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2008

Mois de juin

Les Echos du 25 Juin

 

RESPECT DES NORMES ENVIRONNEMENTALES

Batex-ci et Tamak épinglés

Sur les quatre unités industrielles visitées mercredi dernier par le directeur national de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances (Dnacpn), Batex-ci et Tamak ne disposent d’aucun dispositif pour la gestion de leurs eaux usées .

A la suite du ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, le directeur national de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances (Dnacpn), Félix Dakouo, s’est rendu le 18 juin 2008 dans certaines unités industrielles situées en Zone industrielle. Il s’agit de Batex-ci, de l’Industrie malienne de tannerie (Imat), de la Tannerie Mamadou Kéita (Tamak) et de la Nouvelle tannerie du Mali (Sotamali).

Pour la circonstance, le directeur de la Dnacpn s’est fait accompagner d’une délégation composée du directeur régional de l’assainissement du district, Amadou Tandia, du directeur de la zone d’épuration de la Zone industrielle, Lamine Théra, et du chef service assainissement de la Commune II, Lamine Sangaré.

A travers cette visite de terrain, le tout nouveau patron de la Dnacpn voulait constater de visu comment les différentes unités industrielles gèrent leurs effluents. « Ma visite s’inscrit à la fois dans le cadre d’une prise de contact mais également de savoir dans quelle mesure vous gérez les eaux usées. Ma présence dans vos différentes unités industrielles ne relève pas du hasard. Elle découle du fait que vous êtes parmi des usines qui dégagent beaucoup plus de polluants », a déclaré Félix Dakouo. Pour lui, la gestion des effluents doit être prise à bras le corps pour éviter aux populations des problèmes de santé publique.

Connaissant le degré de pollution des unités industrielles, le directeur de la Dnacpn a demandé aux différentes unités industrielles de toujours faire un pré-traitement de leurs effluents avant toute connexion à la station d’épuration. Car, dira-t-il, « la loi leur fait obligation de faire le traitement de leurs effluents avant tout rejet ».

La visite a permis au directeur de la Dnacpn et à sa délégation de se rendre compte que Batex-ci n’a aucun dispositif pour la gestion de ses effluents. Là-bas, les eaux usées sont déversées n’importe comment sur un rayon de 2 hectares. Il en est de même pour Tamak. Une situation qui, aux dires du visiteur, ne saurait continuer.

En revanche, il existe au niveau de la Nouvelle tannerie et de l’Imat des dispositifs de pré-traitement mais qui sont défectueux. De Batex-ci à la Sotamali en passant par l’Imat, la Tamak, M. Dakouo s’est montré exigeant en insistant sur le respect des normes environnementales. « Faites tout pour prendre des dispositions de traitement pour éviter toute forme de pollution », leur a-t-il conseillé.

Les responsables des unités industrielles visitées, se sont engagés à respecter à la lettre les observations formulées par le directeur de la Dnacpn dans la mesure où, ont-il reconnu, « l’environnement doit être protégé ».

Mohamed Daou

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ETATS-UNIS

La baraka d’Obama

L’histoire politique des Etats-Unis ne sera plus jamais la même après les élections de novembre. Barack Obama est passé par là…

Jamais une course à la Maison-Blanche, en cette ère moderne, n’a suscité autant d’articles, d’analyses, de prédictions, tant la passion est grande. Les deux grands partis qui règnent sur le pays de l’Oncle Sam, depuis la déclaration d’indépendance de Philadelphie, présentent des candidats atypiques.

Les Républicains ont choisi John McCain, un ancien combattant du Viêt-Nam, 73 hivers, peu instruit et peu conformiste, n’ayant quasiment pas de liens avérés avec le puissant complexe militaro-complexe. Les Démocrates ont opté, après une course épique à l’investiture, pour un mulâtre d’à peine 46 ans, considéré comme noir parce qu’il n’entre pas dans les statistiques officielles (les mulâtres).

On entend sans arrêt, depuis janvier 2008, de savants analystes pérorer sur le thème : les Etats-Unis sont-ils prêts à élire un président noir ? Je pense qu’au fond, au-delà de la question qui peut paraître légitime, ces penseurs transposent leurs propres fantasmes, préjugés et peurs inhibés sur les Américains. Il ne faut surtout pas croire que les Etats-Unis sont peuplés par une bande d’imbéciles racistes et peu cultivés qui ne vivent encore que dans les vieux clichés.

Parce que, rarement en Occident, un pays a autant marqué sa différence d’avec les autres. Les USA, pour ceux qui prennent le temps de chercher à aller au fond des choses, sont tout simplement un pays extraordinaire. Jamais, dans toute l’histoire de l’humanité, les Noirs et citoyens de ce pays n’ont fait des progrès aussi immenses en si peu de temps. Il y a à peine 40 ans, il ne faut pas l’oublier, la ségrégation raciale était la règle dans presque les 2/3 du pays. Les Noirs n’avaient même pas le droit d’entrer dans certaines universités.

Aujourd’hui, ils ont investi tous les champs de la vie active. Ils ont des ministres, des PDG de très grandes firmes, des généraux dans l’armée, des artistes, des acteurs, des scientifiques, des professeurs, des journalistes célèbres et respectés, des médecins, etc. Les USA sont le seul pays au monde où 90 % des spectateurs (sont des Blancs) paient cher des billets pour voir des matches de basket, base-ball, ou football avec 90 % de joueurs noirs.

Beaucoup d’intellectuels, donneurs de leçons, feraient mieux d’y penser. Certes, tout n’est pas rose au pays de l’Oncle Sam, mais le pire de l’Amérique existe aussi dans tous les pays du monde sauf que dans ce cas précis, il est contrebalancé par ce que l’Amérique a de meilleur.

« Oui, nous le pouvons ! »

Je suis convaincu que, si au lieu de choisir les Etats-Unis pour exercer ses talents, l’astrophysicien Cheik Modibo Diarra avait choisi de rester en France après ses études, il serait aujourd’hui chauffeur de taxi ou plongeur sans papiers. Certainement pas directeur dans un laboratoire de recherche spatiale ou PDG de Microsoft Afrique. En matière d’intégration et de tolérance, la décence devrait inciter beaucoup de personnes à la prudence.

Au fond, dans mon entendement, peu importe le résultat final. L’essentiel, pour Barack Obama est déjà fait : il est entré dans l’Histoire des Etats-Unis d’Amérique par la grande porte et c’est tout ce qui compte. Quel que soit le verdict des urnes, l’Histoire retiendra que le premier Noir investi par un grand parti du pays pour briguer le fauteuil présidentiel s’appelait Barack Obama et cela, rien au monde ne pourra le lui enlever.

En Obama, on distingue clairement la trace des grands, des monuments, des géants ; l’empreinte des hommes qui marquent leur temps. Ce jeune homme longiligne, au sourire optimiste et ravageur est né en Amérique. Le divorce de ses parents n’a pas brisé sa vie. Il a été élevé à l’autre bout du monde, en Indonésie, puis avant de se lancer en politique, il a été s’incliner sur la tombe de son père au Kenya et demandé la bénédiction de sa grand-mère paternelle, encore vivante et bien-portante. C’est ce qu’on appelle la « Baracka » de la bénédiction.

Je suis encore intimement convaincu que Barack Obama n’a pas fini d’étonner le monde. Il faut voir l’enthousiasme qu’il provoque pendant ses meetings, son magnétisme qui puise dans la force de l’Amérique, la jeunesse. Dans un pays meurtri par le drame du 11-Septembre, secoué par les scandales politico-financiers, troublé par les mensonges éhontés de l’administration Bush et sa guerre en Irak, terrassé par la crise des prêts hypothécaires et la flambée des prix du pétrole, menacé de récession, Obama arrive comme une cure de jouvence, comme du baume sur les douleurs enfouies. « Oui, nous le pouvons ! » est son slogan fétiche. Il dit à l’Amérique la vieille maxime : « A cœur vaillant rien n’est impossible ». Il insuffle à la jeunesse étasunienne cette dopamine dont à besoin toute jeunesse pour espérer en l’avenir.

Avec Barack Obama, l’Amérique entre dans une nouvelle ère : la fin de la génération gnangnan qui se croyait investi du droit divin de gouverner. Il met fin à ce conservatisme hypocrite qui défend la possession d’armes et appuie la peine de mort. Barack Obama rappelle tout simplement que même la première puissance économique et militaire du monde, face au doute existentiel, à besoin d’hommes charismatiques pour revivre.

C’est ce genre de leaders qui a manqué à l’Afrique après les indépendances et nous en payons encore le prix. Bravo Obama et que s’écrive l’Histoire !

Ousmane Sow

(journaliste, Montréal)

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AFFAIRE DJIBONDING DEMBELE

Le procès renvoyé au 8 juillet

Jugeant le dossier incomplet parce que ne contenant pas de certificat médical, le tribunal de la Commune III a renvoyé au 8 juillet le procès dans l’agression du Pr. Djibonding Dembélé.

Le procès des présumés auteurs d’agression sur la personne du Pr. Djibonding Dembélé a été renvoyé hier par le tribunal de la Commune III au cours de son audience publique.

Après un débat entre les avocats de la défense, de la partie civile et le représentant du ministère public, le président a décidé de renvoyer au 8 juillet le jugement des présumés coupables. Il s’agit de Souleymane Karamoko Dembélé et Amadou Coulibaly dit Fool, étudiants en 1re année à la FSJP.

L’avocat de la défense, Me Alou Diarra, a d’entrée de jeu pris position contre l’absence des prévenus dans salle. « Nous ne comprenons pas l’absence de nos clients, il n’y a aucune circonstance exceptionnelle dans ce procès, donc les débats ne peuvent pas avoir lieu en l’absence des prévenus qui ont leur avis à donner à leur avocat. Nous n’entendons pas nous associer à un procès ou les règles du jeu sont déjà biaisés », s’est-il défendu.

Le représentant du ministère public Mamadou Bandiougou Diawara a expliqué que l’absence des prévenus est due au fait que les dispositions sécuritaires en place sont susceptibles de faillir car, selon lui, l’expérience a démontré que les procès d’étudiants sont l’occasion de débordement. En réalité, le ministère public qui s’attendait à une telle réaction des avocats de la défense, a demandé le renvoi du procès estimant que le dossier « n’est pas en état ».

En effet, selon M. Diawara, en matière de coups et blessures volontaires l’établissement d’un certificat médical est indispensable pour la diligence du jugement. Or, dans le cas de l’agression de Djibonding, le substitut du procureur du tribunal de la Commune III a révélé que le ministère attend toujours le médecin traitant de Djibonding à qui, il aurait demandé, en complément du dossier, l’établissement d’un certificat médical.

Amadou Waïgalo

 

L’ingérence d’ATT

Au cours des conversations entre collègues, les avocats de la défense ont fustigé l’attitude du président de la République qui aurait fait le procès de leurs clients en déclarant publiquement que ceux qui ont été arrêtés au lendemain des poursuites déclenchées contre les agresseurs de Djibonding, seront jugés et condamnés. Ils voient dans cette déclaration une ingérence de l’exécutif dans les affaires judiciaires.

A. W.

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CONFERENCE MINISTERIELLE D’ALGER

Une prémisse de Bamako 2008

Du 23 au 26 juin 2008, Alger abrite la conférence ministérielle sur la recherche pour la santé dans la région africaine. C’est une étape préparatoire du 2e Forum mondial sur la recherche pour la santé, prévu à Bamako en novembre 2008.

Une forte délégation d’experts et de personnes ressources maliennes est présente à ce forum d’Alger. Elle a été dirigée par S. E. Mahamadou Magassouba, ambassadeur du Mali auprès de la République d’Algérie, en l’absence du ministre de la Santé, Oumar Ibrahima Touré, arrivé le 24 mai dans la capitale algérienne.

La conférence a débuté le lundi 23 juin par la réunion des experts, sous la présidence du ministre de la Santé d’Algérie, M. Hamar Tou. Elle a aussi vu la participation du directeur régional de l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) pour l’Afrique, Dr. Luis Gomes Sambo .

Selon le directeur régional de l’OMS pour l’Afrique : « Les réponses essentielles sur la façon d’améliorer la santé des populations de la région africaine font défaut et l’information n’est pas partagée efficacement. La solution pour préserver les acquis en matière de santé et de développement passera par un engagement à long terme en faveur de la recherche en santé. Les nations africaines doivent œuvrer de concert pour fournir un leadership clair en vue de renforcer les systèmes de recherche en santé, d’information et de connaissances ».

La conférence ministérielle d’Alger a pour principal objectif de réunir des ministres de la région africaine, des ONG, des donateurs et des représentants du secteur privé pour renforcer les engagements et convenir d’une déclaration commune qui sera présentée au Forum ministériel mondial sur la recherche pour la santé en novembre 2008 à Bamako.

Plus particulièrement, la conférence d’Alger s’attachera à renouveler les engagements en vue de renforcer la production des connaissances et de réduire le déficit de savoir pour améliorer le développement sanitaire et l’équité en santé en Afrique.

Elle s’attachera aussi à mettre en évidence les approches novatrices et certains exemples de réussite en matière de renforcement des capacités pour la recherche, l’information et la gestion des connaissances dans la région africaine. Elle s’attachera enfin à renforcer l’usage de données factuelles dans l’élaboration des politiques et la prise de décision.

Parmi les participants maliens, on peut, entre autres, noter la présence des conseillers techniques Dr. Diakité Oumou S. Maïga et Dr. Amara Chérif Traoré, des chercheurs comme Pr. Flabou Bougoudougo de l’INRSP, Pr. Ogobara Doumbou du MRTC et Pr. Kader Traoré du CNAM, et les différents présidents de commissions de Bamako 2008 venus s’enquérir de l’expérience algérienne.

Ibrahima Sangho

(depuis Alger)

 

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TRAITE ET TRAVAIL DES ENFANTS

Une nouvelle proportion inquiétante

Depuis qu’il a été établi que les planteurs ivoiriens utilisaient dans leurs plantations des enfants maliens, burkinabé… victimes de traite, le cacao ivoirien a pris du plomb dans l’aile. Aujourd’hui, les autorités ivoiriennes comptent pourtant sur la manne cacaoyère pour relancer une économie ruinée par des années de guerre. Elles veulent donc coûte que coûte labelliser leur cacao en démontrant que l’utilisation des enfants est aujourd’hui un vieux souvenir. Et pourtant…

Il faut rendre le cacao ivoirien compétitif par non seulement l’amélioration de sa qualité, mais aussi en donnant une meilleure image des planteurs. Si désormais une prime à la qualité est proposée aux acheteurs pour éviter à la Côte d’Ivoire de perdre annuellement des milliards de francs, il sera difficile de prouver que l’utilisation des enfants comme main d’œuvre dans les plantations ivoiriennes a cessé.

Ce fléau, après avoir reculé un moment à cause de la campagne sous-régionale et internationale de sensibilisation et de répression, prend aujourd’hui une ampleur dramatique. En effet, la traite des enfants en Afrique de l'Ouest « continue de prendre des proportions inquiétantes », déplorent des experts de neuf pays, récemment réunis en Côte d'Ivoire. Et cela malgré l'adoption de plusieurs accords et conventions multilatéraux de lutte contre ce fléau.

« Malgré nos efforts, il ne se passe pas un mois sans que nos forces de défense et de sécurité n'interceptent à nos frontières des enfants convoyés par des adultes indélicats à des fins d'exploitation » , a déclaré Mme Jeanne Peuhmond, ministre de la Famille de la Côte d’Ivoire au cours d’une réunion à Grand-Bassam ( 30 km d'Abidjan). Celle-ci rassemblait, sur ce fléau, des experts venus du Bénin, Burkina Faso, Mali, Togo, Guinée, Niger, Côte d'Ivoire, Nigeria et du Liberia.

La rencontre a débouché sur l'adoption d'un plan d'actions qui prévoit la promulgation de lois au niveau de chaque pays réprimant la traite des enfants. Cela est d’autant nécessaire qu’un accord multilatéral, signé en juillet 2005 et mettant l'accent sur une collaboration transfrontalière pour mettre fin à l'impunité dont bénéficient les trafiquants, n'a pas permis de ralentir le traite. « C'est un phénomène qui prend de plus en plus d'ampleur dans la région », souligne un participant burkinabé qui lie cette accentuation à la pauvreté.

Ainsi, le 31 mai 2008, un convoi d'une trentaine d'enfants burkinabé âgés de 10 à 17 ans et destinés aux vastes et riches plantations de la région de Soubré ( 350 km au sud-ouest d'Abidjan), capitale de la boucle du cacao, avait été arrêté par les forces de sécurité du Burkina Faso. Les enfants avaient été ensuite renvoyés dans leurs foyers.

Une main d’œuvre rentable

C’est dire que la traite des enfants est loin d’être un fléau maîtrisé en Afrique de l’Ouest. Certes des efforts louables ont été réalisés par les Etats et leurs partenaires (Unicef, Lutrena de l’Ipec/BIT…), mais les trafiquants sont loin de baisser les bras. Et le plus souvent, ils réussissent à prendre la fuite quand les convois sont arrêtés par les forces de sécurité. La fin de la traite et du travail des enfants n’est donc pas pour bientôt.

Cela est d’autant clair que la main d'œuvre enfantine est moins chère et les enfants sont par ailleurs moins regardants que les adultes. Ce qui fait que, malgré leurs engagements, les planteurs de cacao de l'Ouest de la Côte d'Ivoire ont par exemple du mal à ne pas recourir à leur service.

Et comme le dit un représentant de l'Unicef en Côte d'Ivoire, « ces enfants qui perdent contact avec leurs familles en se trouvant dans un pays inconnu deviennent vulnérables et exposés à toutes sortes d'abus. L'inadéquation du système scolaire qui ne fournit pas de perspective d'emploi et la pauvreté pousse ces enfants à quitter l'école les exposant aux trafiquants ». Dans la plupart des cas, le traite des enfants prend surtout deux formes : exploitation sexuelle ou travail pénible, souvent non rémunéré.

Victimes de pauvreté, de nombreuses familles doivent se résoudre à envoyer leurs enfants travailler ailleurs, en ville ou dans des pays « plus riches ». Cet exode d’enfants non accompagnés expose les jeunes à de nombreux trafiquants peu scrupuleux ou à de tentantes promesses rarement tenues. Pour ceux-là, l’esclavage et la mendicité forcés ou la prostitution terminent souvent leur migration. Les enfants qui parviennent à atteindre leur localité d’accueil sans encombre n’en demeurent pas moins confrontés à des traitements et des conditions de travail extrêmes : violence, abus, horaire et tâches harassantes, sous-alimentation, etc.

N’empêche qu’un dialogue avec les plus hautes autorités politiques est nécessaire pour identifier et affermir l’intérêt des décideurs des pays de l’Afrique de l’Ouest à remédier à la traite au travail des enfants sur leurs territoires et à instaurer des mesures efficaces pour enrayer le fléau socio-économique.

Une démarche longue et lourde qui se met en place petit à petit et qu’il faut soutenir et qui doit être suivi de près par l’ensemble des acteurs de la lutte contre la traite et le travail des enfants en Afrique de l’Ouest.

Alphaly

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MALI-SOUDAN : 3-0

Les Aigles au super carburant

Pour leur match retour des éliminatoires combinées Can/Mondial-2010, les Aigles ont passé trois buts aux Crocodiles du Soudan. Une victoire du cœur qui permet à notre équipe nationale de conforter sa place de leader du groupe 10.

Pour leur 4e sortie, les Aigles du Mali ont servi au nombreux public sportif du stade du 26-Mars, des gammes bien nigérianes. Mais, pour beaucoup, l’enjeu de l’opposition de dimanche dernier résidait moins dans l’issue de la rencontre que dans la capacité de l’ancien défenseur des Super Eagles, Stephen Keshi, à donner une âme et une réelle homogénéité à la sélection malienne.

Le sélectionneur des Aigles, conscient du défi qui l’attendait à l’occasion de sa quatrième sortie, mais instruit peut être aussi par l’expérience d’un prédécesseur constamment sous les feux de la rampe et à qui on ne pardonnait point son indolence sur le banc, s’est donné toutes les chances de gagner l’estime du public malien en faisant réciter à ses joueurs des gammes bien nigérianes.

A travers un football empreint de rigueur et de réalisme, Djilla et ses partenaires ont montré au grand jour les premiers signes d’une métamorphose programmée, ridiculisant même les Crocodiles du Nil du Soudan et les contraignant à boire le calice jusqu’à la lie.

Symphonie achevée

Trois buts à zéro ! Un somptueux but de Frédéric Oumar Kanouté d’un tir après un contrôle de la poitrine et qui ne laisse aucune chance à Hafiz Ahmed, le portier soudanais, deux réalisations de Seydou Kéita (particulièrement inspiré) ont en effet suffi aux Aigles pour conforter leur place de leader d’un groupe rendu quelque peu difficile par la suspension du Tchad pour le compte des éliminatoires de la Can par la Caf, et prendre leur revanche sur les poulains de Fayad A. Ismail.

Le duel a également permis au public sportif malien de percevoir dans le jeu, quelques signes avant-coureurs d’une rupture pleine de promesses. En effet, face à une équipe des Crocodiles qui avaient à cœur de préserver leurs acquis de la 3e journée, les Aigles ont surpris plus d’un, en affichant une solidarité inhabituelle dans les différents compartiments du jeu et en faisant montre d’une rigueur tactique et défensive.

Et comme pour rétablir le trait d’union entre ces vertus et celles d’un foot malien avant tout créatif, les protégés de Keshi ont aussi procuré du bonheur à leurs supporters en donnant parfois à la confrontation l’allure d’un match d’exhibition à travers le récital Frédéric Oumar Kanouté, les centres de Souleymane Dembélé ou les dribbles chaloupés de Seydou Kéita.

Il importe donc de saluer le public malien qui, en répondant favorablement à l’appel à la ré-mobilisation autour des Aigles après la campagne de la Can-2008. Il faut simplement espérer que cette synergie se perpétue pour donner à nos joueurs toutes les chances d’un retour dans la cour des « grands ». Tout le bien qu’on pense d’eux.

Boubacar Diakité Sarr

 

Découvertes

La rencontre de dimanche dernier a aussi permis aux Aigles de retrouver leur football et à Keshi de se faire une idée de l’équipe type qu’il souhaite bâtir. En effet, il vient de découvrir Seydou Kéita en attaque, El hadji Mahamane Traoré au milieu, le duo Adama Coulibaly-Souleymane Diamoutené dans l’axe.

Tout comme Souleymane Dembélé dont les nombreux centres (deux à l’origine des buts) ont contribué à déstabiliser la solide défense du Soudan. L’équipe de Keshi prend forme, se peaufine et monte en flèche. Le Mali du 22 juin n’avait rien à avoir avec celui de Khartoum une semaine auparavant. Les changements opérés dont cinq nouvelles titularisations par l’encadrement technique ont porté leurs fruits. Mais la mutation doit continuer sans aucune pression sur les techniciens.

B. D. S.

 

 

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