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2008

Mois de juin

Les Echos du 30 Juin

 

POUR FAIRE FACE A LA VIE CHERE

L’opération riz exonéré : une vaste fumisterie

La mesure prise par le gouvernement visant à exonérer le riz sur une période de six mois a été un véritable fiasco. Non seulement le kilo du riz n’est plus vendu à 310 F CFA et l’Etat même conforte ceux qui arnaquent les populations démunies.

La mesure d’exonération sur le riz que nombre de consommateurs jugeaient salutaire au départ a été solennellement annoncée par le président de la République le 8 mars 2008. Ce jour-là, ATT a profité de la tribune de la Fête internationale des femmes pour lancer des piques aux commerçants bénéficiant d’année en année d’exonérations pour ravitailler le pays en céréales, mais qui ne profitent jamais aux citoyens. Face aux nombreuses difficultés auxquelles il a du mal à trouver des solutions appropriées il a fini par lancer : « An dè sèra, Bèbi babolo » (Chacun pour soi, Dieu pour tous).

Comme pour faire bonne mesure, ATT a annoncé comme solution palliative aux exonérations accordées à une poignée de grossistes, le droit pour tout commerçant, inscrit au registre du commerce et qui paye ses impôts et taxes, d’importer du riz exonéré de droit et taxe au cordon douanier. La quantité n’était pas limitée et la mesure s'étendait d'avril à septembre 2008. Il s'agissait de couvrir entièrement la période de soudure en assurant un approvisionnement correct du pays en riz et d’éviter ainsi le spectre de la famine et de la vie chère.

L'exonération ouverte à tout le mode avait de prime abord créé des grincements de dents au niveau de quelques grossistes. Certains avaient menacé de bouder l'opération arguant qu'ils ne vont pas permettre à d'autres de marcher sur leur plate-bande.

Par finir, l’approvisionnement du pays en riz a eu un engouement auprès des importateurs et non importateurs de cette céréale. Une commission a été créée sous la houlette du Groupement des commerçants détaillants avec l’implication du ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce. Ce fut alors la ruée vers l’importation de riz avec un battage médiatique à la télévision montrant que tel commerçant a mis tant de tonnes de riz à la disposition des détaillants.

La règle du jeu est que le riz exonéré doit être cédé au Groupement des commerçants détaillants au prix de revient de 370 000 F CFA la tonne. Le Groupement des commerçants détaillants qui en est la caution morale parce que servant de relais entre importateurs et détaillants, s’est engagé, à son tour, à revendre le même riz à 310 F CFA le kilo.

Selon des enquêtes que nous avons menées sur les différents marchés de Bamako et de l’intérieur du pays, le riz à 310 F n’est plus accessible. Il n’est plus d’actualité. Des commerçants détaillants affirment qu’ils ne trouvent plus la tonne à 370 000 F et qu’ils ne peuvent dès lors le revendre au prix initialement indiqué.

Escroquerie

Le brusque changement de prix alors que l’opération est à son troisième mois est une combine du groupement des importateurs. Selon des sources proches de ce groupement, son président Bakoré Sylla convoque réunion sur réunion pour leur demander de fixer de nouveaux prix pour la tonne. C’est ainsi qu’ils sont allés de 370 000 F à 380 000 F ( 380 F le kilo). La dernière proposition était de 400 000 F la tonne, soit 400 F le kilo. Le groupement avance comme justificatif, une nouvelle flambée de prix du riz sur le marché international. C’est dire que d’ici le mois de septembre, les consommateurs risquent de payer cette céréale à 500 F CFA le kilo.

Bakoré Sylla de Grand grenier du bonheur (GGB) demeure le grand manitou de cette affaire. Les exonérations au Mali sont quasiment taillées à sa mesure. Bon an mal an, il fait partie des rares personnes à bénéficier de cette facilité. Bakoré disposait d’un millier de tonnes de riz et de farine de blé bloqué au Port d’Abidjan depuis la saison dernière. Il cherchait une hypothétique exonération que le ministère des Finances lui avait refusée. Il lui a fallu cette aubaine présidentielle pour sauter sur l’occasion.

L’Etat est le grand complice de cette vaste fumisterie faite sur le dos des populations. Les autorités compétentes savent que les règles du jeu ont été faussées et personne ne lève le petit doigt. Le comble est que l’exonération continue de courir. Le président ATT, qui doit être au-dessus de la mêlée, ne manque pas d’occasion pour couvrir les importateurs de riz de lauriers en les qualifiant de patriotes. Il les défend contre les consommateurs qui trouvent que les prix du riz exonéré grimpent jour après jour. Pour ATT, « il y a différentes variétés de riz sur le marché qu’on ne peut avoir au même prix ». Pourtant le chef de l’Etat ne peut-il pas diligenter une enquête pour se rendre à l’évidence quand bien même il dispose de tous les moyens légaux et techniques pour le faire ?

Au Sénégal, notre voisin de l’Ouest, le président Me Abdoulaye Wade a initié la même opération cette année. Le gouvernement sénégalais a exonéré l’importation de riz et subventionné sa vente par les commerçants avec comme effet de garder la marge des importateurs, évitant ainsi la spéculation. Une commission de contrôle des prix a été instituée. Un centigramme de riz ne peut connaître de nos jours au Sénégal une augmentation. Au Mali entre ATT, pardon l’Etat, et les opérateurs économiques, la complicité est parfaite. On ne sait même plus qui est le vrai importateur.

Abdrahamane Dicko

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IL FAUT LE DIRE

Dépôts de bilan

Plus d’espoir pour les cotonculteurs maliens : la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT), dernier vestige de l’industrialisation au Mali, sera « filialisée » ; un vocable lénifiant trouvé par le décideur pour cacher une privatisation imposée par les colons économiques (Banque mondiale et Fonds monétaire international agissant pour le compte de l’Occident capitaliste insatiable).

Les quelque 6 millions de Maliens, qui vivent directement ou indirectement de l’or blanc, devront faire leur deuil après l’intervention du ministre de l’Agriculture, interpellé sur le sujet jeudi dernier à l’Assemblée nationale et qui a été on ne peut plus clair : la CMDT, en l’état actuel des choses, est un fardeau. Et pourtant dix ans avant, rien ne présageait cette issue aussi tragique pour le géant du coton malien : Ciwara d’excellence, réalisation de gros bénéfices. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Et puis patatras !

Demain, la Société des télécommunications du Mali (Sotelma) également passera à la trappe. Alors que si on fait un retour 10 ans en arrière, l’on se souviendra qu’elle aussi avait été portée au pinacle. Ciwara d’excellence pour le manager en chef, extension de la couverture télévisuelle et du réseau GSM, etc.

Mais alors d’où vient donc que ces « géants » de l’économie, après avoir tutoyé les sommets du rendement s’écroulent subitement comme châteaux de cartes ? De deux choses l’une : ou bien les bilans présentés étaient faux et n’avaient d’autre but que de flouer l’autorité pour préserver des situations de rentes ; ou bien le colon économique, qui ne crache sur aucun bénéfice, use une fois de plus de ruses pour nous ôter notre maigre pain de la bouche, en s’emparant de nos patrimoines nationaux qui ont juste besoin de bonne gestion des ressources (financières et humaines) pour se renflouer.

Dans les deux cas, la responsabilité de l’autorité est entière. Il s’agit bien d’un dépôt de bilan pour la CMDT et la Sotelma et partant pour l’Etat qu’elle pouvait anticiper et étouffer dans l’œuf grâce à la diligence des services de contrôle, si tant est que « gouverner, c’est prévoir ». Dommage ! Car pour une raison ou une autre, mais toujours aux dépens du peuple, on a laissé quelques individus s’en donner à cœur joie et même toiser le BGV. Ha « Mon pays-SA » !

Ça n’est peut-être pas fini parce qu’après la CMDT et la Sotelma, il ne restera plus qu’Energie du Mali (EDM) comme société « publique » d’envergure, dont les « efforts » sont constamment rappelés et salués par l’autorité suprême. Pourtant, devant tant de pommade, ses travailleurs doivent se poser les bonnes questions et trouver les réponses adéquates afin de se mettre à l’abri de surprises désagréables.

Ils doivent se méfier des lauriers et surtout se convaincre que certains consommateurs les attendent au tournant sur l’éclairage public par exemple. Parce que tous les abonnés sont contraints de mettre la main à la poche, l’EDM n’en fait plus qu’à sa tête : éclairant certaines artères jusqu’à 8 h du matin et sevrant d’autres plus importantes la nuit. Ils ne comprennent pas non plus, qu’installés sur les berges d’un des fleuves les plus importants d’Afrique, on puisse les contraindre à une insupportable corvée d’eau.

« Un homme averti en vaut deux ».

A. M. T.

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EXAMENS DU CAP ET BREVET DE TECHNICIEN

La Coses dit non à la réquisition de ses militants

Pour pallier l’insuffisance des professeurs devant évaluer les épreuves du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap) et du Brevet de technicien (BT), qui débutent ce lundi 30 juin, le gouverneur et le maire du district de Bamako ont réquisitionné les enseignants de la Coses. Mais la Coordination y oppose une fin de non-recevoir.

« Nous allons faire le DEF et le bac sans eux » , avait-on entendu des voix les plus autorisées. Et effectivement, les épreuves du DEF et du bac se sont déroulées sans la participation des enseignants militants de la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (Coses).

Les autorités ont-elles poussé trop loin le bouchon avant de se rendre compte que la Coses est un partenaire incontournable dans la bonne marche de notre système éducatif et particulièrement dans l’évaluation des épreuves du Cap et BT ? Toujours est-il que le bras de fer continue.

Par décision n°08-764/GDB-CAB et 373 du 23 juin 2008, le gouverneur du district de Bamako et le maire du district ont réquisitionné les professeurs de l’Ecole centrale pour l’industrie, le commerce et l’administration (Ecica) et du Centre de formation professionnelle (CFP) pour évaluer des épreuves des examens du Cap et du BT.

Ces examens débutent ce lundi 30 juin. Au total, ce sont 108 professeurs toutes spécialités confondues (mécanique auto, maintenance, chimie, géologie, dessin, électronique, maçonnerie, froid…) qui ont été réquisitionnés et dont la liste a été rendue publique vendredi.

Au cours d’une assemblée générale dans les locaux du lycée Technique, la Coses a dénoncé cette décision des autorités administratives du gouvernorat de Bamako et de la mairie centrale. Tout en leur adressant une lettre de recours gracieux contre la décision qu’elle juge illégale, la Coses a invité ses militants réquisitionnés à refuser de l’observer.

Pour les membres du bureau de la Coses, la décision des autorités administratives du gouvernorat et de la mairie centrale de Bamako a été prise en violation des textes juridiques relatifs à la réquisition en République du Mali, notamment la loi n°87-48/AN-RM du 10 août 1987 relative aux réquisitions de personnes, de service et de biens.

Cette loi dispose en son article 1er que : « la présente loi a pour objet de définir les conditions d’exercice du droit de réquisition sur les personnes, les services et les biens dans les seuls cas prévus par les lois sur l’organisation générale de la défense et sur les états d’exception ».

Selon la Coses, la décision du maire et du gouverneur du district ne fait en aucun cas référence à cette loi qui, reste, ajoute-t-elle, la seule base légale en matière de réquisition en République du Mali.

Cette décision des autorités de réquisitionner les militants de la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire prouve à suffisance, n’en déplaisent à leurs détracteurs, que les enseignants affilés à la Coses restent indispensables pour notre système éducatif.

Denis Koné

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DEVELOPEMENT AGRICOLE

De nouvelles variétés de sorgho et d’arachide

Au cours d’un point de presse samedi, l’Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (Icrisat) a divulgué les résultats de sa recherche scientifique sur la diversité agricole.

Les recherches de l’Icrisat sont consacrées à l’amélioration de l’arachide et du sorgho. L’objectif du point de presse par les dirigeants de l’Institut était de communiquer les résultats de leur recherche.

Dr. William Bar, le directeur général de l’Icrisat, conférencier dira qu’ « au Mali, pendant ces 5 derniers années cinq variétés d’arachide ont été diffusées et trois autres le seront très prochainement. Ces variétés sont largement diffusées dans les régions de Kayes et Koulikoro ». Il ajoutera que sept variétés de sorgho améliorées sont encore en cours de diffusion et douze autres sont déjà diffusées.

Est-ce que l’Icrisat soutient « l’Initiative riz » ? « Nous aidons le gouvernement à produire beaucoup mais l’Icrisat ne travaille pas sur le riz. Nous travaillons à développer la culture de l’arachide et du sorgho », a répondu M. Bar.

Installé au Mali depuis 1977, à travers le programme bilatéral financé par USAID, l’Icrisat collabore avec des partenaires nationaux, notamment l’Institut d’économie rurale (IER).

Selon Dr. Témé, le directeur général de l’IER, « dans les zones urbaines, la consommation de riz est très développée. On consomme beaucoup de riz mais il ne faut pas oublier que les autres céréales sont beaucoup consommées dans les zones rurales. Les ruraux ne consomment pas trop le riz. Notre raison d’être, c’est de faire en sorte qu’ils aient à manger en apportant la technologie ».

Pour sa part Dr. Farid Waliyar, le directeur Icrisat de l’Afrique de l’Ouest et du Centre s’expliquant sur les OGM, précisera que « la biotechnologie est une technologie différent des OGM. L’Icrisat fait des recherches sur la biotechnologie. Pour l’instant, nous ne travaillons pas sur les biotechnologies modernes qui sont les OGM parce qu’on n’a pas encore eu l’autorisation du gouvernement ».

L’Icrisat est une organisation à but non lucratif et apolitique dont l’objectif est le développement agricole basé sur la science. Créé en 1972, il est membre du Groupe consultatif sur la recherche agricole internationale (GCRAI). Il est l’un des 15 centres internationaux financés par plus de 50 gouvernements, fondations et banques de développement. L’Institut est représenté dans plusieurs pays d’Asie et d’Afrique dans les zones tropicales semi-arides.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

 

 

L’hivernage promet, l’Etat décourage

En ce début d’hivernage, les pluies tombent en quantité sur la capitale de l’Or blanc. La fausse note, c’est les tergiversations des cotonculteurs après l’annonce de la privatisation de la CMDT. Et puisqu’ils ne savent pas à quelle sauce, ils seront mangés, ils n’ont pas encore fini avec les labours. Malgré ce bon démarrage de la saison des pluies, les superficies semées en coton à Koutiala ne représentent que la portion congrue. Ceci peut être expliqué par la panique et l'inquiétude chez les producteurs suite à la nouvelle de la privatisation de la CMDT. Ainsi pour minimiser les conséquences de la panique des paysans, le PDG de la CMDT vient d’effectuer une visite sur le terrain pour les rassurer. Mais, c’est presque l’histoire du médecin après la mort.

S. D.

 

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LOI D’ORIENTATION SUR L’EDUCATON

Les députés abrogent l’article 60

Les députés ont à l’unanimité accepté la modification de la loi d’orientation sur l’éducation, jeudi dernier lors de leur séance plénière, en supprimant l’article 60.

Le projet de loi portant Loi d’orientation sur l’éducation avait été adopté par notre pays en 1999. Cette loi énonce les principes fondamentaux, les objectifs ainsi que les règle générales de la politique nationale dans le domaine de l’éducation et de la formation. En son article 60, elle stipulait que : « les fonctions de chef d’établissement, de conseiller pédagogique ; d’inspecteur et de directeur de centre d’animation pédagogiques (Cap) sont soumises à un concours. Les modalités d’organisation de ce concours sont fixées par arrêté des ministres en charge de l’éducation ».

Cet article visait la recherche de la qualité de la gestion de l’école à travers la mise en place d’une administration cohérente et efficace, une professionnalisation des administrateurs scolaires en les soustrayant des nominations par affinités politiques, l’égalité de chance à tous ceux qui souhaitent accéder à des postes de responsabilités scolaires. Mais dans la pratique, il s’est avéré difficile de le mettre en œuvre à cause des diverses interprétations que les uns et les autres faisaient du concept « chef d’établissement ».

En effet, ce concept pourrait être extensible aux directeurs d’écoles fondamentales. Or, il est fastidieux, voire coûteux d’organiser chaque fois des concours pour recruter des directeurs d’écoles fondamentales et même des structures préscolaires. Par ailleurs, tous les chefs d’établissement publics y compris les établissements relevant de départements ministériels devraient, en principe, être concernés par le concours. L’article étant muet sur cet aspect, il est loisible de l’étendre à tous les établissements publics sans distinction de tutelle.

Grosso modo , l’article 60 de Loi d’orientation sur l’éducation a suscité beaucoup de vagues dans les milieux des enseignants. Le constat a été d’ailleurs fait par les députés, notamment la présidente et le rapporteur de la commission éducation, culture et communication. Le concours avait, soulignent-ils, créé de fait un corps des directeurs de Cap qui n’existe pas dans la fonction publique.

Certains directeurs d’école nourrissaient un complexe de supériorité vis-à-vis de leur directeur rendant du coup l’atmosphère peu vivable. De la même manière, les relations entre certains directeurs de Cap et certains conseillers pédagogiques étaient entachées de complexe, de réserve, voire d’indifférence et d’insubordination.

En abrogeant l’article 60 de la Loi d’orientation sur l’éducation les députés estiment que cela va créer les conditions d’un apaisement du climat dans l’espace scolaire. Ils ont aussi recommandé la formation continue des directeurs de Cap en fonction et au redéploiement des anciens directeurs à hauteur de leur expérience.

Le respect des différents statuts particuliers du personnel enseignant, l’ouverture à l’EN Sup d’une filière pour former des inspecteurs, conseillers pédagogiques et administrateurs scolaires ainsi la création des corps d’inspecteurs d’enseignement fondamental, secondaire général et inspecteurs d’enseignement normal ont été autres recommandations formulées par les députés.

Denis Koné

 

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GALA

Sport et art pour vaincre le Sida

Comme à Londres (Angleterre) ou se déroulait un concert qui visait à récolter des fonds au profit de la Fondation de Nelson Mandela contre le Sida, dans notre pays également, l’on s’est mobilisé. C’est ainsi qu’a eu lieu vendredi dernier au CICB une soirée gala pour soutenir les orphelins du Sida.

Au cours d’une soirée de gala de plus de 2 h, vendredi 27 juin 2008 au Centre international de conférences de Bamako de nombreux artistes prestigieux ont répondu à l’appel de l’Alliance Cédéao contre le Sida, la Fondation pour l’Enfance et le projet Jeunes en partenariat avec les Aigles du Mali et qui visait à récolter des fonds au profit des orphelins du Sida.

L’affiche réunissait notamment Mohamed Diaby, révélation de la première édition de Case Sanga, Nafi Diabaté dite « Mari-Mar », Soumaïla Kanouté, Babani Koné et Djénéba Seck. Il y a eu de nombreuses souscriptions et des gestes de bonne volonté avec des sommes allant de 10 F CFA à 2 millions de F CFA.

L’événement a eu comme zones d’ombres les difficultés pour de nombreuses bonnes volontés à joindre le numéro vert 81100 de Sotelma/Malitel. Il n’y avait non plus de représentant du ministère de la Santé.

Dans son intervention, la présidente d’honneur de l’Alliance Cédéao contre le Sida, Mme Haïdara Aïchata Cissé, député à l’Assemblée nationale, a placé l’événement dans son contexte et de rappeler que l’une des stratégies de son association est la mobilisation de fonds nécessaires pour appuyer les couches les plus vulnérables notamment les malades et les orphelins du Sida. Et pour expliquer le choix de ses cibles l’honorable dira : « Nul n’ignore le rôle déterminant que jouent les sportifs et les artistes dans cette lutte ô combien noble ! ».

Ainsi du sketch des pairs éducateurs du projet Jeunes aux messages des footballeurs en passant par les interventions du secrétaire exécutif du HCNLS, Malick Sène, des représentants du ministre de la Jeunesse et des Sports et de l’épouse du chef de l’Etat respectivement, tous soucieux de l’évolution des statistiques des victimes du Sida, ont salué l’initiative à sa juste valeur, remercié le président de la République pour son engagement et les solutions qu’il a apportées pour lutter vigoureusement contre la pandémie.

Organisée par l’Alliance Cédéao contre le Sida, cette manifestation constitue le point de départ de plusieurs autres activités notamment le match de football en décembre parrainé par le capitaine des Aigles, Mahamadou Diarra « Djilla ».

Cette rencontre verra la participation d’autres vedettes du football comme Zinedine Zidane, Didier Drogba, Samuel Eto’o, Raul Gonzales et autres Bassala Touré.

Boubacar Diakité Sarr

 

 

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