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2008

Mois de mai

Les Echos du 20 Mai

 

EVALUATIONS AU SECONDAIRE

Accalmie, participation mitigée

Les évaluations nationales ont débuté lundi dans les établissements secondaires avec les classes de terminale sous bonne garde des forces de l’ordre. Si dans certains établissements, « les élèves ont répondu au grand complet », dans d’autres, c’était le calme plat avec des lycéens de Bamako et de certaines localités de l’intérieur qui ont complètement vidé les lieux dès les premières heures de la matinée.

Lors d’un point de presse vendredi dernier, le secrétaire général de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) avait réitéré que, contrairement aux évaluations avortées et émaillées de violences du 5 mai dernier, son Association accédait à l’organisation des compositions nationales par les autorités. « L’AEEM a invité ses élèves à composer car nous ne voulons pas d’une année blanche. Tout le monde veut sauver l’année. Nous n’accepterons pas que notre avenir soit pris en otage », avait affirmé Mohamed Baby.

C’est hier, 19 mai que les élèves des classes de terminale devaient renouer avec les classes pour le début des toutes premières évaluations dans les lycées publics. Et l’appel du 1er responsable de l’AEEM a été plus ou moins suivi, car visiblement chaque élève se comportait en fonction de sa propre conviction et de celle de son entourage.

Au lycée Mamadou Sarr de Lafiabougou, au moment de notre passage (le matin), les élèves étaient dans les classes, concentrés sur le sujet de la première épreuve. Les surveillants des épreuves étaient venus du Centre d’animation pédagogique (Cap) de Lafiabougou. A eux, s’étaient joints des enseignants militants de la Fédération nationale pour l’éducation et la culture (Fenarec), un syndicat non-membre de la Coordination syndicale des enseignants de secondaire (Coses).

« Les 11 salles ont fait le plein. Il n’y a aucune perturbation et les évaluations suivront leur cours normal » , s’est félicité le proviseur Alou Diarra. Ce dernier, qui s’apprêtait à accueillir le gouverneur du district de Bamako, Ibrahim Féfé Koné, en tournée dans les établissements a toutefois déploré l’attitude de la Coses : « Je suis frustré parce qu’il y a trop de passion dans l’attitude des enseignants. Le syndicalisme est une conquête et ne veut pas dire tout ici et maintenant. C’est l’honneur de l’école et de la nation entière qu’il faut défendre ». Il a invité ses camarades à dépassionner la lutte et à savoir raison garder. Quant aux corrections, il a indiqué qu’elles « se feront normalement ».

La même atmosphère régnait au lycée Prosper Kamara (LPK) d’Hamdallaye. La cour de l’établissement avait les allures d’un jour d’évaluations.

A 10 heures, les élèves étaient encore en classe, et le censeur s’activait à donner des instructions aux surveillants. Un enseignant que nous avons croisé a laissé entendre que « les élèves sont dans toutes les salles sans problème ».

Constat d’échec

Cependant, dans certains établissements, le constat était amer tant l’échec était patent et l’accalmie inhabituelle, laissant perplexes les observateurs. Au lycée Bah Aminata Diallo, ex-lycée de Jeunes filles, les salles de classes étaient complètement fermées en présence de forces de l’ordre tranquillement assises et échangeant sur divers sujets. Seulement quelques élèves erraient dans les alentours de l’établissement tandis que d’autres venaient s’informer de l’évolution de la situation avant de repartir aussitôt.

Un d’eux a témoigné que « les élèves disent qu’ils ne peuvent pas se faire évaluer dans de telles conditions. Tout le monde a quitté le lycée dès les premières heures de la matinée. Les responsables de l’AEEM ont brusquement disparu, car la police les cherchait. D’autres élèves en décousaient avec des forces de l’ordre ».

Non loin de là, au lycée Technique de Bamako, l’on pouvait noter la présence clairsemée de quelques élèves dans la cour et d’une poignée d’entre eux dans les classes. « Beaucoup d’élèves sont retournés à la maison et d’autres ne sont même pas venus. Ils estiment qu’ils ne peuvent pas se faire surveiller par des personnes étrangères. Ils disent tout simplement qu’ils soutiennent leurs enseignants », a dit un élève.

Partagés entre la participation aux évaluations et le boycott, des élèves se chuchotaient à l’oreille que « ces évaluations ne seront pas prises en compte dans la mesure où seulement une minorité d’élèves s’y soumettent. Tout compte fait, nous sommes derrière nos enseignants ».

Confortablement installé dans son bureau, le proviseur, Mamadou Kéita a indiqué que « les surveillants sont venus du lycée La Lumière de l’Hippodrome ». « Je n’ai pas de sentiment particulier et rien à dire sur l’attitude de la Coses, dont les militants ne se sont point présentés aujourd’hui. Après les évaluations, nous collecterons les feuilles et les enverrons à l’inspection. Tout vient d’en haut. Rien ne dépend de nous », a-t-il ajouté.

Situé à quelques encablures du lycée technique, le lycée Alfred Garçon était lui aussi plongé dans une accalmie inaccoutumée. Les salles de classes étaient fermées et les élèves ne se signalaient même pas.

Sur la rive droite du district, aux lycées Massa Makan Diabaté de Baco-Djicoroni et Kankou Moussa de Daoudabougou, l’on notait également beaucoup de boudeurs.

A l’intérieur du pays, le même constat d’échec s’imposait. Selon des sources, « les évaluations n’ont pas eu lieu. Et il y a des sorties massives dans les lycées de la ville de Tombouctou, de Niafunké et à l’Institut de formation professionnelle de Diré ». Des sorties que les forces de l’ordre n’ont pas pu empêcher.

Joint au téléphone, le secrétaire général de la Coses, Tiémoko Dao a réitéré que « l’Etat fait du forcing et ne veut pas s’assumer. Aux nombreux élèves qui ne se sont pas faits évaluer, je dis que ces notes ne sauraient être prises en compte. Les pouvoirs publics ont fait preuve de mauvaise foi pour aplanir les divergences. L’année n’est pas encore perdue ».

Amadou Sidibé

Ogopémo Ouologuem

 

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REBELLION AU NORD

Réplique du Pr. Dialla Konaté à un député français

Pascal Terrasse, député PS de l’Ardèche apporte de l’eau au moulin de ceux qui pensent que la France appuie la rébellion touarègue. Dans une déclaration sur Internet, il se dit favorable à une « demande d'autonomie et d'indépendance des Touaregs » du reste jamais formulée. Depuis les Etats-Unis, Pr. Dialla Konaté réplique au député.

« Monsieur le député,

Il me vient de vous écrire après avoir visualisé sur Internet à une intervention publique de vous devant un mur tapis de ce qui est identifié par les connaisseurs comme le drapeau des mouvements armés touaregs agissant au Mali et au Niger. Dans cette déclaration, sans précaution oratoire, vous apportez votre soutien aux « demandes d'autonomie et d'indépendance des Touaregs ».

Je constate que votre déclaration va bien au-delà des revendications jusque-là connues et reconnues par les mouvements armés irréguliers au Mali et au Niger. En mon nom propre et n'étant représentant ni du gouvernement du Mali ni de celui du Niger, il me vient ici de protester contre cette attitude par laquelle vous aggravez une situation déjà suffisamment dramatique de par le sang versé et les souffrances infligées à nos populations touarègues et non touarègues.

Monsieur le député, ma déception est bien grande de voir un homme représentant les mêmes populations dont Jean Jaurès fut le porte-voix et qui pour elles, pour les nations du monde, a soutenu les mineurs de Carmaux, a créé l'Humanité et est mort des mains du fanatisme, de l'intolérance et de la violence stupide.

Dans l'impressionnante liste des apports que les populations que vous représentez ont fait à l'Histoire de l'humanité, je voudrais retenir la défense acharnée de valeurs universelles de la République et de la démocratie. Je n'ai point de doute qu'en sollicitant les suffrages de vos compatriotes sur la liste du Parti socialiste français, vous vous êtes référé au socialisme démocratique, le socialisme de Jean Jaurès, le socialisme de Pierre Mendes-France, le socialisme de Gaston Deferre dont les fondements reposent sur l'unité des peuples, la justice au sein des nations et entre elles, la démocratie en tant que mode de gouvernement, la défense de la paix comme base des relations intercommunautaires. Mais ici votre déclaration se situe en filiation du socialisme certes républicain mais non universel et colonialiste de Guy Mollet. C’est ce socialisme qui a conduit des enfants de France à tuer et à se faire tuer en Indochine et en Algérie.

« Je suis le frère du Touareg »

Monsieur le député, j’apprécie l’intérêt que vous portez à la souffrance en Afrique. Oui, vous avez raison, les populations touarègues souffrent. Mais ne voir que la souffrance des populations touarègues affaiblit et dénigre votre discours. Cette souffrance qu’elle soit infligée par l’adversité de la nature, qu’elle soit infligée par l’oppression des gouvernements africains, qu’elle soit infligée par les règles déséquilibrées de la globalisation entretenues et amplifiées par les gouvernements de pays développés, frappe les populations touarègues mais frappe de la même façon les populations haoussa, les populations toubou, les populations sonrhaï, les populations peuls, les populations bororo, les populations bambaras, etc.

Monsieur le député, au lieu de diviser nos populations et de leur tendre la torche pour brûler nos cases et nos tentes, rassemblez donc les démocrates et républicains de votre région, de la France, de l’Europe et unissez-vous à nous démocrates, républicains et patriotes africains du Mali et du Niger qui pensons qu’il est de notre devoir historique de bâtir la nation nigérienne, la nation malienne. Ensuite, avec tous les enfants de nos pays et ensemble, nous dépasserons les frontières actuelles tracées par le colonisateur pour accéder à une Afrique démocratique unie. Ainsi nous serons sur un vertueux chemin parallèle à celui qui a conduit les peuples d’une Europe des atrocités ethniques à une Europe apaisée.

D’une Europe meurtrie par des guerres effroyables à une Europe où les peuples vivent en paix, en harmonie et sans frontières entre eux. Les mouvements qui ont voulu construire une Europe fragmentée sur la base d’entités aryennes, wisigoths, ostrogoths, vikings, cathares, occitanes, bretonnes, basques, etc. ont été un sanglant échec.

Comment voulez-vous indiquer ce chemin à nos pays ? Vous suivre ? Non ! Autrement, la conséquence sera plus de sang versé, plus de souffrance y compris pour les populations touarègues dont vous vous déclarez un partisan. Monsieur le député, j’ai un confortable privilège à parler au nom d’un Touareg : je suis son frère ».

Blackburg le 10 mai 2008

Dialla Konaté

(enseignant)

 

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« INITIATIVE RIZ »

Les inquiétudes des producteurs, les assurances de l’ORS

La rencontre samedi dernier du DG de l’Office riz Ségou (ORS) avec l’encadrement technique, les organisations paysannes de Ségou et les riziculteurs a permis de lever des équivoques sur « l’Initiative riz ».

La semaine dernière n’a pas été de tout repos pour le DG de l’Office riz Ségou (ORS). Après sa tournée de sensibilisation sur « l’Initiative riz » du 12 au 16 mai 2008 dans les zones de Tamani, Dioro, Farako, Konodimini et Sansanding, Kassoum Dénon a rencontré 24 h après dans les locaux de son service à Ségou l’encadrement technique, les organisations paysannes et les producteurs. « L’Initiative riz », décidée par le gouvernement Modibo Sidibé pour faire du Mali une puissance agricole de premier plan à l’horizon 2012 était encore fois au centre des échanges.

En initiant ce cadre de partage, le DG de l’ORS a voulu entendre les acteurs impliqués au niveau de ses zones d’intervention pour recenser leurs préoccupations et apporter des éléments de réponse. Tout comme lors de la tournée de sensibilisation, M. Dénon s’est montré confiant quant à l’atteinte des objectifs.

« Le Mali dispose de réelles potentialités qui n’ont d’égales qu’en Egypte. Nous avons l’Office riz, l’Office du Niger, les périmètres de Baguinéda, de Sélingué, le seuil de Talo, les fleuves comme le Niger et le Sénégal. Sachez que le prix du riz ne va plus chuter. Car, ceux qui nous fournissaient comme la Chine sont devenus les véritables consommateurs. D’autres ont même affecté une bonne partie de leurs surfaces cultivables au biocarburant. Depuis l’indépendance le gouvernement n’a subventionné que le coton et l’arachide, une fois en 1962. Or, cette année, il décide de vous appuyer en engrais, semences et équipements. Je pense que c’est une chance qu’il faut saisir pour tirer votre épingle du jeu » , a commenté le DG de l’ORS. Et à M. Dénon d’ajouter que « la culture du riz va désormais au-delà de la seule consommation. Elle est devenue une richesse ».

Ces propos au regard de leur pertinence ne pouvaient que réconforter les producteurs qui, à la suite de leur interlocuteur, ne se sont empêchés d’exprimer leurs préoccupations relatives à la récurrente question de la divagation des animaux, les mesures prises par la direction générale de l’ORS pour appuyer les agents de terrain, les dispositions prises pour la préservation du canal de Farako, la réouverture du Sido qui fait 1000 ha dans le secteur de Konodimini pour accroître la production.

A toutes ces préoccupations, le DG de l’ORS s’est efforcé d’apporter des éléments de réponse. Parlant de la divagation des animaux, il a exhorté les uns et les autres à s’inspirer de l’exemple de Sibila (Sansanding) qui a mis en place une brigade constituée de jeunes pour mettre hors d’état de nuire les troupeaux lors des travaux champêtres en les conduisant dans les fourrières. « Constituez des brigades en accord avec vos autorités administratives et communales et l’ORS s’assumera », a-t-il recommandé.

Aux agents de terrain, le DG de l’ORS a donné l’assurance que des véhicules ont été déjà achetés pour des chefs de zone et des motos ont été commandées et seront réparties en fonction des besoins. Sur la question du canal de Farako, il s’est montré intransigeant. « Des dispositions pratiques seront prises pour que le canal de Farako ne soit plus transformé en un lieu de pêche. Le coût de sa construction actuelle est de 2 milliards de F CFA. Difficilement, le gouvernement déboursera encore des milliards pour son aménagement. Raison pour laquelle la surveillance sera de mise et les contrevenants s’exposeront à des sanctions à la dimension de leur acte ».

Avec le langage de vérité qui le caractérise, M. Dénon a été on ne peut plus clair sur le canal de Sido. « Le Sido ne sera pas ouvert cette année. C’est le riz pluvial qui sera testé dans le Sido ». La fermeture du Sido, apprend-on, est liée au fait que la quantité d’eau qui vient du fleuve est insuffisante pour arroser le Sido et les autres périmètres.

Le DG de l’ORS a insisté sur le changement de comportements et de mentalités de la part des producteurs pour tirer le meilleur profit de l’Initiative. Nouvellement créée, l’Association des organisations paysannes a demandé sa représentation au sein de l’association paritaire de Farako, Tamani, Sansanding, Konodimini et Dioro. Elle a également sollicité son implication dans les appels d’offres. Des demandes que le DG de l’ORS s’est engagé à examiner.

Mohamed Daou

(envoyé spécial)

 

Ils ont dit  :

Sékou Amadou Tidiani Thiéro (chef de zone de Tamani)  :

« Je dirais que nos préoccupations ont été prises en compte d’autant plus que la riziculture demande une bonne semence, de l’engrais, etc. Si le gouvernement arrive à mettre ces deux facteurs de production à la disposition des paysans, je crois que 2 tonnes à l’hectare, c’est la moindre des choses. Mais, il faut que le paysan se sente concerner. Que la production qu’il va obtenir n’est pas pour le gouvernement, mais pour lui-même d’abord ».

Drissa Traoré (producteur Konodimini)  :

« La rencontre qu’on vient de tenir avec la direction, le préfet, le président de la Chambre d’agriculture et l’encadrement nous donne de l’espoir. Parce que maintenant nous pensons qu’au Mali, précisément dans la région de Ségou que les producteurs de riz sont vraiment des rois aujourd’hui. Dans le temps, les paysans produisaient, mais c’était de la mévente. Maintenant, ils savent que le riz rapporte de l’argent. Les objectifs qui ont été fixés, nous pensons pouvoir les atteindre sans problème. Nous avons espoir et nous sommes vraiment optimistes pour l’obtention des prévisions ».

Moussa Bagayogo (agent de promotion rurale) :

« C’est une bonne idée de faire ces genres de réunion. Il y a beaucoup d’inquiétudes que les producteurs ont soulevées et des réponses ont été données. L’assurance nous a été donnée que les crédits bancaires que les producteurs n’arrivaient pas à rembourser à cause des différents sinistres dans les casiers ne seront pas bloqués. Nous remercions la direction de l’ORS pour cette initiative ».

 

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PROJET DE TEXTES DE L’AMO ET DU FAM

L’Assurance maladie obligatoire au cœur du débat

Des journées de concertation sur les projets de textes de l’Assurance maladie obligatoire (Amo) et du Fonds d’assurance médicale (Fam) ont été organisées hier au CICB par le ministère du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes âgées.

L’objectif de la rencontre, selon la commission d’organisation, est d’amener les différents acteurs à examiner lesdits projets de textes et à formuler des suggestions aux fins d’aboutir à un consensus entre les parties prenantes.

Deux jours durant, les participants se pencheront sur des projets de lois portant instauration de l’Assurance maladie obligatoire et du Fonds d’assistance médicale dans notre pays et leurs décrets d’application, les projets de lois portant création de la Caisse nationale d’assurance maladie et du Fonds d’assistance médicale et les décrets fixant l’organisation et leurs modalités de fonctionnement.

Pour le ministre Sékou Diakité, la mise en place et la gestion des systèmes de protection sociale sont, s’il en était encore besoin, le terrain par excellence de l’expression d’une démarche nécessairement concertée et participative entre les différentes parties prenantes, notamment l’Etat, les organisations d’employeurs, les organisations des travailleurs et autres acteurs concernés par la question.

Manifestant son adhésion à l’initiative, le secrétaire général de l’UNTM, Siaka Diakité, a dit que l’Union nationale des travailleurs du Mali s’engagera pour la réalisation de l’Amo et le Fam en souhaitant que le niveau des cotisations pour les salariés soit supportable eu égard à la fragilité des salaires en cours. « Notre entente se fondera sur des bases suffisamment crédibles et dont la structure de mise en œuvre sera souple et pertinente », a dit le patron de l’UNTM

Le président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Moussa Balla Coulibaly, a, lui, attiré l’attention des autorités sur un certain nombre de questionnements ; à savoir la prestation à couvrir par l’Assurance maladie obligatoire, son financement, sa gestion, le type de relations à mettre en place entre assureur et producteur de soins et la procédure élaborée afin de maîtriser le coût.

A noter que depuis des années, un processus avait été engagé par le département en charge de la Solidarité et des Personnes âgées avec le concours d’autres ministères, les syndicats, le patronat, les collectivités territoriales et la société civile pour opérer une importante réforme dans le domaine de la couverture sociale de la maladie à travers la mise en place de l’Assurance maladie obligatoire et le Fonds d’assistance médicale.

« C’est pourquoi des études de concertations ont été organisées sur les différents paramètres afin de mettre en place deux importants dispositifs à savoir l’Assurance maladie obligatoire et le Fonds d’assistance médicale » , a expliqué le ministre Diakité pour qui, le gouvernement s’est engagé dans un processus devant assurer, à terme, la couverture collective des risques sociaux en général et ceux liés à la maladie en particulier de l’ensemble des citoyens ainsi que le préconisent, par ailleurs, l’Organisation internationale du travail (OIT) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Convaincu que la recherche de l’unanimité est vaine en des pareilles circonstances, le ministre Sékou Diakité s’est dit optimiste quant à l’obtention d’un minimum de consensus qui, à ses dires, saura être le fil conducteur des travaux à l’occasion de l’examen des différentes dispositions proposées.

L’ouverture a enregistré la présence de plusieurs membres du gouvernement. Les travaux prennent fin cet après-midi avec des recommandations et suggestions qui devront être traduites en actes concrets.

Idrissa Sako

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JOURNEE MONDIALE DES TELECOMMUNICATIONS

Les personnes handicapées à l’honneur

« Connecter les personnes handicapées : les possibilités qu’offrent les Tic » était le thème de la Journée mondiale des télécommunications, célébrée samedi dernier au Mali.

« Les personnes handicapées constituent une couche fragile et les Tic peuvent être d’un grand apport dans leur épanouissement », a indiqué le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies au cours de la cérémonie de remise de dons composés de matériels informatiques et de téléphones portables à des associations et de personnes handicapées le 17 mai 2008 à la Bibliothèque nationale.

Aux dires du ministre, les Tic comptent parmi les meilleures solutions pour renforcer l’autonomie des personnes handicapées. Selon elle, le département étudiera les voies et moyens pour faciliter la vie quotidienne d’une autre couche sensible : les personnes âgées.

En prélude à la Journée, le département de la Communication et des Nouvelles technologies avait organisé, à travers l’Agence des technologies de l’information et de la communication, une formation à l’informatique de base et à l’Internet et a procédé à la remise de matériels informatiques au profit du Conseil national des personnes âgées.

Denis Koné

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ELIMINATOIRES DU CHAN

Les Aigles B victimes d’un mauvais coaching

En baissant pavillon dimanche dernier (5 tirs au but à 4, 0-0 dans le temps réglementaire) face aux Lions de la Teranga du Sénégal au 1er tour des éliminatoires du Championnat d’Afrique des nations (Chan), les Aigles locaux déçoivent le peuple malien et disent adieu à la 1re édition de la compétition prévue en Côte d’Ivoire en 2009.

Après leur parcours honorable en Coupe de l’Uémoa à Ouagadougou et leur sacre lors de la dernière Coupe Amilcar Cabral, les Aigles locaux, drivés par Cheick Oumar Koné, avaient beaucoup impressionné les Maliens. Des amoureux du ballon rond n’hésitaient même pas à dire que cette légion locale pouvait constituer un bon réservoir pour les Aigles A dont certains joueurs sont des plus décevants.

Le Chan offrait donc l’opportunité à ces locaux de s’affirmer davantage sur la scène continentale et de pouvoir probablement monnayer leur talent à l’étranger. Hélas ! Tout est parti à l’eau. Non à cause de la qualité des joueurs, mais plutôt d’une mauvaise gestion par le staff technique, qui n’a pu utiliser judicieusement le potentiel à sa disposition.

Sortis massivement pour supporter les Aigles, les supporters ont quitté le stade assommés et grognards. Car, personne n’avait donné les nôtres perdants, y compris des confrères sénégalais, face à leur modeste formation. Surtout que les Sénégalais sont sevrés de compétitions à cause du bicéphalisme et du conflit qui prévalent dans milieu footbalistique du pays de Jules François Bocandé.

L’entraîneur Cheick Oumar Koné n’a à aucun moment du match pu mettre en place un système de jeu cohérent qui pouvait permettre à ses poulains de concrétiser leur domination outrancière. D’entrée de jeu, il a aligné une équipe composée de bons remplaçants habituels, qui n’ont pas pu tirer leur épingle du jeu. Et en les maintenant, l’ancien entraîneur du Nianan de Koulikoro, de l’Usfas et de l’AS Real a fait l’affaire de l’équipe adverse.

Faillite

Dès le quart d’heure initial, les Aigles B ont monté la pression autour des buts sénégalais, mais Vito Badiane et ses coéquipiers leur ont tenu la dragée haute en gardant leur but inviolé. Leur mission a été facilitée par le positionnement des joueurs maliens qui se marchaient sur les pieds. Le surnombre créé en milieu de terrain avec un regroupement « inédit » et la permutation dans les couloirs entre Karim Sogoba et Amadou Diamouténé comptent parmi les erreurs qui ont scellé le sort des nôtres.

Sentant le mal venir avec une équipe en panne offensive, Cheick Oumar Koné a intégré successivement les attaquants Souleymane Dembélé, Yahaya Coulibaly et Bakary Coulibaly, mais ceux-ci n’ont pas pu trouver la faille, en partie grâce à leur positionnement et en l’absence d’un leader incontesté au milieu de terrain. Le jeune Mahamane Abdramane, qui animait ce secteur de jeu et qui donnait du fil à retordre à ses adversaires, a été malheureusement remplacé. Le coach Cheick Oumar Koné a donc failli dans sa mission de mettre les bons hommes au bon moment et à la bonne place.

Ayant géré le match avec ruse, les Lions de la Teranga locaux ont fini par se qualifier à l’issue des tirs au but. Ils affronteront la Guinée au dernier tour qualificatif. D’ici là, ils pourront se mettre en jambe avec le démarrage de leur championnat national.

Le public sportif malien, lui, ne peut que regretter l’élimination prématurée d’une génération de joueurs talentueux, qui l’avait fait rêver à la Coupe Cabral et au tournoi de l’Uémoa.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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