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2008

Mois de mai

Les Echos du 07 Mai

 

DIABALY

Des bandits armés attaquent

Hier mardi, vers 4 heures du matin, des bandits armés ont attaqués la garnison de Diabaly. Diabaly est une ville dans la zone Office du Niger. Elle est située à la porte du désert, presque à la limite de la zone inondée et fait frontière avec le Nord, dans la région de Ségou.

Selon des témoignages d’habitants de la ville que nous avons pu joindre au téléphone, « les bandits sont arrivés à bord de trois 4x4. Ils se sont dirigés vers la garnison militaire, sans entrer en ville ».

Là-bas, selon nos recoupements, ils auraient cassé le magasin pour enlever des armes et des munitions avant de se retirer. Sur leur chemin du retour, au niveau de Dogofri, les assaillants ont fait descendre quelqu’un de sa Toyota Land Cruiser. Ils ont également pris sur un autre sa 4x4 avant de forcer un vendeur d’essence à leur faire cadeau d’un fût d’essence.

Ils sont arrivés à bord de trois 4x4 et se sont retirés avec 5. Mardi, de Molodo à Dogofri et Diabaly, c’était le branle-bas total. Tout le monde accourait à Niono pour mettre sa famille ou son véhicule à l’abri. Selon nos sources, des renforts militaires sont déjà arrivés sur place.

A. K.

 

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GESTION DE L’AIDE PUBLIQUE AU DEVELOPPEMENT

Le mauvais exemple malien sur la place planétaire

Dans un pays où chacun aspire à s’enrichir le plus vite possible, les règles de gestion sont forcément basées sur la tricherie. Moralité : l’aide publique au développement n’a pas d’impact sur les populations. Le Mali serait même le dernier de la classe mondiale.

L’efficacité de l’aide publique au développement est l’une des grandes préoccupations des acteurs au développement. De la création de l’OECE, (Organisation de coordination de la gestion de l’aide américaine à l’Europe) à la Déclaration de Paris, en passant par le Consensus de Washington, de Monterrey et la Déclaration de Rome, l’efficacité de l’aide publique a connu plusieurs théories, souvent présentées sous formes de recettes thérapeutiques. Le dernier en date des grands énoncés internationaux sur l’efficacité de l’aide est la Déclaration de Paris, rendue publique en avril 2008.

Toutefois, si la Déclaration de Paris, de l’avis du groupe de travail sur l’efficacité de l’aide publique, est « un remarquable accomplissement qui réunit en un tout cohérent une série de principes et d’engagements prioritaires », force est de reconnaître que la problématique reste d’actualité au Mali quand on sait que 63,8 % et 21 % de la population sont respectivement dans la pauvreté et l’extrême pauvreté, selon le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP), nonobstant l’accroissement, à partir de 2001, du volume de l’aide octroyée au Mali.

Citant le rapport du Vérificateur général, la Déclaration de Paris note que « les vérifications financières effectuées en 2006 révèlent, entre 2002 et 2006, un manque à gagner pour l’Etat de près de 103 milliards de F CFA ». Ces pertes, qui représentent l’équivalent de 69 % de la masse salariale annuelle de la Fonction publique du Mali ou encore deux fois le budget annuel pour l’équipement de notre administration publique, découlent en grande partie de la fraude et de la mauvaise gestion.

Dans ces conditions, les initiateurs du rapport se posent des questions relatives à la gestion de l’aide même s’il est établi que les taxes et droits de douane éludés constituent plus de 70 % de ce manque à gagner. Il s’agit de près de 38 milliards de F CFA de taxes et impôts non recouvrés par la direction générale des impôts sur des opérateurs économiques ; de plus de 15 milliards de F CFA de droits de douane éludés lors des importations frauduleuses d’hydrocarbures, de 18 milliards de F CFA de chèques impayés sur les droits et taxes relatifs aux produits pétroliers.

« Chats marchands »

Il faut dire que ces gâchis ne datent pas d’aujourd’hui. Ils existent bien avant la Déclaration de Paris car, en 2004-2005, le bureau du Vérificateur général a effectué deux missions de contrôle, portant notamment sur le recouvrement et le reversement des taxes et des droits de douanes, la vérification de certains aspects de la Banque de l’habitat du Mali (BHM) ainsi que des directions administratives et financières de certains départements ministériels comme l’Education, la Santé, etc.

Le BVG avait, sur cette période, estimé à plus de 15 milliards de F CFA le manque à gagner pour l’Etat du fait de la mauvaise gestion des ressources et du non-reversement à l’Etat des taxes et droits de douane collectés par les structures vérifiées. A ce jour, rien ne permet d’affirmer que les montants de taxes et droits mentionnés aient été recouvrés.

Un tel cas de figure de gestion des ressources peut être imagé avec la foire des chats marchands, un lieu où les premiers responsables, les décideurs, les garants des valeurs d’intégrité et de respect de la chose publique ne pensent en premier lieu, qu’à eux-mêmes. Un lieu où les responsables ne pensent qu’à leurs fortunes personnelles, chose qu’il faut trouver tout de suite car, à tout moment, la situation peut se renverser comme se disloquerait un groupe de chats à la vue d’un chien errant.

C’est dire que dans une société où il faut impérativement s’enrichir le plus vite possible, les plus faibles et les moins rusés sont systématiquement exclus du jeu de répartition des ressources car, les règles de gestion seront forcément basées sur la tricherie, le copinage, la roublardise, l’incompétence…

Mohamed Daou

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SAINT-DENIS (FRANCE)

Un jeune Malien meurt dans un incendie

Les Maliens de Saint-Denis en France sont en deuil suite à l’incendie d’un immeuble qui a fait un mort et plusieurs blessés.

Les parents de Bemba Koné ne pouvaient imaginer un seul instant qu’un incendie fatal allait emporter leur fils parti depuis 2003 en France à la recherche d’un mieux-être. Son corps a été rapatrié mardi.

D’après nos informations, l’incendie serait parti dans la nuit du 25 au 26 avril, d’une bougie que les occupants du « célèbre » squat de la rue Saint Michel département 93 (Saint-Denis), utilisent souvent pour éclairer leur appartement à défaut de l’électricité que la mairie aurait coupée en raison de factures impayées.

Le drame a fait un mort et de nombreux blessés dont deux de nos compatriotes qui se trouvent dans un état comateux. Le défunt, Bemba Koné, Sékou pour les intimes, était sans titre de séjour, une situation qui l’avait poussé à trouver refuge dans un squat de trois immeubles contigus de cinq niveaux occupé essentiellement par des Maliens, des Ivoiriens, des Sénégalais…

Au lendemain du drame, nos sources affirment qu’une délégation du consulat du Mali était sur place pour constater les dégâts. « Depuis ce jour, plus rien, c’est chacun pour soi dieu pour tous », déplorent-elles. Aussi, selon le témoignage d’un de nos compatriotes que nous avons joint au téléphone, la majorité des occupants de l’immeuble se trouve aujourd’hui dans la rue sans que les autorités municipales de Saint-Denis daignent apporter une solution de recasement.

« Les gens sont dans la rue, certains passent la nuit dans les garages ou dans les couloirs alors qu’en ce moment il pleut et le froid persiste » , avoue, amer, notre témoin qui révèle qu’une des victimes de l’incendie, malgré son titre de séjour, a plusieurs fois vu sa demande de relogement refusée par la préfecture.

Face à cette situation en France, considérée comme un pays de droit, des Africains n’ont souvent d’autre choix que de trouver refuge dans des maisons et immeubles abandonnés. Ces maisons, sont dans la plupart des cas « inhabitables », leur système d’électrification et de plomberie étant vétuste, des situations qui les exposent à toutes sortes de périls.

Les incendies des immeubles habités par des Africains sont très fréquents en France. L’on se rappelle que l’année dernière de nombreux Africains dont quatre Maliens ont péri dans l’incendie d’un immeuble. Nos compatriotes de France seront-ils laissés à eux-mêmes ? Nous ne saurons le dire, mais toujours est-il que les autorités françaises ne font pas de leur relogement une priorité.

Amadou Waïgalo

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NOUVELLE STATION DE RADIO

Allô Bozola, ici Koulikoro !

Le samedi 3 mai 2008, Journée internationale de la presse, sera gravé en lettres d’or dans les annales de la Cité de Méguétan avec l’inauguration officielle de la station régionale de l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM) par le président de la République. 

Située sur la colline du Plateau III et contiguë au lycée Dioba Diarra, la station régionale de Koulikoro est bâtie sur une superficie de cinq hectares. Elle comporte un bâtiment de 460 m2 et un pylône de 150 m haubané en acier galvanisé avec échelle parafoudre et accessoires.

Le bâtiment comporte un studio d’antenne, une cabine technique d’antenne, un studio de production, une cabine technique de production et un logement d’astreinte. La nouvelle station radio est équipée d’un système d’émetteur FM-1kw avec filtre d’harmonique et accessoires, d’un système d’antenne dipôle de diffusion avec 145 m de feeder et accessoires et d’un système de réception TVRO par satellite avec antenne parabolique et accessoires.

Ces matériels sont appuyés par un jeu d’équipements numériques pour studio d’antenne, studio de production, cabine d’antenne, cabine de production et de montage. S’y ajoutent un lot d’équipements numériques de reportage et de synchronisation, un lot d’outillages et un lot de pièces et de modules de rechange.

Les cabines centrales et les studios de la station sont réconfortés par une climatisation centrale de 15 chevaux. La salle d’émission possède deux climatiseurs  de 5 chevaux.

Le président de la République s’est dit impressionnée par la station. Selon lui, « avec cette inauguration, la décentralisation est en marche. En quelques semaines, nous allons procéder à l’inauguration de la station régionale de Gao et de Tombouctou. La radio est un vecteur de développement. Elle forme, sensibilise et éduque la population », a ajouté le chef de l’Etat.

Construit par l’entreprise espagnole BTESA SA, le coût de ce fleuron de la technologie en matière de radiodiffusion s’élève à environ  745 millions de F CFA entièrement financé par le budget national.

Selon le représentant de l’entreprise, « la station de Koulikoro fait partie des trois nouvelles stations régionales ORTM réalisées par la société BTESA SA pour un montant HTT de plus de 2,233 milliards  de F CFA, soit environ 745 millions de F CFA par station ».

Le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies s’appesantira sur la fonction de la nouvelle station. « La station de Koulikoro sera avant tout une radio de proximité tant dans son contenu que dans son aire de couverture géographique. Elle doit donc en priorité prendre en charge les préoccupations des populations de Koulikoro : agriculture, élevage, pêche, extraction du sable et de gravier, navigation fluviale, activité agroalimentaire, métallurgie ».

Mme Diarra Mariam Flantiè Diarra ajoutera que, d’une portée de 80 km eu égard au relief assez accidenté de la région de Koulikoro, la station renferme les dernières technologies en matière de radiodiffusion car, faut-il le rappeler, elle est entièrement une radio numérique.

Sidiki Doumbia (stagiaire)

(envoyé spécial)

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SAM APRES LA DEMISSION DE SON COACH

« Cheick est plus qu’un entraîneur au Stade »

Cheick Fanta Mady Diallo n'est plus l'entraîneur du Stade malien de Bamako. Les responsables du club de Sotuba ont accepté sa décision de partir. Mais pour le président de l’équipe, Mahamadou Samaké dit Sam, Cheick Fantamady Diallo est plus qu’un entraîneur chez les Blancs de Bamako.

« C’est le déroulement logique des choses dans la mesure où Cheick lui-même a analysé la situation sportive du club » reconnaît Mahamadou Samaké, président du Stade malien de Bamako joint au téléphone. Pour lui, le Stade malien de Bamako a mal négocié certains matches du championnat, surtout face aux mal classés, et perdu des points qui lui permettaient de mettre la pression sur son rival djolibiste.

Du coup, la quête du fauteuil de leader des responsables, supporters et sympathisants du club s'est transformé en inquiétude. Le premier remède proposé par le premier responsable technique pour sortir le club de l’impasse était la démission. « Je me retire pour le bien du club. Je ne comprends plus les joueurs surtout contre les équipes mal classées. On ne peut pas continuer et retomber en fin de compte », avait expliqué, Cheick Diallo qu'on a qualifié de pompier du club après le nul vierge contre le Debo de Mopti au stade Modibo Kéita.

Mais pour Mahamadou Samaké, « Cheick est un bon entraîneur. Le mieux pour lui, c’était d’arrêter, histoire de se rappeler comment il était arrivé aux commandes de l’équipe. Il a tiré tous les enseignements ». Et d’ajouter : « Il voulait démissionner, le comité de gestion n’a pas insisté et sa démission a été acceptée. On ne peut pas l’obliger dans la chose qui le sent le plus ». Et pourtant, selon le président, « Cheick est plus qu’un entraîneur au Stade, c'est un homme respectueux et il travaille bien », a-t-il ajouté. S’agissant de l’environnement autour de Cheick, Sam a dit : « Comme Cheick, tout le monde travaille ainsi, moi-même compris. Quand les résultats ne suivent pas, il y a toujours un environnement difficile. Il se disait beaucoup de choses qu’il trouvait injustes ».

En clair, Sam ne nie pas la compétence de Cheick et ne l'incrimine pas. Il a même reconnu que Cheick a fait un bon recrutement, « il a eu seulement un problème au niveau de la préparation de l’équipe perturbée par la Can ». Aussi, la structure du club veut que Cheick ou un autre, l’essentiel, c’est d’avoir le soutien du président et du comité de gestion, et cela n’a pas manqué à Cheick Fantamady Diallo. « Nous l’avons toujours soutenu, il a décidé d’abandonner », a précisé Sam avant de poursuivre « Cheick avait de bons éléments, on les maintient et l’on va les utiliser convenablement pour la suite de la saison ».

Cheick parti, ses adjoints, Ousmane Guindo et Boubacar Coulibaly, sont confirmés au poste d'entraîneur. « Il n’y aura donc plus de recrutement d'entraîneur », a déclaré Mahamadou Samaké. « Nous leur faisons confiance, et il faut compter avec eux », a conclu Sam Djèma.

Boubacar Diakité Sarr

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ENCADREMENT DES AIGLES

Fickert, nommé DTN

En quête d’un directeur technique national (DTN) des Aigles depuis plusieurs mois, le choix de Malifoot est finalement tombé sur l’expert allemand, Joachim Fickert. Ce choix indique la bonne collaboration entre les différentes entités de notre sport, mais aussi la bonne santé de la coopération germano-malienne.

« Il a été reconnu qu’une des faiblesses du développement de notre football demeure l’absence d’organisation de la direction technique nationale (DTN), cette structure déterminant le style de jeu et la culture tactique. Le Comité national olympique et sportif du Mali (Cnosm) veut apporter sa contribution à la recherche d’un schéma de développement de notre football ».

C’est la substance de la lettre adressée par Habib Sissoko, président du Cnosm, à son collègue de Malifoot, Salif Kéita, pour proposer l’expert allemand de football, Joachim Fickert au poste de DTN. En réponse, Salif, dans une correspondance adressée au Cnosm, a manifesté son intérêt pour la lettre du Cnosm par laquelle Fickert est proposé comme DTN.

« Nous vous en remercions vivement, et apprécions hautement votre contribution à la recherche d’un schéma de développement de notre football. En retour, nous vous marquons notre accord pour votre proposition » , a déclaré Salif et d’ajouter, « nous sommes donc sûrs que son apport sera très apprécié ».

B. D. S.

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Les noces viciées du Nonmon

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Droit et pratique du droit au Mali

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Les pièges du destin

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Le mouvement mondial des femmes

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