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2008

Mois de juin

Les Echos du 12 Juin

 

APRES LES EVALUATIONS AU SECONDAIRE

La riposte de la Coses ce matin

Les premières et uniques évaluations de l’année scolaire 2007-2008 dans les lycées publics ont été organisées du 19 au 30 mai 2008 par l’Etat, sans les enseignants. La Coordination syndicale des enseignants du secondaire (Coses), qui ne désarme pas, adoptera certainement une position face à la nouvelle donne ce matin lors d’une assemblée générale au Centre islamique. Le baccalauréat sera-t-il aussi boycotté par les enseignants ?

« Dans un Etat de droit qui dit reposer son développement sur l’éducation, les enseignants ne peuvent pas être considérés comme des parias. Pendant que l’Etat accorde des primes élevées à des agents, les enseignants sont foulés au pied. Nous disons non ! » , dixit le secrétaire général de la Coses, Tiémoko Dao, qui ne rebrousse nullement chemin. « Nous sommes des Maliens et avons le droit de revendiquer ».

Une manière de répondre au président de la République qui, lors de son point de presse du 8 juin avait lancé des pics aux enseignants. « Tout a été dit. Tout a été tenté. Nous n’accepterons pas le chantage en tant que parents et soucieux du devenir de notre pays. Ceux qui veulent venir, la porte leur est ouverte. Ceux qui ne veulent pas, on a fait les évaluations sans eux et le bac aussi se fera dans quelques jours sans eux. Personne n’est indispensable ».

Si le chef de l’Etat se félicite visiblement de l’organisation des évaluations, les enseignants s’empressent de dire que « ce ne sont pas des évaluations pour qui sait les conditions dans lesquelles elles ont eu lieu ». M. Dao regrette que « ces évaluations se soient tenues en violation des textes en la matière. Les élèves ne peuvent et ne doivent être évalués sans les enseignants qui leur ont dispensé les cours pendant neuf mois. Ce ne sont donc pas des évaluations à moins que nous ne soyons dans un autre domaine que la connaissance ». Et au secrétaire général de la Coses d’ajouter que « les élèves ont copié, traité les sujets en petits groupes, rentraient et sortaient librement des salles de classes ».

L’assemblée générale de la Coses de ce matin, qui regroupera les enseignants de Bamako et de Kati, intervient donc dans un tohu-bohu, où les deux protagonistes (l’Etat et la Coses) semblent décidés à maintenir leurs positions respectives. Mais Tiémoko Dao donne toutefois une chance à un compromis, car, a-t-il précisé, les enseignants sont prêts à revoir leur position si l’Etat entame de vrais dialogues avec eux.

Même si le secrétaire général de la Coses se borne à dire que l’AG de ce matin est « une rencontre d’information », les citoyens seront mieux édifiés sur la participation ou non de la Coses à la surveillance et à la correction du baccalauréat qui a lieu dans une dizaine de jours. Qu’est donc devenu le moratoire demandé par le Premier ministre Modibo Sidibé ?

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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MOULAYE H. TALL, ADMINISTRATEUR D’IPEC/BIT

« Deux millions d’enfants maliens sont astreints au travail »

A l’instar de la communauté internationale, notre pays célèbre aujourd’hui la 7e Journée mondiale contre le travail des enfants. A la veille de cette célébration, l’administrateur national du Programme international pour l’abolition du travail des enfants (Ipec) du BIT, Moulaye Hassane Tall, a bien voulu se confier à nous. Outre la pertinence de la thématique de ce 12 juin 2008, à savoir « L’éducation comme la bonne réponse au travail des enfants », il ressort de son entretien qu’il reste beaucoup à faire en dépit des efforts gigantesques de nombreuses structures dont le BIT. Le démarrage du nouveau projet dénommé « Combattre le travail des enfants par l’éducation » sera donc salutaire.

Les Echos :Pourquoi le 12 juin ?

Moulaye Hassane Tall : Le 12 juin est la Journée mondiale de lutte contre le travail des enfants. Elle a été instituée par la communauté internationale avec sl’appui du Bureau international du travail (BIT) pour donner de l’élan aux mouvements nationaux et internationaux en matière de lutte contre le travail des enfants dans le monde. Elle a été aussi instituée pour essayer de mettre en synergie toutes les actions que les différents mandants de l’Organisation internationale du travail (OIT), à savoir les gouvernements, les organisations d’employeurs, de travailleurs mais aussi la société civile mettent œuvre et pour voir quels types d’activités peuvent être faits en termes d’information et de sensibilisation. En fait, il s’agit de mobiliser les communautés en vue de prendre des mesures urgentes contre le travail des enfants. La Journée mondiale est donc un appel, une interpellation aux différentes consciences pour dire que les enfants ne doivent pas être astreints très tôt aux pires formes de travail, que leur place est à l’école et que ce sont les parents qui doivent travailler. Cette journée sera célébrée au Mali par plusieurs activités.

Les Echos :Qu’entendez-vous par travail des enfants ?

M. H. T. : Le travail des enfants est difficile à définir. Mais il peut être considéré comme toute activité économique qui occupe un enfant avant l’âge de 14 ans, c'est-à-dire toute activité qui porte atteinte à la santé, l’éducation et à la moralité d’un enfant. Les pires formes de travail des enfants comme définis dans la convention 182 sont toutes les pratiques analogues à l’esclavage, la servitude, la traite des enfants, la prostitution, notamment l’exploitation sexuelle des enfants. Il faut aussi noter toutes les activités que les enfants exercent avant leur majorité et qui sont de nature à annihiler leur développement physique et mental.

Les Echos :Quel est l’état du travail des enfants au Mali ?

M. H. T. : Le travail des enfants est un phénomène social dont la maîtrise nous coûte des efforts tous les jours. Le Mali vient de publier la première enquête nationale sur le travail des enfants qui porte sur l’état global de la situation dans ce pays. Evidemment, les chiffres donnent froid au dos parce que les statistiques nationales faites par la direction nationale des statistiques et de l’informatique disent que 2 sur 5 enfants maliens âgés de 5 à 17 ans sont économiquement actifs, c'est-à-dire qu’ils participent à une activité économique procurant une rémunération. Peut-être qu’ils ne sont pas tous astreints aux pires formes de travail des enfants ou qu’ils cumulent travail et scolarisation ou travail et autres activités productrices dont les bénéfices ne profitent pas directement à l’enfant et à sa famille.

A en croire les statistiques, plus de 2 millions d’enfants maliens sont précocement astreints à un travail. Ce qui pose un certain nombre de problèmes. Mais, de 1998 à maintenant, plus de 80 000 enfants maliens ont été inscrits à l’école à travers les projets BIT fonctionnant au Mali. A ceux-ci, il faut ajouter les enfants préventivement retirés du travail et les ménages dont les revenus ont augmenté grâce aux efforts du BIT. De plus en plus, il y a un léger mieux même si le problème est encore là.

Les Echos :Y a-t-il une relation entre le travail et le trafic des enfants ?

M. H. T. : Evidemment, la relation entre la traite et le travail des enfants est vite faite parce que les enfants sont victimes de traite pour être mis dans des situations intolérables de travail. La traite est un processus dynamique faisant que les enfants sont déplacés d’un point A à un point B pour travailler dans de pires conditions. Au BIT, nous trouvons une relation nette entre ces deux facteurs pour agir dans le but de trouver des réponses cohérentes et des synergies directes à développer entre les projets qui se battent contre le travail des enfants et ceux contre la traite des enfants.

Les Echos :Que faut-il faire contre le travail des enfants ?

M. H. T. : Tant que la cause essentielle du travail des enfants qu’est la pauvreté grandissante n’est pas solutionnée, les enfants continueront malheureusement à travailler, y compris à être sexuellement exploités. Nous nous battons tous les jours. Le gouvernement a lui-même créé une structure spécialisée, en l’occurrence la Cellule nationale de lutte contre le travail des enfants. Cette structure coordonne l’ensemble des initiatives nationales et voit comment mobiliser beaucoup de ressources au plan national pour lutter contre le phénomène. Le BIT à lui seul ne peut pas faire grand-chose contre cette thématique transversale.

Il faut des efforts combinés, des politiques appropriées, des synergies cohérentes, adaptées, réfléchies au plus haut niveau, mais aussi l’implication des structures décentralisées à la base. Ce sont des communautés mieux informées et sensibilisées sur les contraintes et les risques majeurs liés au travail des enfants qui pourront faire que certains enfants soient épargnés.

Les Echos :Est-ce que Ipec/BIT sillonne le terrain pour fixer les enfants retirés ?

M. H. T. : L’une des alternatives les plus crédibles est la fixation des enfants dans leur terroir pour éviter le phénomène de la migration. Par exemple, les filles domestiques quittent prématurément leur zone d’origine en vue de travailler dans les centres urbains. Notre stratégie est de voir comment fixer ces enfants. C’est aussi de voir avec elles-mêmes quelles sont les activités crédibles qu’elles peuvent exercer. Nous sommes d’abord passés par la phase d’information et de sensibilisation pour qu’elles comprennent les dangers qui les attendent dans la grande ville. Nous avons également mis en place des activités répondant aux besoins locaux, c'est-à-dire quels sont par exemple les produits vendables qui permettent aux enfants de rester sur place. Aussi avons-nous mis en place des activités comme la teinture, la fabrique de produits locaux, etc. dans le petit village de Dansa. De ce fait, nous avons réussi à fixer plus de 200 petites filles. L’autre alternative est de voir comment mettre en place des structures socio-éducatives, en l’occurrence des centres de formation, des écoles, des centres d’alphabétisation et d’écoute.

Les Echos :Quel est le thème retenu pour cette édition ?

M. H. T. : Le thème de cette année porte sur l’éducation comme la meilleure réponse au travail des enfants. La communauté internationale et le BIT ont choisi cette thématique pour mettre l’accent sur l’accès universel de tous les enfants à l’école. Plus un enfant va à l’école, plus il a des chances de ne pas travailler, d’être avec les parents et de bénéficier d’une éducation et d’une scolarisation normales. Ce thème permettra aussi de voir comment nous pourrons mettre en œuvre une éducation de qualité accessible à tous les enfants et voir comment promouvoir un travail décent pour les enseignants. Car, il ne faut pas seulement avoir les élèves à l’école, il faut aussi des classes bien faites et des enseignants qualifiés.

Les Echos :L’espoir « zéro travail des enfants » est-il permis au Mali ?

M. H. T. : La tolérance zéro est l’idéal pour lequel nous nous battons. Mais, nous ne voulons pas de slogan creux. C’est pourquoi, le slogan de la Journée mondiale de cette année : « L’éducation, la bonne réponse au travail des enfants » veut dire qu’il faut que les populations sachent que la meilleure réponse au travail des enfants reste l’éducation. Plus les enfants sont scolarisés, moins ils travailleront. Notre credo est la tolérance zéro. Mais pour que cela puisse aboutir, il faut l’implication de tout le monde dont les journalistes.

Propos recueillis par

O. Ouologuem et A. M. Thiam

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MANQUE D’ARGENT

ATT livre le Trésor et les Daf à la vindicte populaire

ATT, qui a balayé d’un revers de la main le trou de 100 milliards de F CFA dans les caisses de l’Etat, a accusé les agents du Trésor public et les DAF de dilapidation de fonds publics.

Le président ATT ne souffre pas de la critique même objective. Il vient une fois de plus de démontrer qu’il ne peut se départir de ce trait de caractère. La faillite annoncée de l’Etat par Tiébilé Dramé, président du Parena, selon qui le Trésor public draine une ardoise de 100 milliards de F CFA vis-à-vis de ses fournisseurs locaux, est restée au travers de la gorge du président de la République.

Alors que la séance de questions/réponses était complètement épuisée, le président ATT a clôturé sa conférence de presse du 8 juin en répliquant à M. Dramé indiquant que la dette intérieure du Mali se chiffre à 80,5 milliards de F CFA à la date du 5 juin 2008 au lieu de 100 milliards de F CFA à la fin mai 2008.

Le démenti présidentiel sur la base d’un document du ministère des Finances n’a fait que jeter encore du discrédit sur le Trésor public, la banque de l’Etat. Non seulement le document du ministère est en deçà de la réalité des chiffres puisque selon nos informations, les mêmes déficits ont franchi la barre des 104 milliards de F CFA en début de semaine, mais il n’a fait que jeter en pâture les travailleurs du Trésor.

Selon ATT, des pratiques pas trop catholiques se passeraient à la banque de l’Etat qui a pour mission d’encaisser l’argent public, de recevoir les mandats en vue de régler les factures de l’Etat à ses différents fournisseurs. ATT dit ne pas comprendre les retards de règlement des factures qui s’accumulent au Trésor. « Je ne sais pas ce qui se passe, mais chaque fois qu’on met 30 milliards à la disposition du Trésor, on se retrouve avec un trou de 30 milliards de F CFA », a déclaré le président ATT le 8 juin, à Koulouba devant des journalistes.

Il a minimisé et banalisé le déficit en disant que l’Etat malien est bon payeur que ce soit la dette extérieure (689 milliards de F CFA au 31 décembre 2007 ou 20 % du PIB) ou la dette intérieure, le Mali est solvable sur le plan de l’Uémoa. Pour la dette intérieure, ATT disait que sur les 80,5 milliards, 60 % reviendrait aux sociétés minières. Le reste serait réparti entre les banques et des opérateurs économiques.

Il s’est par la même occasion alarmé du cas des DAF qui, selon lui, font toute sorte de stratagème pour dépenser leurs derniers sous en fin d’année ou à la veille de remaniements ministériels.

Un chef ça agit

Les agents du Trésor ne sont pas du tout exempts de reproche avec le système de 10 % érigé en droit de paiement pour certains. Mais ce qu’il faut savoir, un kopeck ne peut sortir de ses caisses s’il ne fait pas l’objet d’un mandat émis par le ministère des Finances. Autrement dit, le Trésor joue le rôle d’une banque classique, qui reçoit le chèque d’un client pour ensuite procéder à son paiement. Il veille juste à la régularité du chèque et à l’authenticité de la signature.

En dénonçant ces pratiques mafieuses, le président ATT a démontré qu’il est bel et bien au courant de tout ce qui se passe dans les rouages des services publics. Ce qui est tout à fait normal en ce sens que les renseignements généraux et les informations sont des outils indispensables à tout pouvoir. Mais, le rôle d’un chef n’est pas de constater, de dénoncer ou de révéler des faits qui ne sont plus un secret pour le commun des Maliens. « Un chef, ça agit et ça prend des décisions », pour paraphraser l’autre.

ATT a habitué les Maliens à ces genres de dénonciations sans effet d’entraînement. Lors des cérémonies commémoratives du 8 mars 2008, là où il a dit « bè bi ba bolo » (chacun a son sort entre les mains de sa mère), ATT parlant du phénomène des exonérations, avait vertement accusé des opérateurs économiques bénéficiaires de ces exos qui n’ont jamais eu d’impacts sur les populations. Ceux qui ont entendu ces propos avaient pensé que l’Etat mettrait désormais un terme aux exonérations fantaisistes. Cette année encore, les exos ont été accordées à tout commerçant pouvant importer du riz pour juguler la crise céréalière.

Mais les mêmes causes produisent les mêmes effets parce que le kilo de riz qui devra être vendu à 310 F atteint dans certains marchés 375 F CFA. Ce prix pourra grimper à 400 ou 500 F le kilo aux mois d’août-septembre, craignent des consommateurs.

Au Mali d’ATT, le règne de l’impunité a la vie dure, tant que le premier magistrat du pays ne prend pas des décisions courageuses pour traiter le mal à la racine.

Abdrahamane Dicko

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EXERCICE JIGI « CPX » 2008

Plus de 2000 hommes à former

Exercice théorique et de simulation à l’endroit des forces armées et de sécurité, « Jigi CPX 2008 », qui devra former cette année 2770 hommes, se tiendra à Bamako du 15 au 20 juin 2008 .

L’Ecole de maintien de la paix de Bamako sera, du 15 au 20 juin 2008, le théâtre d’une série d’exercices théoriques à l’endroit du Groupement interarmes des 15 pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Appelé « Jigi CPX 2008 », l’exercice entre dans le cadre de la consolidation de la paix dans la sous-région. Y participeront plus d’une centaine d’hommes venant des 15 Etats membres de la Communauté.

L’exercice Jigi 2008 qui signifie « espoir » en bambara, ne met en œuvre que des postes de commandement, sans déploiement réel de troupes, dans le cadre d’une mission de maintien de la paix. Il s’agit du premier exercice conçu par une organisation régionale dans le but d’évaluer la capacité de la compagnie de transmissions dédiées et d’établir les liaisons radios indispensables.

L’exercice, qui se tient à la demande de l’Union africaine (UA), a pour but de disposer d’une force par sous-région à l’horizon 2010. Forte de son expérience, la Cédéao a décidé d’anticiper en formant, dès 2008 un Groupement interarmes (GTIA) de 2770 hommes, réservoir de force permettant d’adapter l’engagement aux besoins.

Ce GTIA est composé d’un état-major permanent à Abuja (Nigeria), d’un bataillon ouest sous commandement sénégalais, d’un bataillon est sous commandement nigérian et d’un bataillon logistique sous commandement malien. Il est prévu de le compléter à 3730 hommes en 2010.

Depuis deux ans, la Cédéao, soutenue par des partenaires comme l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Canada, les Pays-Bas, a initié de nombreux entraînements au profit des forces de sécurité . Il s’agit de l’exercice de poste de commandement (PC) à Dakar en 2006 visant à entraîner l’état-major du GTIA, l’exercice du PC à Accra en décembre 2007, l’exercice du bataillon ouest à Thiès au Sénégal en décembre 2007 avec 1500 hommes de 6 pays de la Cédéao.

La réalisation de ces exercices n’a été possible que par un effort important en terme de formation. Pour ce faire, la Cédéao a établi un protocole particulier avec trois écoles ou centres d’excellence de la Communauté : le National Defense College d’Abuja au niveau stratégique, le Centre Koffi Annan à Accra au niveau opérationnel et l’Ecole de maintien de la paix de Bamako au niveau tactique.

Par ailleurs, en dehors des écoles nationales, il existe 14 écoles à vocation régionale ouvertes aux pays membres de la Cédéao et aux autres pays africains. Ces écoles permettent une mutualisation des formations avec le soutien de la France.

Inaugurée le 26 mars 2007, l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye de Bamako a pour mission de contribuer au renforcement des capacités des Etats africains en matière de soutien de la paix. Elle organise chaque année une trentaine de stages bilingues (français et anglais) au profit de plus de 700 stagiaires africains de 40 pays du continent.

Le programme de formation couvre les trois composantes militaires, police et civile de la force africaine en attente et inclut notamment les stages officier d’état-major, logistique, observateur militaire, police,  démobilisation, désarmement, réintégration, coordination civilo-militaire et consolidation de la paix.

Pour développer ses capacités de formation, l’Ecole de maintien de la paix a signé des partenariats avec le Centre Pearson pour la paix (Canada) et le Centre de politique de sécurité de Genève (Suisse). L’exercice « Jigi » se déroulera sous la responsabilité de la Commission chargée des affaires politiques, de la paix et de la sécurité du département du maintien de la paix et de la sécurité (CAPPS/DMPS) de la Cédéao.

Mohamed Daou

Assitan Haïdara(stagiaire)

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DEF

Le MEBALN au centre de Koulouba

Les épreuves du diplôme d’études fondamentales (DEF) ont débuté mercredi sur toute l’étendue du territoire national.

Au centre de Koulouba où elle s’est rendue hier matin, le ministre de l’Education de base, de l’Alphabétisation et des Langues nationales (MEBALN), Mme Sidibé Aminata Diallo, s’est félicitée du bon déroulement de l’examen et a salué l’engagement des syndicats et des élèves lors de sa visite des centres des examens.

Mme Sidibé était accompagnée du gouverneur du district, Ibrahima Féfé Koné, et du directeur du Centre national des examens et concours, Sahaloum Ould Youba.

Le centre de Koulouba regroupe 180 candidats parmi lesquels 20 auditeurs libres, répartis entre huit salles de 25 candidats chacune. Avant d’entamer sa visite des salles, le ministre a ouvert l’enveloppe contenant les sujets de rédaction sur l’actualité. Le premier porte sur l’accident de la circulation et le deuxième sur la contribution de la jeunesse au développement du pays par le travail.

Le ministre à l’issue de cette visite a invité les parents et les autorités scolaires à prendre bien soin des enfants, à les engager sur le droit chemin car selon elle « chacun de nous a une part de responsabilité dans l’éducation des enfants. Et nous avons besoin d’eux comme eux ils ont besoin de nous ».

Elle a invité les élèves à plus d’assiduité aux cours et fait un clin d’œil aux « vieux » qui ont accepté de revenir sur les bancs avec leurs enfants afin de décrocher leur diplôme d’études fondamentales.

Le président du centre de l’école de Koulouba, Mady Fofana, a confirmé que les candidats étaient au complet. Les candidats composeront dans cinq disciplines (rédaction, physique/chimie, anglais, mathématiques et dictée/questions), qui prendra fin demain.

L’obtention du DEF, aux termes de neuf années scolaires, ouvre la voie aux études secondaires.

Sètè Traoré

(stagiaire)

 

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CHAMPIONNAT NATIONAL

La 17e journée fatale aux Blancs

Le leader qui trébuche, une victoire méritée du CS Duguwolofila et un nul salutaire pour l’Usfas : ce sont, entre autres, les enseignements de la 17e journée du championnat national de Ligue 1, qui a pris fin mardi dernier au stade Modibo Kéita.

Quand le Stade s’enrhume, le Djoliba éternue. Ainsi peut-on résumer les deux rencontres en retard de la 17e journée du championnat national qui ont été jouées lundi et mardi au stade Modibo Kéita.

Alors que la victoire leur suffisait pour talonner le leader, les Blancs de Bamako, en pleine crise de confiance, se sont fait surprendre (1-0) par le CSD. Cette victoire des poulains de Michel Kigoma offrait au Djoliba l’occasion de conforter davantage sa place de leader aux dépens de son grand rival.

Mais, contre toute attente, l’équipe de Hèrèmakono se fera accrocher à son tour (1-1) par le Réal. Le grand artisan de ce nul des protégés de Karounga Kéita a été sans conteste le vieux briscard Bouramablen Traoré qui, grâce à sa vista, a permis à trois minutes de la fin du match à son compère de l’attaque, Moussa Diallo, d’égaliser.

Ce but sera d’ailleurs contesté par l’équipe adverse, qui a estimé que la balle n’a pas franchi la ligne de but. A en croire les observateurs avertis, l’explication a tenu toutes ses promesses. Résultat : les Rouges comptent désormais 8 points d’avance sur les Blancs de Bamako.

Tout comme le CDS, la journée a été profitable aux Clubistes et Centristes. En effet, le COB, avec 26 points, occupe désormais de la 6e place grâce à sa courte et précieuse victoire (1-0) face à l’Asko lors de la journée inaugurale. Même situation pour le CSK qui s’est imposé (3-1) devant les Onze Créateurs de Niaréla. Ce résultat permet aux Centristes (27 points) de remonter à la 5e place.

Outre la rencontre Djoliba-Réal, trois autres nuls ont été enregistrés. Il s’agit des rencontres Nianan-Stade malien de Sikasso (3-3), Débo-AS Bakaridjan (0-0) et Usfas-ASB (2-2).

En attendant la 18e journée, c’est la Coupe du Mali qui focalisera l’attention, du public sportif à l’occasion des 1/8e de finale.

Boubacar Diakité Sarr

 

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