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2008

Mois de mai

Les Echos du 08 Mai

 

PARTIE POUR NEGOCIER LA PAIX A MADIANA

Une délégation du Mali refoulée de la Guinée

L’espoir de voir une paix durable s’instaurer entre les populations de Siradiouba (Mali) et Dalagoué (Guinée) s’estompe de plus en plus après l’échec des négociations des 5 et 6 mai derniers au niveau préfectoral.

Dans le cadre du règlement du conflit foncier qui oppose les populations frontalières des villages de Siradiouba et Dalagoué, une délégation malienne s’est rendue les 5 et 6 mai à Madiana (Guinée) pour y rencontrer les autorités préfectorales.

Là-bas, la délégation malienne devait s’entretenir avec les autorités administratives guinéennes afin de trouver des réponses au conflit foncier qui perdure et qui a déjà fait des victimes de part et d’autre. La visite de la délégation malienne s’inscrivait dans le cadre des rencontres périodiques recommandées à Sélingué en août 2007 à l’issue des pourparlers entre les ministres maliens Kafougouna Koné (Administration territoriale et Collectivités locales), Sadio Gassama (Sécurité intérieure et Protection civile) et leur homologue guinéen chargé de l’Intérieur et de la Sécurité, Dr. Mamadou Beau Kéita.

Cette rencontre au niveau préfectoral qui était considérée comme une occasion de jeter de nouveaux jalons pour que la paix revienne le long de la frontière, a malheureusement échoué. Pis, la délégation malienne à la frontière guinéenne a failli essuyer des tirs d’éléments des forces de sécurité guinéennes.

Soufflet

Selon des témoins, les membres de la délégation malienne ont passé un mauvais quart d’heure à la sous-préfecture de Madiana (Guinée). Alors que les autorités administratives guinéennes affirmaient n’être pas informées de la tenue à Madiana d’une quelconque rencontre (« ce qui est totalement faux », selon une source), les gardes frontaliers, eux, reprochaient aux éléments de l’escorte malienne d’avoir pénétré sur le sol guinéen avec leurs armes. N’eût été la souplesse de la délégation malienne, racontent nos sources, il y aurait eu des corps à corps…

Déçue du comportement de nos voisins et de leur volonté affichée de ne point s’investir dans la résolution du problème posé, la délégation malienne est retournée. L’échec de cette rencontre au niveau préfectoral entre les deux parties compromet sérieusement la tenue du forum intercommunautaire que l’Association pour le développement du cercle de Yanfolila (Adcy) se proposait d’organiser dans moins d’une semaine. Ce forum intercommunautaire devrait rassembler les chefs traditionnels des cantons le long de la frontière afin de chercher les voies et moyens idoines pour mettre un terme au conflit.

A noter que trois députés faisaient partie de la délégation conduite par le préfet de Yanfolila.

Denis Koné et

Adama Kodjo (stagiaire)

 

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OCCUPATION ILLICITE DE PARCELLES

L’opération de démolition lancée

Le gouverneur du district de Bamako, Ibrahim Féfé Koné, accompagné du maire de la Commune III et de responsables du ministère du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme a donné mardi à Sogonafing et Koulouba le coup d’envoi de la croisade contre les terrains illégalement occupés dans la Cité des Trois caïmans.

Dans une interview qu’il nous a accordée il y a quelques mois, le gouverneur du district de Bamako affirmait que les « espaces illégalement occupés seront libérés ». L’affirmation s’est concrétisée par la libération progressive des voies publiques à Bamako. C’est le même engagement qui anime l’administrateur civil, mais cette fois-ci au niveau des parcelles anarchiquement occupées.

Constatant que le phénomène va grandissant à Bamako, le gouverneur, avec le concours des autres autorités compétentes, a voulu mettre fin au « désordre » pour que prime l’autorité de l’Etat non seulement sur ses domaines mais aussi sur la procédure d’attribution. Ce qui est d’autant plus important que dans beaucoup de localités y compris la capitale, des citoyens, se fiant aux attributions de chefs coutumiers et autres pratiques ancestrales, construisent sur des lots sans pourtant chercher à obtenir un titre d’occupation des autorités (mairie, gouvernorat, conseil des ministres).

En se rendant à Sogonafing et à Koulouba en Commune III pour marquer le lancement officiel de l’opération de destruction des domaines sans l’autorisation de l’Etat, qui devra s’étendre aux autres communes de Bamako et par la suite à l’intérieur du pays, le gouverneur et sa suite ont souhaité adresser un message fort aux contrevenants des deux quartiers et du Mali entier. Surtout que cette visite faisait suite à une tournée de sensibilisation en février dernier du gouverneur et du maire Adama Sangaré pour l’arrêt des constructions illicites.

Face aux responsables locaux et aux représentants des populations sur place, Ibrahim Féfé Koné a levé toute équivoque quant au respect scrupuleux de la loi et de la primauté de l’Etat sur ses parcelles.

Droit au but

« Dans ces deux jours, nous démolirons les maisons illicites, car leurs occupants n’ont aucun papier attestant d’un droit quelconque sur les lieux. Ils sont là depuis longtemps et ils ne se sont pas manifestés auprès des services compétents pour se conformer aux textes en matière domaniale. Il est temps que l’Etat agisse pour mettre fin à ça » , a expliqué le gouverneur.

Pour le cas de Sogonafing et de Koulouba, M. Koné dira qu’il est inadmissible que des citoyens construisent au nez et à la barbe du mur de clôture du palais présidentiel. Une chose qui constitue une « menace » sécuritaire pour l’habitat du président de la République et des populations. Selon les instructions du gouverneur, l’opération de démolition concernera les habitations se situant à moins de 25 mètres du palais. Et environ 30 maisons seraient concernées.

Des idées renforcées par le maire de la Commune III, Abdel Kader Sidibé et le directeur régional de l’urbanisme du district de Bamako, Cheick Sidya dit Kalifa Sissoko. Ceux-ci ont insisté sur le fait que l’opération entre dans le cadre du respect de la loi et dans l’intérêt des habitants, qui pourraient par la suite bénéficier du lotissement, une source d’électrification des zones concernées et de leur ravitaillement en eau potable.

Si à Sogonafing, les échanges ont été en quelque sorte houleux avec des incompréhensions, à Koulouba, l’information a vite passé et a facilement obtenu l’adhésion des chefs coutumiers. Cependant, les résidents des deux localités ont manifesté à l’unanimité leur volonté de se conformer aux règles en vigueur et d’accompagner les autorités pour cette opération de normalisation. Toutefois, ils ont sollicité et obtenu du gouverneur, le décalage du démarrage de l’opération à la semaine prochaine pour permettre aux déguerpis de prendre les dispositions requises. D’ici là, mandat a été donné aux services de l’urbanisme de faire des croix sur les habitations en question.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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CONTRE LES MALIENS DE FRANCE

Badra Alou Macalou se fâche

Le ministre des Maliens de l'extérieur et de l’Intégration africaine, Dr. Badra Aliou Macalou vient d'envoyer un fax au Consul général du Mali en France pour lui exprimer sa désapprobation de l'élection organisée dimanche dernier dans un entrepôt de la banlieue parisienne par le président sortant Diadié Soumaré.

« Les Echos » , n'a pu entrer en possession du contenu du fax en question. Mais contacté par nos soins, le consulat général du Mali en France confirme bel et bien l'envoi du fax. Selon des sources proches du ministère, le ministre Macalou n'a pas du tout apprécié que les sections de France, du Gabon et de la Côte d'Ivoire du Haut conseil des Maliens de l'extérieur (HCME) continuent à se braquer dans une défiance totale de son autorité dans le processus de renouvellement des bureaux desdits sections.

La section France du HCME connaît une crise depuis la réélection en 1997 de Diadié Soumaré au poste de président de l'instance, une élection contestée par Gaharo Doucouré qui croyait prendre sa revanche sur le patriarche lors du scrutin de dimanche. Diadié Soumaré, en vieux routier des combines, a rejeté l'inscription de 37 associations pour amputer le candidat Gaharo Doucouré du même nombre de voix.

Makan Sidibé, le candidat soutenu par M. Soumaré, a été élu nouveau président du HCMF. Sa légitimité vient d'être mise en cause par le ministère de tutelle. Il faut rappeler que le jour même de l'élection, un communiqué de presse signé par le chargé de communication du candidat Gaharo Doucouré appelait les autorités à assumer leur responsabilité dans la gestion de ce dossier délicat.

A. Kalambry

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MLAFU

Les Etats généraux du foncier en octobre 2008

Le ministre du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme, Mme Gakou Salimata Fofana a entretenu mardi dans les locaux de son département les partenaires techniques et financiers sur la décision du département de tenir les Etats généraux du foncier au Mali.

Vu la sensibilité du foncier au Mali, qui inclut à la fois les aspects culturel et foncier et son « impact » sur notre économie, le président de la République avait demandé en 2004 la tenue des Etats généraux. Le ministère du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme s’est engagé dans ce processus, dont l’aboutissement devra permettre de dégager des repères « clairs, précis et pertinents » acceptés par tous et compatibles avec l’évolution socio-économique du pays.

Les litiges fonciers avec le tohu-bohu, les contestations judiciaires et l’insécurité qu’ils occasionnent ne se comptent plus dans notre pays. Faut-il aussi noter que les spéculations foncières gagnent du terrain au grand dam des citoyens. Il était donc urgent que l’Etat prenne le taureau par les cornes en convoquant les Etats généraux. Et l’une des grandes attentes de ce forum est le renforcement du code domanial et foncier (CDF), à travers la prise en compte de tous les aspects concourant à une « gestion pacifique et durable » du foncier.

Pour l’heure, les préparatifs de ces assises vont bon train, car les textes d’organisation ont été élaborés et des missions d’information et de sensibilisation ont été menées à travers le pays. La moitié du budget de l’organisation, 200 millions de F CFA 400 millions de F CFA au total, a déjà été mobilisée.

Après avoir déploré les « nombreuses incompréhensions, sources de conflits qui affectent négativement la vie communautaire » à cause du foncier et des insuffisances des réformes effectuées en la matière, le ministre du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme a affirmé que « ce forum doit nous permettre de répondre aux nombreuses attentes de plus de 80 % de nos populations qui tirent leurs revenus de l’exploitation de la terre. Il doit en outre offrir un cadre d’investissement sécurisé et ouvert à l’économie de marché ».

Les PTF ont manifesté un grand intérêt pour le projet et se sont dits disposés à accompagner le département dans l’atteinte de l’objectif visé, qui comblera bien de carences. Certains comme la représentante de l’USAID au Mali, ont souligné, entre autres, les difficultés d’accès des femmes à la terre, mais Mme Gakou Salimata Fofana leur a assuré que toutes les préoccupations seront prises en compte en vue du déclic attendu.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT

La revue des projets en mire

En prélude au conseil des ministres des Finances des pays membres de la Banque africaine de développement (Bad), prévu les 14 et 15 mai prochains à Maputo (Mozambique), les experts de la Banque et les animateurs des projets bénéficiant de son financement sont réunis à Bamako à la faveur d’un séminaire qui devra faire le point des projets que la Banque finance au Mali.

A l’issue du séminaire, dont les travaux ont démarré hier, des recommandations pertinentes devraient être faites. Ces recommandations seront soumises à l’appréciation du conseil des ministres à Maputo.

Le représentant de la Bad au Mali, Ennahli Lahcen Moulay, a précisé que l’objectif du séminaire est de parvenir à une sorte de « plan d’action consensuel » pour améliorer sensiblement la performance du portefeuille.

Selon lui, l’un des critères essentiels de la réussite des projets est leur performance. « Il faut faire en sorte que les projets marchent et créent davantage de ressources pour nos pays », a rappelé M. Lahcen Moulay qui a invité les participants à être « très sélectifs » dans les choix.

Au cours des deux jours de travaux, le séminaire s’attellera à identifier les problèmes du portefeuille pour définir les solutions pratiques à mettre en place. Il devra aussi arrêter le mode de suivi et d’évaluation des projets.

Amadou Waïgalo

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VISITE DE JEAN-AMADOU TIGANA AU MALI

Le sport et l’humanitaire au programme

Un match de gala opposant l’équipe de Jean-Amadou Tigana aux anciens footballeurs du Mali sous la houlette du chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré, est prévu ce vendredi au stade Modibo Kéita. C e sera le coup d’envoi du Programme de développement sportif (PDS).

Notre compatriote, Jean-Amadou Tigana, président d’honneur de l’Association pour l’assistance et l’approvisionnement médical au Mali est dans nos murs depuis le dimanche dernier. Au programme de sa visite dans notre pays : le sport et l’humanitaire. C’est ainsi qu’à travers son Association, l’ancien international franco-malien a signé une convention avec notre pays et a offert des ambulances et plusieurs lots de médicaments et matériels à certaines structures sanitaires de la place.

« Chaque année, il vient dans le cadre d’une mission humanitaire. Mais cette année, nous avons décidé de jouer un match de gala entre les anciens footballeurs du Mali et l’équipe de Tigana pour joindre l’utile à l’agréable » , indique un proche de l’ancien milieu de terrain des Bleus des années 1980.

Le match de gala, qui se jouera le vendredi 9 mai à partir de 18 heures au stade Modibo Kéita, verra la participation effective de Salif Kéita, président de Malifoot, Amadou Diakité, membre des comités exécutifs de la Caf/Fifa, Idrissa Traoré « Poker », Idrissa Touré « Nani », Idrissa Maïga dit Métiou, Bakary Diakité, Yacouba Traoré dit Yaba, « Travaux », Ousmane Farota, Moussa Kéita « Dougoutigui », Kidian Diallo, Cheickna Traoré « Kolo », Cheick Fantamady Diallo, Cheick Salah Sacko… Hamane Niang, ministre de la Jeunesse et des Sports.

Ce dernier s’entraîne régulièrement depuis l’annonce du duel. Tout comme le président de la République, Amadou Toumani Touré, président d’honneur de l’Union nationale des anciens footballeurs. Le chef de l’Etat a d’ailleurs promis de marquer un but d’anthologie. « Je serai à l’aise sur la pelouse, sans mes gardes du corps », a-t-il déjà signifié à l’un de ses adversaires de vendredi.

A signaler qu’en lever de rideau, il y aura l’opposition entre les équipes des centres et écoles de formation de football.

Boubacar Diakité Sarr

 

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