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2008

Mois de mai

Les Echos du 14 Mai

 

POUR DES PLATE-FORMES MULTIFONCTIONNELLES IMPAYEES

Le ministère malien de l’Emploi assigné en justice à Paris

C’est en principe le 23 mai prochain que devra comparaître, devant le Tribunal de commerce de Paris (France), le ministère de l’Emploi du Mali pour non-respect des clauses d’un contrat de fourniture, de formation et d’installation de moulins.

La société Technology Partners International (TPI) et son président directeur général, Thierry Donati, est en relations d’affaires avec le ministère de l’Economie. En 2003 (d’après TPI) le ministre de l’Economie et des Finances du Mali a mis en relations la société TPI avec son collègue chargé de l’Emploi et de la Formation professionnelle et, le 7 septembre, un contrat est signé entre Thierry Donati, PDG de TPI, et M’Bodji Sène Diallo, ministre délégué chargé de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

La société Technology Partners International se définit comme étant « spécialisée dans la commercialisation des produits d’infrastructures nécessaires au développement en zone rurale dans les pays en voie de développement ». A cet effet, elle vend des matériels construits par divers fabricants notamment dans le domaine de la construction d’ensembles modulaires transportables et entièrement équipés, des outils et matériels pédagogiques destinés à la formation technique et professionnelle des jeunes vivant en zone rurale… Les formations sont dispensées dans les domaines de l’électricité, du bâtiment, de la maçonnerie, de la plomberie, de la mécanique…

Aux termes du contrat de vente le ministère se porte acquéreur de 80 plates-formes de formations équipées définies en annexe du contrat et de stages de remise à niveau des enseignants maliens, selon des modalités décrites en annexe du contrat.

Le contrat, prévoyant trois phases d’exécution successives, se reparti ainsi :

- pour l’année 2003, la vente de 10 modules pour un montant de 909 090 euros ;

- pour l’année 2005, la vente de 30 modules pour un montant de 3 191 010 d’euros ;

  • pour l’année 2006, la vente de quarante modules pour un montant de 3 927 400 d’euros, soit un montant total de 8 027 500 d’euros, plus de 5 milliards de F CFA.

Le Mali perd la figure

TPI contacte son fournisseur, la société Edicamp-SARL pour la fabrication des modules et lui verse un premier acompte le 1er octobre (690 900 euros. Elle adresse la facture du premier acompte au ministère, qui ne fait que différer le payement. Commence alors un véritable chemin de croix pour TPI qui a tout tenté pour ne pas en arriver à un différend… Arrivant jusqu’à rencontrer à Bamako le ministre de l’Economie et des Finances, qui l’a assuré de la régularité et même du caractère béton du contrat.

Dans tous les cas, les délais d’exécution seront différés de 2003, 2005, 2006 à 2006, 2007 et 2008. Jouant les prolongations, TPI a envoyé des correspondances au président de la République pour l’informer et requérir son sage arbitrage et le second plus ferme au ministre de l’Economie et des Finances sans suite du reste. Naturellement, la seconde prolongation est l’assignation en justice du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle par Donati and Co. Avec réclamation de gros sous en réparation du préjudice dit subi.

Ainsi TPI demande le paiement de 3 211 000 d’euros par le ministère au titre de perte d’une marge brute qu’aurait dégagée la société si l’affaire avait été exécutée, soit 40 % de la valeur du contrat.

In fine la société TPI demande au total la condamnation du ministère chargé de l’Emploi et la Formation professionnelle de la République du Mali au paiement de la somme en principal de 3 906 506 d’euros avec les intérêts au taux légal depuis le 7 janvier 2005. En fait, TPI et son PDG veulent (ou réclament) de l’Etat malien plus de 2,5 milliards en réparation du supposé préjudice.

Cette affaire rocambolesque du reste n’honore pas l’Etat malien. D’ailleurs, le contentieux du gouvernement s’implique pour parvenir à un règlement à l’amiable. En effet, si le procès aboutissait, ce sera une première et une mauvaise affaire pour l’image de notre pays.

Alexis Kalambry

 

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FUTUR PARLEMENT NATIONAL DES JEUNES

Le bureau pris en otage ?

Le bureau du Parlement national des jeunes du Mali n’est pas toujours installé alors qu’il aurait dû l’être depuis longtemps. Face à l’argument de la crise scolaire qui retarderait les échéances de sélection des députés juniors, selon des responsables, la peur du « favoritisme » a déjà gagné des jeunes désireux de faire acte de candidature. L’histoire du Parlement des enfants se répétera-t-il à ce niveau aussi ?

A l’issue du sommet de Moncton en 1999, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’espace francophone ont décidé de la création de parlements francophones des jeunes. Le but est d’offrir aux jeunes « une tribune de concertation et d’échange à travers des débats ouverts et démocratiques entre les jeunes venant d’horizons divers » dans les différents pays.

Pour le cas spécifique du Mali, il est attendu du Parlement des jeunes « d’éveiller les jeunes aux valeurs de paix, de tolérance, de dialogue, de développement et de démocratie en leur inculquant le sens des responsabilités » sans oublier de promouvoir les intérêts des enfants.

Pour que tous ces vœux se concrétisent, il faut d’abord l’installation d’un bureau national du Parlement des jeunes dans les pays francophones. Et l’honneur a été fait à l’Assemblée nationale du Mali et celles du Niger et du Gabon d’expérimenter le Parlement de cette tranche d’âge. Les critères de sélection stipulent que pour être député junior, il faut avoir entre 17 et 22 ans, être inscrit dans un établissement et être méritant, scolairement parlant. Le bureau devra comprendre 9 membres et quatre commissions permanentes.

Depuis quelques années, ces deux pays ont mis en place leurs bureaux, qui fonctionnent normalement, mais le nôtre tarde à voir le jour. La performance scolaire étant l’un des principaux critères de sélection, le bureau ne pourrait être installé dans la mesure où les élèves du public n’ont jusqu’à présent pas fait d’évaluations, a-t-on appris. Le Parlement qui comprendra 55 députés juniors issus des 49 cercles et du district se veut représentatif de toutes les localités sans exclusion.

La peur du « népotisme »

Ce que des jeunes ne semblent pas comprendre, c’est que les représentants de certains cercles ont été déjà choisis. « Sur quelle base ont-ils été désignés ? Pourquoi n’ont-ils pas attendu Bamako pour procéder une bonne fois pour toutes au choix de tous les députés juniors » ? sont entre autres questions que des jeunes désireux d’y prendre part se demandent en attendant le cap de Bamako.

Comme lors du dernier renouvellement du bureau du Parlement des enfants en janvier 2008, où cinq ex-membres du bureau sortant, pourtant reconduits par leurs pairs, avaient été mis à la touche, beaucoup de jeunes gens disent craindre « une fois de plus, le triomphe du népotisme sur le mérite, car les critères de sélection ne dérogent pas à cette habitude au Mali ».

« J’ai un bon parcours scolaire avec de bonnes moyennes, mais de la façon dont je voie les choses se passer, je ne crois pas que ceux qui ne connaissent pas quelqu’un pourront se faire une place à l’ombre » , regrette un jeune. Surtout qu’il y a des avantages prévus.

Par contre, des membres du Parlement des enfants, qui avaient suggéré une synergie entre les deux parlements pour favoriser « l’évolution et l’insertion » des ex-membres du Parlement des enfants, disent que leur « proposition a été vite exclue » alors que « l’idéal serait de préparer les membres du Parlement des enfants pour le Parlement des jeunes ».

Chargés de la sélection, la commission jeunesse de l’Assemblée nationale et les comités locaux de la sélection des députés juniors au niveau de chaque cercle et commune du Mali doivent faire diligence en convainquant les jeunes que les règles du jeu seront scrupuleusement respectées, sans distinction aucune. Nos tentatives de joindre l’honorable Mamadou Oumar Diawara, président de la commission jeunesse de l’Assemblée nationale, sont demeurées infructueuses.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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INSECURITE SUR L’AXE KITA-BAMKO

Des coupeurs de route attaquent des voyageurs

L’insécurité sur les routes devient de plus en plus un phénomène inquiétant dans notre pays. Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, sept gaillards armés de pistolets et de fusils mitrailleurs ont arrêté des cars voyageurs et des véhicules particuliers en mission qui quittaient la région de Kayes pour Bamako aux environs de minuit.

L’attaque a eu lieu à une vingtaine de kilomètres de Sébékoro. Pour mener l’opération, les sept bandits se sont servis d’un tronc d’arbre pour couper la route. Après quoi, ils ont arrêté tous les véhicules qui venaient dans les deux sens. Les passagers, les chauffeurs et les apprentis ont été obligés de se mettre à plat ventre.

Ainsi Joe, Djinè et Sergent (ce sont des surnoms par lesquels ils s’appelaient) ont pu dépouiller les passagers dont des vieilles personnes et des enfants de sept véhicules qui ont tous été attaqués et dépouillés de leurs biens (argent liquide, téléphones portables et autres objets de valeurs).

L’opération a duré plus de quatre heures (de minuit à 4 h du matin). Les bandits s’en sont tirés à bon compte avec leurs butins sans être inquiétés. En tout sept véhicules ont été appréhendés par les bandits qui ont pris soin de camoufler leur visage avec des cagoules. En plus de la terreur, ils ont pu amasser des millions de F CFA.

Cet incident survient au moment où le problème du Nord se pose avec acuité avec son lot d’attaques ciblées de camps militaires. Les autorités nationales doivent prendre des mesures appropriées pour la sécurité des personnes et de leurs biens.

Idrissa Sako

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BUDGET D’ETAT 2009

Les travaux ont pris fin

Les travaux préparatoires du projet de budget 2009 se sont achevés lundi dernier par plusieurs recommandations .

Les participants aux travaux préparatoires du budget 2009, qui se sont achevés le 12 mai 2008, ont recommandé la poursuite du renforcement de la participation dans le processus d’élaboration du budget comptable et du budget programme, l’élargissement du champ du budget programme à toutes les sources de financement.

Ils ont aussi recommandé la systématisation de l’organisation de concertations préalables au niveau des responsables des programmes ainsi que l’actualisation des états sur le personnel, le suivi rigoureux des conditionnalités de décaissement mais aussi et surtout le recrutement des contractuels de l’éducation.

Mahamadou Abdoul Aziz, sous-directeur du cadrage budgétaire, qui a fait un exposé sur « Budget programmes et harmonisation », a suggéré la surveillance active du budget programmes par l’élaboration d’un rapport trimestriel par chaque département et institution afin de faire le point sur la mise en œuvre des activités du budget programmes. Il a demandé au titre du budget programme de prendre les dispositions pour intégrer dans le document du budget programmes 2009 les indicateurs du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) pour chaque secteur.

Les défis à relever et les objectifs du Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP) 2007-2011 ont été également évoqués. Aux nombres de ces défis : la sécurité alimentaire durable, la scolarisation des filles, l’emploi des jeunes, lutte contre le VIH/Sida, l’accès démocratique aux services financiers, la problématique des statistiques.

L’objectif global est de promouvoir une croissance ré distributive et une réduction de la pauvreté. Les objectifs spécifiques consistent à accélérer la croissance (environ 7 % par an avec un taux de pression fiscale de 17 % dès 2008), à réduire le taux de pauvreté de 56 % en 2007 à 51 % en 2011, pour ainsi améliorer le bien être des populations.

Pour l’utilisation du logiciel de préparation de suivi et d’exécution du budget d’Etat, il a été recommandé que tous les départements administratifs doivent être interconnectés d’ici le 31 décembre 2008. Il faut noter que le budget des administrations déconcentrées est passé de 135,343 milliards en 2008, soit une augmentation de 11 %.

Adama Kodjo

(stagiaire)

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MUSIQUE MALIENNE

Rokia Traoré en concert à Blonba

Après de longs mois d’absence sur la scène musicale malienne, Rokia Traoré sera en concert au studio Blonba le 16 mai 2008. Ce spectacle consacre aussi la sortie mondiale du nouvel album de la fine « Rose » du Bélédougou, « Tchamantché ». Après « Bomwboï » (disque d’or en France) elle revient avec un opus en totale rupture de style

Autant on ne présente plus Rokia Traoré, « grande dame de la chanson africaine, dont la voix lumineuse et les arrangements subtils ensorcellent depuis une dizaine d’années les amoureux des musiques métissées », autant c’est un privilège d’assister à ses spectacles, surtout au Mali où elle se produit rarement. Toutefois, elle fait tout le temps l’honneur de lancer la sortie officielle de ses albums à partir de Bamako. Le spectacle du 16 mai prochain est donc une opportunité de découvrir son nouvel opus, « Tchamantché » (centre, milieu ou mi-parcours), qui est déjà bien accueilli par les critiques en Europe.

Ceux qui ont le privilège de savourer cette galette disent qu’il correspond à la vision musicale de Rokia Traoré : « faire de la musique africaine, mais rester une citoyenne du monde, emprunter à la tradition, mais jouer une musique de modernité, respecter l’existant, mais ouvrir le cœur et les oreilles à la multiplicité du monde ». Et l’on peut tout reprocher à Rokia sauf qu’elle ne porte pas « ses convictions dans sa musique ».

Audacieuse à mourir, Rokia Traoré a pris des orientations artistiques qui en surprendront plus d’un sur son nouvel album, « Tchamantché ». Elle chante toujours en bambara bien sûr, mais, à l’occasion d’un voyage nord-américain, elle a découvert le son patiné et atypique des vieilles guitares Gretsch, les premières guitares électriques du rythm’n blues. Elle a aussi appris à apprécier la musique afro-américaine et a re-découvert la voix intense de Nina Simone.

Poursuivant son exploration musicale, Rokia a donc abandonné les balafons et les percussions traditionnelles et a invité une rythmique occidentale pour se hasarder dans les univers tortueux du blues et du rock. Si le ngoni est toujours bien présent, un groove puissant et sensuel vient maintenant transformer la musique de la jeune chanteuse. Et qui plus est, dans cet étonnant mélange, Rokia Traoré ballade sa voix avec une étonnante facilité, utilisant tous les registres possibles de son talent protéiforme.

L’accueil chaleureux des critiques

Cette métamorphose de la future impératrice de la musique malienne est bien appréciée de par le monde. La rupture est bien accueillie parce qu’elle va dans le sens de l’affranchissement de la musique africaine du ghetto conceptuel auquel elle est souvent condamnée par certaines maisons de disque.

Comme le dit un critique, Rokia dans son nouveau style, « rappelle des Africaines qui ont forgé leur identité plutôt que d'en hériter. Elle rappelle d'autres chanteuses, d'ailleurs, qui n'ont rien à voir avec la noirceur. Surtout, elle est unique. Parce que totalement dévouée à la recherche d'elle-même ». Et d’ajouter, « c’est la finesse de la voix et ce calme qui émane des musiques » qui font aujourd’hui la force de cette fine Rose qui réapparaît aujourd'hui « en maîtresse de scène, diva rimée, impérieuse ».

Ce qui fait dire à cet autre critique que « le travail de création de Rokia Traoré est un pied de nez adressé à tous ceux qui voudraient parquer les musiques africaines dans une espèce de réserve naturelle coupée du monde, où l'homme blanc irait se ressourcer et se consoler des vicissitudes de la vie moderne ». Autrement dit, ce nouvel album symbolise le refus de la jeune artiste d’être confinée dans le concept creux et souvent discriminatoire de « World music ».

La star du Bélédougou a sonné la révolte. Désormais, elle n'est plus world music. La rebelle entonne « The Man I Love » des frères Gershwin. Elle chante une « Lady » du Nigeria. Sans occulter ses propres créations puisées dans le riche terroir musical mandingue et qui flirtent avec le blues et souvent le gospel. Signe de cette maturité incontestable, sa voix a pris de l'ampleur.

Ce n’est donc pas pour rien que, en 4 albums, Rokia Traoré s'est imposée comme le talent le plus étonnant et le plus précoce d'Afrique de l'Ouest. En effet, lauréate du prix RFI 1997, Rokia a suivi depuis, avec audace et constance, « une voie musicale équilibriste, loin des paillettes et du strass de la reconnaissance facile ». Elle s’est battue pour avoir droit à la reconnaissance mondiale qui est sienne aujourd’hui.

Alphaly

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STADES DE SAN, KOUTIALA ET BOUGOUNI

Les nouveaux complexes sportifs livrés bientôt

Les travaux de construction des trois stades de football de San, Koutiala et Bougouni sont à leurs termes et les installations seront livrées le 30 juin 2008, assure l'entreprise chinoise chargée des travaux. C’était à la suite d’une visite de chantier du ministère de la Jeunesse et des Sports.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang, et ses proches collaborateurs se sont rendus à San, Koutiala et Bougouni pour inspecter les chantiers des complexes sportifs en construction dans ces villes. Rappelons que la première pierre de chacun de ces stades avait été posée par le président Amadou Toumani Touré en septembre 2005. Ces projets entrent dans le cadre de la réalisation d'infrastructures sportives et culturelles destinées à la jeunesse.

Les trois stades, d’une capacité de 4200 places chacun, ont coûté à l'Etat un peu plus de 2,7 milliards de F CFA avec des travaux d'extension (voies d'accès, piscine et gazons) et pour la première phase avec l'offre chinoise de plus de 3 milliards de F CFA.

La visite de terrain a été l'occasion pour le ministre de la Jeunesse et des Sports, à San, de mesurer les difficultés rencontrées et de recenser les préoccupations, et à Koutiala et Bougouni, pour ses proches collaborateurs qui ont suivi le reste des visites (le ministre de San avait été rappelé pour se rendre en mission à Séville où il a représenté le chef de l'Etat aux activités de la Fondation du Ballon d'or africain 2007 Frédéric Oumar Kanouté).

En fait, depuis le démarrage des chantiers, les autorités administratives et politiques, à différents niveaux, suivent avec attention l'évolution des travaux. Il a été surtout question lors des concertations des dispositions à prendre pour l'inauguration des stades. Dans ces trois villes, l'heure est à l'harmonisation des visions sur les manifestations prévues.

A San, Koutiala et Bougouni, le ministre et sa suite ont pu constater l'évolution des chantiers. Il ne reste plus que les branchements d'électricité (plombs d'éclairage) du groupe de 500 KVA, le parking, l'eau et le téléphone.

A San, le stade devait initialement occuper une superficie de 10,5 ha. On y a ajouté 4,5 ha sur lesquels seront construits des terrains de basket-ball, de volley-ball, de hand-ball, d'arts martiaux et surtout des centres socio-éducatifs pour la jeunesse. Le ministre Niang tient particulièrement à ce dernier volet. « Il faut un centre où les jeunes se retrouvent pour échanger », a-t-il instruit. La partie chinoise, par la voix du directeur de l’entreprise Qilu, Li Guang Ren a assuré que ces travaux seront exécutés.

A Koutiala, au passage de la délégation, conduite par le conseiller technique Kalilou Dama, également coordonnateur de suivi des travaux, les ouvriers étaient à l'œuvre pour les dalles et autres retouches. Là-bas, le site est presque fini. Mais comme à San, le constat est le même. Le coordonnateur des travaux a insisté auprès de l'entreprise chinoise sur le délai de réception des ouvrages, et les retouches nécessaires.

Bougouni la troisième étape de la mission a accueilli le coordinateur Dama et ses collègues que sont le directeur national des sports et de l'éducation physique, Moriké Moussa Traoré, le chargé de mission Moussa Bolly. Ils ont eu droit à une visite guidée au milieu des tas de gravats et de sable. Le complexe, selon, M. Diop, architecte malien travaillant avec les Chinois, est construit sur une superficie de 150 x 200 m.

M. Dama a suggéré aux autorités administratives et politiques de Bougouni, la construction d'un symbole de la ville à la devanture du stade, la même remarque a été faite à San (puits sacré ou mare sacrée) et Koutiala (bûcheron). « Il y aura une case et le bois sacré »,  a répondu Abdoulaye Guindo, le sous-préfet de Bougouni. Ce qui doit remplacer le jet d'eau construit à l'endroit indiqué.

Dans chacune des villes visitées, la délégation du département de la Jeunesse et des Sports s'est félicitée du volume des travaux réalisés par l'entreprise chinoise et a recommandé un langage de vérité entre toutes les parties impliquées. « Surtout pour les festivités d'inauguration, mettez-vous d'accord sur un programme cohérent », ont-ils exigé des autorités locales. Ils ont rappelé partout que les chantiers font l'objet d'une attention particulière de la part des plus hautes autorités du pays.

Boubacar Diakité Sarr

(envoyé spécial)

 

Les inaugurations se préparent

A San, il est beaucoup question du meeting d'athlétisme de la ville. Une compétition phare que la ville organisait, mais qui a tendance à disparaître sur l'agenda sportif de la ville de Santoro et Karantéla et une coupe de football qui portera le nom du président de la République.

A Koutiala, des tournois de basket et de football seront à l’honneur, sans oublier une nuit d’arts martiaux. A Bougouni, on parle d'un tournoi régional entre les villes de Kankan (Guinée-Conakry), Bobo-Dioulasso (Burkina), Odienné (Côte d’Ivoire) et une sélection des cercles de Massigui, Kolondiéba et Yanfolila.

La délégation a mis à profit son séjour de Bougouni pour visiter la salle de Fitness de l’entraîneur adjoint des espoirs, Issa Kolon Coulibaly (natif de Bougouni), une salle qui comprend trois appareils pour une vingtaine d’adhérents, a expliqué le promoteur.

En outre, Issa Kolon Coulibaly envisage de créer un centre de formation qui, dans les jours à venir, devra accueillir ses premiers élèves. Le centre, d’une superficie de 2 ha, est situé sur la route RN 7 de Sikasso et portera le nom de son initiateur.

B. D. S.

 

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