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2008

Mois de mai

Les Echos du 09 Mai

 

CRISE ALIMENTAIRE MONDIALE

La FAO devient le bouc émissaire de Me Wade

Le président sénégalais, Me Abdoulaye Wade a récemment indexé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) comme étant en partie responsable de la crise céréalière qui sévit dans le monde, singulièrement en Afrique. Et il n’exige ni plus ni moins que la suppression de la FAO.
 « Gouffre d'argent » ! C’est ce que pense le président Abdoulaye Wade de la FAO. « La situation actuelle est largement son échec et les cris d'orfraie n'y feront rien. Cette institution aux activités dupliquées par d'autres, apparemment plus efficaces..., est un gouffre d'argent largement dépensé en fonctionnement pour très peu d'opérations efficaces sur le terrain », a affirmé le président du Sénégal dans une déclaration radiotélévisée sur la hausse des prix.

Ce n’est pas la première fois que le chef d’Etat sénégalais s’attaque à cet organisme onusien. Il l’avait déjà lourdement chargé lors du lancement de la « Grande offensive agricole » pour la nourriture et l’abondance (son plan de relance agricole). Mais, comme certains confrères un peu partout dans le monde, nous nous demandons si ces critiques envers la FAO sont justifiées. Difficile d’abonder dans le même sens que Me Wade pour qui sait que, comme le rappelait La Croix, « la FAO a lutté contre la dérive imposée dans les années 80-90, notamment par la Banque mondiale, qui encourageait le développement des cultures de rentes au détriment des cultures vivrières ».

Et il y a près d’une décennie, cette organisation avait tiré la sonnette d’alarme par rapport à la réduction drastique des stocks de sécurité et attiré l’attention des dirigeants sur la multiplication des poches de famine dans le monde. Mais, rares sont les dirigeants africains qui ont appuyé la FAO dans la mobilisation des ressources qui auraient permis d’éviter la crise qui sévit présentement.

Mieux, Jacques Diouf (directeur général de la FAO) n’a cessé de plaider en faveur du développement du secteur agricole en Afrique et de la construction des infrastructures nécessaires à ce développement. Mais, il a toujours prêché dans le désert parce qu’un développement agricole harmonieux ne préoccupait nos décideurs que dans les discours démagogiques de campagne. Nos pays ont fait la sourde oreille axant toutes les ressources de production agricole sur les cultures d’exportation (coton, arachide, café, cacao…)

Pour avoir tout misé sur l’arachide, le Sénégal doit importer quasiment 100 % de ses denrées alimentaires quotidiennes. C’est aussi presque le cas du Mali qui a privilégié le coton au détriment du reste du secteur agricole.

Une prise de conscience tardive ?

Comme l’écrivait récemment un confrère de la RDC, « le vrai débat se trouve ailleurs ». Il est temps de faire l’autocritique au lieu de perdre des énergies à trouver des boucs émissaires pour se soulager la conscience vis-à-vis de son opinion nationale. « Les pays qui sont aujourd’hui durement frappés par la crise alimentaire disposent-ils d’une vraie politique agricole ? Dans quel état se trouvent leurs structures d’appoint à l’activité agricole ? », s’interroge le confrère congolais.

Des questions pertinentes qui mettent à nu l’aspect dramatique de la question : l’absence d’une vision de politique agricole à long. Comment expliquer qu’un pays comme le Mali importe l’essentiel de ses biens de consommation courante malgré ses immenses potentialités hydroagricoles et énergétiques ? Et c’est là tout le drame du peuple malien, des Africains d’une façon générale.

Heureusement, à la veille de la saison agricole 2008-2009, le branle-bas de combat est de mise dans la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest. A commencer par le nôtre où le gouvernement multiplie les initiatives pour une production record au cours de la prochaine campagne. Au Burkina, c’est le Premier ministre qui s’est rendu à un conclave des cadres du ministère de l’Agriculture. Tandis que le président mauritanien a personnellement tenu à lancer la campagne agricole dans son pays…

On s’active dans tous nos Etats comme si, pour citer « Le Pays » (Burkina), « la crise alimentaire de ces derniers mois a subitement fait prendre conscience aux dirigeants africains que leur propre survie dépendait de l’autosuffisance alimentaire des populations ». Cette prise de conscience n’est-elle pas tardive ? Cette mobilisation va-t-elle porter les fruits escomptés ? La campagne agricole à venir sera-t-elle a hauteur de souhait ?

Ce qui est sûr, c’est que nos dirigeants semblent avoir compris que la sécurité alimentaire est une solide garantie de la stabilité sociale et politique dont ils ont besoin pour régner en paix et sans partage.

Alphaly

 

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LA BIM-SA

2 milliards F CFA de contribution au Trésor public

Le rapport d’activité de l’exercice 2007, le projet du plan d’affaires 2007-2011, le projet de rapport des commissaires aux comptes étaient au menu du conseil d’administration de la BIM-SA, mercredi dernier. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en plus de sortir de la zone de turbulence, la BIM s’installe à bonne place dans le paysage bancaire malien.

Petit point d’histoire. En 1965, la Banque de l'Afrique occidentale (BAO) se scinde en deux et donne naissance à la Banque internationale pour l'Afrique occidentale (BIAO). La BIAO, devenue Méridien BIAO, est alors contrôlée par la MIBL, un Holding installée dans les paradis fiscaux et qui a réussi à mettre à genoux toutes les agences BIAO en Afrique, sauf celle du Mali.

Les autorités, vigilantes, ont bloqué les transactions et les actions. Après, l’Etat malien restait avec le Crédit Lyonnais seuls actionnaires. Ce dernier, dans le cadre de sa restructuration, cèdera gratuitement ses actions à l’Etat qui se retrouve propriétaire. Dans le cadre de cette restructuration naîtra le 15 juin 1995, la Banque internationale pour le Mali (BIM-SA).

L’actuel PDG, Mamadou Igor Diarra, a pris les commandes de la plus ancienne banque privée du Mali en 2006, alors qu’elle peinait encore à sortir du rouge. En effet, à sa prise de service, en 2006 la banque affichait, pour son exercice antérieur, une perte sèche de 5 milliards de F CFA.

Un résultat net de 5,1 milliards F CFA

Dans le cahier de charges qui lui a été assignées à son arrivée, le nouveau PDG, Mamadou Igor Diarra, devait sortir la banque de la zone déficitaire, la rendre viable pour sa privatisation. En effet, avant lui, l’Etat avait tenté à deux reprises de vendre et avait dû se résigner à déclarer infructueuses ses appels d’offres, car, c’est à peine si des repreneurs « se présentaient ou s’ils offraient plus que le franc symbolique ! », comme disait un agent du ministère des Finances.

Les résultats affichés sont à la satisfaction des administrateurs. En effet, à l’issue du conseil, dans une communication rendue publique, ceux-ci n’ont pas caché leur « grande satisfaction » et ont arrêté les comptes au terme de l’exercice 2007 caractérisés par un total bilan 178,4 milliards de F CFA ; un niveau des ressources globales 158,5 milliards de F CFA ; un encours 115,1 milliards de F CFA pour les emplois ; un résultat net 5,1 milliards de F CFA.

« Les administrateurs ont vivement félicité la direction générale et l’ensemble du personnel pour les résultats obtenus et les ont encouragés à rester mobilisés pour préserver les acquis » , selon le communiqué officiel.

Aujourd’hui, la banque se dit prête pour la privatisation. D’ailleurs, selon les chiffres fournis, la banque a payé au Trésor public, au titre des impôts, 2 milliards de F CFA, ce qui fait d’elle l’une des plus gros contributeurs après les sociétés minières.

Alexis Kalambry

 

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PRIVATISATION DE LA BIM-SA

L’Etat garde 10 %

Selon notre confrère « Info-Matin », l’appel d’offre pour la privatisation de la BIM-SA vient d’être lancé par le ministère des Finances. Mercredi dernier, lors de son conseil d’administration, le représentant du personnel n’a pas manqué d’attirer l’attention des administrateurs sur la bonne réussite de cette privatisation. Il a rappelé la douloureuse expérience de la Méridien BIAO, qui avait repris les agences BIAO en Afrique juste pour les vider.

Selon le scénario avancé par notre confrère, l’Etat devra céder 433 966 actions de la banque, soit 51 % du capital. Mais, ajoute Igor, « la cession envisagée de la participation stratégique ne doit pas occulter que l’Etat demeure le 2e actionnaire de la Banque avec une participation de 10,5 %. Cette opération doit donc cesser d’être une matière émotionnelle pour devenir une opportunité de renforcement de la BIM-SA par un partenaire stratégique qui sera solide et crédible ».

« Que tout le monde soit rassuré. Sous l’égide du ministre des Finances, le processus de cession partielle des actions de l’Etat sera conduit sans aucune perturbation et la banque a déjà anticipé les réalités de l’éventualité d’un renforcement de son actionnariat par un partenaire de référence » .

Alexis Kalambry

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MAMADOU IGOR DIARRA

« Le meilleur est devant »

Mamadou Igor Diarra, le PDG de la BIM-SA, s’est dit optimiste face à la privatisation annoncée.

« En mars 2006 nous avions annoncé les deux années à venir comme l’ultime phase de l’achèvement du processus de restructuration. Mars 2008 nous sommes au terme de deux années d’un mandat de redressement accéléré à nous confié par les plus hautes autorités » , dira Mamadou Igor Diarra.

Ensuite, il annoncera son bilan. « D’une situation de perte de presque 5 milliards en 2005, notre banque a retrouvé la profitabilité souhaitée en réalisant successivement des résultats d’exploitation positifs de 2,6 milliards en 2006, 8 milliards avant impôt en 2007 en dépit d’un effort de provisionnement additionnel de près de 1 milliard 300 millions de F CFA, classant désormais notre banque comme l’un des plus importants contribuables du pays après les plus grandes sociétés minières. Cette dernière performance de l’exercice 2007, soit le double des prévisions, est sans doute l’inscription d’une page de l’histoire bancaire de notre pays puisqu’il s’agit du résultat le plus important obtenu sur notre place bancaire avec un niveau net de 5 milliards 130 millions de F CFA », ajoutera-t-il.

Il a poursuivi en faisant noter qu’ « à la faveur du renforcement des règles de bonne gouvernance, et de l’effectivité de l’assainissement financier, nous avons mieux géré un total de bilan qui, après un niveau de 131 milliards au 31 décembre 2006 pointe désormais à 178 milliards de F CFA au 31 décembre 2007 avec des ressources de 158 milliards et des emplois de 154 milliards, contre respectivement 120 milliards et 112 milliards de F CFA en fin 2006. Nous nous sommes appropriés non sans difficultés en 2007 et en 6 mois un nouveau système informatique mais enfin avec succès réussissant ainsi l’une des conditions d’expansion sans lesquelles l’entreprise résisterait difficilement dans son environnement ».

55 points de vente, 15 % du marché

Le réseau BIM est l’un des plus dense au Mali : 55 points de ventes au Mali, et 15 % de part de marché des dépôts et crédits. Elle dispose de points de vente en France, en Espagne et aux USA. La BIM-SA appuie beaucoup les télécoms, le BTP, le commerce général, l’énergie, surtout le sous-secteur électricité « qui a dépassé pour ce seul segment toutes les attentes et a culminé à presque 40 milliards de F CFA à travers différents projets qui contribueront de façon durable au développement économique de notre pays ».

« A la faveur d’une dense compétitivité, nous avons insufflé la baisse des conditions générales de banque impulsant le pouvoir d’achat de nos clients particuliers et concourant à une meilleure profitabilité des entreprises qui nous font confiance » .

« Le futur de la banque est donc plutôt radieux et contrairement aux démons du passé, l’Etat actionnaire dont nous sommes mandataires devant vous a prouvé qu’il pouvait bien gérer surtout lorsqu’il s’agit d’un domaine aussi sensible qu’est celui de la banque. Il est donc de notre devoir d’affirmer et de témoigner devant les administrateurs présents au cours de cette session que l’Etat actionnaire et administrateur a créé les conditions permissives d’un meilleur avenir pour notre établissement bancaire. C’est pourquoi son désengagement ne doit plus être une source de préoccupation pour nos partenaires et pour nos employés » .

Alexis Kalambry

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PMU-MALI

Les mésaventures d’un parieur

Entrer dans ses gains aujourd’hui relève du chemin de croix pour les parieurs, le PMU-Mali leur en faisant voir de toutes les couleurs.

Le Pari mutuel urbain (PMU-Mali) compte de nombreux parieurs dans notre pays. Ceux-ci pensent qu’après avoir eu la chance d’aligner les bons numéros ils empochent facilement leurs sous comme le disent les règles. Mais cela n’a pas été le cas de M. Cissé dont les souffrances n’ont commencé qu’après avoir réussi son « coup ».

Depuis l’avènement de la course des chevaux au Mali, le jeune parieur en a fait son second métier. Avec des amis, il est parvenu à se tirer d’affaire dans plusieurs courses, ce qui lui a valu le nom de Joe Verbeck (nom d’un célèbre jockey).

Après moult combinaisons, M. Cissé a placé la combinaison de la course du 6 mai, mais dans le désordre, c’est-à-dire le 16-13-4-5. Le désordre n’ayant pas beaucoup payé, il devait empocher 2000 F CFA. Il se présente mercredi aux environs de 17 h au guichet où il avait pris son ticket. Peine perdue. Sans se décourager, le fidèle parieur se présente à nouveau le lendemain pour disposer de son dû afin de miser sur la course suivante.

Malheureusement, pour lui, il est encore tombé sur une dame qui lui a demandé de « revenir demain » (aujourd’hui). Son insistance a conduit son interlocuteur à lui lancer une injure dans la figure : « Va te plaindre là où tu veux ». Connaissant ses droits, il s’est présenté au bureau d’un certain Maïga, qui serait le responsable des vendeurs de ticket à la direction du PMU-Mali.

« La vendeuse dont le kiosque est à côté de la mairie de Boulkassoumbougou n’a pas voulu me donner mon argent » , s’est-il expliqué. Aux dires de M. Cissé, le responsable lui aurait tenu des propos discourtois en lui disant d’« aller se faire voir ailleurs. Nous ne sommes pas là pour les parieurs ». Pis, au lieu d’entrer en possession de ses droits, M. Cissé a été conduit au poste de police par des éléments des forces de l’ordre. Il y a passé une bonne partie de la matinée avant d’être relâché.

Amadou Sidibé

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1er CONSEIL D’ADMINISTRATION DU CENOU

Lifting des textes pour une « gestion saine »

Il aura fallu 7 ans, depuis sa création en 2001, pour que le 1er conseil d’administration du Centre national des œuvres universitaires (Cenou) ait lieu. C’était hier. L’on se rappelle que la tenue du CA figurait en bonne place parmi les doléances que les travailleurs du Centre avaient déposées sur la table de la direction. Le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Amadou Touré avait promis de s’impliquer pour l’installation et l’organisation d’un CA. Ce qui est une réalité aujourd’hui à la grande satisfaction des travailleurs.

Les 12 membres du CA, présidé par Amadou Touré et qui comprend les représentants des pouvoirs publics, des usagers (AEEM), du personnel ont passé en revue les projets d’organisation interne et de cadre organique, les projets de règlement intérieur et d’organigramme, le rapport d’activités 2007 et le programme d’activités 2008, le projet de budget 2008 et le projet d’accord d’établissement. Toutes choses qui sont d’autant plus importantes que le Cenou, chargé, entre autres, de la gestion des bourses, a besoin d’un lifting pour mener à bon port son rôle stratégique.

Le président du CA en est conscient et entend mettre tous les moyens à la disposition du Centre pour la satisfaction totale des usagers. Les travailleurs savent aussi que d’énormes défis les attendent. Abdoulaye Dramé, l’un de leurs représentants, a indiqué que vu le fait que « le CA permettra une gestion saine vivement sollicitée par nous », les travailleurs doivent se montrer à hauteur des résultats escomptés. A preuve, à l’en croire, si la gestion des résidences, jusqu’ici laissées par l’AEEM, doit être transférée au Cenou, les résultats doivent être au bout du compte et la gestion beaucoup plus orthodoxe.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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