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2008

Mois de mai

Les Echos du 02 Mai

 

EDITORIAL

Regret éternel !

Il était une fois un archevêque malien qui, tout en étant ferme, évoquait poliment les problèmes du pays et proposait des solutions pérennes. Mgr Luc Sangaré, puisqu’il s’agit de lui, et tous ses autres émules des autres religions qui avaient une voix prépondérante dans ce pays, aujourd’hui décédés, doivent se retourner dans leurs tombes au vu de la situation actuelle de l’école et dans la mesure où leurs héritages respectifs n’ont plus de véritables légataires.

Alors que rien ne le prévoyait, des enseignants, apparemment de la Coses, ont décidé de faire sortir mercredi des élèves des lycées privés au motif qu’ils ne peuvent avoir deux évaluations pendant que leurs camarades des lycées publics n’en n’ont pas subi une seule depuis le début de la rentrée scolaire 2007-2008. On n’est plus loin du chaos, dont l’Etat ne peut plus être tenu pour seul responsable. Et, aujourd’hui, la sentence du philosophe français Jean-Paul Sartre « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres » est plus que jamais foulée aux pieds.

Ce faisant, la Coses outrepasse ses droits et s’aliène la sympathie de bon nombre de citoyens, qui ne doutent pas de la légitimité de son combat, mais qui sont excédés par la méthode maximaliste qu’elle utilise. La Coses, en agissant ainsi, perd le contrôle de ses nerfs dans la guerre d’usure qui l’oppose à l’Etat, qui peut dorénavant mettre en avant son extrémisme comme cause de blocage des négociations.

Mais tout ceci va certainement à l’encontre des intérêts généraux, car quel avenir du Mali veut-on réellement sans « une école apaisée et performante » dans un contexte de mondialisation et de compétitions de plus en plus âpres ? Il n’est point besoin d’être un devin pour prédire un futur sombre. Est-ce cela l’objectif des enseignants du secondaire et de l’Etat ? Non !

Cependant, peut-il en être autrement dans un pays où les ego sont subitement devenus hypertrophiés, où c’est le « chacun pour soi, Dieu pour tous », où l’enfant ne compte plus aux yeux de la famille et vice-versa, où la société civile et les associations de parents d’élèves considèrent la crise scolaire comme un problème mineur, dont la résolution ne nécessite pas leurs interventions, ou qui pensent que ça ne regarde que l’Etat, s’ils n’en font pas un gagne-pain ? Que dire des partis politiques ? Ah, quel pays !

Voilà pourquoi, aujourd’hui plus qu’hier, nous regrettons la disparition de ces bergers qui ramenaient chaque fois que de besoin le troupeau à la raison. Il est temps, grand temps que chacun fasse son examen de conscience et joue surtout sa bonne partition dans la résolution de la crise. Sinon demain, il sera trop tard.

 

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UNTM : quatre nouvelles revendications

A l’instar de la communauté internationale, les travailleurs maliens ont célébré hier la Fête du travail. Dans le cadre des festivités marquant la commémoration du 1er mai, un défilé organisé par l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a mobilisé un parterre de travailleurs en présence de certains membres du gouvernement. Les travailleurs ont défilé en brandissant des pancartes pour non seulement réitérer leur adhésion aux idéaux défendus par l’UNTM et leur engagement dans la lutte pour le mieux-être des Maliens, mais aussi pour lancer des appels aux plus hautes autorités du pays.

Comme lors de sa conférence de presse de mercredi, le secrétaire général de l’UNTM, Siaka Diakité s’est félicité des acquis du syndicat dont l’augmentation des salaires de 5 % en 2008 et 2009 et la diminution de l’ITS. Cependant, Siaka Diakité n’a pas occulté les questions brûlantes de l’heure, en l’occurrence l’école, la crise au nord, la cherté de la vie. Par rapport à ce dernier point, il a déploré que le forum sur les produits de première nécessité, organisé sous l’impulsion de l’UNTM, n’ait toujours pas abouti aux résultats escomptés. C’est pourquoi, a-t-il estimé, « il y a urgence » que l’Etat fasse quelque chose « car nous ne sommes pas à l’abri des émeutes de la vie chère » comme ailleurs.

Résolument engagé dans la défense des intérêts des travailleurs, l’UNTM a saisi ce 1er mai pour faire quatre nouvelles revendications au gouvernement. Ces doléances sont la relecture des textes instituant les primes et indemnités et leur adaptation au contexte actuel ; l’élargissement de la prime de zone aux autres secteurs ; l’octroi d’avantages fiscaux aux entreprises nationales pour assurer leur décollage économique ; la réorganisation des unités de l’économie informelle en vue de leur intégration dans le tissus économique moderne.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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SIAKA DIAKITE CONTRE LA VIE

« Les exos ne profitent qu’à une minorité d’opérateurs économiques »

En prélude à la célébration du 1er mai, fête internationale du travail, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a organisé mercredi une conférence de presse à son siège. Son secrétaire général, Siaka Diakité a fait un bilan des activités et jeté un regard critique sur la gestion de la crise scolaire, le conflit au nord et la vie chère.

Pour Siaka Diakité, le 1er mai est un moment privilégié, pour les travailleurs du monde entier, de faire une analyse critique de leurs conditions de travail. Selon lui, au Mali, la fête intervient cette année dans un contexte particulièrement difficile, car au-delà de la conjoncture économique qui secoue le monde, le patron de la Bourse du travail a estimé que la crise céréalière, le conflit dans le Septentrion et la crise scolaire contribuent à rendre davantage la crise économique insupportable.

« Malheureusement aucune solution durable ne se dessine encore », a déploré Siaka Diakité, qui n’a pas ménagé ses mots pour dénoncer la politique d’exonération de certains produits comme le riz. « Les exos ne profitent qu’à une minorité d’opérateurs économiques. Elles doivent être élargies à tous les opérateurs au profit des populations », a-t-il tranché.

A propos de la crise que connaît l’école malienne, le conférencier soutiendra que la responsabilité incombe à ceux qui ont la charge de l’administration de l’école. « L’école doit revenir à l’école, et elle ne doit pas suivre le choix malveillant de certains bailleurs de fonds ». L’UNTM a aussi demandé au pouvoir public de « s’assumer » pour trouver une solution définitive au conflit au nord du pays.

Malgré ce tableau sombre de la vie socio-économique peint par M. Diakité, la centrale se félicite d’avoir obtenu au compte de l’année 2007, 10 % d’augmentation de salaire. A cela, il faut ajouter un abattement de 2 % de l’Impôt sur les traitements et salaires (l’ITS). Mais tout ne semble pas rose aux yeux des syndicalistes. A preuve, Siaka Diakité a fustigé le retard enregistré dans l’exécution des recommandations issues du protocole d’accord du 18 juillet 2007.

Notons que dans le cadre des festivités du 1er mai, l’UNTM a organisé des manifestations sportives et la projection du film sur l’indépendance du Mali. A travers cette projection, Siaka Diakité dira que l’objectif visé est de permettre aux Maliens de se remémorer et de « sauvegarder les acquis de mars 1991 qui ne doivent pas s’endormir davantage ».

Au regard de la non-exécution de certaines revendications à la veille de la fête du 1er mai date traditionnelle de dépôt de nouvelles revendications, l’UNTM a réaffirmé sa volonté de défendre les intérêts matériels et moraux de ses militants.

Amadou Waïgalo

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FETE INTERNATIONALE DU TRAVAIL

La CSTM célèbre ses 10 ans de combat

Le Mali a célébré hier la fête internationale du travail. Pour sa part, la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) a, cette année, conjugué les festivités marquants son 10e anniversaire et celles célébrant le 1er mai d’où toute la particularité de l’événement.

Les syndicats affiliés à la CSTM ont défilé sur la promenade des Angevins en Commune II. C’était sous le regard admiratif de plusieurs membres du gouvernement, des autorités municipales de la Commune II et d’une foule nombreuse.

Des syndicats de divers secteurs notamment la santé, l’éducation, le commerce, l’industrie du bâtiment, le transport… ont pris part au défilé. Aussi, les interventions musicales de Djéli Daouda Dembélé et son épouse ont donné une autre dimension à la fête.

S’adressant à ses invités aux termes d’un défilé riche en sons et en couleurs, le secrétaire général de la CSTM, Hamadoun Amion Guindo, a évoqué les années dures de sa Confédération née, selon lui, dans la douleur le 28 avril 1998.

Victime de « discrimination », M. Guindo dira que la CSTM continue de subir des pressions. C’est pourquoi, précisera-t-il, « nous plaçons cette fête sous l’angle d’une décennie d’engagement syndical, de lutte contre les violation des droits syndicaux et l’exclusion à la croisée du combat contre la vie chère au Mali ».

Ainsi, par rapport à la vie chère, la crise scolaire et le conflit au nord, le secrétaire général de la CSTM a invité les autorités « à l’action concrète » qui est, selon lui, la seule alternative susceptible de ramener la confiance ébranlée.

En réponse, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle Ibrahima Ndiaye a félicité la CSTM pour la qualité de l’organisation de la fête du 1er mai. Pour faire face aux difficultés de l’heure, il a appelé à la conjugaison des efforts entre gouvernement, société civile. Pour lui, si le Mali n’a pas connu d’émeutes comme dans d’autres pays, c’est parce que les syndicalistes sont conscients de la persistance des difficultés et surtout des efforts consentis par le gouvernement.

C’est donc sur une note d’espoir d’un meilleur devenir des travailleuses et travailleurs du Mali que les activités marquant le 10e anniversaire de la CSTM et la fête internationale du travail ont pris fin.

Amadou Waïgalo

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LANCEMENT DE L’ANELYSKO

Pour le renouveau de l’école malienne

L’Amicale des anciens élèves du lycée de Sikasso (Anelysko), porté sur les fonts baptismaux le 19 avril, entend apporter son soutien à la culture de l’excellence de l’école malienne tout en restant soudée .

L’Espace Bouna a servi de cadre au lancement des activités de l’Anelysko, le 19 avril 2008, sous le parrainage du général Kafougouna Koné, ministre de l’Administration territoriale et des Collectivité locales et ancien du même lycée.

Le parrain, le général Kafougouna Koné, a dit tout son intérêt pour les nobles idéaux de l’Anelysko dont le souci est que « l’école renoue avec l’excellence et que l’excellence ne soit pas un slogan creux ». Le général Kafougouna a été surtout émerveillé et séduit par l’idée de l’Anelysko de créer un Musée senoufou à Sikasso. Selon lui, ce musée « fera de Sikaso une zone d’attraction touristique et fera connaître le peuple senoufou ».

Le lycée de Sikasso, du nom de Mgr Didier Perousse De Monclos, qui a généreusement offert les bâtiments du Cours normal de Sikasso, patrimoine foncier de l’Eglise, à l’Etat malien, a été créé en 1973. L’Anelysko est née le 29 mai 2007 suite à une assemblée générale. Elle se veut un ciment de raffermissement des liens sociaux qui se sont tissés entre ses membres, il y a 35 ans et de susciter des actions pouvant rehausser la qualité de la formation scolaire au lycée Mgr Didier De Monclos de Sikasso en particulier et dans la 3e région en général.

Selon sa présidente, Mme Diallo Salimata Ouattara, « l’Anelysko apporterait ainsi sa modeste contribution au renouveau de l’école malienne ». Elle s’est dite convaincue que les défis actuels sont si pressants que toute initiative tendant à les relever est certainement la bienvenue. L’Anelysko, a poursuivi sa présidente, « souhaite devenir un creuset où tous les intellectuels, administrateurs scolaires, professeurs, anciens élèves, autres bonnes volontés de la région pourraient venir échanger en vue d’améliorer le visage de l’école malienne ».

Celle qui est chargée de conduire les premiers pas de l’Amicale, a profité de l’occasion pour rendre un hommage aux anciens professeurs dont certains occupent aujourd’hui de hautes fonctions dans la sphère de l’enseignement au Mali ou se sont fait une renommée à l’extérieur. Elle a cité le Pr. Diola Bagayoko, universitaire aux USA, Daouda Symbara, DG de l’enseignement technique et professionnel, Gabriel Dabo, DG de l’enseignement secondaire, Mme Maïga Bintou Maïga, directrice de la Cellule de planification du ministère de l’Education de base, Mamadou Kéita de l’enseignement supérieur et Mamadou Konoba Kéita, directeur de la Bibliothèque nationale, entre autres.

Le proviseur du lycée Mgr Didier De Monclos, Assoumane Madjou, qui a effectué le déplacement de Bamako pour la circonstance en compagnie de son collègue de Koutiala, a salué l’initiative des anciens de son lycée qui ont immortalisé de la plus belle manière leur établissement. Le lycée qui ne comptait à son ouverture, en 1973, que 100 élèves pour 3 salles de classes, compte de nos jours, 3524 élèves et 63 salles de classe. M. Mandjou a demandé aux uns et aux autres de s’impliquer pour la sensibilisation des élèves, professeurs et parents d’élèves pour une école saine et apaisée. Il a aussi émis une autre doléance : la réfection des locaux de son établissement.

La cérémonie a enregistré la présence des ministres des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr. Amadou Touré et Me Abdoul Wahab Berthé du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, ainsi que Mme Manassa Danioko conseillère à la Cour constitutionnelle (les deux derniers cités sont des anciens du lycée de Sikasso).

Abdrahamane Dicko

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EVALUATION DE LA CAN-2008 PAR DES TECHNICIENS

Trois jours pour écouter, discuter, apprendre et transmettre

Le symposium organisé par la Confédération africaine de football (Caf) s'est achevé le 23 avril dernier en Egypte. Trois jours durant (du 21 au 23 avril 2008), d'intenses discussions entre entraîneurs nationaux, directeurs techniques nationaux, techniciens de la Caf ont eu lieu sur les aspects tactiques de la dernière Can, l’état du football en Afrique et les perspectives de son développement .

A la même table, il y avait Hassan Shehata, Sunday Kayuni, Otto Pfister, Claude Leroy, Roger Lemerre, Patrick Naggi, Ali Mbae, Mory Goïta… Ils étaient environ 60 sélectionneurs et directeurs techniques nationaux réunis, au Caire pour un symposium en fin du mois d’avril. Pour venir chercher quoi ? Chacun avait ses objectifs propres, mais tous avaient des buts communs : échanger, discuter, apprendre de l'autre, donner son opinion. Ils ont jeté un regard introspectif sur l’état du football en Afrique et les perspectives de développement.

Le directeur du développement de la Caf, Hussein Abdel Monheim l'avait déclaré dès l'ouverture : le but était « d’évaluer pour la première fois avec les entraîneurs africains le niveau de nos compétitions. Et permettre aux coaches d’exprimer leurs difficultés, les pressions diverses et les moyens de les juguler ». Ben Kofie, membre de la Commission technique de la Caf, précisait : « Ce symposium doit être du donnant-donnant. Les entraîneurs vont s'enrichir de l'expérience de leurs collègues. Et nous nous devons de rassembler toutes ces informations, ces idées et ces propositions et d'en tirer quelque chose, pour l'avenir du football en Afrique ».

La première journée a permis de poser les débats, grâce notamment au rapport technique de la Coupe d’Afrique des nations 2008 au Ghana. La dernière journée, Roger Lemerre, DTN de la Tunisie, offrait un exposé sur le développement global du football et la nécessité d’intégrer les jeunes à leur âge véritable dans les académies du football.

« C'est vraiment important d'organiser ce genre de réunion juste après la Can, jugeait Mory Goïta, ancien entraîneur des Espoirs du Mali et candidat au poste de DTN du Mali. Il faut, poursuit-il, battre le fer quand il est encore chaud. Il est remarquable que la Caf se préoccupe de savoir ce que pensent les entraîneurs. Nous sommes passés par beaucoup d'étapes avant de devenir sélectionneurs. Dès lors, nous pouvons partager notre expérience pour faire avancer le football de demain ».

Pour Hassan Shehata, l’entraîneur champion d’Afrique de la Can-2008 il s'agissait de surfer sur la vague des tendances, apprendre des autres. "C’était un forum de qualité. Il a permis aux entraîneurs de s’exprimer et de présenter l’importance des techniciens africains qui peuvent s’expatrier comme les étrangers viennent chez nous. C’est bon pour le développement du football ».

Quant à Otto Pfister, l’entraîneur du Cameroun, vice-champion d’Afrique, « cette rencontre était nécessaire, et je pense qu’une fois tous les deux ans ce n’est pas assez. Il faut une rencontre des directeurs techniques chaque année, pour qu’ils restent à la page ».

Autant de suggestions et d’idées soigneusement relevées par les experts et invités spéciaux de la Caf et synthétisées lors de la dernière journée. Reste désormais, comme tous les entraîneurs l'attendent, à concrétiser ces échanges. Ce que confirmait Mory, satisfait des nombreux sujets abordés, de la qualité des débats et surtout de l’uniformisation des diplômes d’entraîneurs imposée par la Fifa. « Grâce à la Caf, ce symposium s'est montré à la hauteur des espérances. J'ai été très impressionné par la qualité des uns et des autres ».

Boubacar Diakité Sarr

 

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