Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2008

Mois de juin

Les Echos du 19 Juin

 

EMPLOI AGRICOLE

Risques assumés

Reconnaissant implicitement qu’il a échoué à faire profiter au pays ses potentialités agricoles, le gouvernement, à travers « l’Initiative riz » et récemment la « Marche vers l’emploi agricole », semble décidé à « reprendre le droit chemin », mais le danger réside dans la manière de procéder.

Le Mali est l’un des rares pays de la sous-région à disposer de terres fertiles et d’importantes potentialités agricoles.Chagriné par « l’inactivité » des Maliens face au joyau qu’est la terre, un dirigeant ouest-africain avait déclaré que « l’Office du Niger, s’il est bien exploité, peut servir de grenier à toute l’Afrique de l’Ouest ». L’Etat vient de lui donner raison en confirmant que le Mali veut rompre avec le passé en mettant désormais en valeur ses possibilités agricoles.

« Nous n'avons d'ailleurs même pas le choix. Nous sommes obligés d'aller vers un développement de l'emploi rural sous peine de rester encore longtemps dans la misère et la famine » , a confessé le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Ibrahima Ndiaye. Cette affirmation du ministre Ndiaye paraît une prise de conscience des autorités sur les « probables » recettes de la terre au Mali.

Mais elle est surtout la reconnaissance de la faillite de l’Etat dans sa mission de développer notre agriculture. Le coton continue sa chute libre, le pays est affamé avec des céréales inaccessibles et les jeunes qui chôment malgré l’alternative de la terre.

Se fixant comme ambition de convaincre les jeunes à s’engager dans l’agriculture à travers d’abord la découverte des multiples opportunités qu’offre l’Office du Niger en matière d’emploi agricole, la caravane de la « Marche vers l’emploi agricole » a conduit les jeunes le week-end dernier à Ségou. L’Etat espère ainsi mettre fin au chômage de nombreux jeunes, qui opéreront dans le créneau porteur qu’est le secteur agricole.

Interrogations

En réponse à ce souhait des autorités, les jeunes se sont dits « prêts à faire du Mali une puissance agricole ». Toutefois, ils ont invité le gouvernement à prendre les mesures idoines pour accompagner les jeunes désireux de s’engager. A ce niveau, surgissent un certain nombre de questions non négligeables, car les jeunes se demandent quels seront les critères de sélection et d’accompagnement de ceux parmi eux à être séduits par le challenge.

S’il s’agit de monter des projets pour les présenter aux structures compétentes de l’Etat en vue d’un financement, les jeunes ne sont pas rassurés. Lors d’un débat récent sur une radio internationale, ils avaient expliqué et sollicité le concours du président de la République pour « débloquer » leurs demandes de financement qui, à les en croire, répondaient à tous les critères. Ils ont finalement obtenu gain de cause auprès du chef de l’Etat. Que deviendront les projets des postulants qui n’auront pas la chance de voir ATT ?

La création d’emplois agricoles n’est pas seulement le but recherché par les autorités. Il s’agit à court terme, pour ces jeunes, de participer à la réussite de « l’Initiative riz » et de ce fait, à aider le pays à sortir du gouffre de la cherté des céréales. Là aussi, l’interrogation qui taraude les esprits est de savoir si, vu le démarrage imminent de l’hivernage, ces jeunes seront aptes à participer à cette campagne agricole. De même, ils auront besoin d’un encadrement pour savoir à quoi s’en tenir et répondre efficacement à ce qu’on attend d’eux.

En tout cas, même s’il traduit la volonté d’impulser une nouvelle dynamique à notre agriculture et de répondre au problème d’emploi des jeunes, la « Marche pour l’emploi agricole » est une bonne initiative qui doit être suivie par d’actes aidant les jeunes à tirer leur épingle du jeu dans le secteur agricole. Mais pour beaucoup, rien n’est évident. Il y a même une sorte de flou artistique.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

Acceuil


BACCALAUREAT MALIEN

Plus de 44 000 candidats inscrits

Plus de 39 648 candidats réguliers et 4352 candidats, repartis entre 75 centres d’examen, vont plancher à partir de lundi prochain sur les épreuves du baccalauréat malien session de juin 2008.

L’école malienne, au centre de toutes les polémiques et controverses ces derniers temps, s’achemine vers les grandes vacances scolaires avec l’organisation de l’examen du baccalauréat. A un certain moment, élèves et parents n’y croyaient plus. Après les examens du CEP et du DEF, l’hypothèque semble aussi levée sur le bac.

Il ne reste plus que quatre jours pour savoir si le bac aura lieu dans le calme et dans la sérénité comme les autres examens passés. Car il y a quelques jours les enseignants de la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (Coses) ont tenu une assemblée pour dire qu’ils ne sont pas partants pour la surveillance et la correction de l’examen tant que leurs doléances ne sont pas satisfaites.

En attendant, le directeur adjoint du Centre national des examens et concours, Azimi Touré, affirme que « tous les centres sont fin prêts, les présidents des centres ont été déjà choisis et les sujets sont partis dans toutes les Académies ». Il se dit optimiste quant au bon déroulement de l’examen.

Le bac se déroulera sur trois jours pour les candidats réguliers ainsi que les candidats libres. Au programme : les maths, la physique-chimie, biologie et philosophie pour les sciences exactes. La biologie, la physique-chimie, les maths et la philosophie pour les sciences biologiques. Pour les sciences humaines, les épreuves porteront sur la philosophie, l’histoire et la géographie, l’anglais et les mathématiques, tandis que les langues et littérature composeront en littérature, en philosophie, en langues I et II.

Le baccalauréat permet au lauréat d’accéder aux études supérieures.

Sètè Traoré

(stagiaire)

[haut]

Acceuil


ISSUE D’UN PROCES INTENTE A HUICOMA

La CMDT déboutée de ses prétentions

Elle demandait la résiliation du contrat de fourniture en coton graine avec l’Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma), elle avait sollicité sa condamnation au paiement de 38 milliards de F CFA, mais la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) a perdu hier sur toute la ligne en première instance.

Dans le cadre des relations d’affaires qui les liaient, la CMDT et l’Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma) avaient signé en 2005 un contrat aux termes duquel la CMDT s’était engagée à fournir à l’Huicoma pendant 15 campagnes 200 000 tonnes de graine par campagne. Mais entre la date de signature du contrat et 2008, la CMDT n’a pas pu livrer l’équivalent des 200 000 tonnes par campagne.

C’est sur la base de ce contrat et sa non-exécution que l’Huicoma a assigné en justice la CMDT. En première instance Huicoma a gagné, mais la Cour d’appel a infirmé ce verdict. Entre-temps, la CMDT a saisi le Tribunal de commerce aux fins de résiliation du contrat de fourniture de coton graine. Le tribunal a vidé hier cette requête en la rejetant comme mal fondé.

Huicoma aussi avait introduit une demande en réparation (38 milliards de F CFA) du préjudice découlant de la non-livraison du coton graine. Cette demande également a été rejetée par le Tribunal au motif que les montants exigés n’ont pas été établis par la société elle-même mais par des experts.

L’autre plainte de la CMDT qui avait saisi les comptes de l’Huicoma avait trait à la condamnation de celle-ci au payement de 38 milliards de F CFA. Là aussi, la CMDT n’a pas eu gain de cause car elle a été purement et simplement déboutée au motif qu’elle n’a pas fourni les preuves de sa créance. En outre, le Tribunal a ordonné la main levée des saisies « corporels et incorporels » contre l’Huicoma.

Après ce verdict, la latitude est laissée aux deux parties d’interjeter appel. Apparemment, l’affaire est loin d’être close.

Mohamed Daou

[haut]

Acceuil


COOPERATION JAPON-FSN-AJADB

Maternités et eau potable pour les populations

La coupure du ruban symbolique par le ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées et le chargé d’affaires de l’ambassade du Japon au Mali a consacré le démarrage des prestations de santé dans les maternités de Sanankoro, Diouladiassa et Baoumarbougou ainsi que l’arrivée de l’eau potable à Ouléni et à Diouladiassa (cercle de Banamba).

En marge des festivités de la Journée de l’enfant africain célébrée à Banamba par le Fonds de solidarité nationale (FSN), plusieurs infrastructures ont été inaugurées par le ministre du Développement social et le chargé d’affaires de l’ambassade du Japon au Mali. Les infrastructures inaugurées le 16 juin sont trois maternités rurales et des adductions d’eau par panneaux solaires. Les villages bénéficiaires des maternités sont : Sanankoro, Diouladiassa et Baoumarbougou. Ouléni et Diouladiassa s’offrent les adductions d’eaux.

Sous un soleil de plomb de 42°C, le ministre Sékou Diakité et sa délégation se sont rendus dans chacun des villages pour inaugurer les réalisations. Les populations sont sorties pour leur réserver un accueil chaleureux. Elles ont exprimé à travers les chefs de villages toute leur joie et leur reconnaissance aux donateurs.

Fruit de la coopération Japon/FSN/AJADB (Association des jeunes pour l’appui au développement de Banamba), les bâtiments flambants neufs ont coûté chacun 15 millions de F CFA, dont 5 millions de F CFA des populations de Banamba. Leurs équipements ont coûté 9,5 millions de F CFA chacune soit un coût total de 45 millions F CFA. En plus du financement complémentaire, les bénéficiaires se sont engagés à recruter du personnel nécessaire au bon fonctionnement des centres de santé.

« Nous pensons qu’avec cette maternité finie la souffrance des femmes enceintes qui avaient toutes les peines de regagner le Cscom de la Commune de Banamba tant à cause de la distance ( 25 km de Banamba) que de l’état de la route » , s’est félicité le chef de village de Sanankoro, Niania Diarra. La présidente de l’Association des femmes de Dialadiassa, sous l’effet de l’émotion, n’a pu ajouter grand-chose : « Nous pensons que la maternité va gérer les cas d’accouchement difficiles dont nous souffrions ».

A Ouléni et à Dialadiassa, les deux adductions d’eaux par panneaux solaires ont coûté plus de 47 millions de F CFA. L’apport des bénéficiaires est estimé à 13 millions de F CFA. A Dialadiassa, 7,4 millions de F CFA ont pu être mobilisés par les populations sur un investissement de 41,8 millions de F CFA. Pour toutes ces réalisations, l’AJADB a contribué à hauteur de 33 millions de F CFA, soit 25 %.

La contribution du Projet électrification villageoise par système solaire (Peves) s’élève pour les deux réalisations à environ 15 millions de F CFA. Last but not the least : à l’occasion de la Journée de l’enfant africain, le FSN a apporté aux enfants et aux femmes rurales une aide supplémentaire évaluée à 10,6 millions de F CFA.

Pour les adductions d’eaux, les premières intéressées, c’est-à-dire les femmes ont tout réaffirmé leur reconnaissance au FSN et à l’AJADB pour l’effort consenti. « On n’a plus besoin d’aller chercher l’eau dans le village voisin où dans les rivières », s’est réjouie Natenin Simpara.

Pour le ministre, « les deux points d’eau vont permettre sûrement de diminuer les maladies d’origine hydrique et la corvée des femmes » . M. Diakité a salué le réalisme de l’AJADB sans qui les réalisations n’allaient pas voir le jour. « Votre détermination et votre persévérance ont encouragé le FSN à entamer les travaux » .

Amadou Sidibé

 

 

Banamba veut l’électricité

Le séjour du ministre de Développement social à Banamba a été l’occasion pour les autorités municipales, les associations de jeunesse, les chefs de villages de dresser une liste de doléances. Le président de l’AJADB, Mohamed Simpara, après avoir félicité les plus hautes autorités pour les réalisations faites à Banamba, a dit qu’il reste beaucoup de défis à relever parmi lesquels, l’électrification de la ville. A ses dires, plusieurs opérateurs économiques ressortissants de Banamba ont des projets d’investissements industriels à réaliser in situ.

Mais le seul obstacle réside dans l’absence d’énergie électrique. Démontrant que l’électrification de Banamba est sa priorité, l’Association vient de finaliser à ses frais l’étude de faisabilité du projet d’interconnexion électrique reliant la ville de Koulikoro à celle de Banamba. « Nous réitérons notre appel à ATT et au gouvernement qui recevront prochainement cette étude », a dit M. Simpara qui a rappelé que la contribution des opérateurs économiques locaux résidents à Banamba pour le projet, évalué à 250 millions de F CFA, est déjà disponible.

A. S.

[haut]

Acceuil


16 JUIN

Le FSN fête la Journée de l’enfant africain à Banamba

En souvenir au massacre d’enfants à Soweto, la commémoration du 16 juin 1976 est entrée dans la tradition des événements spéciaux au Mali depuis 1991. C’est dans cet esprit que le Fonds de solidarité nationale (FSN) depuis quelques années a inscrit dans son agenda événementiel la célébration de cette journée.

Après Tériyabougou en 2007, Banamba, ville historique du Chouala, a accueilli les festivités du 16 juin 2008, Journée de l’enfant africain. Le FSN pour la deuxième année consécutive a réussi son pari en raison de l’engouement suscité par cette fête.

A Banamba, la manifestation n’est pas passée inaperçue. Les tout-petits des jardins, les scolaires, les jeunes, les femmes et même les chefs de familles ont convergé à la Maison des jeunes, décorée aux couleurs du Fonds. Le public s’est partagé pour la circonstance les T-shirts et casquettes que le Fonds a mis à sa disposition.

Les absents ont eu tort puisque les différentes prestations des tout-petits du jardin « Adji Simpara » ont répondu aux attentes des organisateurs. L’objectif recherché par le FSN, à savoir « sensibiliser les communautés locales sur l’importance de l’éducation des enfants et les inciter à faire eux-mêmes le plaidoyer pour la prise en compte de leurs préoccupations » a été atteint.

A travers chants, chœurs, poèmes, ils ont lancé des messages sur l’importance de l’éducation des enfants. Toutes choses qui cadrent avec le thème de cette année : « Devoir de l’enfant, principe de bonne conduite et de sociabilité pour le progrès de la famille et de la communauté ». Autre temps fort : la prestation du groupe « Espoir de la musique malienne ».

Ces enfants de chanteurs pour la plupart doté d’un savoir à manier un instrument de musique ont fait exploser la salle. D’un rythme mandingue sur fond de djembé et de tam-tams, les jeunes ont chanté un morceau de reconnaissance à l’endroit du directeur général du Fonds. Une chorégraphie sur le morceau fétiche « Gonibala » d’Habib Koité et la prestation des Tiébileké ont aussi retenu l’attention du public.

La journée du 16 juin offre l’occasion d’interpeller tous les acteurs quant au respect des droits des enfants à la protection, à l’éducation et à la santé.

Aujourd’hui, sur le droit à la protection de l’enfant, les spécialistes reconnaissent que notre environnement ne le garantit pas. En effet, les enfants africains, malgré la ratification par les gouvernements de la Convention relative aux droits de l’enfant et de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant continuent à être victimes de violences, d’abus, d’exploitations et de négligences.

Amadou Sidibé

[haut]

Acceuil


 

JOURNEE DE L’ENFANT AFRICAIN

Enda a été de la fête

A l’occasion de la Journée de l’enfant africain, le 16 juin, Enda Tiers-monde a réuni au Mur des enfants, face au premier arrondissement, tous les acteurs politiques et de la société civile.

La Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant qui stipule à son article 31 que « Tout enfant a des responsabilités envers sa famille, la société, l’Etat et toute autre communauté reconnue légalement ainsi qu’envers la communauté internationale ».

Pour le Directeur de Enda Tiers-monde Mali, Soumana Coulibaly, « depuis plusieurs années, la communauté internationale se mobilise pour promouvoir les droits des enfants et mieux les protéger contre les situations de violence et de maltraitance. Ce qui, bien entendu, nécessite de la part des tout-petits, le respect des principes fondamentaux de bonne conduite et de sociabilité qui a été choisi pour les rappeler que leurs devoirs sont essentiels pour leur avenir et qu’ils vont de pairs avec leurs droits.

En ce jour solennel de mobilisation et de plaidoyer pour la promotion et la protection des droits et devoirs de l’Enfant, permettez-moi d’attirer l’attention des parents, des partenaires et des défenseurs des droits de l’enfant sur leurs responsabilités à éduquer les enfants dans le droit chemin et à veiller à leurs devoirs envers toute la communauté » .

En terminant, il assurera les uns et les autres que Enda Tiers-monde ne ménagera aucun effort pour apporter sa contribution à cet effort de mobilisation en faveur de la promotion des droits et devoirs des enfants dans notre pays.

A. K.

 

 

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

Les noces viciées du Nonmon

Prix 4000f cfa

 

 

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org