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2008

Mois de mai

Les Echos du 06 Mai

 

MODIBO SIDIBE

Premier ministre innovateur ou bureaucrate accompli ?

Le troisième Premier ministre de l’ère ATT se fait beaucoup voir à la télévision ces jours-ci. Peut-on vraiment lui faire confiance ?

A sa nomination à la tête du gouvernement formé plusieurs mois après la présidentielle et les législatives, l’inspecteur général de police Modibo Sidibé, bras droit d’un autre général à la tête du pouvoir exécutif, n’est pas passé inaperçu. Aussitôt le décret publié, ses « amis » et obligés ont plongé dans ce qui est le mieux partagé aujourd’hui au Mali : la basse flatterie qui gonfle l’ego.

Nous avons eu droit au sucre, au sel et au miel, à un concours de superlatifs du genre « cadre de haut niveau », « grand commis de l’Etat », « homme de dossier discret et efficace » et mutatis mutandis. En réalité, ces éloges procédaient plus d’un souci d’allégeance que d’une réelle conviction. Dans un système social où la réussite dépend exclusivement des détenteurs de leviers de l’Etat, il vaut mieux se montrer conciliant que rebelle quand on aspire à sa part du gâteau.

Plus de six mois après son entrée en fonction, peut-on enfin cerner la personnalité politique de Modibo Sidibé ? Savoir s’il sera comme un de ces innombrables mandarins qui liquident les affaires courantes sans faire preuve d’une trop grande ambition ou d’un réformateur sérieux déterminé à changer le Mali ?

De prime abord, rappelons que le Premier ministre, dans le système constitutionnel actuel du Mali, n’est investi de pouvoir que ce que le président de la République veut bien lui attribuer. Le PM ne bénéficie d’aucune légitimité issu du suffrage universel, il est donc un exécutant. Forcément, cette donne réduit sa marge de manœuvre. Sa puissance d’action est plus tributaire de sa propre personnalité que de la légitimité.

Quand on analyse le parcours de Modibo Sidibé, deux options se présentent. La première est que l’homme est familier des rouages de l’Etat. Il y a d’abord le cursus personnel. Avant d’être un policier et général, Modibo Sidibé a d’abord décroché un « vrai  diplôme » en sciences juridiques puis en criminologie. On peut donc dire qu’avant de manier les armes à l’Ecole militaire inter-armes (Emia), il a manié la plume à l’ENA, école où il fut d’ailleurs chargé de cours.

Puis, depuis le poste de directeur de cabinet de feu le général Cheick Oumar Diarra à l’époque où ce dernier dirigeait la police nationale jusqu’à ses postes successifs au temps de l’Adéma et enfin, pendant cinq ans comme secrétaire général de la présidence, il a eu le temps de faire le tour du propriétaire et en a tiré de l’expérience. Cela peut en faire un leader fiable sur lequel les Maliens peuvent compter.

La seconde est de voir cette somme d’occupations comme un handicap, de penser qu’une carrière aussi longue dans la haute administration fait de Modibo Sidibé un Premier ministre à bout de souffle, en panne d’imagination, incapable de réformer quoi que ce soit dans ce pays. Dans ce cas, le Mali ne fera que s’enfoncer davantage dans la léthargie alors que le pays a plus que jamais besoin d’une thérapie de choc pour s’engager dans la voie du progrès.

Tel le sphinx

C’est finalement à l’œuvre seulement que le peuple pourra juger et pour le moment, les résultats sont plutôt minces sinon inexistants. Peut-on vraiment attendre un miracle de la part d’un PM qui reste toujours une énigme pour bon nombre de ses concitoyens malgré sa longévité politique qui fait tant jaser ?

Si Modibo Sidibé semble si familier aux Maliens, il est difficile de cerner sa personnalité propre en dehors des cercles politiques ou administratifs. Pour les rares intimes qui le côtoient, notamment un ancien marathonien des ministères comme lui au temps de l’Adéma « Modibo est un homme que l’on voit tous les jours mais que l’on connaît peu. Il est du genre plutôt introverti, il aime tirer les ficelles dans les coulisses et n’abat presque jamais ses cartes. Il est difficile de dire ce qu’il fera comme Premier ministre mais je serai étonné de le voir faire des coups d’éclat. De toutes les façons, son patron qui l’a nommé n’aime pas bousculer et il freinera les éventuelles ardeurs de son ami si l’envie lui arrive ».

A côté de l’aspect « ténébreux » de chef du gouvernement quant à ses liens avec autrui, s’ajoute ce que bon nombre d’observateurs appellent sa « tiédeur » dans les relations humaines. « Modibo a toujours été du type froid et distant », raconte un camarade de promotion. Ses amis appellent cela de la « réserve », ses ennemis, de « l’orgueil ». A priori, être froid et distant peut être une qualité au Mali. Cela évite de s’embourber dans les inextricables problèmes de famille et d’interventions intempestives de relations qui cherchent sans arrêt des faveurs indues. En même temps, il est utopique de croire que l’on peut diriger le Mali sans une approche humaine des liens sociaux.

Il est clair, pour l’instant, que Modibo Sidibé agit plus en bureaucrate accompli qu’en pionnier réformateur et visionnaire. Certes, son « Initiative riz » (qui n’a sérieusement pas besoin de tout ce tintamarre médiatique) montre que les pouvoirs publics ont enfin pris conscience de l’urgence en matière d’alimentation, mais il reste que l’attelage gouvernemental formé dans le dernier trimestre 2007 ressemble plus à une équipe d’éclopés qu’à une dream team.

Cette armada ne semble aller nulle part. Il y a franchement des ministres tellement nuls mais terriblement bavards à qui, dans un pays sérieux, on ne confierait pas la gestion d’une gargote. Au lieu d’une symphonie, on assiste à une cacophonie nationale tant l’équipage tarde à trouver une motivation commune, un élan. Et le départ de la pauvre ministre de l’Economie, sacrifiée par des jeux d’intérêt multiples, n’a rien apporté en termes de dynamisme et d’entrain.

Au fait, qu’est-il devenu du Programme de développement économique et social (PDES) si cher au président-candidat de 2007 ? Le PM évoque rarement le sujet dans ses sorties médiatiques, celui qui est considéré comme le principal rédacteur et inspirateur est « persécuté » par un organisme de contrôle de l’Union européenne et la bande de griots qui présentait ce document (que personne ne lit) comme la panacée se rebiffe de plus en plus.

Malgré tout, comme aiment bien dire les Canadiens, puisque nous n’avons pas le choix, donnons une chance au coureur et le bénéfice du doute à l’accusé. Quand Modibo Sidibé ne sera plus Premier ministre, un bilan sera fait de ses activités.

Ousmane Sow

(journaliste, Montréal)

 

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HAUT CONSEIL DES MALIENS DE FRANCE

L’autorité du ministre Macalou et du consul bafouée

En mars dernier, dans un journal télévisé de l’ORTM, le ministre des Maliens de l’extérieur faisait état d’accords conclus entre les différentes sensibilités du Conseil de France. Badra Alou Macalou avait réussi à conclure lesdits accords lors d’une rencontre organisée à Paris en marge des travaux de la commission franco-maliennes sur les migrations.

L’annonce avait créé en son temps beaucoup d’enthousiasme et de soulagement au sein de la communauté malienne de France et même du gouvernement ; d’autant plus que cela fait 3 ans que le processus de renouvellement du bureau du Haut conseil des Maliens de France se trouve dans l’impasse.

Les accords du 19 mars portent sur : l’acceptation par le bureau sortant de mettre fin à son mandat et de s’inscrire dans un cadre de renouvellement ; l’engagement du collectif des 190 associations à verser les frais de cotisations de 5 ans et les droits d’adhésion de leurs associations, auprès du bureau en présence du consul général du Mali en France, témoin et garant de la tenue des accords ; le chronogramme du processus fixant les dates butoirs de versement de ces cotisations et droits d’adhésion au 15 avril 2008 et de la mise en place du bureau au 4 mai 2008 lors d’un scrutin proportionnel dont les votants sont les associations membres du HCMF à jour de leurs cotisations.

Ces 3 points essentiels ont été actés le 19 mars 2008 à l’hôtel du ministre Macalou à Paris par toutes les parties prenantes. A noter que la réunion avait été convoquée la veille pour le lendemain dans une tranche horaire plutôt contraignante pour des travailleurs dans un pays où il n’y a pas de temps social, donc limitant sérieusement la marge de manœuvre de certains acteurs majeurs de cette affaire.

Les représentants du Collectif des 190 associations, ceux du bureau sortant et de l’Amical des Maliens de France ont répondu à la convocation du ministre. Ils ont été désignés membres d’office de la Commission de suivi des accords du 19 mars.

Cette rencontre a été certes constructive mais, elle est restée notoirement incomplète. Car tout ce qui n’avait pas été dit explicitement pourrait, plus tard, servir d’espace de fuites en avant pour des experts en entourloupes que sont Diadié Soumaré et son bureau.

En effet, au sein de la Commission de suivi des accords présidée par le consul général du Mali en France S. E. Wafi Ougadeï Cissé, on a assisté à de multiples sautes d’humeur (pour ne pas dire des caprices) et autres stratagèmes de Diadié Soumaré pour empêcher le Collectif des 190 à participer aux élections prévues le 4 mai 2008.

Cette volonté a été clairement manifeste le 15 mars, date limite de la clôture des listes électorales. Ce jour-là, celui qui se considère comme le « père du bébé » HCMF s’est présenté à la réunion avec 4 h de retard, en évoquant des raisons farfelues et visiblement inexactes. La déconfiture de son visage se dessina lorsqu’il découvrit que le Collectif des 190 s’apprête à inscrire environ 230 associations ayant manifesté leur fidélité au candidat Gaharo Doucouré opposé à Makan Sidibé, candidat soutenu par Diadié Soumaré qui en totalise beaucoup moins de voix sur le papier.

Exclusion

Diadié Soumaré, président sortant, qui a la responsabilité de l’organisation du vote et ne cache pas son soutien à l’un des candidats, devenant de par ce fait à la fois juge et parti, a décidé de ne pas enregistrer un certain nombre d’associations soutenant l’autre camp.

D’embûches en obstacles inventés, le bureau sortant n’a raté aucune occasion pour tenter d’exclure ces associations ayant payé tous les droits selon le chronogramme d’accords-partie, et mises sous scellés depuis le 15 mars au soir.

Le ministre Macalou qui a dû faire une escale à Paris le 28 avril dernier pour ramener les parties à de meilleurs sentiments, a permis d’obtenir des engagements fermes de M. Soumaré à régler le problème de quelque 80 associations concernées par les multiples tentatives de marginalisation fomentées par son bureau sortant. Aucune de ses promesses ne sera tenue comme convenu. De reculades en mises en cause des engagements, Diadié Soumaré n’a eu de cesse de se jouer du ministre et du consul général.

Le 3 mai 2008, à la veille des élections, Diadié et son bureau finiront par rompre unilatéralement les négociations entamées depuis le 19 mars 2008, non sans réitérer son refus d’inscrire 37 associations qui, pourtant, avaient fait le déplacement au siège du HCMF pour se faire enregistrer sur les listes.

M. Soumaré réduit ainsi à néant les efforts de plusieurs nuits de discussions, ainsi que les précieux accords obtenus difficilement. Cerise sur le gâteau : il informera par la même occasion le consul général de son intention de mettre en place un bureau avec ou sans le collectif des 190, le 4 mai comme prévu. Ce qui n’a pas manqué de faire dire au consul que son autorité ne saurait cautionner une telle mascarade, qui vise à diviser les Maliens de France.

Le bureau mis en place le 4 mai par Diadié est une offense à l’autorité de l’Etat et ne peut être considéré comme une section du Haut conseil des Maliens de l’extérieur. A l’instar de la Côte d’Ivoire ou d’autres organisations prises en otage, quelle sera l’attitude des pouvoirs publics, qui ne devraient pas laisser une telle défiance sans suite.

En tout cas les Maliens de France attendent des dispositions vigoureuses, fermes et rapides dans la gestion de ce dossier. La confiance entre les citoyens et leur Etat s’établit aussi dans de telles situations !

Dramane Ouattara

 

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FINANCEMENT DE L’INITIATIVE RIZ

Les bailleurs de fonds traînent les pieds

Plusieurs semaines après le lancement de l’Initiative riz, la réaction des bailleurs de fonds se fait attendre.

L’Initiative riz engagée par le gouvernement pour la campagne 2008-2009 est considérée comme la réponse structurelle à la crise céréalière actuelle. La production attendue de riz pour la campagne 2008-2009 est estimée à 1,6 million de tonnes, soit une hausse de 50 % par rapport à la campagne dernière. Elle devrait couvrir les besoins alimentaires internes du pays, estimés à 900 000 tonnes et dégager un excédent commercialisable de plus de 100 000 tonnes.

En raison de la volonté du gouvernement de faire la campagne de cette année celle de la réponse nationale à la crise du marché international du riz, une subvention globale de 10,71 milliards de F CFA et un préfinancement des équipements pour 701 millions de F CFA seront accordés par l’Etat sur un coût global de l’opération estimé à 42,65 milliards de F CFA sur lesquels l’Etat contribuera à hauteur de 10 milliards, le reste du montant devant être mobilisé du côté des bailleurs et des institutions bancaires.

Pour combler le gap des 32,5 milliards de F CFA, le gouvernement ne pouvait que se rabattre sur les partenaires techniques et financiers. C’est dans cette dynamique qu’il les a rencontrés fin avril pour leur présenter son projet mais également solliciter leur appui pour le financement du plan d’opération de l’Initiative riz. A l’issue de la réunion, les bailleurs de fonds se sont gardés de faire des promesses. Néanmoins, ils se sont engagés à examiner le projet avec toute la diligence requise et apporter au besoin leurs contributions.

Curieusement, plus de deux semaines après le lancement de l’initiative sous la houlette du Premier ministre, les bailleurs de fonds ne semblent pas manifester un vif intérêt pour le projet. Selon de sources bien informées, ils douteraient de la viabilité et de la sincérité de l’opération. Nos sources indiquent également que le « refus tacite » des bailleurs s’explique par la mauvaise gestion des ressources publiques, dilapidées impunément par des cadres véreux.

La rançon de l’impunité

Aussi apprend-t-on que certains bailleurs ont signifié à l’Etat qu’ils n’interviendront qu’à la condition qu’une suite soit donnée aux différents rapports des services de contrôle en l’occurrence le bureau du Vérificateur général et la Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration (Casca). Selon les mêmes sources, les malversations financières révélées dans ces rapports ont scandalisé des bailleurs, maintenant convaincus que les ressources qu’ils mettent à la disposition du pays sont loin d’être bien gérées. Aujourd’hui, il se dit de plus en plus que les PTF menacent de fermer les robinets.

Autre raison de leur méfiance : l’échec de nombreuses réformes comme celle de la filière coton où le gouvernement peine à donner une nouvelle vision ou orientation pour ce secteur. Surtout que les paysans se plaignent du retard dans l’approvisionnement en intrants agricoles. Autant de motifs qui font que les bailleurs de fonds ont décidé de réfléchir par deux fois avant de prendre un quelconque engagement.

En attendant d’avoir la caution des PTF, les ministres des Finances et de l’Agriculture ont réuni vendredi à Ségou les institutions bancaires pour obtenir leur adhésion au projet. Reste à savoir si l’engagement, qui sera pris par chacune d’elle en principe cette semaine à Bamako, permettrait d’atteindre le montant fixé. Si les banques ont réagi avec promptitude, il n’en a pas été de même pour les bailleurs qui sont toujours au stade de la réflexion.

Pour le financement du plan d’opération de l’Initiative riz, l’Etat envisage de mettre à la disposition des organisations paysannes des équipements à crédit pour un montant de 701 millions de F CFA. Il est prévu également un appui au fonctionnement de la station de pompage de la plaine de San-Ouest à hauteur de 32 millions de F CFA. Dans le cadre de l’appui conseil, l’effectif sera renforcé avec un équipement complémentaire de 200 motos et leur fonctionnement pour un coût de 325 millions de F CFA.

Déjà, certains pensent que le projet est voué à l’échec d’autant qu’il tient pour 90 % à la bienveillance des bailleurs de fonds qui tardent à se manifester.

Mohamed Daou

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LE MINISTRE MACALOU AUX MALIENS DE LIBREVILLE

« La sécurité absolue ne vous est assurée qu’au Mali »

Profitant du vol inaugural de la Compagnie aérienne du Mali (Cam) le vendredi 2 mai à Libreville, le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Dr. Badra Alou Macalou a invité ses compatriotes vivant au Gabon à respecter scrupuleusement les lois et règlements du pays d’accueil. Il a aussi invité la communauté malienne à préparer le retour, car le pays a besoin de leurs aides.

A l’hôtel Méridien où s’est tenue la cérémonie de réception, le respect des lois et règles du pays d’accueil était le leitmotiv de l’intervention du ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine.

Devant des centaines de Maliens de Libreville, Dr. Badra Alou Macalou n’a cessé de rappeler que son département n’a d’autres ambitions que de faire en sorte qu’au quotidien, ils puissent se réaliser et s’impliquer à fond dans la vie nationale.

Pour mener à bien cette mission, il a appelé les compatriotes à faire preuve d’une stricte observance des lois et règlements du pays d’accueil. « Le Gabon est et reste un pays ami et un pays frère de la République du Mali », a indiqué le ministre.

Au-delà de cet appel, le ministre les a invités à penser au retour, gage de sécurité garantie. « Rester à l’extérieur est une chose, mais il convient de ne jamais se départir de ses réalités ».

Conscient de l’apport inestimable de la diaspora dans l’économie du Mali, Dr. Macalou leur a dit ceci : « Le Mali attend de chacun de ses enfants, de chacune de ses filles, une contribution de qualité à son essor, à son développement économique, culturel et social »

Le ministre les a engagés à se doter des moyens de leur retour. « La sécurité absolue ne vous est assurée qu’au Mali ».

Avant de prendre congé de ses compatriotes, le ministre a promis de revenir les voir, enregistrer leurs préoccupations et ensuite de faire leur connaissance. « A partir de ce moment-là, nous allons tisser des rapports féconds ».

Amadou Sidibé

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NON ASSISTANCE A PERSONNE EN DANGER

Une diplomate indélicate

Il y a quelques jours, un agent d’une ambassade à Bamako a accidentellement fauché une fonctionnaire qui se rendait à son travail. La Malienne a été grièvement blessée et sa moto endommagée. Le hic : c’est que la fautive ne s’est même pas arrêtée pour s’enquérir de l’état de sa « victime ». Elle a tout bonnement continué son chemin et n’eût été le secours d’autres usagers de la route, la blessée aurait été dans un état encore plus désastreux. Panique ou volonté délibérée ?

Compatissant à la douleur de la victime, des motocyclistes ont pourchassé la fautive jusqu’à l’atteindre au niveau de la direction nationale de l’hydraulique pour faire de son véhicule un tam-tam, au nez et à la barbe des policiers. Alertés, ces derniers sont intervenus en demandant à la diplomate de descendre de son véhicule, ce qu’elle a refusé, en exhibant son passeport diplomatique. « Je vais déposer mon enfant à l’école. Après je vais l’appeler », aurait-elle dit après avoir laissé ses coordonnées et noté celles de sa victime.

Selon des témoignages, plusieurs heures après l’accident, la diplomate n’a pas daigné prendre les devants en l’appelant. Coup de théâtre, elle n’était pas au bout du fil, mais à sa place, c’est une collègue qui a répondu. Cette dernière aurait assuré que le traitement de la victime serait pris en charge sans pour autant piper mot de la moto endommagée.

O. O.

 

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CONSEIL D’ADMINISTRATION DU CNRST

La recherche de nouvelles orientations

Les travaux de la 3e session du conseil d’administration du Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST) ont débuté hier sous la présidence du ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Amadou Touré.

Le CNRST joue un rôle de coordination important dans le secteur de la recherche au Mali. Ainsi, au vu des recommandations faites lors des précédentes sessions, le 3e CA va réfléchir sur les voies et moyens permettant de rendre plus fonctionnels ses organes. Il s’agit, selon le ministre Amadou Touré, de permettre au CNRST de disposer d’un siège adéquat pour un bon fonctionnement de ses organes et services.

Au cours des travaux, les administrateurs vont aussi examiner le point d’exécution des travaux, les réalisations au titre de l’année 2007, le programme d’activité et les prévisions budgétaires 2008. Après l’identification des difficultés rencontrées et les perspectives envisageables, le ministre a invité les administrateurs à donner au Centre de nouvelles orientations et des directives allant dans le sens des préoccupations du pays en matière de recherche scientifique et technologique.

Tout en réitérant le soutien de son département, il a nourri l’espoir que les recommandations issues des travaux permettront de prendre des dispositions contribuant à finaliser l’organisation du CNRST, à adopter un plan d’évolution de ses effectifs et à lui allouer les ressources nécessaires à l’accomplissement de ses missions.

Amadou Waïgalo

 

 

 

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