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2008

Mois de mai

Les Echos du 28 Mai

 

MINES D’OR AU MALI

La prostitution, une « bonne affaire »

Les zones d’exploitation d’or sont conçues par beaucoup de personnes comme étant un réservoir de fortune et un endroit propice aux affaires. L’ouverture de plusieurs mines d’or dans notre pays a offert l’occasion aux professionnelles du sexe et leurs complices de mener leur business, auquel prennent part non seulement des nationaux mais aussi des étrangers. Une véritable source de maladies sexuellement transmissibles.

Le Mali est le 3e producteur d’or en Afrique après l’Afrique du Sud et le Ghana. L’exploitation des ressources aurifères attire du beau monde y compris des étrangers. Si ces mines suscitent l’indignation de bon nombre de nos compatriotes choqués par le fait qu’elles n’ont point d’impact sur la vie des populations de plus en plus minées par la pauvreté, les prostituées et proxénètes en sont heureux. Car ils tirent leur épingle du jeu en profitant bien du milieu et de son « beau monde » pour faire prospérer leur « commerce ».

Ce sont de véritables entreprises sexuelles qui sont montées autour des mines et zones avoisinantes. Les bars, qui abritent principalement les prostituées, s’érigent un peu partout. Avec ses nombreux bars, la ville de Sanso, proche de la mine d’or de Morila est désormais « régulée au rythme de la prostitution ». Les professionnelles du sexe, en partie des Nigérianes, auxquelles les bars ne suffisent plus, affluent dans la ville.

Conscientes de la situation, des structures luttant contre les maladies sexuellement transmissibles n’ont pas hésité à envoyer des agents de sensibilisation dans ces lieux, mais rien à faire, l’œuvre gagne du terrain au point d’entraîner des commentaires internationaux. « Après l’ouverture de la mine de Morila en 2001, des bars ont commencé à voir le jour. A cette époque, il y avait dix filles par établissement, toutes Nigérianes », explique Mohamed Maïga, chargé de prévention VIH/MST auprès des prostituées de Sanso, avant d’indiquer que depuis ce temps, le nombre de prostituées n’a cessé d’augmenter.

L’une des raisons de l’afflux vers la mine de Morila serait la porosité de nos frontières.

Chambre à 15 000, passe à 2000

Flouées par des « passeurs vicieux », les étrangères en partance pour l’eldorado de l’Espagne affluent sur la localité. « On fait croire aux jeunes femmes qu’elles sont en route pour l’Espagne ou ailleurs et en cours de chemin on leur demande de s’établir près des exploitations aurifères pour faire commerce de leurs corps », ajoute M. Maïga.

Et ces femmes doivent ensuite se prostituer pour pouvoir rembourser les prix de leur transport de leur pays d’origine au Mali à leur promotrice, la responsable de l’établissement sexuel. « Une femme est venue me voir à la sortie de l’école et m’a promis un emploi au Sénégal. Je ne suis jamais arrivée là-bas, au lieu de cela j’ai atterri à Sanso où j’ai été obligée de me prostituer », témoigne une Nigériane.

Cependant, rien n’est évident, avec une location de chambre à 15 000 F CFA par mois et une prestation ne dépassant pas les 2000 F CFA, les prostituées mettent plus de « six mois » à rassembler la somme. « Si certaines quittent définitivement le Mali après avoir remboursé leurs dettes, d’autres préfèrent accumuler de l’argent pour investir ensuite dans leur pays », souligne M. Maïga. Au bout du compte, c’est le règne des maladies sexuellement transmissibles dans la mesure où « les rapports ne sont pas généralement protégés en dépit des campagnes de sensibilisation ».

Le hic est qu’à Sanso, les jeunes filles maliennes commencent à emboîter le pas aux étrangères et les risques de contagion des maladies ne sont pas à négliger. « Elles agissent de manière discrète, il est impossible pour nous de les suivre. Elles n’ont aucune protection », regrette le chargé de prévention VIH/MST auprès des prostituées de Sanso.

Selon des sources provenant de la mine de Morila, des forces de l’ordre de Sanso se livreraient à des stratégies d’extorsion avec la complicité des prostituées. « La stratégie consisterait à se lier d’amitié avec un ouvrier pour ensuite le dénoncer à la gendarmerie pour harcèlement sexuel, abus... et lui faire payer une somme d’argent en échange du silence des agents ».

Ouverte en 2007, la mine d’or de Syama connaîtrait le même sort.

Ogopémo Ouologuem

(avec afrik.com)

 

 

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AFRIQUE DU SUD

La honte

Les événements disgracieux qui se déroulent au pays de Nelson Mandela sont un indice de la lente déliquescence de ce pays.

Qui aurait pu l’imaginer ! Il y a à peine 17 ans, le monde entier poussait un ouf de soulagement en voyant s’ouvrir le lourd portail du bagne de Robben Island, laissant paraître la mine épanouie de l’homme qui fut le symbole même de la lutte acharnée contre l’apartheid, Nelson Mandela. A partir de ce jour, l’Afrique du Sud qui rompait avec l’infamie et l’ignominie avait fait le choix de se baptiser « Nation arc-en-ciel ».

Ce pays meurtri entamait une nouvelle phase de son histoire. Les martyrs de Soweto et de Cape Town avaient gagné. Egalement ceux qu’on appelait « les pays de la ligne de front » eurent droit aux éloges les plus soutenus du futur président de la République. Mandela avait reconnu leur apport à la liberté retrouvée.

La Zambie , le Mozambique, le Zimbabwe et bien d’autres avaient payé cher leur soutien matériel, humain et financier à l’ANC. Ils ont plusieurs fois subi les incursions, bombardements et représailles du régime raciste qui ne leur pardonnait pas leur opposition courageuse à sa politique.

Seulement 17 ans, et cela semble déjà rangé dans l’antémémoire de cette horde de jeunes Sud-Africains que les télévisions du monde entier montrent, machettes ou gourdins, pistolets ou barres de fer à la main, dans une crise de sauvagerie innommable, en train de pourchasser des frères africains dans la rue, de les dépouiller de leurs biens, de les assassiner d’une manière qui aurait fait honte au carnassier le plus répugnant. Oui, assurément, honte à cette Afrique du Sud qui a oublié en 17 ans son Histoire de sang et de souffrance, pour libérer son instinct le plus vil.

Je parle clairement des bandits, des assassins sans vergogne qui criaient dans la rue leur xénophobie, leur grégarisme outrancier, leur manque cruel de jugement et de mémoire, leur animosité caractérielle. Cette Afrique du Sud là ne fait pas honte seulement à l’Afrique, elle est le déshonneur du monde entier. Elle fait regretter aujourd’hui aux humanistes et militants d’antan leur engagement à libérer ce peuple de l’oppression. En pouvait-il vraiment être autrement ?

Dans une chronique antérieure, j’avais identifié des signes prémonitoires, des indices probants qui ne peuvent tromper : petit à petit, sous la gouverne de Thabo Mbeki et des caciques à la cupidité abjecte de l’ANC, la glissade de l’Afrique du Sud, sa transformation lente mais sûre en pays africain comme les autres, c’est-à-dire une République bananière gangrenée par la corruption, l’incompétence, l’insouciance, l’impunité et la mauvaise gouvernance.

Incurie

Selon la presse sud-africaine, trois semaines avant les premiers pogroms xénophobes, les services secrets du pays avaient remis un rapport détaillé au président Mbeki et au ministre de la Sécurité intérieure, les informant que des groupes criminels, prétextant un manque d’emplois, préparait la « chasse aux immigrés africains » (notez ici que la cible de ces malfaiteurs sont leurs frères africains, comme c’est la coutume). Et qu’a fait Mbeki ?

Rien ! Absolument rien ! Déjà, depuis plusieurs années, malgré les avertissements répétés et les dénonciations de la presse, il a continué à accorder des promotions de complaisance à des officiers corrompus et incompétents, les mêmes qui lui ont donné l’assurance que ces renseignements étaient faux. (Et, le saviez-vous : la presse sud-africaine rapporte que les policiers de ce pays, pour la première fois de l’histoire, ont commencé à se livrer à du racket, exigeant des pots-de-vin des automobilistes ? Et des officiers de l’armée, recyclés de l’ANC, font du trafic d’influence.)

A la limite, si M. Mbeki n’était pas prêt à servir sa rengaine préférée de « complot international » contre son pays, comme il l’avait fait avec le Sida. Non, pas de paranoïa. Il n’y a pas de complot international contre la « Rainbow Nation ». Il y a juste de l’incurie au sommet de l’Etat. Thabo Mbeki est, au premier chef, responsable, de la dégradation de l’image de son pays dans le monde, de sa lente, mais inexorable descente aux enfers. Il est celui qui, défiant toute logique, a dépensé 6 milliards de dollars en achats d’armes alors que des milliers de ses compatriotes manquent cruellement de logements.

A cinquante mille dollars la maison familiale, ces 6 milliards auraient pu construire 120 000 maisons et héberger un million de personnes. Le scandale consécutif à l’attribution de ce contrat continue de faire des vagues. Non content de gérer son pays comme un monarque, Thabo Mbeki a pris sa carte de membre du Syndicat des chefs d’Etat africains, organisation dont au moins la moitié des membres est constituée de criminels aux mains tachées de sang.

Le meilleur ami de Mbeki était le président Obasanjo du Nigeria qui, après une élection démocratique et 8 années à la tête de son pays, a réussi à dissiper plus de 12 milliards de dollars (6000 milliards de F CFA) ! Mbeki soutient aveuglement le dinosaure sanguinaire du Zimbabwe Robert Mugabe et n’hésite pas à se faire le porte-parole de mercenaires sans scrupules à travers le monde. La prochaine élection de Jacob Zuma ne fera que précipiter la descente aux enfers.

Abîme

La chasse aux immigrés africains a fait plus de 50 morts en Afrique du Sud. Plus de 50 000 autres prendront le chemin du retour vers leur pays d’origine, la gorge nouée par la colère et la rancœur. On a beau qualifier ces actes des mots qui nous viennent à l’esprit, force est de constater que jamais, dans l’histoire africaine, des immigrés n’ont subi un tel sort en Occident. On aurait eu droit à un torrent de sanglots si cette cruauté avait eu lieu en France ou en Allemagne.

Ces jeunes Sud-Africains, l’écume à la bouche, qui criaient « go home ! » retourneront à leur misère des townships, une fois le butin volé aux « frères » dépensé dans l’alcool et le sexe. Ils ne seront pas plus riches qu’hier, ils ne seront pas plus heureux. En plus, ils ont perdu la sympathie du monde. Qui voudra bien s’intéresser encore au sort de gens capables d’une telle bestialité ? Au fond, comme le dirait le cynique, c’est peut-être en connaissance de cette méchanceté incurable, que le sort les a confinés dans ce dénuement. Il est clair que Dieu n’accorde pas sa miséricorde à un homme capable de tuer son prochain pour un trousseau de clés pour mécanicien ou des morceaux de ferraille.

D’autres pays africains ont expulsé sauvagement des Africains. La partie la plus xénophobe de leur peuple a applaudi. Elle n’en a récolté que plus de misère. Souvenez-vous, à la fin des années 70, comment Mobutu a exercé sa brutalité ubuesque sur les Ouest-Africains. Ils les accusaient de « piller » l’économie zaïroise, alors que les vrais prédateurs étaient au cœur du régime. Ils ont chassé les étrangers mais aujourd’hui, y a-t-il encore quelqu’un qui a envie de s’installer dans ce pays en ruine ? En quoi le renvoi des Africains a permis une avancée économique ?

Ces événements ne prouvent qu’une chose : Axel Kabou a parfaitement raison. Dans son essai « Et si l’Afrique refusait le développement ? », elle écrivait, en substance, une réalité que bien de tartufferie tente d’occulter : le « racisme » entre Africains. Le premier ennemi de l’Africain est l’Africain lui-même. Allez voir dans n’importe quel pays africain : les gens n’ont aucune répulsion à voir leur économie contrôlée par des Argentins, des Grecs ou des Guatémaltèques. Mais jamais par d’autres Africains ! La conscience, la solidarité, la prise en compte du fait « Noir », la nécessité de s’entraider pour faire au défi du monde sont des notions abstraites chez nous. L’Africain affiche une confiance absolue aux hommes de toute autre nationalité sauf en l’Africain lui-même.

Je vous le garantis : l’Afrique du Sud n’a pas fini de sombrer dans l’abîme. Les bons sentiments n’y feront rien. Ce n’est pas une pathétique auto-flagellation qui m’inspire, c’est la froide réalité d’un continent qui a décidé qu’il ne fonctionnera jamais comme les autres. Vraiment triste…

Ousmane Sow

(journaliste, Montréal)

 

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VIE CHERE

La marche du Mouvement des sans voix annulée

Les autorités du district ont opposé hier une fin de non recevoir à la demande de marche pacifique contre la vie chère du Mouvement des sans voix .

Après une première marche contre la vie chère en avril dernier, le Mouvement des sans voix voulait encore battre le pavé mardi pour manifester son ras-le-bol face à la montée vertigineuse des prix des denrées alimentaires sur lequel le gouvernement Modibo Sidibé, dit-on, peine à trouver une solution appropriée.

Mais, contre toute attente, la marche, qui devait partir de place de la Liberté pour aboutir à la Primature, a été annulée par les autorités du district. Apparemment, la marche a été prise au sérieux par les autorités du district qui avaient déployé tôt le matin un dispositif important de forces de l’ordre aux alentours du ministère des Enseignements secondaire, supérieur afin de contrer toute velléité de résistance.

Venus pour donner le ton de la marche, le secrétaire général du Mouvement des sans voix, Tahirou Bah et son secrétaire aux relations extérieures, Macker Dakouo, n’ont pas eu le temps de s’adresser à leurs troupes. Ils ont été interpellés, avant d’être relâchés après avoir été mis en garde par le commissaire du 1er arrondissement.

Ayant trop attendu, les militants du Mouvement des sans voix ne cessaient de faire des va-et-vient entre le commissariat et le lieu de rassemblement pour savoir ce qui se passait. Là aussi, ils sont restés sur leur faim car ils se sont vus refuser l’accès du bureau du commissaire où se trouvaient leurs leaders. Comme si cela ne suffisait pas, les forces de sécurité ont signifié aux militants du Mouvement de ne pas s’attrouper devant le commissariat mais d’aller vers le ministère pour attendre la suite.

C’est dans cette atmosphère tendue que le secrétaire général du Mouvement des sans voix a fait parvenir un SMS à ses militants pour leur dire qu’ils ont été soumis à un interrogatoire et qu’il sera préférable qu’ils s’éloignent des forces de sécurité.

Mohamed Daou

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DERNIER NE DES PARTIS POLITIQUES

La Codem s’explique sur sa raison d’être

Avec déjà quatre députés dans son bureau, la Convergence pour le développement du Mali (Codem) ambitionne de compter parmi les premières forces politiques du pays et donner à la politique un sens. C’est en tout cas l’appel lancé par le secrétaire général et le 5e vice-président du parti, qui étaient face à la presse lundi après-midi.

Quarante-huit heures après son assemblée générale constitutive, la Convergence pour le développement du Mali (Codem) était face à la presse. Avec les hommes de médias, son secrétaire général, Alassane Abba, et son 5e vice-président, Harouna Traoré, sont revenus sur les raisons de la création de la Codem, son ralliement politique et son projet de société. Les deux membres ont également livré le point de vue de leur parti sur la situation que vit le pays.

Selon les conférenciers, la création de la Codem est l'aboutissement d'un long processus de concertations et d'analyses de la situation socio-politique. « Nous voulons donner à la politique son sens et réhabiliter le politicien ».

Ancien député élu sous les couleurs du parti de l’Abeille (1997-2002), Alassane Abba, député indépendant élu à Goundam, a tenu à informer de leur appartenance politique. « Nous soutenons les actions du président de la République et nous allons travailler davantage pour la consolidation des acquis tout en comptant sur notre propre force ».

La Codem , selon son 5e vice-président, n’appartient à aucun bord politique. « Nous ne faisons partie ni de l’ADP ni du FDR. Les organisations politiques sont montées de toutes pièces. Nous n’allons pas rentrer dans ce jeu. On vient pour servir de catalyseur ».

M. Traoré a réaffirmé que le benjamin des partis va compter sur sa propre force, se faire une place sur l’échiquier politique national. Déjà, ont-ils affirmé, la Codem va former son groupe parlementaire. A en croire, M. Abba, des discussions sont en cours pour l’adhésion de plusieurs députés. « Nous ignorons pour le moment le nombre exact », s’est-il empressé d’ajouter. Ces élus, ont-ils poursuivi, vont s’atteler à l’implantation des structures de base. « Nous avons des centaines de conseillers municipaux. Nous allons encore travailler pour avoir plus de conseillers aux élections à venir et insuffler un sang nouveau à la politique ».

A la question de savoir comment ils comptent apporter ce changement, les conférenciers ont répondu. « Nous allons mener un travail de sensibilisation très propre à la base. L’argent ne jouera pas. Nous pensons qu’il y a une façon de faire la politique autrement ».

Se prononçant sur la cherté de la vie, les conférenciers ont fait savoir qu’il faut revoir la base salariale du Malien, une condition indispensable. Placer le développement au centre de la politique et compter sur ses forces propres pour atteindre le bien-être social est le créneau du parti qui pense que les exonérations ne sont pas une solution à la cherté. « Il faut aller à la terre. L’Office du Niger est la meilleure solution ».

S’agissant de l’école, la Codem propose les Etats généraux de l’enseignement au Mali. « Aujourd’hui, l’école est un secteur téléguidé par l’extérieur ». La crise actuelle peut trouver sa solution dans le dialogue. « Nous demandons à l’Etat de se ressaisir ».

A propos des attaques des camps militaires par des bandits, M. Abba et son 5e vice-président, tous ressortissants du Nord, ont estimé que la « rébellion » ayant une racine très profonde, un dialogue serein serait le bienvenu. Toutefois, ils n’ont pas écarté l’option de la fermeté. « L’Etat doit garantir la sécurité des personnes et de leurs biens. L’Etat a le droit d’aller où il veut et quand il veut », ont-ils martelé.

Amadou Sidibé

 

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FORUM NATIONAL SUR L’EDUCATION

L’enseignement supérieur se prépare

En vue d’une participation de qualité au Forum national sur l’éducation, le sous-secteur de l’enseignement supérieur mène déjà une réflexion pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement, le rétablissement de la sécurité dans l’espace scolaire et universitaire et l’équipement des infrastructures de recherche.

En prélude au Forum national sur l’éducation, initié par le gouvernement et qui devrait se tenir en août prochain, les acteurs du secteur de l’enseignement supérieur sont réunis à la faveur d’un atelier dont les travaux ont démarré hier au rectorat de l’Université de Bamako. L’atelier va se pencher sur les perspectives du sous-secteur de l’enseignement supérieur au Mali, frappé par une crise sans précédent.

Le représentant du ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, M. Diawara, a précisé que l’atelier vise à réaliser un document de travail pour le Forum national, l’objectif final étant d’élaborer un programme de développement de l’enseignement supérieur « réaliste et réalisable ».

Tout en réfutant l’idée selon laquelle la Banque mondiale intervient peu dans l’enseignement supérieur dans les pays en développement, le représentant de l’institution de Bretton Woods, partenaire financier de l’atelier et du Forum, a réitéré la volonté de la Banque mondiale d’accompagner le Mali dans la réforme de son enseignement.

Dans sa déclaration du 17 mai 2008 sur la crise qui secoue l’école malienne, le Premier ministre Modibo Sidibé a instruit l’organisation d’un Forum national sur l’éducation en vue de réunir les conditions de stabilité et faire émerger un système éducatif plus efficace.

Pour concrétiser cette volonté et permettre au département de mieux préparer le Forum, la Banque mondiale a souhaité l’organisation de concertations avec les autorités, au cours desquelles le dialogue sera ouvert et toutes les questions seront débattues.

Amadou Waïgalo

 

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TAEKWONDO

Le Mali gagne 7 médailles à Libreville

La taekwondo malien continue sur sa bonne dynamique de performance amorcée il y a quelques années et qui s’est traduite par une double consécration de Daba Modibo Kéita au niveau mondial. L’équipe nationale du Mali vient de remporter le championnat d’Afrique francophone de taekwondo à Libreville (Gabon).

Les combattants maliens sont revenus avec 7 médailles. Ainsi, Djénéba Diarra, Lassine Diarra et Diarra Touré se sont illustrés dans leurs catégories par des médailles d’argent. Quant à Madou Traoré, il a remporté une médaille d’or. Et nos médaillés de bronze sont Aminata Traoré, Birama Diarra et Mariam Diarra

La délégation malienne devait arriver à Bamako hier mardi 27 mai 2008 par un vol Air Ivoire. La direction nationale des sports et de l’éducation physique, la Fédération malienne de taekwondo ainsi que les associations de supporters étaient présentes à l’aéroport pour réserver à nos médaillés l’accueil mérité par cette performance.

Aujourd’hui, mercredi 28 mai 2008 à 15 h, les héros de Libreville seront reçus par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang pour leur témoigner la reconnaissance du gouvernement et de toute la nation.

Alphaly

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Du nouveau aux éditions jamana

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