Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2008

Mois de mai

Les Echos du 15 Mai

 

ACTION HUMANITAIRE AU MALI

Après la pluie, le beau temps pour Tigana

L’ancien footballeur international français d’origine malienne, Jean-Amadou Tigana a effectué un séjour à but humanitaire dans notre pays au cours duquel il a été décoré par le chef de l’Etat ATT. Une association française œuvrant aussi dans l’humanitaire l’accuse d’avoir fait le bon samaritain avec ses matériels.

Depuis qu’il a raccroché les crampons, le cœur de Jean-Amadou Tigana ne cesse de battre pour le Mali, qui est la patrie de son père. Son terrain de prédilection est l’humanitaire. Il vient de séjourner à Bamako à la tête d’une délégation d’amis français avec sous les bras d’importants matériels médicaux remis à l’Etat et un match de gala disputé contre d’anciens internationaux maliens.

Son œuvre de bienfaisance a d’ailleurs été reconnue à sa juste valeur par le président de la République qui lui a rendu un hommage au cours d’une grande réception à la salle des banquets de Koulouba où il a été décoré officier de l’Ordre national au nom de la nation. Mais, ce qui paraissait de prime abord comme une générosité personnelle de Tigana est aujourd’hui mis en doute. L’Association française des insuffisants rénaux, basée à Bondy en France, revendique la paternité de ces dons et accuse M. Tigana d’avoir omis de la citer.

Dans une correspondance à notre rédaction, l’Association des insuffisants rénaux, sous la tutelle d’Ibrahima Koné vivant à Bondy en France, témoigne (voir fac-similé) avoir saisi pour son action humanitaire, le 25 avril 2008 par lettre les ministres de la Santé, des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, l’ambassadeur du Mali et le consul général du Mali en France.

« Dans le cadre de notre partenariat avec les services de santé en France, nous avons l’honneur d’adresser aux services de santé du Mali le matériel suivant, objet de don à notre association » , peut-on lire en introduction de la correspondance qui dresse la liste complète des matériels reçus des mécènes. Les dons sont composés de 6 générateurs de dialyse AK-100, 14 fauteuils relax dialyse offerts par l’AURA, 8 générateurs de dialyse, 12 lits mécaniques, 1 appareil radiologique mobile, 12 tables adaptables et 1 fauteuil balance dons du Centre néphrologique d’occitane de Muret en France.

Oubli ou préméditation ?

L’enlèvement et l’acheminement des matériels médicaux en destination de Bamako ont été gracieusement pris en charge par Jean Tigana. Toutes choses pour lesquelles l’Association d’Ibrahima Koné lui a renouvelé sa reconnaissance. Mais leur déception a été grande lorsque Jean, comme l’appelle affectueusement le président ATT, n’a daigné parler ni de l’Association des insuffisants rénaux encore moins de ses donateurs.

L’association ne pouvait aucunement imaginer que son bienfaiteur allait lui chiper indûment la paternité de son œuvre jusqu’à se faire décorer. Or, dans le cas d’espèces, les mécènes tiennent à être remerciés de vive voix et surtout d’être rassurés de l’utilisation qui sera faite des dons. Ce qui renforce davantage la confiance dans le partenariat que l’Association risque de perdre à jamais.

M. Koné avait par ailleurs informé les destinataires de la lettre que son association avait été sollicitée par l’hôpital de Sikasso pour l’octroi de 6 tables adaptables, de 6 lits mécaniques et de l’appareil de radiologie et par le Centre de santé de Dio pour 6 lits et 6 tables. Il a en même temps dit la disponibilité de son association à contribuer au développement et à l’amélioration de la dialyse au Mali.

Le fait pour Jean Tigana de ne pas citer le nom de l’Association des insuffisants rénaux comme les vrais donateurs des matériels est-il est oubli ou un acte prémédité ? Difficile pour lui de se justifier.

Abdrahamane Dicko

 

Acceuil


MISSABOUGOU APRES LES DEMOLITIONS

L’Etat expose des pauvres à la belle étoile

La démolition de conce ssions se poursuit à Missabougou. Les victimes, qui ne savent plus à quel saint se vouer, continuent de pleurer leurs malheurs sous le soleil et la pluie.

En principe, il est du devoir de l’Etat de secourir les sinistrés. Au Mali, c’est tout le contraire. En tout cas, à Missabougou en Commune VI, le déguerpissement, à travers la démolition des concessions illégales, se fait au moment de l’annonce de l’hivernage, exposant aux intempéries des populations, pour la plupart, démunies.

« Le pauvre ne peut rien. Nous sommes sous le soleil et la pluie depuis le samedi. Je suis un chef de famille qui vit avec sa mère et ses frères. Si on me propose de payer un autre terrain, de construire ensuite, je ne le pourrais. Je n’ai pas d’arme sinon, j’allais sacrifier mon âme » , pleure Madou Diarra. Chauffeur mécanicien dans son état, il ajoute que c’est le chef du village qui lui avait vendu le terrain en complicité avec des maires. « Il m’a dit de construire vite ».

« Je n’ai rien qu’une maison qui a été démolie. Je veux que les autorités aient pitié de nous. Qu’elles nous donnent au moins un endroit où loger. Si je parle plus, je vais pleurer. Que les autorités aient au moins pitié de nous les pauvres » , implore Mamou Diawara, une vieille dame,qui s’est débrouillée à se faire loger sous un hagard avec ses deux petits-fils, âgés de 5 ans.

La colère de cette vieille dame n’est apparemment rien à côté de celle de Moussa Sacko, menuisier dans son état qui, après des années de durs labeurs en Côte d’Ivoire, est venu investir toutes ses économies dans une maison à Missaboubou. Il y vivait avec sa femme et ses six enfants jusqu’à samedi dernier où sa maison a été démolie.

« J’ai acheté la parcelle à 600 000 F CFA avec l’argent que j’ai gagné. C’est un agent de la mairie qui me l’a vendu et j’ai ensuite construit cinq chambres sur la parcelle. Aucun responsable de la mairie n’est venu nous soutenir même moralement à plus forte raison nous proposer une zone de recasement. Ma famille est logée maintenant par un voisin » , explique M. Sacko.

Avec la flambée des prix, M. Sacko a du mal à nourrir sa famille a fortiori louer un local. C’est pour cette raison qu’il est resté dehors avec sa famille après l’anéantissement de sa concession. « Je ne suis qu’un simple menuisier, quand est-ce que j’aurai l’argent pour construire une autre maison pour ma famille ? » s’est-il interrogé.

Des voleurs s’en mêlent

Au Mali, les pauvres ont toujours tort. Sinon, la responsabilité de l’occupation de la zone de Missabougou ne relève pas des seuls citoyens dont les maisons sont en train d’être démolies. Alassane Diarra,chauffeur : « On dit qu’on a occupé inégalement la zone alors que nous ne nous sommes jamais cachés pour construire nos maisons. Mon terrain m’a été vendu en 2001 par le chef du village. Nous avons acheté nos parcelles sur la base d’un plan de lotissement du maire. Avant la démolition, nous avons été recensés à la mairie. Lors du recensement, le maire nous avait dit que nous ne serions pas concernés par la démolition, hélas ! »

En voyant le Bulldozer entrer sans rémission dans leurs maisons sous leurs yeux, beaucoup de personnes ont piqué une crise. D’autres sont tombés malades et demeurent jusqu’à présent hospitalisés, affirment des sources.

« Là où nous sommes c’est grave. Je ne sais pas si je pourrais supporter le coup. Je loge encore chez moi car mon tour n’est pas encore arrivé. Cette maison de quatre chambres a été construite par mon fils qui est un handicapé physique et orphelin. Le chef du village lui a vendu la parcelle sans lui donner de papier. Il s’est débrouillé à construire une maison. J’ai aménagé dans la maison le 22 septembre dernier. Si je quitte ici, je ne pourrais pas prendre une maison en location. Comment vais-je payer cela ? Je serai alors obligé de rester dehors avec mon fils. En plus de la pauvreté, des maladies, nous voilà sans abris. Je veux que les autorités aient pitié des pauvres. On n’a pas d’autre moyen de construire » , se lamente Coumba Koné,une vieille dame, âgée de plus de 60 ans.

L’opération démolition a ouvert un marché aux voleurs à Missabougou. Les tôles des personnes, qui ont quitté leurs maisons pour laisser place aux engins de destruction, sont volées avant qu’ils aient le temps de les ôter. Les larcins se multiplient à l’infini… En plus des déceptions, les délogés de Missabougou font face à l’insécurité.

Sidiki Doumbia

et Sètè Traoré

(stagiaires)

 

[haut]

Acceuil


UN ADEMISTE EPINGLE LE MEPRIS DU PM

Prenez vos responsabilités camarades !

Camarades de l'Adéma, du Parena, du RPM et l'URD vos devoirs envers la patrie et ceux qui vous font confiance depuis toujours même les désabusés, vous imposent à constituer la locomotive du train Mali dans l'intérêt supérieur de la nation.

Oui, j'appelle à une alliance des démocrates reconstructeurs, porteurs d'espoirs afin d'anéantir les cristallisations des peurs de nos concitoyens que sont la cherté de la vie et l'insécurité.

J'en appelle à un débat de fond avec comme seul objectif sortir le Mali de cette impasse avec une coalition gouvernementale. Votre diversité fait partie de notre identité politique en évitant un état de guerre latent de tous contre tous en 2009 et surtout en 2012.

Il nous faut une vraie force de gouvernement soutenue par une majorité confortable à l'Assemblée nationale pour répondre aux interrogations et mettre fin à ces bricolages théoriques où les pirouettes remplacent les réponses idoines aux problèmes. Ce n'est pas un drame, mais une évidence.

Il ne s'agit point d'une confusion dans la fusion de vos capacités mais d'œuvrer dans une synergie républicaine pour nous sortir de ce lendemain incertain. Dans cette œuvre républicaine aucun parti ne doit se considérer comme le « tendeur » ni la force d'appoint ou jouer la rustine de l'autre ou des autres. Il s'agit d'une logique redistribution républicaine des pouvoirs entre le président de la République et les partis politiques, animateurs principaux de la scène politique dont d'ailleurs les représentants dans l'exécutif ne sont que potiches devant observer une stricte soumission, le silence ou prendre la porte encore que...

Camarades, vous devez faire le jeu non pas le subir en renversant les rôles. Il n'est pas question de remettre en question la légitimité du président de la République mais qu'il tienne compte de la représentativité parlementaire dont le gouvernement doit en être le reflet. Ce gouvernement ne doit nullement dépasser 23 membres, dont les portefeuilles de la Défense, de la Justice et des Affaires étrangères pourraient être pourvus par le président de la République.

Camarades, devriez-vous continuer à être spectateurs de la politique des apparences d'un gouvernement qui ne parvient pas à s'accommoder au traitement de fond des problèmes ? Camarades, la hauteur avec laquelle le Premier ministre d'une incroyable fatuité considère la classe politique est consternante, voire révoltante.

Camarades, le visage éprouvé du Premier ministre ces temps-ci témoigne malgré sa supposée connaissance des dossiers, de ses difficultés, de son impréparation face à ce qui l'attendait et de son incapacité éclatante à mettre en mouvement l'appareil de l'Etat, moins encore la société donnant une continuité artificielle à l'action de l'Etat.

En fait, Modibo Sidibé est à la tête d'un gouvernement et ne sait rien en faire avec une nullité d'initiative Himalaya alors que la pauvreté et la précarité prennent tragiquement l'ascenseur. L'opération riz est un mur de fumée même s'il a le mérite d'exister. Le président Thomas Jefferson dans son adresse inaugurale le 4 mai 1801 disait : « J'ai appris à prévoir qu'il arrivera rarement aux hommes imparfaits qui accèdent à cette haute fonction de la quitter avec la même réputation et la même faveur que celles qui les y ont portés... » M. le Premier ministre en sera la parfaite illustre.

Le président de la République dans un confort absolu ne voit pas son gouvernement nous amener droit au clash. La piteuse sortie des généraux pour expliquer, semble-t-il l'escalade dans l'insécurité au Nord, la fameuse tentative de justification ou plutôt de réorientation de « bè bi balo » créèrent des polémiques irrespectueuses de la vérité sur fond de perte de référence.

Camarades présidents de l'Adéma, du Parena, du RPM, de l'URD refusez la fatalité en revendiquant votre pouvoir partisan tout en affrontant avec la clairvoyance qui vous caractérise la gestion des crises que connaît notre pays par des réponses appropriées immédiates pour démentir tous ceux qui pensent parfois à juste raison que vous abandonnez le président dans ses difficultés tout en le soutenant timidement avec un laisser-faire et voir venir. Camarades l'heure du patriote à sonner pour bouter l'immobilisme dans notre pays et créer un véritable espoir.

Oumar Sacko dit Adéma Barou

 

[haut]

Acceuil


CONTRE LES APE

La CAD-Mali intensifie la lutte

La Coalition des alternatives africaines, dette et développement (CAD-Mali) a organisé mardi dernier au Centre Aoua Kéita une journée de restitution des résultats de l’impact des APE sur les services sociaux de base. L’enquête, qui a été réalisée à Bamako et Kati, a touché tous les aspects du développement et a mis à nu les conséquences des APE.

L’objectif de l’atelier de la CAD-Mali le 13 mai 2008 visait à valider le rapport d’étude d’impacts des APE, à exposer les résultats d’étude des impacts sur l’accès aux services sociaux de base notamment la santé, l’éducation et l’alimentation.

La restitution, selon les organisateurs, rentre dans le cadre de la campagne contre la signature des APE et les futures négociations que notre pays est en passe de signer avec l’Union européenne. La base fondamentale des Accords de partenariat économiques (APE) est, selon la présidente de CAD-Mali, l’établissement d’une zone de libre-échange en supprimant progressivement l’essentiel des droits de douane entre les parties.

« C’est pourquoi depuis avril, CAD-Mali a mené des activités pour les dénoncer » , a dit Mme Barry Aminata Touré pour qui, les différents secteurs de notre économie vont subir directement la concurrence des entreprises européennes et des produits subventionnés de leur agriculture.

« Les impacts potentiels, attendus de tels accords s’annoncent dramatiques pour les pays ACP, dont le Mali. Considérant cette situation de précarité et de faiblesse dans laquelle se trouvent actuellement les marchés et l’économie des pays ACP, il n’y pas de doute que ceux-ci sont encore fragiles et n’ont pas à présent réuni les conditions pour faire face à la compétition » , a-t-elle poursuivi.

Selon Mme Barry, l’intégration sous-régionale, à peine amorcée, est encore loin d’être intégralement réalisée. A ses dires, face à la situation d’inégalité entre l’UE et les ACP, les acteurs de la société civile africaine et européenne ont réussi, avec l’aide des dirigeants africains, à différer la signature des APE, initialement prévue le 1er janvier 2008.

Le document de plus de 80 pages, touche à tous les aspects du développement. Il a été adopté sous réserve des amendements et recommandations formulées par les participants. Aussi suite à un débat houleux est-il apparu que si le gouvernement a un penchant pour les APE, la société civile malienne dans son ensemble est farouchement contre lesdits accords, car les économies africaines seront liées à celles de l’Europe.

A noter que les Accords de partenariat économique (APE) sont définis dans l’Accord de Cotonou comme le principal instrument de coopération économique et commerciale entre l’UE, les Etats d’Afrique et les ACP. L’étude d’impacts de CAD-Mali a été réalisée par le sociologue Oumar Traoré grâce à l’appui d’Oxfam Novib.

Des services de coopération et des services techniques de l’Etat ont participé à l’atelier.

Idrissa Sako

[haut]

Acceuil


 

RESSOURCES MINIERES

Au Mali, l’or ne fait pas le bonheur

Le 19 mai prochain, le tribunal du travail de Bamako va étudier les plaintes déposées par des ex-salariés de la mine d’or de Morila, qui réclament leurs droits. Car si l’exploitation industrielle de l’or, développée dans le milieu des années 1990, a hissé le Mali au 3e rang des producteurs africains d’or jaune, derrière le Ghana et l’Afrique du Sud, ce succès - qui a laminé l’orpaillage traditionnel - ne profite pas à tous.

« Ici, l’or enrichit les multinationales, pas l’Etat malien » , s’exclame Brahima Koné. Président de l’Union interafricaine des droits de l’Homme, organisation panafricaine non gouvernementale œuvrant à la promotion et la défense des droits de l’Homme, il veut que cela se sache. Pour lui, l’exploitation aurifère a peu d’effet d’entraînement sur l’économie du pays. Le secteur n’emploie que quelques dizaines de milliers de travailleurs, alors que la culture du coton, elle, fait vivre plus de trois millions de personnes.

« Au niveau local, il y a eu quelques créations d’emplois qui ont permis de réduire la pauvreté , explique Brahima Koné. Pour le reste, les multinationales exportent l’or à l’état brut. Le traitement du minerai se fait en Suisse, au Canada ou en Afrique du Sud. La part revenant au Mali est dérisoire ». Une part d’autant plus maigre que l’Etat est privé de recettes pendant les cinq premières années d’exploitation. En effet, pendant cette période, le code minier malien de 1991 octroie aux entreprises minières des exonérations fiscales. Un cadeau qui pousse ces entreprises à surexploiter les gisements au début.

Prime de rendement impayée

Située à 280 km au sud-est de Bamako, dans la région de Sikasso, tout près des frontières du Burkina et de la Côte d’Ivoire, la mine d’or de Morila est représentative des paradoxes du secteur aurifère malien. « C’est une mine à ciel ouvert détenue par deux géants miniers qui se partagent 80 % du capital (40 % pour Randgold Ressource et 40 % pour Anglogold Ashanti), l’Etat malien possédant les 20 % restants, explique Brahima Koné. C’est la Société malienne d’exploitation (Somadex), une filiale de la française Bouygues, qui assure l’exploitation depuis l’ouverture de la mine en juillet 2000. Le coût de l’extraction est très faible. En 2005, elle était la plus compétitive du continent ». Mais les salariés se sont plaints, au vu des résultats réalisés, de ne pas recevoir la gratification pourtant prévue par les textes.

Président de l’association Avocats sans frontières du Mali, Hamadi Karambé soutient les ex-salariés de la Somadex qui veulent faire valoir leurs droits. « Leur revendication principale concerne le versement d’une prime de rendement, prévue par la convention collective en cas de dépassement des objectifs d’exploitation, souligne-t-il. Des objectifs largement atteints. En effet, les travailleurs estiment qu’environ 80 tonnes d’or ont été extraites entre 2001 et 2003, alors que l’Etat malien et la Somadex avaient tablé sur 11 tonnes d’or par an ».

En 2003, une juridiction malienne ad hoc a reconnu le droit des salariés à la prime de rendement. En vain. «  La Somadex refuse de payer », affirme l’avocat. Face à cette situation, une grève générale a été votée en 2005. Pour avoir refusé de reprendre le travail après 72 h, 300 d’entre eux, sur les 1500 employés par la Somadex, ont été licenciés. Ils sont 218 à se retrouver aujourd’hui devant la justice pour un procès emblématique (initialement appelée devant le tribunal du travail de Bamako le 21 avril dernier, l’affaire a été reportée au 19 mai). « Seuls manquent à l’appel ceux qui nous ont quittés », souligne Hamadi Karambé.

De nouveaux gisements à surveiller de près

Morila n’est pas la seule mine d’or mise en cause au Mali. Sébastien Godinot, membre de la section française des Amis de la Terre, ONG de protection des droits de l’Homme et de l’environnement, a réalisé une mission d’investigation dans la mine d’or de Sadiola en 2004. Pour lui, l’exploitation de l’or a provoqué d’importants problèmes de santé. « L’Etat manque de moyens pour faire respecter les normes sociales et environnementales, explique-t-il. Des travailleurs de la mine, qui avaient tenté de former un syndicat, ont été licenciés. » Sadiola a fermé ses portes fin 2006, le gisement étant épuisé.

A Morila, l’exploitation est prévue pour durer jusqu’en 2011. Pour l’heure, de nouvelles mines d’or ont ouvert. C’est le cas de celle de Loulo, inaugurée en novembre 2005 et considérée comme l’une des plus importantes en Afrique de l’Ouest. Face à la découverte de nouveaux gisements d’or jaune, les associations de défense de l’environnement et des droits des travailleurs sont sur le qui-vive. Le gouvernement malien promet, quant à lui, qu’il planche sur un nouveau code minier.

(MFI)

[haut]

Acceuil


 

ANTOINE BITTAR, FC BITTAR DE SAN

« Nous visons l’élite nationale »

Avec seulement six mois d’existence, le FC Bittar de San est le plus jeune club de la 4e région. En marge de la visite des chantiers du stade de San, nous avons approché son trésorier général, Antoine Bittar, qui nous parle de son club, ses ambitions et estime que son équipe a les moyens cette saison d’accéder à l’élite régionale et nationale.

Les Echos : Quelles sont, selon vous, les raisons de la création du club ?

Antoine Bittar : Nous sommes partis du constat fait par le président de la République, qui regrettait il y a quelques années qu’il n’y ait plus d’équipes de football à San. Il faut ajouter à cela la construction du nouveau stade de la ville. Ces deux facteurs réunis nous ont poussé à mettre cette équipe sur pied. La ville ne dispose que de deux clubs en l’occurrence le « Réveil Club » et le « FC Bittar ». Et l’année dernière, notre équipe a terminé deuxième du classement du championnat régional, derrière l’Inter Club de Ségou.

Les Echos : Pourquoi le FC Bittar ?

A. B. : De nombreux clubs de foot dans notre pays sont baptisés de la sorte. Quand on s’est réuni pour former cette équipe, on a eu une longue discussion avant de choisir un nom. Finalement, pour promouvoir l’entreprise Bittar à travers le sport, on s’est mis d’accord sur le nom FC Bittar.

Les Echos : Quels sont les objectifs immédiats du club ?

A. B. : En réalité pour rester modeste, nous visons l’élite, y accéder à tout prix. La ligue 1 est notre principal objectif pour animer notre nouveau stade. Nous avons les moyens de notre ambition, et les présidents Jeamille et Michel Bittar en sont conscients. Nos joueurs sont issus de l’Institut de formation des maîtres (IFM) de Tominian, donc de scolaires et d’enseignants.

Les Echos :Vous avez perdu récemment contre le Bakaridjan en éliminatoires régionales de la Coupe du Mali. Avez-vous des enseignements à en tirer ?

A. B. : Ça été un match à rebondissement, qui s’est joué en deux parties. Car pour la première manche, les deux équipes s’étaient neutralisées (1-1) après prolongations et (6-6) lors de la séance des tirs au but. Trois jours plus tard, nous nous sommes inclinés sur le score de 3 buts à 0. La raison en est toute simple parce qu’on a joué deux matches de 120 minutes, respectivement contre l’équipe de la « Lumière » et contre le Balanzani. Et les jeunes ne pouvaient plus tenir physiquement. A présent, il faut tirer les enseignements pour mieux préparer le championnat régional de D2 pour monter en L1 la saison prochaine.

Propos recueillis, à San, par

Boubacar Diakité Sarr

 

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

Les noces viciées du Nonmon

Prix 4000f cfa

 

 

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org