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2008

Mois de mai

Les Echos du 05 Mai

 

IL FAUT LE DIRE

Grâce à Dieu !

Il aura donc fallu plus d’un millier de morts pour que les protagonistes de la crise post-électorale au Kenya acceptent enfin le partage du pouvoir. Au Zimbabwe, la situation demeure incertaine plus d’un mois après la tenue de la présidentielle et des législatives.

Mais que l’on ne s’y trompe pas : les contestations post-électorales sont à la mode partout en Afrique… Mugabe, auteur de la réforme agraire dans son pays, n’est pas pire que Mwaï Kibaki, apparemment aux ordres des Etats-Unis et de leurs « ouailles ». Faut-il pour autant désespérer du continent noir qui a été allègrement balayé au début des années 1990 par le vent de la démocratisation ? La réponse est à la fois oui et non.

Oui : parce que de plus en plus, les pouvoirs en place truquent ou bâclent les élections en se maintenant de force aux affaires pour peu que les intérêts de l’Occident, défenseur autoproclamé des valeurs universelles, soient préservés. Non : parce que, vu l’évolution de la situation au Nigeria où la retraite n’est pas de tout repos pour l’ancien chef de l’Etat Olusegun Obasanjo, cela devrait donner à réfléchir aux dirigeants qui ont érigé la corruption, le détournement, la gabegie, la concussion et l’impunité… en gouvernance.

Cumulant les fonctions de président de la République et de ministre du Pétrole, l’ex-général nigérian est soupçonné d’avoir détourné au cours de ses deux mandats (8 ans) à la tête de son pays le montant astronomique de 15 milliards de dollars, soit plus de 6000 milliards de F CFA ! Sous son règne, on aurait même poussé l’outrecuidance jusqu’à inaugurer une broussaille, présentée comme une centrale électrique.

Mais, entre nous, qui pouvait imaginer un seul instant le nouveau président Yar’Adua, pour lequel Obasanjo s’est battu corps et âme, contre vents et marées pour qu’il soit « élu » s’ériger en détracteur du régime qui l’a fait roi ? Ingratitude ? Non, c’est simplement une manifestation de la justice divine, plus forte que toutes les protections du monde.

« Dieu ne dort pas », dit-on fréquemment ; Il n’attend pas toujours le jour du Jugement dernier pour faire sur le champ justice aux peuples martyrs en attendant la sanction de l’Au-delà. Certaines fautes, commises aux dépens de millions d’êtres humains, se payent cash ici bas. Hélas ! Il n’y a pire aveugle que celui qui ne voit que ses illusions.

Et parce qu’ils ont encore entre leurs mains les leviers du pouvoir, beaucoup de dirigeants, tout en sachant que l’étau se resserre autour de leur ancien pair, continuent pourtant leur œuvre de déprédation publique. Ça n’arrive qu’aux autres ? Alors, tant pis pour eux !

Otez donc le pain de la bouche du peuple ! Déniez-lui le droit au bien-être, à la santé, à l’éducation, aux loisirs… en vous accaparant seuls de l’argent public ; en faisant aussi de sorte que de moins méritants le narguent à longueur de journée avec l’argent mal acquis ! « Dieu ne dort pas » !

Quoi ? Ils le savent mieux que nous, tant et si bien que leur porte de sortie ne s’ouvre… qu’à leur perpétuation au pouvoir, d’où les tripatouillages constitutionnels. Hatè ! Quand on use et abuse du pouvoir qui, potentiellement, assure l’impunité, on ne peut plus le quitter. L’optimisme est-il permis ? Oui car, comme le disent les Bambara « tant que Dieu est là-haut, le vautour ne sera jamais un herbivore ».

A. M. T.

 

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CRI DE CŒUR DE MAMADOU F. KEITA, JURISTE

« Aidez-nous à consolider notre démocratie »

La quête de changement est dans la nature de l'homme. S'agripper au pouvoir et dire que la limitation est anticonstitutionnelle, qu'elle ne respecte pas la volonté du peuple n'est ni plus ni moins que du leurre, de la fourberie car on sait que celui qui est au pouvoir s'adjuge les moyens de l'Etat pour faire campagne, pour acheter les consciences et les voix.

La Constitution du Mali du 25 février 1992 se démarque des précédentes par les principes et valeurs démocratiques qui la caractérisent. Et cette caractéristique première a trait à la possibilité qu'à chaque citoyen malien d'accéder à la magistrature suprême par le biais du suffrage universel direct (scrutin majoritaire à deux tours).

Dans cette optique, l'un des articles les plus précieux de notre Loi fondamentale est l'article 30 réglementant le mandat présidentiel qui dispose, alinéa 1 : « Le président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. Alinéa 2 : Il n'est rééligible qu'une seule fois ».

Voilà, l'article qui, adopté dans les constitutions de beaucoup de pays africains sous les coups du vent de la démocratisation au début des années 1990, fait couler beaucoup d'encre depuis un certain temps car détesté et par conséquent malmené par les politiciens assoiffés de pouvoir.

En effet, cet article est un obstacle à la mystification, à la personnalisation et à la confiscation du pouvoir par un quelconque individu ou un clan du fait que l'article, à lui seul, constitue une sorte d’alternance. Il signifie que nul ne peut être rééligible deux fois, autrement dit qu’une fois élu, le président ne peut demander la réélection qu'une seule fois, c'est-à-dire pour un second mandat (second et non deuxième).

A titre de rappel, la tentative de relecture sur initiative de l'ex-président Konaré avait, bien que taxé de vouloir rester pour un 3e mandat, jugé nécessaire d'apporter une précision en changeant la formulation actuelle. « II n'est rééligible qu'une seule fois » en « Il est élu pour un mandat de cinq ans. Nul ne peut exercer plus de deux mandats ». Voilà une formule qui paraissait plus claire à leur avis.

Mais, je pense objectivement que les textes sont faits pour être interprétés de bonne foi. Dans ce cadre, la formulation actuelle dans la Loi fondamentale et celle proposée par l'ex-président Konaré ne sont que bonnet blanc et blanc bonnet. Aucune différence quand, une fois encore, on interprète les textes de bonne foi. La preuve, avec l'ancienne formulation, Alpha ne pouvait nullement prétendre à un mandat de plus après dix ans de gouvernance présidentielle.

Bref, cet article constitue à la fois le devenir et l'avenir de notre démocratie en ce sens qu'il donne l'espoir permanent à chaque Malien (de sa naissance à sa mort) de pouvoir chercher à servir le peuple dont il est issu car débarrassé de la peur de voir le pouvoir confisqué par un groupe d'individus qui se sentent nés pour diriger les autres, donc portés à revoir sans cesse le mandat et s'arroger tous les pouvoirs en se servant des moyens de l'Etat pour distribuer des prébendes aux élus du moment préoccupés à sauvegarder leur intérêt personnel au détriment de celui général.

Le processus de démocratisation du Mali (singulier à cause du 26 mars 1991) doit nous inspirer à chaque instant de cette révision (autant les gouvernants que les gouvernés) pour ne pas imiter les autres pays, pardon les autres royaumes dans leur dessein de s'éterniser au pouvoir car comme le disait Nelson Madiba Mandela : « Ceux qui s'éternisent au pouvoir s'amusent avec le feu ». Or qui, plus que Mandela a le mérite de s'éterniser au pouvoir après 27 ans de prison pour conquérir ce pouvoir ? Il l'a laissé, ce pouvoir et continue de vivre paisiblement. C'est un bel exemple de gouvernance sur le continent.

Ailleurs, la première puissance mondiale (USA) n'a jamais été depuis le 1er président Georges Washington en 1789 (colonel des troupes de Virginie et combattant de la libération des Etats-Unis, il a donné le bel exemple en se limitant à deux mandats) jusqu'à George W. Bush (43e président) gouvernée pendant plus de huit ans par un même président excepté la période de seconde Guerre mondiale pendant laquelle le 32e président Franklin Delano Roosevelt a régné pendant 12 ans (encore une fois circonstance exceptionnelle exigeait). Alors, pourquoi ne pas s'inspirer de ce bel exemple de réussite démocratique (respect scrupuleux de la limitation du mandat présidentiel) car les USA sont un Etat fort et les anciens présidents continuent de servir leur pays et le monde sans porter ombrage à leur successeur.

Autre argument : la récurrente remise en question de la limitation du mandat n'est-elle pas la cause des frustrations des citoyens de certains pays d'Afrique et par conséquent causes des troubles, soit armés soit politiques car ces citoyens se sentent cantonnés (pertes d'espoirs d'alternance) dans le rôle de gouvernés et jamais gouvernants ?

Enfin, explorons le bon sens qui doit être le guide dans toute démarche de l'Homme (être pensant par opposition aux animaux) : sachons raison gardée et partir du postulat qu'aucun citoyen ni aucun peuple n'aspire à être gouverné éternellement par le même président, un même parti, un même clan. La quête de changement est dans la nature de l'Homme. Donc, s'agripper au pouvoir et dire que la limitation est anticonstitutionnelle, qu'elle ne respecte pas la volonté du peuple n'est ni plus ni moins que du leurre, de la fourberie car on sait que celui qui est au pouvoir s'adjuge les moyens de l'Etat pour faire campagne, pour acheter les consciences et les voix.

Bref, il profite de la misère galopante de ces concitoyens ; et les populations en se prêtant à ce jeu savent que les principes et valeurs de la démocratie sont mis à mal mais se sentent obligés d'accepter par esprit de survie et non pour conviction démocratique d'aider à pérenniser un homme au pouvoir.

Mamadou Fadiala Kéita

(juriste à Hamadallaye ACI, Bamako)

 

NB :Je ne prête nullement une quelconque intention à qui que ce soit mais c'est ma contribution à enrichir le débat de la relecture et surtout à conscientiser tous les intervenants sur la sauvegarde de l'essence de l'article 30 de la Constitution relatif tant à la durée du mandat qu'à sa nécessaire limitation. Ma conviction est que le changement en soi est positif mais ne changeons pas, comme le diraient les juristes, les droits acquis (en l'espèce droits acquis des citoyens).

A suivre.

Toutes vos réactions seront les bienvenues à : aicada@voila.fr

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CONFLIT FRONTALIER MALI-GUINEE

Les députés dans la négociation

Dans la localité de Yanfolila, zone frontalière entre le Mali et la Guinée, des tensions persistent et les populations en sont venues très souvent à des affrontements, causant des pertes en vies humaines.

A l’approche de l’hivernage, pour trouver une solution définitive au conflit entre les paysans des deux localités frontalières, l’Assemblée nationale vient de dépêcher en Guinée une mission. « Les populations cultivant de part et d’autres du fleuve, il est urgent d’instaurer un dialogue », affirme un membre de la délégation.

Ainsi, la mission parlementaire comprend trois députés, les deux élus de la localité en plus d’un autre ; le préfet de Yanfolila, les maires des communes frontalières. Une rencontre intercommunautaire est prévue pour aujourd’hui. Mais, en plus, la délégation malienne, qui travaille avec les autorités guinéennes, préparera la grande rencontre intercommunautaire qui aura pour finalité le bornage de la frontière.

Alexis Kalambry

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CHU GABRIEL TOURE

Haro sur le désordre !

La direction générale du Centre hospitalo-universitaire (CHU) Gabriel Touré vient des mesures contraignantes visant l’amélioration des conditions d’accueil, d’hygiène et de sécurité… Gare aux fauteurs de désordre !

Ceux qui avaient pris la mauvaise habitude de transformer le Centre hospitalo-universitaire (CHU) Gabriel Touré en une structure sanitaire du Far West vont devoir se plier à de nouvelles exigences édictées par la direction de l’hôpital. Depuis le jeudi 1er mai, de nouvelles mesures sont rentrées en vigueur qui, si elles sont strictement appliquées, permettront au CHU d’améliorer les conditions d’accueil, d’hygiène et de sécurité.

Le directeur général de Gabriel Touré, Dr. Abdoulaye Nènè Coulibaly était mardi dernier face à la presse. Il était accompagné pour la circonstance du surveillant général et de la directrice administrative de l’hôpital. Les nouvelles mesures qui sont rentrées en vigueur concernent le changement des heures de visite et l’accès des véhicules. Ces heures, aux dires de Dr. Coulibaly, ont été modifiées. Du lundi au vendredi, elles sont de 6 h 30 à 7 h 30 ; l’après-midi de 12 h 30 à 14 h 30 et le soir de 18 h à 20 h. Pour les samedis, dimanche et jours fériés, les heures de visite arrêtées par la direction vont de 10 h à 14 h. Les visiteurs sont aussi autorisés de 18 h à 20 h. « Il est grand temps qu’on dit halte au désordre. Il faut un changement de comportement », a expliqué Dr. Coulibaly.

Le changement concerne aussi l’accès des véhicules. Ne seront autorisés à l’intérieur de l’hôpital que les véhicules portant des macarons, caducées et les véhicules officiels. « Nous sommes en train de faire des macarons pour les agents de l’hôpital qui, sans ça, ne peuvent accéder à l’enceinte. Du directeur au manœuvre, tous porteront des badges ».

Seront admis les véhicules immatriculés des forces de sécurité en mission, des corps diplomatiques, les ambulances, les corbillards. Pour les ambulances, Dr. Coulibaly dira qu’ils seront dirigés directement vers la morgue. « Nous savons que ça fera beaucoup de bruits, mais nous allons nous assumer », a ajouté le DG.

Les visiteurs devront se plier à la possession d’une carte de mouvement et de la carte d’accompagnement à la porte. Une seule personne accompagnera son malade. « Tous ceux qui vont entrer à l’hôpital seront identifiés par le port de badge », a-t-il déclaré.

Un autre changement de taille sera l’interdiction aux usagers de circuler dans les deux sens de la voie qui sépare l’hôpital et l’Ecole nationale d’ingénieurs (ENI).

Amadou Sidibé

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VOL INAUGURAL

La Cam déploie ses ailes sur Libreville

La Cam , née des cendres d’Air Mali, ne manque sûrement pas d’ambitions pour le désenclavement intérieur et extérieur et pour la promotion du tourisme. Le vendredi à Libreville, la communauté malienne était là pour saluer le vol inaugural de la Compagnie à bord duquel se trouvaient plusieurs personnalités.

Après avoir ouvert des liaisons avec les pays voisins Dakar (Sénégal), Conakry (Guinée), Abidjan (Côte d’Ivoire), Ouagadougou (Burkina), Lomé (Togo) et Cotonou (Bénin), Brazza (Congo) et jusqu’à Paris (France) ; des lignes intérieures, les responsables de la CAM-SA viennent d’ouvrir la ligne Douala au Cameroun et de Libreville au Gabon. C’est dire qu’au sein de cette compagnie, l’on ne manque pas d’ambitions.

Le vendredi 2 mai, aux environs de 10 h 30, le joyau MC Donnell-Douglas 87 de 99 places (frappé du cheval ailé, nouveau logo de la Compagnie), s’est envolé de l’aéroport international de Bamako-Sénou à destination de Libreville, via Ouagadougou, Cotonou, Lomé, Douala. A bord, une cinquantaine d’invités dont le ministre de l’Equipement et des Transports, celui des Maliens de l’extérieur, des représentants d’agences de voyage du Mali, du Burkina, du Togo, du Cameroun et quelques journalistes.

A Bamako-Sénou, après avoir rempli les formalités aéroportuaires avec l’embarquement des passagers ordinaires, nous avions pris place à bord du MD 87 dans la classe économique tandis que les deux ministres et les responsables de la Cam s’offraient la classe affaire de 20 places. A l’heure indiquée, le commandant de bord, M. Kéita, et son équipe annoncèrent que la destination du vol est Bamako/Libreville avec escale de 45 minutes à Ouagadougou, Lomé, Douala et indiquèrent que « ce vol est non-fumeur ». Il nous a fallu 1 h 10 de vol d’oiseau pour atterrir à Ouagadougou. Là-bas des dizaines de passagers attendaient l’avion. «  La Cam, c’est la ponctualité », s’est exclamé un passager burkinabé. Le même temps nous a suffi pour rallier l’aéroport international Eyadema de Togo où des passagers pressés de faire connaissance avec la Cam, attendaient de prendre place à bord du nouvel appareil.

A Douala, au Cameroun, l’engouement était encore plus fort. « Nous avons une bonne impression de cette compagnie, c’est la précision, c’est du personnel qualifié qui maîtrise son boulot. En plus on a une franchise de 50 kilos », a affirmé Mme Njoumba, la directrice de l’agence de voyages Moabi, résident à Douala. Les hôtesses avec savoir-faire ont servi les 3 repas et du rafraîchissement. Pour agrémenter notre voyage, des magazines, des journaux ont été proposés.

Après 7 heures de vol, l’appareil s’est posé dans la sécurité et le confort sur la piste de l’aéroport international Léon Mba de Libreville sous une température de 24°C. Au Gabon, la Cam a eu l’assurance des autorités. A sa descente d’avion, la délégation, a été accueillie par le ministre gabonais de l’Aviation civile.

« Déjeuner à Bamako, dîner à Libreville »

L’ambassadeur du Mali au Gabon, le président du Conseil des Maliens du Gabon et une impressionnante colonie malienne résident dans le pays d’El hadj Oumar Bongo Ondimba ont mis les petits plats dans les grands pour réserver un accueil chaleureux à la délégation et remercier les autorités maliennes et la direction de la Cam de l’heureuse initiative visant à desservir 2 fois par semaine, Libreville par vol direct. « Maintenant nous pouvons déjeuner à Bamako et dîner à Libreville et cela grâce à la Cam », ont lancé des jeunes hommes d’affaires maliens au Gabon. L’hôtel « Méridien » a lui aussi été pris d’assaut par plusieurs de nos compatriotes mais aussi des Gabonais et d’autres nationalités. Son hall et la salle où s’est déroulée la réception ont été pavoisés des couleurs de la Cam.

Moment de joie, de fierté, les ministres des Transports, Hamed Diané Séméga et Dr. Badra Alou Macalou des Maliens de l’extérieur, qui présidaient la cérémonie, n’ont pas manqué de saluer l’action de la Cam qui grandit le Mali et qui entre dans les objectifs du PDES. La desserte tellement entendue, a dit le ministre des Maliens de l’extérieur, permettra non seulement de rapprocher les frères et sœurs de leurs pays, mais également de faciliter les échanges et les flux d’échanges entre les populations des différents pays qui seront amenés à accueillir la Cam.« Je pense que chacun de nous contribuera à faire prospérer la Cam », a-t-il affirmé.

Symboles

Hamed Diané Séméga s’est félicité de la Cam avec un équipage 100 % malien. « Mon cœur est débordé de fierté. C’est la fierté de voir la Cam, dirigée par des mains de maîtres, participer à cette dynamique d’intégration africaine ».

L’ambassadeur du Mali au Gabon, Mme Traoré Rokiatou Guikiné, très émue, a souligné que le vol rappelle un certain accord signé entre le Mali et le Gabon dans les années 1980 et est le symbole du renforcement de l’amitié et de la coopération entre les deux pays frères et amis qui partagent les mêmes visions et les mêmes valeurs au sein de l’Union africaine.

S. E. Mme Traoré a invité ses compatriotes à faire confiance à la Cam, à la soutenir et à voyager par ses avions performants. Elle a aussi souhaité que la Compagnie fasse une bonne gestion afin de voler plus haut dans le ciel africain et même intercontinental.

La communauté malienne vivant au Gabon, par la voix de son président, Habib Sylla, a déclaré que le rêve est devenu réalité. A ses dires, beaucoup de nos compatriotes étaient sceptiques après les promesses du DG de la Cam d’ouvrir une ligne Bamako/Libreville. « La communauté malienne du Gabon, l’ensemble de nos frères de la Cémac se sont engagés pour faire de la Cam la nôtre », a dit M. Sylla avant d’ajouter qu’ils vont tout faire pour que la Cam vole plus haut, plus loin et en toute sécurité.

Le directeur général de la CAM, Abderhamane Berthé, après avoir présenté la Compagnie, a remercié les autorités aéronautiques du Gabon qui ont autorisé l’exploitation de cette ligne par la Compagnie aérienne du Mali, les partenaires et prestataires de service à l’aéroport de Brazzaville qui assurent désormais le traitement des vols. « Nous resterons toujours à l’écoute de vos besoins et votre satisfaction sera toujours au centre de nos actions et de nos préoccupations », a assuré le DG.

Créée en avril 2005, le capital de la Compagnie aérienne du Mali est détenu à 51 % par le Fonds Agha Khan pour le développement économique (AKFED), 20 % par l’Etat malien, 21,66 % par la société Agora Mali et 7,34 % par des actionnaires privés maliens. La Cam fait partie d’un groupe de compagnies dans lesquelles l’AKFED est partenaire majoritaire directement ou à travers des filiales de participation.

Pour l’année 2008, la Cam table sur un nombre de 146 320 passagers et une prévision de 18,9 milliards de F CFA de chiffre d’affaires.

Amadou Sidibé

(envoyé spécial)

 

Ils ont dit

Doudou Sacko (directeur de Safeway voyages, Mali)  :

« C’est une grande satisfaction de voyager à bord de la MD 87. Nous allons nous atteler afin que cette compagnie soit l’affaire de tous les Maliens. Le MD87 est stable et spacieux. Le renforcement de la flotte de la compagnie nationale vient à point nommé. Pour réussir la transformation de l'aéroport international de Bamako, il nous faut une compagnie locale forte. Pour nous, agences de voyages, la Cam sera désormais notre principale partenaire ».

Mme Ndiaye Boussou (agence de voyages « Rassoul », Dakar)  :

« Je pense qu’avec la Cam, c’est la sécurité. Beaucoup de nos clients que nous envoyons vers Cam nous l’ont dit. A travers ce voyage, je viens de me rendre compte. Le tarif est abordable. L’équipage, les hôtesses après ce vol sont à la hauteur. Nous ferons tout notre possible pour que plus de clients volent avec la Cam ».

 

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MALIFOOT-MINISTERE DES SPORTS

Le bras de fer

Ces derniers temps, entre la Fédération malienne de football et le ministère de la Jeunesse et des Sports, ce n’est pas le grand amour. Selon une source, le département reproche à la Fédération une trop grande liberté d’action et de décision. « Nous n’avons pas été informés du calendrier des rencontres des Aigles locaux et des Aiglons », précise notre interlocuteur et d’ajouter « sinon comme d’habitude, le ministre aurait souhaité rendre visite aux joueurs à l’internat ».

La Fédération , aux dires d’un de ses responsables, estime qu’avec la fin du contrat de Malamine Koné comme conseiller spécial, elle n’a presque pas de compte à rendre au ministère surtout dans la gestion des voyages des équipes, de la somme allouée par la Fifa à chaque fédération nationale, etc.

Mais, un conseiller technique du ministère de la Jeunesse et des Sports aurait rencontré un responsable de la Fédération pour dénoncer le comportement du président de Malifoot.

Affaire à suivre.

Boubacar Diakité Sarr

 

PREPARATIFS DES JEUX OLYMPIQUES

Ladji Doucouré est venu se ressourcer au Mali

En visite familiale de 72 h au Mali (du 1er au 3 mai 2008), l’athlète franco-malien ( 110 m haies) Ladji Doucouré a rendu une visite de courtoisie au ministre de la Jeunesse et des Sports. C’était dans la matinée de vendredi dernier. L’athlète était accompagné des membres de sa famille et du secrétaire général de la Fédération malienne d’athlétisme (FMA).

« Comptez sur moi pour Pékin, je serai là. Je suis un homme de challenge »  ! Tel est le défi que Ladji Doucouré, star sur les 110 m haies, se lance à lui-même.

« A la veille des Jeux Olympiques, il était de mon devoir de venir chercher la bénédiction au Mali parce que je suis Malien de cœur » , a-t-il dit. « Ladji tenait à venir au Mali avant d’aller aux Jeux car il se considère aussi comme l’ambassadeur du Mali. Pour ce faire, il a besoin de la bénédiction de l’ensemble du peuple malien pour atteindre ses ambitions à Pékin », a souligné le frère du champion, Boro Doucouré.

Le Secrétaire général de la FMA, Kissima Sylla, a assuré Ladji qu’il a le soutien de « tout le Mali ». Pour le représentant du Cnosm, Tidiane Médian Niambélé, cette visite de courtoisie au ministre est « une valeur essentielle de notre culture. Elle prouve que Ladji a quelque chose de Malien en lui ». Après avoir remercié la famille Doucouré pour l’honneur qui lui est fait, le ministre Niang a rappelé à ses visiteurs que « le Mali est un pays riche ». Riche par la valeur de ses hommes. Il a encouragé le jeune athlète à poursuivre sur cette lancée.

« Aux JO, tu vas défendre le drapeau français. Mais, nous sommes convaincus que ton cœur est malien. Si tu remportes une médaille d’or olympique, ce sera une fierté pour tous les Maliens » , a souligné M. Niang. Le ministre de la Jeunesse et des Sports a exhorté Ladji à penser à ses cadets qui sont au Mali. Il l’a encouragé à participer à un meeting à Bamako afin de galvaniser ceux qui sont sur ses traces au pays. Pour le ministre, s’adressant au leader qu’est désormais Ladji, une telle présence ne peut qu’amener les techniciens internationaux à s’intéresser à l’athlétisme malien.

Ladji a révélé qu’il travaille sur un projet de centre avec le footballeur Cédric Kanté. Il a aussi promis de revenir dès que possible pour voir avec la FMA ce qui peut être sa contribution au développement de l’athlétisme au Mali. La star des 110 m haies a ensuite offert au ministre un exemplaire dédicacé du livre qu’il vient de publier pour donner sa vision de l’athlétisme. Intitulé « Ma Onzième haie » (Ed. Prolongations), ce bouquin est préfacé de Stéphane Diagana, l’une des légendes de l’athlétisme français.

« A l’heure de vivre son rêve olympique à Pékin, Ladji Doucouré a bien grandi. Le jeune homme qui s’était révélé aux JO d’Athènes est devenu une star mondiale du 110 m haies. Ses deux médailles d’or aux championnats du monde de 2005 font assurément de lui l’un des plus grands athlètes français de l’histoire… » , peut-on lire dans le résumé de l’éditeur. Ce livre est en fait « une autobiographie d’une sincérité touchante ».

Meilleur espoir de médaille pour la France

Considéré comme l’un des meilleurs espoirs d’une médaille française à « Pékin-2008 », Ladji ( 1,83 m pour 77 kg) est né le 28 mars 1983 d’un père malien et d’une mère sénégalaise. C’est un enfant de la banlieue sud de Paris qui s’est très tôt passionné de football. Il a d’ailleurs débuté en athlétisme afin de travailler sa condition physique pour le foot. Une fracture du tibia sur un tacle appuyé fait toutefois pencher la balance vers le tartan des pistes d’athlétisme.

Athlète très complet, licencié à Viry Evry Nord Sud Essonne, il s'essaye au décathlon puis se spécialise sur le 110 m haies. Il s'entraîne à l'Insep avec le groupe d'entraînement de Renaud Longuèvre. Ladji est considéré depuis ses plus jeunes années comme le prodige de l’athlétisme français. Un espoir qu’il confirme lors des JO « Athènes-2004 » (Grèce). Au fil des tours, il était devenu l’un des grands favoris de la finale, battant par deux fois le record de France. Malheureusement, lors de la finale, Ladji chute sur la dernière haie en tentant de revenir sur le Chinois Liu Xiang alors que le podium lui tend les bras. Son fair-play et sa réaction d’après course ont néanmoins marqué le public français.

La consécration n’allait pas tarder. En effet, « Douc » est devenu champion du monde sur les haies le 12 août 2005 à l'occasion des Championnats du monde d'athlétisme à Helsinki (Finlance).

Moussa Bolly

(chargé de communication/MJS)

 

Palmarès

Record personnel :

110 m haies : 12’’97 (record de France)

60 m haies indoor : 7’’42 (record de France)

50 m haies indoor : 6’’36 (record d’Europe)

Consécrations :

- 2007 : Vainqueur de la Coupe d'Europe et champion de France à Niort du 110 m haies

- 2006 : Vainqueur du 110 m haies de la Coupe d’Europe

- 2005

Champion du monde du 110 m haies à Helsinki (Finlande)

Champion du monde du 4 x 100 m

Champion d'Europe indoor à Madrid (Espagne) sur 60 m haies

Champion de France à Angers (record de France battu en finale)

Vainqueur du Meeting Gaz de France de la Golden League au Stade de France

Elu champion des champions français 2005 par le quotidien L'Equipe

- 2004 :

Champion de France du 110 m haies

Champion de France indoor du 60 m haies

Finaliste des Jeux olympiques sur 110 m haies

- 2003

Champion d'Europe espoirs du 110 m haies

Vainqueur du 110 m haies de la Coupe d'Europe

4e des championnats du monde indoor du 60 m haies

- 2002 : Champion de France indoor du 60 m haies

- 2001

Champion de France du Décathlon

Champion d'Europe junior du Décathlon

Vice-champion d'Europe junior du relais 4 x 100 m

- 2000 : Médaillé de bronze aux Championnats du monde juniors du 110 m haies (encore cadet, Ladji est surclassé en junior)

- 1999 : Champion du monde cadet du 110 m haies.

 

 

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