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2008

Mois de juin

Les Echos du 23 Juin

 

BREHIMA BERIDOGO, VICE-PRESIDENT PARENA-SADI

« Notre silence est un silence de protestation »

Les députés du groupe parlementaire Parena-Sadi ainsi que ceux du RPM (partis d’opposition à l’AN) ont assisté passivement sans prendre la parole à l’interpellation du gouvernement sur la crise du Nord jeudi dernier. Dans l’entretien qui suit, le vice-président du groupe parlementaire Parena-Sadi, Bréhima Béridogo, explique les raisons de ce mutisme de l’opposition parlementaire.

Les Echos : Quelles sont les raisons qui ont fait que les députés du groupe parlementaire Parena-Sadi n’ont pas participé activement aux débats sur l’interpellation du gouvernement sur la crise du nord jeudi dernier ?

Bréhima Béridogo : Nous avons effectivement assisté passivement à l’interpellation du gouvernement. C’est un silence de protestation sur un certain nombre de situations dont deux principalement. La première est relative au huis clos en tant que tel. Nous estimions que la crise du Nord est une question assez importante, qui concerne le peuple, l’avenir du Mali, la quiétude de nos populations, de ceux qui nous ont envoyés ici (Ndlr : Assemblée nationale). Nous estimons qu’il n’y a pas lieu de leur cacher quoi que ce soit. Le peuple est assez mûr, mature pour écouter ce qui se dit à l’Assemblée nationale. Nous estimons aussi que les députés sont aussi suffisamment responsables pour ne pas tenir des propos qui puissent mettre le feu à la République ou aux relations avec nos voisins. Nous n’étions pas d’accord avec le huis clos parce que c’est une question qui concerne tout le peuple malien.

La deuxième raison est relative au temps de parole. Le règlement intérieur fait une répartition équitable du temps de parole entre tous les députés. Nous estimons que ce n’était pas une question mécanique, de nombre. Aujourd’hui, il y a deux tendances principales au sein de l’Assemblée nationale : la majorité et l’opposition. Les débats se font et vont dans ce cadre. Nous estimons que 9 minutes, 20 minutes sur 147 ne sont pas suffisantes pour une tendance pour s’exprimer. Nous estimons qu’il y avait lieu vraiment de donner un temps suffisant à l’opposition pour qu’elle puisse s’exprimer.

Ce n’est pas pour des intérêts personnels mais pour une question d’intérêt national. Sur les 147 minutes, seules 20 étaient accordées à toute l’opposition. Ce qui est insuffisant eu égard à l’importance de la question. Lors de la DPG, nous avions bénéficié d’un bonus qui nous a permis de mieux nous exprimer sur la question. Nous pensons que même s’il y a une majorité écrasante, il faut donner un temps à l’opposition pour qu’elle puisse s’exprimer.

Les Echos : Quelle est la perception du groupe parlementaire sur l’Accord d’Alger et le Protocole d’entente de Tripoli signés entre le gouvernement et les rebelles ?

B. B. : Il m’est difficile de répondre à cette question. Mais en son temps le Parena s’était prononcé de manière claire et nette en faveur de l’Accord d’Alger. Quand le groupe a eu à se constituer, il ne s’est pas déterminé de façon claire sur l’Accord d’Alger. Il faut nous laisser un peu de temps pour que nous puissions accorder nos points de vue surtout que le mardi (Ndlr : demain) nous tenons une conférence de presse. Ce sera l’occasion pour nous prononcer officiellement.

Les Echos : Quelle perception avez-vous des échanges entre la majorité et le gouvernement ?

B. B.  : Je me garde de faire un jugement de valeur. C’est la majorité, la majorité du gouvernement. La majorité a parlé, le gouvernement a parlé.

Les Echos : Y a-t-il eu une résolution finale qui a sanctionné l’interpellation ? Est-ce que vous vous y reconnaissez ?

B. B.  : Nous n’avons pas participé aux débats. La résolution a été lue et amendée et nous n’avons pas eu là aussi à participer, à porter d’amendement. Cela ne veut pas dire que nous n’avons pas d’idées sur la question. Nous avons des idées de solutions. C’est alors quasi normal que nous ne nous reconnaissions pas dans la résolution. Pas que nous la rejetons, mais nous aurions pu apporter quelque chose, un plus. Ce qu’on nous a empêché de faire et c’est ce que je regrette. La question concerne tous, c’est dommage que nous n’ayons pas eu à contribuer, à apporter un plus aux débats et à la résolution.

Propos recueillis par

Denis Koné

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IL FAUT LE DIRE

Le Mali qui perd

« A bon entendeur salut ! ». C’est par cette formule à la spartiate que s’achève le communiqué du ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique (MEERS), passé plusieurs fois sur Radio-Mali en fin de semaine dernière et qui insistait sur le maintien du calendrier des examens de fin d’année. Ce faisant, l’autorité ne change pas d’un iota sa position sur les revendications d’une partie du personnel enseignant.

Cependant, si ce n’est de jeter l’huile sur le feu, « à bon entendeur salut ! » ne contribue aucunement à l’apaisement alors même qu’un décideur, psychologue de surcroît, doit pouvoir faire table rase de ses ressentiments pour ne privilégier que la conciliation et la réconciliation. Dommage !

Les élèves des classes de terminales des lycées composent donc à partir de ce matin pour décrocher le bachot « avec ou sans les enseignants » de la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (Coses), qui, faut-il le rappeler, ne veulent rien entendre tant que leurs doléances ne sont pas satisfaites. Toutefois, tout comme la précision du chirurgien, nécessaire sur la table d’opération, la présence de l’enseignant à un examen scolaire est une condition sine qua non de transparence et de crédibilité des résultats. Peut-être que les boycotteurs ne sont pas exempts de reproche si l’on tient compte du fait que leur métier, plus que beaucoup d’autres, est un véritable sacerdoce qui exige don de soi et abnégation, mais tout de même !

Il est donc quasiment certain que pour la première fois, l’examen du baccalauréat et plus tard ceux du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap) et du Brevet de technicien (BT) vont se faire dans l’indifférence de certains enseignants qui, refusent en l’état actuel des choses, de participer au choix des sujets, à la surveillance des examens et à la correction des épreuves.

On peut croire qu’ils sont a priori les perdants de ce bras de fer dans la mesure où l’Etat peut réquisitionner du personnel administratif pour appuyer les « non grévistes ». Mais c’est du « to ka djè », c’est-à-dire un colmatage qui a tout simplement le don de déplacer les problèmes. Ainsi va notre Mali où le « ta gnini » (quête du profit personnel en bambara) est sur le point d’assassiner l’espoir. Voilà pourquoi les protagonistes en sont arrivés à oublier que les candidats sont leurs frères, leurs parents, leurs amis ou connaissances qui ont besoin de leur accompagnement pour assurer l’avenir.

Il est évident que c’est toute la nation, les candidats en première ligne, qui pâtira de ce conflit. Même si les épreuves se tiennent dans la paix, la sérénité et sans la Coses, rien ne doit autoriser les décideurs à crier victoire parce que le baccalauréat malien, déjà fortement déprécié, sera encore plus loin du bout du tunnel.

« A bon entendeur salut ! »

A. M. T.

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AFFAIRE DE ZEINA HYDRO DE MORIBABOUGOU

La mairie s’explique sans le maire

Zeina Hydro se sent victime d’une cabale du maire visant à dresser la population contre elle pour l’empêcher d’étendre son adduction d’eau sur le reste du village. La mairie donne sa version des faits mais en l’absence du maire lui-même.

Dans notre parution du lundi 16 juin, nous faisions état d’une vive tension entre le promoteur de Zeina Hydro, distributeur d’eau potable à Moribabougou, et les populations de cette commune rurale. Zeina Hydro, qui voudrait construire en hauteur un deuxième château d’eau pour permettre à d’autres usagers de bénéficier d’eau potable, en a été empêché par des jeunes qui ont fait déplacer ses matériaux de construction du site du chantier.

Suite à ces incidents, le patron de Zeina Hydro, Abdoul Baki Cissé a pointé un doigt accusateur sur le maire, Diarrah Diarra, et Mme Maïga Yorobo Sitan Diarra d’avoir monté les jeunes et les femmes de Moribabougou contre son projet d’extension de l’adduction qui voient en cette connexion un fonds politique puisque son épouse, militante RND et ancienne candidate et challenger du maire aux législatives de 2007, serait l’une des prétendantes sérieuses au poste de maire de Moribabougou aux municipales de 2009.

Le maire Diarrah Diarra, le conseiller municipal Moussa Sissoko, Mme Maïga Yorobo Sitan Diarra, présidente de la Coordination des associations et regroupements des femmes de la Commune de Moribabougou (Carfecm), et le responsable de la Coordination des associations et regroupement des jeunes de la Commune de Moribabougou (Carjcm), Fodé Djiré, ont tenu le vendredi 20 juin à nous donner leur version des faits. Le maire, qui est le principal accusé dans cette affaire et qui a tenu à nous rencontrer, n’était pas présent à notre arrivée. Selon un de ses conseillers municipaux, Moussa Sissoko, il serait partie à Kati juste avant notre arrivée.

Selon les explications du conseiller municipal, Moussa Sissoko, les relations entre la mairie de Moribabougou et Zeina Hydro est une longue histoire qui remonte aux municipales de 2004 où leur fonds de campagne était de drainer de l’eau potable dans la Commune. Il ajoute que M. Cissé s’est saisi de ce slogan en soutenant financièrement leur liste de candidature. Dès leur réélection, il se serait aussitôt impliqué à leurs côtés pour donner de l’eau potable à Moribabougou à ceux qui désirent à souscrire un abonnement. Un premier terrain d'un hectare lui a été offert. Zeina Hydro a demandé et obtenu une seconde parcelle près des rails et qui est à l’origine même du conflit.

Le feu aux poudres

Toujours selon M. Sissoko, Abdoul Baki Cissé a débordé de sa parcelle de 18 m à l’intérieur du terrain de football des jeunes et dans l'emprise de la voie ferrée. C’est en plein cœur de ce terrain qu’il a déversé gravats, moellons et sable. Les jeunes révoltés ont débarrassé leur aire de jeu des matériaux et ils ont adressé une lettre de protestation à la mairie. A en croire M. Sissoko, Zeina Hydro a été convoqué à la mairie où il lui a été signifié qu’il a empiété sur le terrain de foot des jeunes. Pour montrer patte blanche, M. Cissé s’est dit détenteur d’un titre foncier qu’il a refusé de montrer, a ajouté M. Sissoko.

Aux dires du conseiller municipal, le déplacement des matériaux de construction par les jeunes a mis le feu aux poudres. Car, explique-t-il, sur plainte de M. Cissé, des jeunes ont été convoqués à la gendarmerie de Sangarébougou et mis à la disposition du procureur de Kati qui les avait mis sous mandat de dépôt.

La présidente de la Carfecm a expliqué qu’elle n’est militante d’aucun parti et que sa coordination qui regroupe 63 associations est apolitique. « Mon tort dans cette affaire est d’avoir réussi à extraire les jeunes des mailles de la justice », a-t-elle indiqué. Et d’ajouter que « si je ne m’étais pas impliquée, plus de 300 femmes de Moribabougou étaient décidées à marcher sur la commune pour faire libérer leurs enfants et le risque serait énorme, car les mères de ces jeunes n’étaient pas prêtes à laisser dormir leurs enfants en prison ». Mme Yorobo Sitan dit avoir été appelée au secours par un des jeunes depuis le tribunal de Kati.

Fodé Djiré de la Carjcm emboîtant le pas à Mme Yorobo Sitan a indiqué qu’ils n’ont rien fait de mal que d’enlever les matériaux de M. Cissé sans casse ni violence. Le terrain litigieux qu’il dit n’abandonner sous aucun prétexte sert d’aire de jeu aux jeunes officiellement depuis 1989 et qu’officieusement, ce même espace sert non seulement de terrain de foot mais demeure le seul lieu de manifestation publique depuis le temps de leurs arrières grands-parents. Le deuxième terrain de foot, situé au côté ouest du goudron, serait destiné à accueillir le siège d’une association de femme, a ajouté Mme Yorobo Sitan.

Abdrahamane Dicko

 

 

La guerre de l’eau

La tension couve à Moribabougou où les populations connaissent un besoin crucial d’eau. Mais le conflit avec Zeina Hydro n’est pas prêt de s’arrêter. Les jeunes, qui n’entendent pas s’en laisser conter sous aucun prétexte, écartent toutefois l’idée de casse. Mais de source proche de Zeina Hydro, des vandales s’en seraient pris samedi à certains de ses tuyaux de robinet dont ils ont cassé une partie. Pour quel motif ?

A. D.

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INFO-FLASH

Des commerçants bloqués à Addis-Abeba

Selon une correspondance reçue à notre rédaction, des jeunes commerçants maliens en partance pour la Chine pour des achats sont bloqués à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Ce que l’on reproche aux jeunes, c’est d’être détenteurs de devises qu’ils n’auraient pas déclarées à l’embarquement à Bamako. « Cela fait aujourd'hui près de 10 jours que nous sommes bloqués ici alors que nous étions juste en transit », lancent en cri de détresse ces jeunes qui disent avoir informé l’ambassade du Mali sur place sans succès et sans aucune assistance de sa part. Les jeunes commerçants maliens risquent de passer devant la justice éthiopienne.

Un pétrolier qui attend la hausse

Le gouvernement et les pétroliers maliens se sont entendus sur le principe selon lequel chaque fois que le prix du pétrole augmente sur le marché international, la répercussion sera automatique au Mali. Le prix du carburant à la pompe a monté une fois de plus hier à 695 F pour le super carburant. Le ministère du Commerce, de l’Economie et de l’Industrie a donné le samedi soir à la télé les prix indicatifs à la pompe entrés en vigueur à minuit dans la nuit de samedi à dimanche. Dia Négoce, une station d’essence située à Niamakoro près des Halles qui avait habitué ses clients à des prix relativement modestes malgré la hausse, a changé de fusil d’épaule. Il n’a trouvé mieux que de fermer sa pompe juste après l’annonce des nouveaux prix qui devaient pourtant être pratiqués à minuit. Les pompistes parlaient de manque d’essence ou de panne pour renvoyer les clients .

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UNIVERSITE

Le rectorat explique le fonctionnement

Ces derniers temps, la question de l’école, notamment de l’enseignement supérieur est au centre des débats à cause des difficultés que connaît le secteur. Chacun y va avec ses commentaires et interprétations qui ne tiennent pas toujours compte des textes régissant l’Université de Bamako.

Face à certaines interprétations dans des journaux, le recteur de l’Université de Bamako Mme Siby Ginette Belgarde, estimant que les textes qui régissent l’Université ne sont pas souvent bien « connus » a rencontré le vendredi denier des journalistes. A ceux-ci, elle a expliqué grosso modo le fonctionnement de l’Université de Bamako.

D’entrée de jeu, Mme Siby a dit que l’Université de Bamako est régie par deux textes : la loi n°06-007 du 23 janvier 2006 portant sa création, et le décret n°06-115 P-RM fixant son organisation et les modalités de son fonctionnement.

Tout en rappelant que l’Université de Bamako a pour mission de contribuer à la mise en œuvre de la politique nationale en matière d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, le recteur précise que son administration et sa gestion sont assurées par le conseil de l’Université qui est l’organe délibérant, le rectorat n’étant qui l’organe d’exécution des délibérations du conseil. Quant au conseil pédagogique et scientifique de l’Université, il est l’organe consultatif.

Avec cinq Facultés et deux instituts, les structures de l’Université de Bamako, selon la conférencière, ont une certaine autonomie qui ne saurait être violée ni par le rectorat, ni par le conseil et même pas par le ministère de tutelle. Le conseil joue un rôle de premier plan dans la gestion de l’université de Bamako. Il se réunit par an en deux sessions (une session budgétaire et une session faisant le bilan de l’année écoulée et les prévisions de la nouvelle année). « Malheureusement, les chosent ne se déroulent ainsi », regrette le recteur.

A propos du rectorat, elle dira qu’il est d’abord un organe « d’exécution », qui comporte le service des ressources humaines, le service de la scolarité et de l’orientation, le service des affaires juridiques et des équivalences, celui des relations extérieures et de la coopération et le service du patrimoine.

Trop d’étudiants, peu d’enseignants

Le rectorat, exécute les délibérations de conseil, ordonne les recettes et dépenses, met en œuvre les modalités de délivrance de diplômes, des titres et certificats sanctionnant les études…

Pour le recteur, le dysfonctionnement des établissements universitaires est en grande partie imputable à l’effectif pléthorique (63 000 étudiants) contre un effectif insuffisant d’enseignant (700). Et sur ces 700 professeurs, 250 ne sont pas titulaires d’un doctorat. Or, selon le recteur, pour enseigner à l’Université, « il faut avoir au moins le doctorat et commencer par l’assistance ».

Aussi la recherche qui est une des missions du rectorat reste-t-elle un volet à développer. Pour la conférencière, l’ouverture de l’Université de Ségou contribuerait fortement à décongestionner Bamako qui continue à recevoir tous les bacheliers du Mali.

« Les textes prévoient pour un professeur 8 heures de cours, mais aujourd’hui la majorité d’entre eux se retrouve avec plus de 16 h de cours par jour. Et comment voulez-vous qu’un enseignant qui mène une activité d’enseignement aussi intense puisse se consacrer à la recherche » , s’interroge le recteur qui révèle que les prévisions du rectorat mettent un accent sur la formation des formateurs en « quantité et en qualité ».

Cependant, Mme Siby Ginette Belgarde se félicite du pôle d’excellence de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie (FMPOS) dirigé par le Pr. Ogobara Dombo et des dispositifs de blocs scientifiques de recherche qui commencent à se mettre en place à la Faculté des sciences et techniques (Fast).

Eu égard nombreuses difficultés imprévisibles liées aux grèves et autres perturbations, l’administration de l’université a du mal à uniformiser l’année universitaire des facultés et instituts qui doivent en principe démarrer les cours et faire les examens en même temps.

« Cela constitue un problème, mais avec le conseil de l’Université nous sommes résolument engagés à faire respecter les 25 semaines de cours nécessaires pour valider une année universitaire » , assure-t-elle.

Pour pallier certains problèmes de formation, Mme Siby Ginette Belgarde révèle que le rectorat entend tabler sur la formation à distance, qui prévoit la construction d’un centre de formation à distance.

Amadou Waïgalo

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RESPECT DES NORMES ENVIRONNEMENTALES

Batex-ci et Tamak épinglés

Sur les quatre unités industrielles visitées mercredi dernier par le directeur national de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances (Dnacpn), Batex-ci et Tamak ne disposent d’aucun dispositif pour la gestion de leurs eaux usées .

A la suite du ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, le directeur national de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances (Dnacpn), Félix Dakouo, s’est rendu le 18 juin 2008 dans certaines unités industrielles situées en Zone industrielle. Il s’agit de Batex-ci, de l’Industrie malienne de tannerie (Imat), de la Tannerie Mamadou Kéita (Tamak) et de la Nouvelle tannerie du Mali (Sotamali).

Pour la circonstance, le directeur de la Dnacpn s’est fait accompagner d’une délégation composée du directeur régional de l’assainissement du district, Amadou Tandia, du directeur de la zone d’épuration de la Zone industrielle, Lamine Théra, et du chef service assainissement de la Commune II, Lamine Sangaré.

A travers cette visite de terrain, le tout nouveau patron de la Dnacpn voulait constater de visu comment les différentes unités industrielles gèrent leurs effluents. « Ma visite s’inscrit à la fois dans le cadre d’une prise de contact mais également de savoir dans quelle mesure vous gérez les eaux usées. Ma présence dans vos différentes unités industrielles ne relève pas du hasard. Elle découle du fait que vous êtes parmi des usines qui dégagent beaucoup plus de polluants », a déclaré Félix Dakouo. Pour lui, la gestion des effluents doit être prise à bras le corps pour éviter aux populations des problèmes de santé publique.

Connaissant le degré de pollution des unités industrielles, le directeur de la Dnacpn a demandé aux différentes unités industrielles de toujours faire un pré-traitement de leurs effluents avant toute connexion à la station d’épuration. Car, dira-t-il, « la loi leur fait obligation de faire le traitement de leurs effluents avant tout rejet ».

La visite a permis au directeur de la Dnacpn et à sa délégation de se rendre compte que Batex-ci n’a aucun dispositif pour la gestion de ses effluents. Là-bas, les eaux usées sont déversées n’importe comment sur un rayon de 2 hectares. Il en est de même pour Tamak. Une situation qui, aux dires du visiteur, ne saurait continuer.

En revanche, il existe au niveau de la Nouvelle tannerie et de l’Imat des dispositifs de pré-traitement mais qui sont défectueux. De Batex-ci à la Sotamali en passant par l’Imat, la Tamak, M. Dakouo s’est montré exigeant en insistant sur le respect des normes environnementales. « Faites tout pour prendre des dispositions de traitement pour éviter toute forme de pollution », leur a-t-il conseillé.

Les responsables des unités industrielles visitées, se sont engagés à respecter à la lettre les observations formulées par le directeur de la Dnacpn dans la mesure où, ont-il reconnu, « l’environnement doit être protégé ».

Mohamed Daou

 

 

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