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2008

Mois de mai

Les Echos du 12 Mai

 

DEMOLITION DE CONCESSIONS ILLICITES

Un drame social se joue à Missabougou

Missabougou était dans une atmosphère funèbre le week-end dernier avec la démolition de maisons bâties sans autorisation sur 18 hectares du quartier. Les contrevenants qui « pleuraient » leur malheur n’ont pas caché leur amertume. Peine perdue : la mairie de la Commune VI est déterminée à rétablir l’ordre en allant jusqu’au bout de l’opération.

Missabougou, un quartier de la Commune VI, vit une tragédie depuis samedi dernier. La mairie ayant décidé de joindre l’acte à la parole, a démoli les habitations illicitement construites. Selon des témoignages recueillis sur place, dès les premières heures de la matinée, des membres de la commission mise sur pied pour l’opération au niveau de la mairie de la Commune VI, entourés par un important dispositif sécuritaire et un Bulldozer, ont occupé les lieux ciblés. La messe était déjà dite et il n’y a pas eu de round d’observation.

Le puissant engin de terrassement a emporté dans sa folle course toutes les maisons sur lesquelles il y avait des croix. Les édifices flambant neufs, pour la plupart des constructions en dure à hauteur de plusieurs millions de F CFA, se sont couchés au passage de la mastodonte, qui aplatissait toutes les briques. Même les tôles de maisons de certains déguerpis, qui croyaient religieusement à une solution de dernière minute, n’ont pas été épargnées.

Toute cette scène certes horrible s’est déroulée sous les yeux de citoyens qui ne savaient plus à quel saint se vouer tant les tentatives de négociation ont échoué ; des habitants, pour qui le poids de la canicule ne représentait rien voyaient s’envoler leurs réalisations. Inutile alors de décrire l’état d’âme de ces déguerpis assistant, impuissants, à la destruction des fruits de plusieurs années de dur labeur.

Les yeux rouges et le moral en berne, certains d’entre eux, n’ont pipé mot. « C’est une tragédie, ils nous ont causés du mal et renient notre avenir et celui de nos enfants. Cela ne peut en aucun cas être la fin de cette affaire. Il faut qu’ils nous montrent une zone de recasement », s’est plaint un déguerpi avec des larmes prêtes à tomber. Et un autre d’ajouter : « j’avais investi à hauteur de plusieurs millions de F CFA sans compter le prix d’achat de la parcelle. Tout cela est réduit à néant aujourd’hui. Comment allons-nous faire maintenant ? ».

D’autres ont par contre déversé leur bile sur les plus hautes autorités : « Nous avions été voir ATT qui, tout en promettant de nous prendre en compte, nous avait envoyés au ministre Kafougouna Koné. Véritablement, nous voyons aujourd’hui qu’ils n’ont rien fait pour sauver la situation. Comment peut-on parler de lutte contre la pauvreté et d’équité sociale dans une telle atmosphère d’auto destruction ? »

Rançon de l’entêtement ?

Assurément, les occupants illicites n’ont aucune porte de sortie maintenant. La semaine dernière, le gouverneur du district, Ibrahim Féfé Koné, le maire de la Commune III, Abdel Kader Sidibé, et une délégation des services techniques de l’urbanisme ont lancé à Sogonafing et Koulouba la croisade contre les contrevenants en matière domaniale. L’objectif est de recouvrer les domaines publics illégalement occupés et de juguler le phénomène qui prend de l’ascenseur dans la capitale. Mandat a été donné aux responsables compétents dans ce sens.

Mais, à la différence des cas de Sogonafing et de Koulouba, la démolition de Missabougou, serait l’épilogue d’un long processus de mise en garde par la mairie de la Commune VI. A en croire des agents municipaux, entre janvier et avril derniers, le conseil municipal avait adressé une « sommation » à chaque occupant illicite afin de le contraindre pacifiquement à vider les lieux. Le maire de la Commune VI, Souleymane Dagnon avait même affirmé que « la démolition peut intervenir à tout moment puisque les occupants illégaux ont été déjà avertis ».

Cependant, ces « pauvres habitants » dont certains soutiennent avoir acheté leurs parcelles à coût de millions avec les propriétaires de champs et dont plus de la majorité ne détiendrait pas de papier officiel certifiant une quelconque appartenance, ne l’ont pas entendu de cette oreille. Sur ce dernier point, le maire Dagnon avait même précisé que « toutefois, cette même démolition ne concernera pas les gens qui ont une notification en bonne et due forme ».

Des membres de la commission de la mairie ont informé que ces terrains de l’Etat passeront après sous la main d’agences immobilières, à l’exception du site prévu pour le recasement des 165 foyers inondés de Missabougou. En tout état de cause, les Etats généraux du foncier sont plus que jamais d’actualité pour placer les jalons communs d’un domaine sensible.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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Conjurer l’habitat spontané

La commission ad hoc qui a statué sur l’ensemble des litiges fonciers à Bamako et qui a recommandé de lever l’interdiction d’attribution de parcelles, qui a duré de 1999 à 2006, a mis à la disposition des communes du district des réserves foncières pour résoudre les cas litigieux et au besoin procéder à de nouvelles attributions.

La nouvelle politique foncière et domaniale mise en œuvre depuis la fin de la mesure d’interdiction d’attribution de lots à usage d’habitation par les maires tant à Bamako qu’à l’intérieur du pays, a été accompagnée d’une série de mesures dont l’arrêt strict de la prolifération des habitations spontanées. Il a été alors recommandé de veiller à l’application stricte des dispositions du code domanial et foncier interdisant de construire sans permis ni titre de propriété.

A Koulouba, en Commune III, et Missabougou et Yirimadio en Commune VI, des citoyens se sont retrouvés dans l’illégalité découlant de leur hantise d’avoir un chez soi. Comme le disait la semaine dernière, Ibrahima Féfé Koné, le gouverneur du district, lors d’une rencontre avec les chefs de quartiers de Koulouba, Sogonafing et Point G, souvent ces terres sont vendues par des propriétaires de champ ou chefs autochtones qui se disaient propriétaires fonciers ou même des maires indélicats. A Koulouba précisément, le gouverneur et des maires ayant assisté à la rencontre, se sont rendu compte que certaines personnes ont construit jusqu’à la lisière du palais présidentiel.

La situation des 18 ha de Missabougou et des 95 ha de Yirimadio sort aussi de l’ordinaire. Ces deux secteurs sont des titres fonciers de la Commune VI. Ils ont été lotis et sont l’objet de titres de propriété. Nonobstant cela, les mêmes parcelles ont été morcelées et monnayées par de soi-disant propriétaires de champs. Ils ont mis sens dessous dessus l’ancien plan de lotissement en ne laissant nulle place aux espaces verts, écoles, centres de santé et équipements marchands.

Bamako comme la plupart des villes africaines n’échappe pas au phénomène du développement des bidonvilles, appelés habitats spontanés. La démographie galopante et la conjoncture font que de plus en plus, les campagnes se vident au profit des villes. Les pouvoirs publics, qui ont été passifs, entendent s’affirmer en usant de manières fortes. Mais avec des milliers de personnes sans abris ne craint-on pas une autre situation : l’accroissement de la tension sociale ?

Abdrahamane Dicko

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IL FAUT LE DIRE

Affirmer l’Etat !

Après la fin de non-recevoir signifiée à une délégation nationale, partie négocier la paix en Guinée dont des ressortissants ont des visées sur ses terres agricoles, le Mali se doit aussi de circonscrire très vite l’autre menace qui pèse cette fois-ci sur la zone Office du Niger après l’attaque de Diabaly par des hommes armés se réclamant de la rébellion touareg.

Quand des litiges frontaliers ne sont pas réglés à l’amiable, il est fait recours à l’arbitrage international aux fins de les trancher une bonne fois pour toutes. Mais que peut-on d’autre contre des frères « égarés », adeptes de la guérilla urbaine, si ce n’est la fermeté ? Dans le cas précis de l’O. N., l’Etat, avec 4 généraux aux postes clés (président de la République, Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale, ministre de la Sécurité intérieure) devra s’obliger à appliquer les mesures radicales contre les fauteurs de troubles, mettre fin à la longue « récréation », en affirmant son autorité. Et pour cause…

Grenier du pays, la zone Office du Niger est appelée à jouer un rôle déterminant dans la réussite de « l’Initiative riz », préconisée par le Premier ministre pour répondre à la crise céréalière mondiale, avec une production attendue de 1,6 million de tonnes de riz non décortiqué. Or, pour cela, la zone a, plus que d’intrants et d’équipements agricoles, besoin de quiétude et d’entente.

Mais tout ceci, finalement, risque de n’être qu’un rêve sans lendemain si la situation sécuritaire n’est pas préalablement maîtrisée parce que, apparemment, l’attaque de Diabaly a déjà fait son effet : instaurant une sorte de psychose, facteur bloquant à l’atteinte de bons résultats. Mardi dernier en tout cas, c’était bel et bien le sauve-qui-peut dans la région.

Le paysan a beau être brave, il a beau s’engager à traduire en acte concret une ambition politique, il ne peut, seul, les mains nues de surcroît, affronter des hordes de bandits sans foi ni loi et dont la vocation, assurément, est de contrarier la volonté populaire à travers des actes antipatriotiques. Trop, c’est trop !

L’Etat, après avoir maintes et maintes fois offert la carotte, se doit donc d’user du bâton contre ceux qui se sont mis en dehors de la République. Sinon, normalement, les questions soulevées par la rébellion au nord ont leurs solutions soit dans le Pacte national de 1992, soit dans l’Accord d’Alger de 2006 ou plus récemment encore dans le Protocole d’entente de Tripoli.

Alors que veut-on de plus si ce n’est des lubies de quelques capricieux de prendre en otage un pays déjà assommé par des difficultés de toutes sortes (vie chère, crise de l’école…) et presque inextricables ? Peut-on seulement imaginer l’ampleur des difficultés alimentaires à venir si les récoltes ne sont pas bonnes à cause de l’insécurité ? Quel intérêt a le Nord déficitaire en production céréalière à porter la menace sur les terres agricoles du Sud ?

On le voit, il n’y aura pas grand monde pour comprendre les motivations réelles des assaillants de la semaine dernière. Et si ce sont des « bandits armés », ils doivent être, à l’instar de leurs semblables partout dans le pays, recherchés et traduits en justice. Mais admettons-le : ici, c’est 1,6 million de tonnes de fois plus facile à écrire qu’à faire.

A. M. T.

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RENOUVEAU DE L’ACTION PUBLIQUE

La feuille morte du gouvernement

Depuis 2002, le gouvernement de ce pays ne produit que lettre de cadrage, déclaration de politique générale et feuille de route, autant de papiers destinés à améliorer la qualité de nos services et de nos prestations, mais qui restent lettre morte parce que ce sont les grands commis de l’Etat eux-mêmes qui les premiers les piétinent, vite suivis par d’autres.

Le cabinet du Premier ministre, Modibo Sidibé a publié le 27 mars 2008 un fameux parchemin baptisé feuille de route pour le renouveau de l’action publique, mais c’est maintenant que les chefs de service sont appelés à l’exposer sous forme de lecture expliquée à leurs agents. Il s’agit d’un document de 3 pages qui décrit par le menu les tâches qu’un travailleur consciencieux (fonctionnaire ou conventionnaire) doit accomplir dorénavant pour relancer la machine administrative que le gouvernement estime grippé, voire bloqué.

Le procédé n’est pas nouveau puisqu’en 1986 (mars), le régime de l’UDPM, alors très fragilisé par la contestation populaire, en avait produit de même type appelé « Charte d’orientation nationale et de conduite de la vie publique », qui était resté sans effet parce que les problèmes du Mali incombent plus à l’Etat (gouvernement) qu’aux travailleurs qui, dans mille difficultés, font leur possible pour faire fonctionner son appareil poussif.

L’on fera remarquer d’ailleurs que ce genre de document officiel, qui n’est rien d’autre qu’une compilation de vieilles recettes qui, nulle part, n’ont servi à quelque chose, apparaît le plus souvent à des périodes critiques, quand l’Etat est en crise et veut cacher sa panique par la formulation de vœux pieux.

Depuis 2002, le gouvernement de ce pays ne produit que lettre de cadrage, déclaration de politique générale et feuille de route, autant de papiers destinés à améliorer la qualité de nos services et de nos prestations, mais qui restent lettre morte parce que ce sont les grands commis de l’Etat eux-mêmes qui les premiers les piétinent, vite suivis par d’autres.

Pourtant dans les premières années de l’indépendance et jusqu’en 1968, le travailleur de ce pays était un véritable patriote, prêt à se faire sacrifier pour son peuple. Mais, les politiques agressives des différents régimes politiques qui s’y sont succédé ont progressivement transformé ses meilleurs cadres en délinquants et en prédateurs de l’économie nationale peu soucieux du bien public, mais très actifs dans la défense de leurs profits personnels.

En suivant le document publié par la Primature, on se rend compte que rien de ce qu’il dénonce n’est nouveau. De la ponctualité au boulot à la stricte application des textes en passant par le respect de la chose publique, tout est vieux et a été dit et écrit au moins dix fois depuis 1968. Le document, qui se contente d’énumérer pêle-mêle les tâches attendues du fonctionnaire, s’interdit d’expliquer comment d’un parangon de vertu, le travailleur malien est devenu un voyou en cravate produit par une politique de clientélisme, presque de magouille et de favoritisme qui écrasent le talent et la compétence au profit de la relation et de l’intérêt .

Voyous en cravate

Dans ces conditions où les normes sont inversées, il est peu motivé et désespère même de cet Etat qui l’emploie, surtout si dans le même temps, toute augmentation de salaire lui est interdite pendant qu’en sous-main, le gouvernement encourage la flambée des prix par le biais de certains de ses membres devenus plus commerçants et hommes d’affaires qu’agents de l’Etat. Tout cela est connu et bien connu et ceux qui nous gouvernent, pour avoir été des fonctionnaires ou des soldats avant d’être au sommet de l’Etat, le savent plus que les autres.

Ils savent également que tous les problèmes des travailleurs de ce pays tournent autour des salaires qui sont les plus bas de la sous-région. Tous les problèmes évoqués par la feuille de route et qui sont supposés être des freins aux efforts du gouvernement, partent d’eux (des salaires) et reviennent à eux. Il est évident qu’on ne peut valablement pas demander l’impossible à des travailleurs sous-payés et criblés de problèmes sociaux qu’ils ne peuvent résoudre. Il revient donc au gouvernement de faire ceci et les travailleurs feront cela.

S’il y a une partie de la feuille de route qui peut donner l’illusion du nouveau, c’est bien celle qui traite de la nécessité de la restauration de l’autorité de l’Etat qui serait en souffrance. Personne ne met en doute qu’elle prend des coups, mais ce qu’on néglige de dire c’est que c’est par sa propre faute, son refus d’être ferme dans les situations de souveraineté comme les revendications territoriales à caractère racial et ethnique où récemment, on a vu le gouvernement se projeter dans des négociations ou des pourparlers où ses émissaires sont partis en position de faiblesse face à des rebelles de plus en plus convaincus qu’il n’y a plus d’enfants de Diby Silas Diarra dans l’effectif de l’armée nationale.

On ne peut plus cacher que l’autorité de l’Etat est de plus en plus mise à mal par des rebelles et des bandits armés (la différence est maintenant mince entre les deux), mais c’est à l’Etat lui-même, non aux travailleurs, de rétablir sa propre autorité.

Chacun sait que l’histoire contemporaine de ce pays est celle de la dégradation continue des conditions de vie et de travail de son peuple qui n’attend plus rien de son gouvernement, lequel en retour exige tout de lui. Mais aussi longtemps que les salaires seront maintenus à un bas niveau, le travailleur de ce pays fera semblant de s’investir et l’Etat aussi fera semblant de le payer en lui versant la portion congrue à chaque fin de mois, sans évidemment oublier de produire, de temps à autre, de petites feuilles de route qui seront autant de feuilles mortes avec le temps.

Yiriba

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RESSOURCES MINIERES

De l’uranium à Kidal

La région de Kidal est considérée comme potentiellement riche en uranium, mais sous exploité.

Créée en 2006 et implantée au Mali en 2007, Oklo Limited Uranium est une société australienne spécialisée dans l’uranium. Elle a obtenu dans notre pays une autorisation d’exploration sur une superficie de 19,390 km2 au nord-est de Kidal. Un levé géophysique aéroporté totalisant 53,676 km linéaires a été exécuté sur l’ensemble de la zone.

A ce jour, les résultats de la partie sud du projet Kidal révèlent plusieurs anomalies d’uranium attestant que la région de Kidal dispose de fortes potentialités en matière d’uranium mais sous exploitées. L’objectif premier d’Oklo est le développement d’un grand projet d’uranium au Mali et au Niger. Le projet est considéré comme étant fortement prospectif grâce à la morphologie de la zone et de la présence d’autres mines d’uranium dans la région.

Le ministre de l’Energie, des Mines et de l’Eau, Ahmed Sow, qui a présidé jeudi après-midi la cérémonie de présentation de la société Oklo Limited Uranium sanctionnée par la remise de documents de la campagne de géophysique aéroportée dans la région de Kidal, n’a pas soutenu le contraire.

« Les mines, ce n’est pas seulement l’or. Le Mali regorge de ressources minières extrêmement importantes. Notre politique minière se caractérise par le développement du secteur minier. C’est la raison pour laquelle il est important pour nous de mettre en place un programme énergétique cohérent destiné à appuyer les sociétés minières pour qu’elles puissent exploiter dans les meilleures conditions. Dans ce cadre, nous allons procéder à la relecture du code minier et créer une société de patrimoine. En plus des ressources de fer, de bauxite, nous avons des indices probants pour le diamant et le manganèse » , a indiqué le ministre Sow. Il a assuré la société Oklo Limited Uranium de l’appui de son département dans la conduite du reste du processus.

Basée à Perth et inscrite en 2007 à la Bourse des valeurs australiennes, la société Oklo a un portefeuille de 9 projets (un au Mali, 2 au Niger et 6 autres en Australie). Le programme d’exploration prévoit l’évaluation complète des données géophysiques. Il prévoit également de compiler et de prioriser les cibles avec leurs coordonnées.

Pour ce faire, la société, aux dires de son PDG, Peter Meagher, a établi un partenariat « mutuellement bénéfique avec la direction nationale de géologie et des mines ». Une campagne d’information et de sensibilisation des communautés locales a été faite par la société avant le début du levé aéroporté.

Mohamed Daou

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HAMANE NIANG, MJS

Moraliser les recettes des matches

« J’ai un projet d’appel à proposition que je suis en train de mijoter dans ma tête pour augmenter la part de l’Etat dans les recettes des grandes rencontres de football. Même sur le plan national lors des derby Stade-Djoliba ou toutes autres rencontres comme ce fut le cas du match de la Coupe Caf Djoliba–Manga Sport, je veux confier cette tâche à une agence ou toute autre structure morale ou personne physique capable de tenir le pari » , telle est l’idée que développe le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang, qui a fait une confidence dans ce sens au cours de sa tournée en 5e région.

Le ministre n’arrive pas surtout à comprendre le grand déséquilibre qui existe entre les recettes et les dépenses des matches. L’Etat reste toujours le grand perdant même quand les stades affichent le plein.

Une bonne initiative certes, mais qui ne manquera pas d’être confrontée aux mauvaises habitudes. La même politique avait été expérimentée dans le temps, mais elle n’a pas produit les effets escomptés. Des sangsues chargées de veiller sur la moralité des recettes des compétitions sportives et qui se faisaient plein les poches ont mis les pieds et les mains pour saboter l’initiative. La belle initiative avait finalement tourné court. Pourvu que le ministre Niang use de fermeté et de détermination. Car, comme le dit l’adage « quand on veut on peut ».

B. D. S .

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