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2008

Mois de juin

Les Echos du 24 Juin

 

MALAISE DES MALIENS SOUS MODIBO SIDIBE

L’espoir assassiné

Neuf mois après la nomination de Modibo Sidibé à la tête du gouvernement, le Mali ne s’en porte pas mieux que sous le précédent. Pis le pays sombre dans la dépression même.

Il a été choisi comme celui qui peut apporter des solutions aux souffrances des Maliens. Mais plus de 8 mois après sa nomination, le locataire de la Maison du peuple, Modibo Sidibé, un homme qui a accumulé les expériences sous trois régimes (GMT, Alpha et ATT) ne parvient pas à trouver des remèdes aux maux qui gangrènent la nation malienne : vie chère, crise scolaire et problème du Nord. Face à la morosité et à la stagnation économique à tous les niveaux, il y a à se demander si le chef du gouvernement est l’homme de la situation.

Partout le même constat, le même désespoir et la même colère face au pilotage à vue, à l’amateurisme et à l’improvisation d’un Premier ministre et de son bataillon qui ont manifestement atteint « leur seuil d’incompétence ». La propagande gouvernementale, voulue et entretenue par les médias d’Etat qui ont la propension de tout peindre en rose, a atteint ses limites. Sous Modibo Sidibé, l’espoir a vite fait place au désespoir. La misère et la pauvreté ont fini de prendre les Maliens à la gorge avant de les étouffer.

Dire aujourd’hui que les prix des denrées de première nécessité sont hors de portée relève de la lapalissade. Le prix du kilo du riz sur certains marchés frôle les 400 F CFA. Ce qui tranche d’avec les 310 F CFA le kilo annoncés à grand renfort de publicité par le gouvernement. Le prix de la viande a également pris l’ascenseur, soit 1900 F CFA contre moins de 1000 F CFA au Burkina Faso. Sacrilège dans un pays d’élevage et exportateur de bétail ! Que dire des autres produits comme le lait, le sucre, l’huile ?

Qu’il s’agisse de vulcanisateurs ou des blanchisseurs, ils ont tous revu leurs tarifs à la hausse. Présentement, une chambre à air est collée à 350 F CFA contre 250 F CFA, il y a peu. Le blanchissage d’un complet est passé de 100 F CFA à 150 F CFA. Comment comprendre que ces augmentations souvent sans fondement se passent au nez et à la barbe de nos gouvernants sans qu’ils ne pipent mot ?

Le pays va mal, Dieu merci !

Dans le Mali d’aujourd’hui, c’est le laisser-aller. Sinon dans un Etat fort, il est impossible de voir les commerçants aller à contre-courant des prix fixés par le gouvernement. L’exemple le plus récent est celui du riz vendu à tout sauf à 310 F CFA. Que sont donc devenues les exonérations accordées aux opérateurs économiques ? Le gouvernement serait-il de connivence avec eux ? Tout porte à croire que l’équipe Modibo Sidibé est à bout de souffle. Pour tout dire, il ne contrôle rien et ne maîtrise rien.

La dilapidation des fonds publics reste un sport national pour ne pas dire qu’elle est érigée en système avec le développement du concept « un ministre ou un directeur national qui n’a pas des voitures et des villas n’est un enfant béni ». Des auteurs de ce crime se la coulent douce, à l’ombre des châteaux, bâtis sur les parcelles arrachées aux pauvres ou au volant de voitures luxueuses.

Manifestement, rien de tout cela ne semble émouvoir le chef du gouvernement qui n’a jusque-là fait que déplacer des problèmes en annonçant tantôt le forum sur l’éducation, tantôt les Etats généraux de la corruption. Pourquoi ne pas s’attaquer à la racine du mal en sanctionnant les fautifs que d’organiser des foras qui seront des rencontres de plus et une manière de jeter par la fenêtre l’argent qui pourrait être utilisé à d’autres fins tant les priorités sont nombreuses ? Au malaise général des Maliens se greffent la crise du Nord et celle de l’école qui est dans le mur.

Depuis qu’il est aux affaires, la seule et l’unique trouvaille du Premier ministre pour calmer un tant soi peu la demande sociale est « l’Initiative riz ». Toutefois, sans budget conséquent, ni moyens matériels adéquats, le projet est jugé déjà « mort-né » par certains. Une « Initiative riz » que le président du Parena a qualifiée « d’impréparation et d’opération hasardeuse » au cours d’une conférence de presse le 5 juin 2008.

Mohamed Daou

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DEMANTELEMENT DE LA CMDT

Arguties et contrevérités

A qui profitera le démantèlement de la Compagnie malienne de développement des textiles ? Car, malgré une tournée au Burkina, au Togo et au Bénin pour voir des exemples de privatisation (qui n’ont du reste pas réussis), la privatisation/démantèlement suit son cours.

Il faut être prudent dans l’interprétation des résultats financiers de la CMDT. « Les problèmes de la CMDT sont, entre autres, la baisse drastique et continue des cours du coton, la dégradation de la parité euro/dollar, l'accroissement des subventions aux cotonculteurs du Nord par leurs gouvernements. D'ailleurs, les chefs d'Etat africains se sont exprimés contre les subventions des pays du Nord dont les effets de distorsion sont réels sur les cours mondiaux du coton ».

C'est à cause essentiellement de ces problèmes que la CMDT a enregistré de 1999 à 2006 des déficits cumulés d'environ 170 milliards de F CFA. Pour soutenir l'activité coton, génératrice de revenus pour l'ensemble des acteurs de la filière, l'Etat malien a apporté à la CMDT de 1999 à 2006, un appui financier d'environ 115 milliards de F CFA, soit une moyenne de 14 milliards de F CFA par an, loin des « 30 milliards bon an mal an » dont a parlé ATT, lors de sa conférence de presse.

Est-ce parce qu'il est mal informé, ou est-ce qu'il est en quête d'un exutoire pour turlupiner l'opinion publique à accepter la privatisation de la CMDT qu'il avance de tels propos ? De toute façon, entre 14 milliards d'aides publiques réelles par an à la CMDT pendant une période de 8 ans et 30 milliards de F CFA, bon an, mal an qu'il a avancé, il y a un grand pas que nous, nous éviterons de franchir.

Du reste, cette subvention se justifie quand on sait qu’elle est destinée à aider la CMDT à honorer certains de ses engagements vis-à-vis des producteurs, fournisseurs, transporteurs et autres prestataires de services. Aux Etats-Unis, en Europe et même dans les pays africains producteurs, d'énormes subventions sont accordées au secteur pour maintenir une activité si vitale pour l’économie.

Aucun Etat sérieux ne doit prendre le risque de fuir ses responsabilités en les transférant aux privés, surtout au moment où les partenaires financiers, qui étaient les instigateurs de la privatisation de la CMDT, émettent des doutes sur sa réussite à l'instar des autres filières africaines. En atteste l'une des grandes conclusions d'un atelier récent animé par la Banque mondiale à Bamako, d'où il ressort qu'aucune expérience de privatisation ne constitue une panacée aux maux qui rongent de nos jours les filières cotonnières.

Déjà, sur le terrain et face à l'acharnement des autorités à privatiser la CMDT dont le projet de loi est sur la table de l'Assemblée nationale, les cotonculteurs sont au bord d'un soulèvement concerté et préparé. Bakary Togola, le président de l'Union nationale des sociétés coopératives des producteurs de coton (UN-SCPC) aurait été même interpellé le week-end par les cotonculteurs de Sikasso pour apporter le message « cikan » de niet à la privatisation aux plus hautes autorités.

Alexis Kalambry

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BACCALAUREAT MALIEN, SESSION DE JUIN 2008

Le ministre Touré satisfait de l’organisation

Les épreuves de la session 2008 du baccalauréat ont démarré hier sur toute l’étendue du territoire. Cette année, ils sont 44 000, soit 5000 candidats de plus que l’année dernière à tenter de décrocher le sésame.

C’est sous une pluie matinale que le ministre des Enseignements secondaire supérieure et de la Recherche scientifique, le Pr. Amadou Touré, accompagné par les membres de son cabinet, des directeurs des services centraux, a fait le lundi le tour de plusieurs centres d’examen.

Par cette visite, qui l’a conduit tour à tour au lycée du Progrès, au lycée Kankou Moussa, au lycée Askia Mohamed en passant par le lycée Ba Aminata Diallo pour terminer par le lycée Technique, le ministre voulait s’enquérir de l’état d’organisation du baccalauréat qui, faut-il le rappeler, se déroule cette année sans l’implication de la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (Coses).

Partout où elle est passée, la délégation ministérielle s’est félicitée de la présence effective des surveillants ainsi que des candidats, même si on pouvait noter ici ou là quelques absences « non justifiées ».

Au lycée du Progrès par lequel il a commencé sa visite au environ de 8 h, le ministre est parti remettre une enveloppe contentant le sujet d’anglais à une candidate de la salle XI. Cette dernière devant tous les candidats a ouvert l’enveloppe pour présenter officiellement le sujet après la lecture par un autre candidat des règles et principes du baccalauréat malien. Ainsi venait de démarrer officiellement les épreuves de la session de juin 2008.

Au lycée Kankou Moussa et au lycée Ba Aminata Diallo qui concentrent respectivement 1020 et 880 candidats de la série sciences exactes, l’ambiance était bon enfant pour les candidats qui ont jugé les épreuves abordables.

Le lycée Askia, le plus gros centre, avec 57 salles d’examen, a aussi reçu la visite du ministre parti témoigné de sa gratitude aux surveillants avant de souhaiter bonne chance aux candidats.

« Je vous demande de serrer les ceintures. Notre ambition, c’est d’organiser cette année l’un des meilleurs bacs. Vous savez que vous avez été évalués et chacun d’entre vous connaît sa moyenne de classe et je vous assure qu’il n’y aura pas de note de complaisance » , a garanti Amadou Touré.

Les candidats basés au lycée technique, notamment ceux de la salle X ne pouvaient composer à cause des eaux de pluie qui ont inondé plusieurs salles de classes. Le lycée Technique abrite 884 candidats des séries MTE, MTGC et MTI.

Au terme de sa visite, le ministre s’est dit comblé par l’organisation soutenue par un dispositif sécuritaire important. « Ce baccalauréat n’est pas un baccalauréat de complaisance, il sera un baccalauréat dans les normes qui permet à l’élève de mériter son diplôme ».

Comme le président de la république, le ministre soutient que personne n’est incontournable dans ce pays. Il pense que le Mali a besoin de tous ses fils « y compris ceux qui n’ont pas fait le bac aujourd’hui ».

Amadou Waïgalo

 

Leçon de morale

Lors de sa visite, le ministre Amadou Touré a fait un constat amer. Dans la plupart des salles visitées, les candidats n’ont pas eu le réflexe de le saluer en se levant. « Quant votre maître ou une personne âgée entre dans votre classe vous-vous levez pour saluer », a sèchement tonné le ministre qui a profité pour faire des leçons de morale dans certaines salles. Visiblement choqués, certains collaborateurs du ministre ont estimé qu’il est urgent de réintroduire l’éducation civique à l’école malienne.

A. W .

 

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4e SESSION EXTRAORDINAIRE DU CIP DE L’UEMOA

L’émigration en débats

Le Comité interparlementaire de l’Uémoa (CIP Uémoa) a ouvert hier au CICB, sous la présidence du président de la République ATT, sa 4e session extraordinaire sur l’émigration.

Le sujet de l’émigration tient à cœur les gouvernants aussi bien que les politiques. Le CIP de l’Uémoa s’est saisi de la question. Les députés venus de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo ont ouvert la réflexion sur « le rôle des parlements et des élus dans le traitement de l’émigration en Afrique de l’Ouest ».

L’ouverture de la cérémonie, présidée par le président du CIP-Uémoa, Mélégué Traoré, a été rehaussée par la présence du président ATT et les présidents des Assemblées nationales du Bénin, du Sénégal et du Togo ainsi que les représentants de leurs homologues du Burkina Faso, du Niger, de la Guinée-Bissau et de la Côte d’Ivoire. Les parlements marocains, algériens et belges ont répondu également à l’invitation.

L’Uémoa est un organe de solidarité et de complémentarité entre les pays membres ayant comme objectif fondamental l’intégration économique et sociale. Il est donc dans son rôle de susciter une réflexion sur l’émigration dans l’espace sous-régionale en Afrique de l’Ouest.

Le président de l’Assemblée nationale du Mali, Dioncounda Traoré, a mis le doigt sur l’importance du sujet qui retient l’attention de tous même les parlements européens. Il a surtout déploré les conditions infra-humaines auxquelles sont soumis des Africains sur le vieux continent et a invité ses collègues à se pencher sur le flux migratoire intra-africain avec courage et détermination au moment où la libre circulation des personnes et des biens est devenue un vœu pieux en Afrique.

« Comment s’offusquer des traitements réservés à nos compatriotes sous d’autres cieux si des Etats africains maltraitent et expulsent des Africains » , a dénoncé Dioncounda.

Pas une pathologie sociale

Le président du CIP-Uémoa, Mélégué Traoré, corroborant les propos de Dioncounda, a jeté une pierre dans le jardin des prétendus défenseurs de l’Union africaine. « On ne peut pas parler de Parlement ou de gouvernement africain lorsque des émigrés sont bien moins traités humainement dans certains pays africains qu’en Europe », a-t-il fait entendre. Et d’ajouter que l’émigration est loin d’être une pathologie sociale, mais un phénomène séculaire que certains pays ont tendance à criminaliser. Il a appelé ses collègues députés du CIP et des parlements nationaux à jouer leur partition.

Le président ATT a imputé la cause de l’émigration à des facteurs comme la croissance économique dans certains pays, le manque d’emploi pour les jeunes… Il a aussi fait cas des facteurs positifs tel que l’envoi d’argent aux pays d’origine. ATT a surtout déploré la fuite des cerveaux qui crée des problèmes au niveau de la qualité des services et le déficit de compétence.

Mais ce qu’il a regretté le plus, c’est le transfert de l’argent des émigrés dont il juge le coût excessivement élevé. « Le coût des transferts de capitaux de nos émigrés dépasse l’aide publique au développement », a-t-il indiqué. Mais il a ajouté qu’une expérience entre les postes française et malienne a permis de diminuer les coûts.

La Commission de l’Uémoa a mis en œuvre un certain nombre d’actions visant la gestion intelligente de l’émigration. L’un de ses commissaires, le Bissau-Guinéen, Duarté Louis Barros a égrené un chapelet d’actes réalisés par l’institution sous-régionale. Il a parlé de l’adoption, il y a deux ans au Sénégal, du programme de développement de l’Uémoa, destiné à rendre notre espace économiquement prospère et accueillant pour tout investisseur.

Selon lui, l’Uémoa a mené d’autres actions visant à lever les entraves à la libre circulation des personnes et des biens, la fluidité aux frontières à travers les postes de contrôle juxtaposés. Dans le domaine de l’éducation, l’Uémoa, a-t-il rappelé, a créé un centre d’excellence pour former nos jeunes sur place en ingénierie de l’eau, la médecine vétérinaire, les télécommunications.

L’équipement et le renforcement des capacités des centres de santé de référence pour diminuer au maximum les évacuations sanitaires font partie des actions engagées par l’organe dirigé par notre compatriote Soumaïla Cissé.

Abdrahamane Dicko

 

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ETATS GENERAUX DU FONCIER

La question foncière au crible

En prélude au lancement officiel des Etats généraux du foncier, le ministère du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme (Mlafu) a animé hier une conférence de presse à la Maison de la presse pour expliquer les mesures prises pour la bonne tenue de ce forum, qui regroupera toutes les couches socioprofessionnelles.

Incluant à la fois les aspects culturels et fonciers accompagnés d’un impact socio-économique grandeur nature, la terre est d’une grave sensibilité. Au Mali, le foncier est très souvent source de problèmes, à cause notamment du non-respect des textes législatifs et réglementaires, l’insuffisance des outils de gestion foncière.

Les litiges fonciers avec leur tohu-bohu, les contestations judiciaires et l’insécurité qu’ils occasionnent ne se comptent plus. Il était donc urgent que l’Etat prenne le taureau par les cornes en convoquant les Etats généraux.

Le président de la République avait personnellement demandé la tenue de ses Etats généraux. Et le ministère du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme s’est engagé dans ce processus, dont l’aboutissement devra permettre de dégager des repères à même d’assurer une gestion saine du foncier.

Selon le secrétaire général du Mlafu, Oumar Fambougoury Traoré, principal conférencier, le but est de « dégager de manière consensuelle les éléments d’une nouvelle politique adaptée au contexte de développement économique et social du pays qui tient compte de la réalité de la décentralisation et de la dévolution conséquente des biens que la loi confère aux collectivités locales ». A cet effet, il s’agira de coupler ce consensus avec un « système de gestion domaniale et foncière juste, équitable, durable et applicable, qui se fonde sur une coexistence non conflictuelle du droit moderne et coutumier », a ajouté le secrétaire général.

Pour parvenir à cet objectif, c’est tout un schéma qui est mis en place, a précisé M. Traoré.

Echanges multipartites

La démarche « participative » et celle « constructive » seront les chevaux de bataille des organisateurs, afin d’impliquer toutes les sensibilités qui ont leur mot à dire dans le foncier, du niveau local (communes, préfectures, régions…) au niveau national. Car, a déclaré le secrétaire général du Mlafu, « l’Etat ne peut pas à lui seul décider de la gestion des domaines publics. Nous avons fait le maximum d’efforts pour impliquer, associer toutes les couches socioprofessionnelles : élus locaux, chefs de villages, organisations paysannes, etc ».

Le cadre étant réuni, le forum débattra de plusieurs thématiques dont le droit coutumier foncier, le code domanial foncier, la gestion des ressources forestières fauniques, les terres aménagées. Et diverses commissions ont été déjà mises en place, que ce soit au plan local et régional qu’au plan national. Se montrant confiant quant à l’impact de ces Etats généraux sur la gestion du foncier, M. Traoré a assuré que ces résultats ne dormiront pas dans les tiroirs dans la mesure où une commission interministérielle sera créée autour du Mlafu.

Cette commission s’attellera à « une analyse critique des résolutions, recommandations et conclusions des états généraux. Elle élaborera aussi un plan d’actions accompagné d’un plan de mise en œuvre des résultats du forum ». Sur ce dernier point, les partenaires techniques et financiers, que le ministre Gakou Salimata Fofana avait entretenus du même sujet en mai dernier, seront mobilisés avant la restitution des conclusions des travaux aux niveaux local, régional et national. Les états généraux du foncier coûteront à l’Etat et à ses partenaires la bagatelle de 300 millions de F CFA.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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MALI-SOUDAN : 3-0

Des Aigles conquérants sur les remparts !

Quelle serait la réaction des Aigles du Mali après la défaite (2-3) du 14 juin 2008 à Khartoum (Soudan) ? Telle était la question que de nombreux supporters des Aigles du Mali se posaient à l’entame de la rencontre Mali-Soudan de dimanche dernier.

En tout cas, la réaction de l’entraîneur national Stephen Keshi ne s’est faite pas attendre. C’est une formation profondément remaniée qu’il a alignée. En effet, parmi les onze rentrants, on notait la présence de trois joueurs qui faisaient leur entrée dans ces éliminatoires combinées Can/Mondial-2010.

Il s’agit d’Amadou Sidibé, Souleymane Diamouténé et Souleymane Dembélé, ce qui condamnait au banc des joueurs comme Cédric Kanté et Adama Tamboura qui avaient joué les trois précédentes rencontres. Des attaquants comme Mamadou Bagayoko et Mad’Diallo étaient également sur la touche. Des changements qui étaient sans doute de nature à bouleverser les stratégies de l’adversaire qui ne s’attendait pas certainement à un tel remaniement en profondeur.

Comme on pouvait s’y attendre, les Aigles ont entamé la partie tambour battant en espérant cueillir à froid les Crocodiles du Nil. Malheureusement, les Maliens ont beaucoup péché par précipitation. Le Mali manquait visiblement de cohésion dans son jeu offensif. On constatait surtout que Frédéric Oumar Kanouté n’était pas à l’aise avec ses appuis, surtout Souleymane Dembélé.

Toutefois, le Mali ouvre le score à la 25e minute par Frédéric Oumar Kanouté. Le goleador a astucieusement exploité un corner magistralement tiré par Souleymane Diamouténé. Ce but oblige les Crocodiles à sortir de l’eau. Ce qui permet aux protégés de Keshi de mieux élaborer leur jeu.

 

La manière en plus

A la reprise, les Aigles maintiennent la pression, même s’ils concèdent leur premier corner de la partie. Cela paye à la 59e minute par Seydou Kéita qui a repris un judicieux centre en retrait de Souleymane Dembélé. C’est d’ailleurs le même Seydoublen qui allait donner à la victoire malienne une allure de fête en récidivant à la 67e minute.

Très opportuniste, le néo-Barcelonais a victorieusement repris de la tête un centre de Djilla. L’entrée de Kalifa Cissé et de Mad’Diallo permet de conforter la suprématie malienne. C’est sur le score de 3-0 en faveur des Aigles du Mali que prend fin la partie. Une vraie correction infligée aux Crocodiles du Nil.

Les Aigles ont donc pris leur revanche en régalant leurs supporters d’actions d’éclat. Comme l’a souligné le doyen Djibril Traoré, Djilla et ses coéquipiers ont fait honneur au football malien, aux générations précédentes qui ont écrit les plus belles pages du football africain.

On peut dire que Stephen Keshi n’est pas loin de l’équipe type qu’il veut bâtir. Pour la première fois, le Mali a marqué sans prendre de buts. Les Aigles ont fait preuve de rigueur défensive avec un milieu conquérant et une attaque qui brille par son efficacité depuis le début de ces éliminatoires.

Par cette victoire, le Mali conforte sa première place dans ce groupe 10 des éliminatoires combinées Can/Mondial-2010. Ce qui lui permet de préparer avec sérénité le retour contre le Congo-Brazzaville en septembre 2008.

Alphaly

 

Sans panneaux

C’est dans un stade du 26-Mars, orphelin de ses panneaux publicitaires, y compris les ordinaires, que s’est disputée la 4e journée des éliminatoires combinées Can/Mondial-2010 Mali-Soudan le dimanche 22 juin 2208. A en croire certaines indiscrétions ça pourrait être la rupture annoncée du contrat Ifap Sports/Malifoot signé il y a seulement quelques semaines.

Un maillot ordinaire

Ce sont des maillots bien floqués et achetés au Mali à la veille de la rencontre que l’équipe du Soudan a arborés dimanche contre les Aigles. A l’origine, les Soudanais, après plusieurs périples sont arrivés au Mali vendredi dernier sans leur équipement. Mieux un membre de la délégation, dépêché pour ramener un autre équipement est arrivé, mais sans celui-ci. Et c’est grâce au concours d’un compatriote résident au Mali que les Crocodiles ont pu avoir des équipements dans un magasin de sport de la place.

Confrères arabisants

Quatre journalistes soudanais, deux de la télé, et deux de la presse écrite ont effectué le voyage de Bamako. Mais ces confrères ont connu un vrai problème de communication avec leurs collègues maliens pour la simple raison qu’ils ne parlent qu’arabe.

Un cas

Un supporter malien pour se moquer des Soudanais avait déployé une pancarte sur laquelle on pouvait voir les crocodiles dans l’eau. Et de poursuivre : « Au Mali, il n’y a ni mer ni Nil ». Vous serez sur la mer du stade 26-Mars.

 

 

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