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2008

Mois de juin

Les Echos du 17 Juin

 

MARCHE VERS L’EMPLOI AGRICOLE

Les jeunes pour la « révolution agricole »

Malgré les immenses potentialités pour parvenir à une autosuffisance alimentaire, le Mali demeure un pays importateur de céréales. La « marche vers l’emploi agricole », une caravane en zone office du Niger, a permis à de nombreux jeunes Maliens, futurs agriculteurs, de découvrir une des facettes de ces potentialités et de s’engager dans l’agriculture .

« La marche vers l’emploi agricole » a drainé de centaines de jeunes Maliens venus des régions et du district de Bamako et dont certains sont résolument engagés à faire de l’agriculture leur profession. Malgré les immenses potentialités pour parvenir à une autosuffisance alimentaire, le Mali demeure un pays importateur de céréales. Le pays importe environ 4 millions de tonnes de céréales par an.

L’objectif de cette caravane était de faire connaître aux jeunes les opportunités d’emplois dans le secteur agricole notamment dans la culture du riz. Il s’agissait en particulier pour les jeunes de prendre langue avec des paysans afin de s’imprégner tant des difficultés que des retombées dans la culture du riz, de l’agriculture en général. Bewani n’a pas été choisi au hasard. Plusieurs jeunes y sont installés et s’en tirent à bon compte malgré les difficultés qu’ils affrontent dans l’exploitation de leurs parcelles. Les jeunes caravaniers ont tour à tour visité la ferme de Fafa Dembélé et les périmètres irrigués de Bewani.

La ferme Fafa Dembélé est une ferme agro-sylvo-pastorale d’une superficie de 30 ha. Ici, le système d’irrigation se fait à partir de forages. En plus de la culture de céréales (maïs), la pisciculture, l’aviculture, la fabrique industrielle de bottes de foin, l’embouche bovine y sont pratiquées. Les bananeraies et les orangeraies sont également des productions qui font la fierté de la ferme.

Les échanges avec Ousmane Dembélé, responsable de la ferme, ont permis aux jeunes caravaniers de se faire une idée des opportunités d’emplois que peut offrir une ferme, mais aussi des efforts à fournir pour sa réussite.

Aux jeunes désireux de devenir fermiers, M. Dembélé a singulièrement conseillé, l’amour de ce métier, le courage et la patience.

A Bewani, les jeunes ont constaté physiquement les immenses richesses (terres et eaux) dont dispose le pays en matière de riziculture et autres cultures et écouté les messages et témoignages de producteurs agricoles pilotes et de jeunes installés sur des périmètres irrigués de Bewani.

Contribuer à l’autosuffisance alimentaire

Bamoussa Touré, le représentant des jeunes ruraux installés en 2007, témoignera sur les retombées positives dues à l’exploitation des terres. Selon lui, « en s’engageant dans l’agriculture, les jeunes veulent agir et contribuer à l’autosuffisance alimentaire ». Cependant, a-t-il évoqué, certaines difficultés risquent de mettre en péril les projets des jeunes ruraux et qui sont dues à l’inexistence d’un fonds d’aide, le coût de production à l’ha ( 432 300 F CFA), le manque de logement etc.

Bakary Togola, grand producteur céréalier et président de l’APCAM, Abou woro, jeune opérateur économique et aussi producteur industriel en zone office du Niger, Modibo Kimbiri, maire de Dogofry et paysan et Boukadari Diarra, éleveur, ont fait chacun des témoignages sur leurs activités et ont donné des précieux conseils aux futurs jeunes agriculteurs pour la « révolution agricole », c’est-à-dire l’autosuffisance alimentaire et l’exportation des céréales.

La création d’emplois n’est pas seulement le but recherché tant par les autorités que les jeunes, il s’agit aussi à court terme, de participer à la réussite de l’« Initiative riz » et à long terme de toujours pouvoir satisfaire nos besoins nationaux puis d’exporter. En tous les cas, les deux parties (jeunes et gouvernement) ont affirmé être prêts, chacune en ce qui la concerne, de jouer sa partition.

Dans une Déclaration remise au Premier ministre, qui les a reçus dimanche à la primature aux termes de la visite de terrain, les jeunes caravaniers, par la voie du président du conseil national des jeunes, Sirima Traoré, ont pris l’engagement de faire du Mali le grenier de l’Afrique. Mais pour y parvenir, ils ont lancé un appel au gouvernement à tout mettre en œuvre pour créer les conditions favorables à l’installation, la formation et l’accompagnement des jeunes ayant opté pour l’agriculture et l’institution d’un « Fonds jeunes agricoles » afin de financer l’aménagement, l’équipement et la dotation d’un fonds de roulement des jeunes agriculteurs.

Denis Koné

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AFFAIRE DE LA MAITRESSE AN I

Les vraies raisons de notre arrestation

Pourquoi ATT nous a arrêtés

L’ire du Palais contre la dissonance n’est plus qu’un secret de polichinelle. Tout le monde sait depuis que le Général-président que les démocrates déserteurs ont adoubé par deux fois pour porter à la magistrature suprême de notre pays abhorre l’expression libre des pensées et des opinions, la critique.

Aussi, au sortir de son « plébiscite » souillé par un florilège de fraudes, de magouilles et de tripatouillages électorales, constatées et dénoncées y compris par la Cour constitutionnelle, l’Homme élevé au rang messianique par une kyrielle d’opportunistes et de situationnistes à touts vents ne pouvait supporter et tolérer, même au nom de la liberté que consacre la Constitution, que des journalistes puissent continuer à épiloguer sur les faillites et les tares du système autocratique et patrimonial qu’il est en train d’ériger sur les cendres de la ferveur patriotique et démocratique du 26 Mars.

Dans le point de mire de « l’Homme et de son clan », tous ceux qui, au nom de la fidélité aux idéaux de la Révolution du 26 Mars, de la liberté et du pluralisme acquises au prix du sang et des larmes, du combat et l’héritage des patriotes, pères de l’indépendance, se refusent à toute compromission et disent non au populisme, à l’incompétence, à la médiocrité et à la fatalité. Mais aussi, et surtout des journalistes qui ont la témérité et le courage de leurs opinions, affichent objectivité et indépendance. Contre ceux-là, le Président de la République n’a jamais caché son agacement, son irritation et n’a jamais hésité à pointer sur eux un gros doigt accusateur dans l’unanimisme consensuel qu’il veut sans murmures et sans reproche : je n’ai pas d’opposition, c’est la presse mon opposition…

Dans un système exclusif, autoritaire, populiste et patrimonial, sans aucune concession, avec sa meute dangereuse de laudateurs et thuriféraires bien pistonnés et bien rétribués, une opposition de presse désignée (à la vindicte) est exposée à tout.

Il était donc de l’ordre consacrant « le Mali qui gagne » de lancer un message sommaire à Info-Matin, au Républicain, aux Echos, au Scorpion, à la Nouvelle République et à tous ceux qui n’ont pas soutenu le président ATT, que l’après-takokelen ne tolèrerait plus désormais aucune voix discordante, aucune contraction et aucune opposition.

Une action aux biceps et forceps contre les journaux que le régime n’a pu faire taire qui avait été concoctée, planifiée et mise en route depuis avant les élections, pouvait donc être exécutée après l’intronisation du monarque républicain.

Aussi, d’un article relatif à un banal et insolite sujet de composition intitulé « lycée Nanaïssa Santara : la maîtresse du président de la République », le régime du président ATT en est arrivé à une affaire d’Etat. Le temps d’une susceptibilité, d’une volonté de règlement de comptes et d’intimidation, le Palais a choisi de faire une opportune immersion dans le passé pour déterrer la vieille recette imparable contre les « opposants » : le crime de lèse-majesté.

Jeudi 14 juin 2006, le journaliste d’Info-Matin, Seydina Oumar Diarra est interpellé et conduit par la Brigade territoriale de la gendarmerie de Bamako au parquet du Tribunal de première instance de la Commune III pour avoir écrit et signé l’article « lycée Nanaïssa Santara : la maîtresse du président de la République . Où est son directeur de la publication ? A la porte du procureur durant tout l’interrogatoire.

Après plus de cinq (5) heures d’interrogatoire et de confrontation avec l’enseignant Bassirou Minta (depuis la veille entre les mains de la Sécurité d’Etat) qui a proposé le sujet à ses élèves, ils sont inculpés d’ « offense au président de la République » et placés sous mandat de dépôt. 

Où est passé une loi portant régime de presse et délit de presse pour qu’un procureur de la République embastille un journaliste pour un article dont il est l’auteur sans le directeur de la publication ? Le régime n’en a cure et ses suppôts propagandistes se chargent de monter la cabale contre la loi et les principes républicains : ils se sont immiscés dans la vie privée du Président ; ils ont menti sur ATT ; ils ont insulté le président… Aussi, officiellement, on tente de masquer le fait que le sujet en lui-même, reproduit par le jeune enseignant est un vieux sujet de composition qu’il n’a fait que reconduire, que le journaliste est allé vérifier et recouper ses faits (extraits) tirés d’une œuvre littéraire de pure fiction théâtrale intitulée par « Col cassé ».

Ainsi pour avoir choisi de donner une dissertation sur une œuvre littéraire de pure fiction et d’avoir pris le parti de commenter un sujet de composition d’un lycée, un enseignant et un journaliste se retrouvent derrière les barreaux. Et plus tard, le mercredi 20 juin, quatre (4) directeurs de publication (Mahamane Hamèye Cissé du Scorpion, Birama Fall du Républicain, Alexis Kalambry des Echos et Sambi Touré de Info-Matin) pour avoir reproduit l’article incriminé par solidarité pour leur confrère arbitrairement emprisonné…

Après une semaine de mobilisation de l’ensemble de la presse nationale et internationale, des associations de défense des droits et des libertés, le régime lâche du lest et libère ses « prisonniers », le 26 juin.

Une année après, demeure notre conviction commune de victimes du règlement de compte politique et de la répression aveugle d’un pouvoir en déficit de crédibilité et à la légitimité ternie par la fraude et les magouilles électorales :

-Notre tort a été d’avoir choisi de ne point hurler avec les loups, d’être du lot de ces hommes et femmes de presse qui pactisent avec l’indépendance et l’objectivité en refusant toute compromission et d’être un des multiples relais du Palais.

-Ce qui nous vaut notre incarcération, par-delà, nos lignes rédactionnelles respectives, c’est notre commun dénominateur à savoir des journaux qui n’étaient pas affidés à la campagne du président-candidat à sa propre succession. Mais plus, les journaux qui ont dénoncé le processus électoral frauduleux qui a abouti à la réélection du président ATT.

-Ce n’est ni pour l’article « lycée Nanaïssa Santara : la maîtresse du président de la République », ni ce qu’on a voulu en tirer au plan judiciaire (outrage au chef de l’Etat) qui contraint le Procureur Sombé Théra à « s’auto-saisir », mais bien la volonté vindicative du Palais de « donner une leçon » à ceux qui refusent de soutenir et d’applaudir en espérant leur rabattre le caquet.

Notre arrestation et notre emprisonnement au-delà de cette volonté et de cette ambition de faire l’unanimité à défaut en imposer à tout le monde, procèdent également d’une délectation peu grégaire constante dans le parcours de l’Homme qui nous dirige de punir et d’humilier.

Sinon pourquoi a-t-on besoin de centaines de policiers, de motards, de sirènes et gyrophares pour conduire et garder de pauvres journalistes en prison ? Ceux qui ont été condamnés à des crimes contre l’humanité et ceux qui ont à coups de milliards sucé le sang de notre peuple ont-ils eu tant de dispositifs policiers pour être conduits en prison ?

Il fallait faire de nous des exemples, et restait peu qu’on nous enchaîna et menotta pour nous exhiber comme des criminels de bas étages qu’on envoie au bagne.

Ainsi s’annonce et s’explique notre stratégie de défense : le silence stoïque face à l’arbitraire et l’injustice. En effet, le choix de la procédure de l’article 115 du Code pénal reste révélateur et se lit, en tout cas de notre point de vue, comme une option clairement politique voire politicienne du Parquet que comme une possibilité juridique en matière de poursuite contre un journaliste sur un écrit publié dans un journal.

Nul n’a besoin d’être un bon diplômé d’une Faculté de Droit pour savoir qu’en l’espèce c’est la législation spéciale (la loi portant régime de presse et délit de presse) qui prime sur le Code pénal et qui s’applique. Mais contre le Droit, le bon sens le Procureur Sombé Théra a été obligé de poursuivre sur la base de ce qui lui était instruit par « auto-saisine ».

Qu’est-ce que Sombé Théra le « BON PROCUREUR » a-t-il pour sa défense lorsqu’il accepte d’inculper et d’emprisonner quatre (4) directeurs de publication pour avoir publié l’article « lycée Nanaïssa Santara : la maîtresse du Président de la République » par solidarité pour leur frère emprisonné et décidé de s’abstenir d’enclencher l’action publique contre un directeur de publication qui a reproduit par solidarité le même papier pour la même cause ? Quatre Dirpub suffisent-ils à Sombé de punir et de réparer outrage au Chef de l’Etat, de « laver l’affront », l’honneur et la dignité du président comme il l’a dit en substance dans son réquisitoire ?

Un an après notre emprisonnement, on ne peut s’empêcher de demander où en est cette justice si prompte si serviable à arrêter manu militari les journalistes et à les jeter en prison, avec l’arrestation des criminels à col blanc, les délinquants financiers, les corrompus, les magouilleurs et les jongleurs avec les centaines de milliards de nos francs happés et mis en évidence dans le rapport du vérificateur général. Pas suffisamment de preuves pour poursuivre… Parole de bon procureur !

Qu’à cela ne tienne. Le légaliste Parquet va-t-il laisser impuni les crimes de mutinerie, de désertion, de destructions de bâtiments et matériels militaires, d’atteinte à la sécurité intérieure, à l’unité nationale et à l’intégrité du territoire en bandes armées et au moyen de la force ? Nulle illusion de notre part, le Ministère public partisan de la paix, fermera les yeux sur les troubles à l’ordre public (pose des mines, enlèvements et séquestrations de soldats maliens en mission commandée) et les oreilles sur toutes déclarations incendiaires des bandits armés et des narcotrafiquants.

Un an après cette épreuve inutile, notre détermination demeure, intacte et inflexible : une presse professionnelle, indépendante et objective. Nulle rancœur, nul ressentiment à l’égard de quiconque seulement un fort sentiment d’injustice et de lâchage.

En effet, le dernier rempart du citoyen contre l’arbitraire reste la loi. Si ceux qui sont les vigiles de l’application de cette loi choisissent de se liguer contre la liberté, d’opinion et d’expression, et servir de bras séculier pour le régime dans sa folle et aveugle répression contre « son opposition », ceux qui ont opté de penser autrement, la République s’en trouve exposé et fragilisé dans ses principales fondations.

Parce qu’il n’y a pas de petite injustice, il ne saurait y avoir petite confiscation de la liberté. Soit nous sommes dans un pays de liberté qui offre des garanties de justice à tous ses citoyens, soit nous vivons sous le président ATT et qu’on y considère comme crime de lèse-majesté toute divergence d’opinion, de choix rédactionnelle qui n’encense pas le Prince du jour.

Nous osons encore que sommes encore dans une démocratie conquise de haute lutte, que malgré notre choix criminel de n’être pas du lot des affidés et relais du Palais, nous (Mahamane Hamèye Cissé, Birama Fall, Alexis Kalambry, Seydina Oumar Diarra, Sambi Touré) sommes des citoyens maliens que la République doit justice.

Autant hier, nous avons refusé la compromission et l’abdication que certains de bonne foi, peut-être, avaient suggéré pour nous sortir de prison (de plates excuses, un engagement à être désormais de bons journalistes qui soutiennent et défendent le président ATT et son régime…), parce que nous n’avons pas le sentiment d’avoir failli dans notre travail suivant les principes et valeurs de notre profession (le jugement de nos pairs en faisant foi à travers les déclarations publiées par les confrères maliens et à travers le monde, autant aujourd’hui nous refusons de marchander le jugement de notre dossier en appel).

Par conviction que nous avons subi une injustice sans nom et respect pour l’image, même fort écorné, de notre pays, mais aussi et surtout pour nos lecteurs, nos confrères d’ici et d’ailleurs, tous les patriotes et démocrates épris de liberté et de justice qui se sont mobilisés pour notre cause.

A l’occasion du premier anniversaire de l’affaire de la Maîtresse du président, à tous nous disons un grand merci et pour tous nous n’avons pas le devoir d’éteindre la flamme de l’espoir, de liberté et de justice dans l’attente d’un procès en appel, que nous osons espérer pour bientôt, public, libre, juste et équitable tout en ayant une pensée confraternelle pour Moussa Kaka et tous les journalistes derrière les barreaux en Afrique et à travers le monde.

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FUTURE AERoGARE DE BAMAKO SENOU

Entre modernisme et héritage culturel malien

Dans le cadre de la définition des éléments du programme d’aménagement du nouveau terminal passagers de l’Aéroport international de Bamako-Senou, des représentants de plusieurs services concernés et des experts du Millenium challenge corporation et du millenium challenge Account (Mali) sont réunis à Bamako à la faveur d’un atelier de 3 jours qui a ouvert ses travaux hier.

L’objectif des travaux est de suggérer des orientations et directives afin d’avoir un édifice alliant modernisme et culture malienne. L’aéroport de Bamako-Senou semble bien parti pour mieux répondre aux exigences du trafic aérien et à la satisfaction des passagers. Quelques mois seulement après les travaux de réfection de la piste d’atterrissage, c’est le tour du Programme d’aménagement du nouveau terminal passagers, qui occupe une place importante dans la rénovation du principal aéroport du pays par le Millenium challenge account (MCA) Mali. L’architecture de la future aérogare préoccupe beaucoup les uns et les autres en ce sens qu’elle doit donner une « bonne image » du pays en tant que lieu de transit des voyageurs nationaux et étrangers.

C’est pourquoi, les participants au présent atelier, qui est le début de la réflexion sur la nouvelle architecture de l’aérogare, s’attelleront à faire des propositions concrètes au futur consultant chargé de concevoir et de superviser les travaux. Avec une capacité annuelle de réception de 1,5 millions de passagers pour une superficie de 14 000 m 2, le nouvel édifice reflètera à la fois la riche culture malienne et le modernisme caractérisant les aéroports de grand standing. C’est ainsi que l’atelier développera des thèmes comme les procédures de traitement des passagers et des bagages ; l’environnement de la nouvelle aérogare et les installations connexes.

Désenclavement intérieur et extérieur

Le ministre de l’Equipement et des Transports, Ahmed Diané Séméga, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a affirmé que la « nouvelle version de l’aéroport de Bamako-Senou » cadre bien avec les objectifs du Programme de développement économique et social du président de la République dans la mesure où il permettra le désenclavement intérieur et extérieur du Mali. Croyant que « le MCA représente un espoir pour le Mali et l’ensemble des Maliens », Le ministre Séméga a exhorté les participants de « vous investir à fond, d’apporter votre expérience et votre expertise afin qu’au sortir de cet atelier un document de synthèse conséquent soit remis au consultant pour la confection de la nouvelle aérogare ».

Le directeur général par intérim du MCA-Mali, Mahamane Touré s’est surtout appesanti sur l’importance économique de la future aérogare. Celle-ci, à ses dires, « facilitera l’exportation des produits et denrées agricoles périssables comme la mangue du Mali qui est très prisée à l’extérieur, le haricot vert, les tomates, la pomme de terre, en somme faire profiter le paysan malien de sa production ».

Et à l’ambassadeur des USA au Mali, S.E. Terence P. McCulley d’indiquer que le volet sécuritaire ne doit pas être minoré dans la conception de la « nouvelle fenêtre » du Mali. Car, « quelle que soit la beauté d’un aéroport, c’est vraiment le trajet à travers la sécurité de l’aéroport, dans le terminal d’arrêt ou au tapis roulant des bagages qui laisse l’impression la plus durable ». Un défi supplémentaire donc pour les participants à l’atelier.

Il convient de signaler que le coût de la nouvelle aérogare fait partie intégrante des 182 millions de dollars que le MCA-Mali investira à la construction de l’Aéroport international de Bamako-Senou.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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ETAT DE GOUVERNANCE AU MALI

Le MAEP collecte des données

Le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) est réuni depuis hier, au CICB, pour la validation des rapports provisoires des bureaux d’études qu’il a commis pour la collecte des données sur l’état de gouvernance dans notre pays.

Après Gao et Mopti, les principaux acteurs du MAEP sont encore réunis, CICB dans le but de procéder à la validation des rapports provisoires desbureaux d’études pour la collecte des données sur l’état de gouvernance dans notre pays. Cette session de deux jours donnera également l’occasion aux membres du MAEP d’examiner le rapport provisoire du groupe thématique sur la gouvernance et la gestion économique.

Mise en place pour conduire le processus, la Commission nationale de gouvernance du MAEP (CNG/MAEP) compte 105 membres. Elle regroupe des acteurs étatiques, du secteur privé et de la société civile. Depuis le 1 er novembre 2007, date officielle de lancement de ses activités, plusieurs travaux ont été menés. Ils ont consisté essentiellement à la consultation de l’ensemble des composantes de la population sur l’état de notre gouvernance.

Un point d’orgue de ce processus MAEP au Mali, a affirmé Ousmane M. Diallo, (le président de CNG/MAEP), a été l’intervention des bureaux d’études pour la collecte des données sur l’état de gouvernance dans notre pays qui s’est traduit par des entretiens individuels et des focus groupes. Et d’ajouter que, « Ces focus groupes se sont déroulés dans chacune des régions. Les différents ateliers interrégionaux constituent une étape importante de notre processus national qui est celle des validation des rapports provisoires des bureaux d’études ».

Le Mali a adhéré au MAEP le 28 mai 2003. Le MAEP est un processus inclusif qui exige l’implication de toutes les parties prenantes aux questions de gouvernance politique, de gouvernance économique, de gouvernance des entreprises et de développement socio-économique.

En début juillet, une mission africaine chargée de l’évaluation du processus séjournera dans notre pays. D’ici là, le président de CNG/MAEP s’est dit compter sur l’entière implication des acteurs pour que notre pays cité en exemple de consolidation de la démocratie en Afrique le soit aussi pour sa bonne pratique en termes d’évaluation de son système de gouvernance

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

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INFO FLASH

Malitel vend des cartes périmées !

Les clients de Malitel doivent faire attention aux cartes prépayées. Actuellement, beaucoup de cartes, aussi bien de 2000 F CFA que de 5000 F CFA dont la date de validité est dépassée sont en circulation. Et c’est tant pis pour le consommateur, car la société ne reprend pas et ne reconnais même pas ce dommage. Ils sont nombreux les clients qui sont victimes de cette arnaque et qui n’ont aucun recours, même pas auprès des associations de consommateurs. Aux dernières nouvelles, ils sont en train de recenser et de se concerter pour voir les voies et moyens à mettre en œuvre pour mettre fin à cet abus.

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UEMOA propose une agence communautaire de l'aviation civile

Les ministres des Transports et de l'Aviation civile de l'espace UEMOA veulent harmoniser leurs initiatives sur la rationalisation des missions et des moyens de l'ASECNA et de l'UEMOA dans le cadre des textes qui fondent l'existence et l'action de ces deux institutions.

La réforme de la Convention portant création de l'ASECNA a été décidée en 2006 par les instances statutaires de l'Agence, avec comme objectif principal la prise en compte des évolutions constatées dans la gestion de l'Agence ainsi que dans ses responsabilités vis-à-vis des Etats membres et des tiers.

L'Agence communautaire de supervision de la sécurité et de la sûreté de l'aviation civile, dont la création est inscrite dans le Code, constitue l'outil qui permettra à l'UEMOA et à ses Etats membres de consolider les acquis de son action en faveur d'un ciel communautaire plus sûr.

Les décisions et propositions sur cette harmonisation seront examinées au cours du Conseil des ministres de l'ASECNA prévu en juillet prochain à Malabo, en Guinée équatoriale.

 

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Les noces viciées du Nonmon

Prix 4000f cfa

 

 

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

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