdara est avec des intentions bien claires : installer un bureau sans tenir compte des réalités de la situation. De toute façon, nous ne nous laisserons pas faire ». Voilà qui est assez révélateur de la cristallisation.

Guerre ouverte

Contesté par Gaharo Doucouré, installé à la tête de la structure dans une ambiance de fête, avec la bénédiction du bureau national des Maliens de l’extérieur, du ministère chargé de nos compatriotes vivant à l’étranger et du consulat du Mali en France, le bureau dirigé par Diadié Soumaré, pour un second mandat, se trouve aujourd’hui marginalisé.

Abdrahamane Chérif Haïdara, qui déclare ne reconnaître que le bureau qu’il a lui-même mis en place, est à son tour attaqué par les hommes de Diadié Soumaré sur son illégitimité à la tête du HCME car, rappelle-t-on du côté des bannis, « son mandat a expiré depuis janvier 2007 ». Et l’on ne se retient pas d’interroger avec malice : « comment un illégitime peut-il imposer sa loi ? »

Diadié Soumaré qui a bataillé des années durant contre les différents ministres de tutelle et se débrouillant sans le consulat général qu’il considère comme un simple partenaire qui aurait plus besoin de ses services que lui M. Soumaré des leurs est donc décidé à engager une partie de bras de fer avec Abdrahamane Chérif Haïdara. Des rumeurs faisant état de la volonté de M. Soumaré à succéder à M. Haïdara circulent depuis un certain temps. Ce qui aurait incité Abdrahamane Chérif à dénouer les cordons de la bourse et à sortir ses armes.

Le président des Maliens de l’extérieur devra également affronter les velléités protestataires des bureaux des Maliens de Côte d’Ivoire et des Etats-Unis d’Amérique. Dans le premier pays, le renouvellement a donné lieu à des saccages des locaux et des mobiliers où se sont tenues les élections. La volonté du président Chérif de mettre un holà à cette situation ne fait donc que commencer.

Oussouf Diagola

(Paris)

 

 

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BUDGET D’ETAT

Un faible taux de fiscalisation entre 2002 et 2006

En 2005, la pression fiscale au Mali demeurait au niveau de 11 %, bien en deçà de l’objectif de 20 % fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) .

Le Mali fait partie de l’Uémoa, une zone de libre échange qui partage la même monnaie et dont les pays doivent obéir à de stricts critères de convergence macroéconomique comme le ratio de la dette publique par rapport au PIB, le déficit budgétaire, l’inflation, etc. La politique budgétaire sur la période 2002-2006 visait à contenir le déficit budgétaire et à réaliser les investissements publics importants pour la relance des activités économiques et l’amélioration des conditions de vie de la population.

Sur la période 2002-2007, le taux de croissance du PIB s’est établi à 5,1 % contre 3 % dans le reste de la zone Uémoa. Selon un document dénommé « Déclaration de Paris »et conçu par la Fédération des collectifs d’ONG du Mali (Fecong), la période 2002-2007 fut marquée par un faible taux de fiscalisation.

En 2005, révèle la « Déclaration », la pression fiscale demeurait au niveau de 11 %, largement en deçà de l’objectif de 20 % fixé par l’Uémoa. Le niveau des recettes totales et dons est passé de 456,7 milliards de F CFA en 2002 à 1,740 milliards de F CFA en 2006 à cause de la restructuration de la dette Initiative pour l’allègement de la dette multilatérale (IADM) tandis que les dépenses totales et prêts nets ont évolué de 541 milliards de F CFA en 2002 à 865,6 milliards de F CFA en 2006. Dans le document, l’on explique que l’évolution des dépenses est imputable aux dépenses de réduction de la pauvreté et aux dépenses exceptionnelles.

Les efforts d’assainissement des finances publiques ont abouti à un déficit du solde budgétaire primaire de 29,8 milliards de F CFA en 2002 à 44,9 milliards de F CFA en 2006. Quant au solde global, il est resté déficitaire passant de 84,3 milliards de F CFA en 2002 à 874,4 milliards de F CFA en 2006.

IDH faiblement amélioré

Par ailleurs, les dotations budgétaires de la Loi des finances ont évolué de 679,3 milliards de F CFA à 935,8 milliards de F CFA, soit une augmentation en moyenne de 8,3 % sur la période 2002-2006. Le niveau d’exécution des dotations budgétaires est passé de 591,6 milliards de F CFA en 2002 à 774,1 milliards de F CFA en 2005, soit un accroissement moyen de 9,5 %.

Le financement extérieur de la loi de finance a évolué de 208,3 milliards de F CFA en 2002 à 231,6 milliards de F CFA en 2006. Son niveau d’exécution est passé de 140,7 milliards de F CFA en 2002 à 774,1 milliards de F CFA en 2005, soit un accroissement moyen de 9,5 %.

Le Mali a obtenu entre 2000 et 2005 au titre du PPTE un allègement total de la dette de 141,97 milliards de F CFA, dont 29,05 milliards de F CFA au titre du FMI, 48,57 milliards de F CFA pour l’Association internationale pour le développement (Ida), 16,66 milliards de F CFA pour le Club de Paris, 26,83 milliards de F CFA pour la Banque africaine de développement.

174e sur 177 pays classés selon l’Indice de développement humain (IDH) en 2005, le Mali a connu une forte augmentation de l’aide extérieure qui représentait en 2004, près de 35,2 % des dépenses totales et en 2006, près de 37,5 %.

Si le potentiel agricole est loin d’être négligeable, la crise institutionnelle dans le coton affecte la productivité de l’un des principaux secteurs d’exportation et constitue un facteur d’irritation dans les rapports entre la Banque mondiale et le gouvernement.

Mohamed Daou

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« MUNICIPALES DE 2009 », « APOTHEOSE DE 2012 »…

Les révélations du président de l’Adéma/PASJ

La célébration du 17e anniversaire du parti Adéma à Kayes a été l’occasion, pour son président, de lever le voile sur les ambitions futures : « gagner haut la main les municipales de 2009 » et organiser « l’apothéose en 2012 ». « Nous entrons dans la phase stratégique de notre reconquête du pouvoir », a-t-il clamé devant les cadres réunis en conférence, le samedi dernier.

Aujourd’hui, a estimé Dioncounda Traoré, « nous entrons dans la phase stratégique de notre reconquête du pouvoir ». Il a assuré le peuple Adéma en ces termes : « Ça se terminera en apothéose en 2012 ». Et d’ajouter « que cela soit clair dans l’esprit de chacun, 2012, c’est l’année de l’Adéma/PASJ ». Il ne se fait guère d’illusions cependant. C’est pourquoi, il a invité les uns et les autres à élargir la base du parti, à travailler davantage à son unité et à sa cohésion.

Dans la salle de conférence du conseil culturel du cercle de Kayes qui a abrité la rencontre entre le Pr. Dioncounda Traoré, président de l’Adéma/PASJ, et les cadres, en présence des ministres issus du parti, des élus et autres invités, le secrétaire général de la section, Michel Abdoulaye Camara, manquait presque de mots tant il a été ému par la grande mobilisation des militants.

Il a toutefois remercié les uns et les autres qui ont rehaussé, de par leur présence, tout l’éclat de l’événement. Au président du parti, il a adressé un grand merci. « Le parti se porte bien à Kayes », lui fera-t-il savoir. Il évoquera le travail, la joie, la fierté et le mérite de ses camarades du parti qui ont, selon lui, « tout donné au pays ».

M. Camara s’est appesanti sur leur combat pour la démocratie, notamment sur les efforts du camarade-président Alpha Oumar Konaré tant au Mali qu’à l’extérieur (référence à l’Union africaine). Il a salué les adhésions et s’est dit fier de l’engagement des uns et des autres.

Pour le secrétaire général de la section, ce travail n’était que le corollaire des résolutions de la 7e Conférence nationale du parti. Conséquence : M. Camara trouve que le PASJ est en « forme partout à Kayes ». Il a remercié ses camarades de la région pour leur dépassement de soi afin que le parti rayonne.

Dioncounda Traoré ne pouvait qu’être à l’aise pour parler non pas seulement du PASJ, mais aussi et surtout de son pays, le Mali. Il s’est réjoui du fruit des nouvelles adhésions et a salué le retour de certains camarades. Il a ordonné d’ouvrir grandement les portes du parti à tous. « Ceux qui viennent, nous apportent quelque chose. Mettez-les là où ils doivent être », a-t-il lancé. Mais, à l’endroit de ces derniers, il dira : « Eux aussi doivent savoir que l’on ne peut pas les mettre là où ils ne peuvent pas ».

Pour Dioncounda, « chacun a compris qu’individuellement, on n’ira pas loin ». D’où l’intime conviction : « C’est ensemble que nous soulèverons une montagne ». Le président de l’Adéma a noté qu’à l’image de Kayes, le parti se porte très bien partout. Il a donné l’exemple de Youwarou.

Comblé, il l’était à Kayes d’autant plus que le parti a répondu aux attentes de la 7e Conférence nationale. A savoir, faire réélire ATT, acquérir une majorité confortable, travailler à la consolidation du fait partisan. Une fois de plus, Dioncounda a réaffirmé le soutien total à ATT. « On va le soutenir. Nous ne sommes pas habitués à trahir. Si ça échoue, on va parler du premier parti qui l’a soutenu », a-t-il promis.

Tout pour le pays

Le président de l’Adéma a évoqué les problèmes de l’heure : école, Nord du pays, cherté de la vie. Dans les trois cas, il a prôné le dialogue. Car, selon lui, celui qui dirige le pays est un « général de paix qui a parcouru l’Afrique et le monde entier pour la paix. Il ne peut pas échouer. L’Adéma le soutient et l’accompagnera dans la recherche de solutions pour cette paix ».

Puis, il s’est prêté à l’exercice de l’historique du Parti africain pour la solidarité et la justice/Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma/PASJ). A l’occasion, nombre de militants d’aujourd’hui ont pu apprendre qu’en 1991, c’est Modibo Diarra, syndicaliste de son état, militant du parti, qui a choisi « l’Abeille » comme symbole du parti. Ceci, compte tenu des valeurs de travail, de solidarité et d’altruisme qui caractérisent la vie de l’abeille dans la ruche. Modibo Diarra rappela, à l’époque, une sourate du Coran pour appuyer ses dires.

Ensuite, M. Traoré a évoqué des premiers pas du Mali démocratique, des actes posés par l’Adéma (l’association) d’abord, et le PASJ après. Il n’a pas occulté les difficultés rencontrées de 1992 à 1995. A l’endroit de Alpha Oumar Konaré, il a adressé ses sincères salutations pour avoir su trouver les moyens de sortir le pays du chaos. Malgré tout, soulignera Dioncounda Traoré, le peuple lui renouvela sa confiance.

Entre temps, indiqua-t-il, il y a eu la crise de 1994 donnant naissance au parti Miria. « Mais, le parti continua à fonctionner », a-t-il dit, « car Alpha Oumar Konaré était là » et « son parti présidé par Ibrahim Boubacar Kéita ». Il a rappelé aussi les crises sociales gérées et la fin de la gestion concertée du pouvoir. « Le parti était donc obligé de gérer seul le pays », entonna-t-il.

Pour ce qui était de l’approche de la fin du mandat de M. Konaré, M. Traoré s’est interrogé : « Qui allait lui succéder ? » Selon lui, des ambitions sont ainsi nées. « Celui qui serait candidat Adéma, serait élu », croyait-on. A en croire le président Dioncounda, c’était oublier que sans l’Adéma unie, c’était l’échec. « C’est pourquoi, le candidat de l’Adéma n’a pas bénéficié des 100 % de voix du parti », a-t-il confié.

Il a salué le réflexe retrouvé après cette crise, car le parti était la première force politique à l’issue des législatives de 2002. Et au président du parti de regretter le départ de certains camarades qui ont créé le RPM et l’URD. Il a reconnu que malgré le travail abattu, les plaies ouvertes en 2002 étaient encore vivaces.

D’où, d’après lui, il fallait travailler à l’unité et à la cohésion, conformément aux résolutions de la 7e Conférence nationale, au sein du parti. C’est ce qui explique, selon toujours Dioncounda, la décision de soutenir ATT. Il s’empressa d’ajouter : « Mais, cela n’avait pas été compris ».

S’appuyant sur l’expérience acquise, il trouvera que le parti a pu rebondir encore aux législatives de 2007. Au cours desquelles le PASJ sortit avec une large majorité. Avec d’autres partis, une majorité s’est formée au Parlement pour soutenir l’action gouvernementale. Il a ainsi salué la naissance de l’ADP pour accompagner le chef de l’Etat, ATT.

(correspondance particulière)

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OPERATION RIZ

Djigué-SA exige la transparence aux détaillants

L’opération riz est une réponse du gouvernement à la crise céréalière à travers un partenariat scellé avec des importateurs céréaliers sur la base d’exonération en vue de fournir les commerçants détaillants qui s’engagent à vendre le kilo à 310 F. La société Djigué SA a joué mardi sa partition, en livrant aux détaillants 50 tonnes de riz sur les 1000 tonnes prévues non sans inviter les uns et les autres à respecter les règles du jeu.

Une cérémonie de livraison de 50 tonnes de riz a eu lieu mardi dans les magasins de la société Djigué-SA, au marché de Ngolonina, en présence du président du Groupement des commerçants détaillants du Mali, Hamma Abba Cissé, du chargé de mission du ministre du Commerce, de l’Economie et de l’Industrie, Souleymane Kensa Sidibé, et du représentant et manager de la société Djigué-SA, Soya Djigué.

Depuis quelques jours, les opérateurs céréaliers de la place, comme GGB de Bakoré Sylla, Mme Camara Astan Kouma, Modibo Kéita de GDCM et la société Djigué ont commencé à livrer chacun 1000 tonnes de riz exonérés à l’importation aux commerçants détaillants au prix de 300 000 F CFA la tonne. A charge pour les détaillants de les revendre à 310 F CFA le kilo.

Le riz fourni par la société Djigué est de la brisure à 5 %. Selon Soya Djigué, il n’a pas été importé pour les besoins de la cause, mais la seule variété que la société vend depuis des années à ses clients traditionnels de Ségou, Sikasso, Kayes, Kita, Koutiala, Bougouni, Mopti, Gao, entre autres. Le prix de revient est de 350 000 F CFA la tonne, mais, par patriotisme, la société a accepté de le revendre à 300 000 F CFA la tonne.

Soya Djigué a demandé aux détaillants de respecter le prix officiellement fixé de commun accord avec l’Etat afin de soulager les populations meurtries par les conséquences de la vie chère. Il a ajouté que sa société a fait une enquête préliminaire auprès des consommateurs pour connaître leur goût afin de leur proposer du riz de qualité.

Dans la journée de mardi, des commerçants détaillants ont été ravitaillés. Une cinquantaine de tonnes de riz sont sorties des magasins Djigué. La livraison continuera jusqu’à épuisement du stock des 1000 tonnes prévues.

Le président du Groupement des commerçants détaillants du Mali, Hamma Abba Cissé a jugé que l’opération qui a commencé, il y a environ une semaine, se passe dans la plus grande transparence et que les 200 commerçants détaillants de Bamako qui ont reçu le précieux sésame jusque-là sont tous solvables. Il a ajouté, qu’il y va de la pérennité de l’opération qui se fait par un système de crédit revolving. Pour être servi une deuxième fois, il faut d’abord éponger sa dette, a-t-il expliqué. Une commission de distribution veille à la moralité de l’opération, a précisé M. Cissé.

Abdrahamane Dicko

 

Du riz toujours cher

Selon des consommateurs, le prix du riz ne cesse de prendre l’ascenseur sur certains marchés de la capitale. Des prix oscillent entre 350 et 375 F CFA le kilo dans les marchés de Sogoniko, Niamakoro, Magnambougou et une partie des 1008-Logements de Yirimadio en Commune VI. Est-ce de la spéculation par des commerçants détaillants sur le riz exonéré qu’ils doivent vendre à 310 F ? Le président Hamma Abba Cissé explique qu’il y a un contrôle strict sur les riz proposés dans le cadre de l’opération. Il réfute toute idée de spéculation. Mais selon lui, il y a différentes qualités et variétés de riz sur le marché et les prix varient en fonction de la qualité. Selon lui, il n’est pas dit que tous les riz importés doivent être vendus à 310 F. Il se dit au contraire satisfait du déroulement normal de l’opération.

A. D.

 

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ENLEVEMENTS, VOIES DE FAIT, ASSASSINATS

Amnesty International accuse le Mali

Le rapport 2007 d’Amnesty International note qu’au Mali, le respect des droits humains a encore un long chemin à faire avec les violences orchestrées, les voies de fait et les tueries toujours en cours dans le Nord du pays.

Le président d’Amnesty-Mali, Makan Koné, assisté de Saloum Traoré et Me Mamadou Diarra, respectivement directeur national de la section Amnesty-Mali et modérateur du débat ont animé hier un point de presse sur le contenu du rapport 2008 d’Amnesty International.

« Ce rapport 2008 rend compte, de façon sommaire, de la situation des droits humains dans 150 pays et territoires et couvre la période allant de janvier à décembre 2007 » . C’est par ces mots que le président de la section Amnesty Mali a introduit le point de presse mercredi dernier sur le contenu du rapport d’Amnesty International.

Dans ce rapport 2008, Amnesty International révèle que plus de 1200 personnes ont été exécutées en 2007 dans le monde. Selon les conférenciers au moins 1252 personnes ont été exécutées dans 24 pays et au moins 3347 condamnées à mort dans 51 pays. A les en croire, au cours de l’année 2007, des exécutions recensées ont eu lieu dans des pays comme la Chine, l’Iran, l’Arabie saoudite, le Pakistan et les Etats-Unis.

En Afrique les droits humains ont été piétinés notamment au Kenya, au Zimbabwe, en Somalie, en Ethiopie, au Soudan avec l’épineux problème du Darfour. S’agissant du Mali, le document fait ressortir que des personnes ont été enlevées, blessées, et assassinées lors des troubles survenus dans le Nord du pays. Selon le rapport, des atteintes à la liberté d’expression ont été relevées « un enseignant et cinq journalistes ont été arrêtés ».

Le document de plus de 400 pages fait également ressortir que les autorités de nombreux pays ont exécuté des personnes qui avaient été condamnées pour des faits rarement considérés en droit comme criminels ou qui n’avaient pas bénéficié de procédures équitables. Sur la liste figurent l’Iran, la Corée du Nord, l’Arabie Saoudite, les Etats-Unis d’Amérique, la Chine…

Toutefois, 2007 a également été l’année au cours de laquelle l’Assemblée générale des Nations unies s’est prononcée (par 104 voix contre 54 et 29 abstentions) en faveur de la fin de l’application de la peine capitale.

« L’Assemblée générale des Nations unies a pris la décision historique d’appeler tous les pays du monde à cesser de procéder à des exécutions. Le fait que cette résolution ait été adoptée en décembre à une aussi nette majorité montre que l’abolition universelle de la peine de mort est possible » , ont déclaré les conférenciers.

Idrissa Sako

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INTEGRATION AFRICAINE

Les dirigeants invités à sortir de leur « inertie »

L’édition 2008 de la Semaine de l’intégration africaine a offert l’opportunité aux autorités maliennes de réitérer leur détermination à faire du brassage des Etats africains une réalité et un moteur de développement. Le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Dr. Badra Alou Macalou, a lancé un vibrant appel à ses « compatriotes » africains, particulièrement aux leaders, pour le respect des engagements pris en matière d’intégration.

Depuis plus d’une décennie, notre pays célèbre l’Afrique à travers les « Journées de l’Afrique » qui ont pris l’appellation de « Semaine de l’intégration » en 2000. Fervent défenseur de l’unité africaine, le Mali a toujours fait de l’intégration des peuples du continent un combat et une préoccupation. Car notre pays reste convaincu que c’est de là que viendra le salut de l’Afrique.

Notre pays a joué un rôle prépondérant dans cette lutte du temps des indépendances où l’Organisation de l’unité africaine (OUA) était encore un « bébé » à celui de l’Union africaine (UA) de nos jours. C’est fort de cette constante dans sa politique vis-à-vis des Etats africains que le gouvernement a décidé de renforcer cette dynamique de coopération et d’intégration. La création d’un ministère dédiée à l’Intégration n’est donc pas fortuite à cet égard.

Et le président de la République a, dans son Programme de développement économique et social (PDES) tout comme dans la Lettre de cadrage adressée au gouvernement, souligné tout l’intérêt qu’il accorde au brassage des peuples africains en promettant de s’activer « à appuyer les initiatives en cours en vue d’accélérer le processus d’intégration ».

« Moment privilégié de brassage intense entre les communautés africaines résidant au Mali et la population malienne à travers des manifestations culturelle et sportive » pour le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, la Semaine de l’intégration offre un panel pour non seulement passer en revue le chemin parcouru en matière d’intégration mais aussi pour davantage inciter les populations vers « l’idéal » d’intégration dans laquelle l’intégration sous-régionale occupe une place non négligeable.

C’est ainsi que cette année, de concert avec la Commission de la Cédéao, le thème principal retenu est « la libre circulation des personnes, le droit de résidence et d’établissement dans l’espace Cédéao ». Cette thématique est assez évocatrice pour qui sait que les Etats de l’Afrique de l’Ouest, qui sont liés les uns les autres ont beaucoup de choses en commun et doivent par conséquent, à travers l’intégration, allier leurs différentes politiques.

Commentant le thème de cette édition, le ministre Macalou regrettera que la libre circulation des personnes, le droit de résidence et d’établissement dans l’espace Cédéao est « le chantier qui rencontre le plus de difficultés dans sa mise en œuvre ». A preuve : « Depuis le 19 mai 1992 à ce jour, à l’exception de suppression du visa d’entrée, toutes les autres phases de cet important outil de l’intégration restent inappliquées ».

Aussi, le carnet de voyage et le passeport Cédéao, de véritables outils intégrateurs, ont été libérés par peu de pays. Ce qui est d’autant plus déplorable que nos peuples, historiquement liés, ne se reconnaissent pas à travers les frontières « artificiellement tracées par nos Etats modernes ».

Dr. Macalou a donc invité les dirigeants africains à sortir de leur « inertie » dans la concrétisation d’une véritable intégration entre les peuples, qui doivent, à leur niveau, faire leurs les mécanismes d’intégration.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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