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2008

Mois de juin

Les Echos du 10 Juin

 

AN I DU SECOND MANDAT D’ATT

Le président parle de ses chantiers

ATT a célébré le dimanche 8 juin 2008 l’an I de sa réélection par une conférence de presse. A cette occasion, le président a parlé de ses grands chantiers et de ses préoccupations.

En prélude à la conférence de presse, ATT a, dans un exposé introductif de plus de deux heures, brossé les chantiers qui lui tiennent à cœur et quelques difficultés comme la crise du Nord, l’école, la lutte contre la corruption et la délinquance financière ; la lutte contre les accidents de la route, entre autres.

Les chantiers d’ATT ont pour noms l’école qu’il entend débarrasser de toutes les crises avant d’en faire un lieu où il n’y aura de place que pour la formation. C’est pourquoi il envisage la création du Conseil supérieur de l’éducation. D’ici là, ATT a parlé de la tenue en août prochain du Forum sur l’éducation dont la commission a été mise en place par décret du Premier ministre, il y a environ trois semaines. Ce Forum promet d’être un tremplin pour aplanir la crise de l’école avec la participation de tous ses acteurs. ATT entend imprimer de la qualité à l’éducation malienne. La nouvelle Ecole nationale d’administration en gestation sera, selon lui, le lieu de formation de cadres de haut niveau de l’administration.

Le Conseil supérieur de l’Agriculture est un autre projet ficelé par ATT. Il s’agit pour lui de booster l’agriculture à travers l’aménagement de surfaces cultivables. ATT qui dit croire en la réussite de « l’Initiative riz » qui porte sur la production de 1 618 323 tonnes de paddy ou 1 000 000 de tonnes de riz destinés au marché pour la campagne agricole 2008-2009 pour un coût global de 42,65 milliards de F CFA. Selon lui, l’Office du Niger dispose de 2,2 millions d’hectares emblavables. Il a indiqué que la Libye s’est engagée à en aménager 100 000 hectares.

La lutte contre les accidents de la route semble aussi lancée par ATT qui fait cas de la convocation des Etats généraux de la sécurité routière. Déjà, a-t-il ajouté, l’Agence de gestion des routes (Ageroute) est une réalité. Le phénomène de la corruption est concerné par la série d’Etats généraux réfléchis par ATT, selon qui une commission a été créée à cet effet et qui a à sa tête l’ancien Premier ministre Modibo Kéita.

Pour repenser et moraliser les marchés publics, l’Autorité de régulation des marchés publics et de délégations des services publics, rattachée à la Primature a vu le jour. Selon le chef de l’Etat, cette structure aura pour mission d’examiner les recours des citoyens qui se sentent lésés dans l’attribution d’un marché. L’innovation sera l’obligation faite à la direction générale des marchés publics (DGMP), de publier les résultats d’un marché par voie de presse. La relecture des textes de la DGMP permettra aussi la transparence, a-t-il promis.

Fermeté et dialogue au nord

S’agissant de la crise du Nord, ATT s’est montré à la fois pour la fermeté en choisissant d’attaquer les bases rebelles et en même temps pour le dialogue. C’est dans cette logique de fermeté que l’armée a, à l’en croire, a détruit les bases de Bahanga la semaine dernière en ravageant ses lieux de ravitaillement en hydrocarbures. « Si tu attaques, on attaque », a-il martelé. Aussi, a-t-il précisé, les changements intervenus au sein de l’armée et à la tête des états-majors n’ont rien à voir avec la rébellion au nord. Il a fait comprendre que la dégradation économique de la région de Kidal est due à l’insécurité.

Toutefois, le chef de l’Etat s’est porté en faux contre les alibis de Bahanga dans la rupture de la trêve. Selon le chef rebelle, le gouvernement malien a refusé d’exécuter l’Accord d’Alger. « Sur les 18 tâches, 15 sont accomplies et les 3 trois autres sont en cours d’application », a affirmé ATT. Et d’ajouter que « nous avons comme souhait l’application de l’Accord d’Alger. Si tu n’es pas dans ces accords, on te considère comme bandit ».

Pour ce qui est de la question des réfugiés touaregs maliens au Burkina Faso, le président de la République dit n’avoir pas connaissance de Touaregs partis en exode des suites d’exactions ou d’agressions militaires. « Ceux qui nous attaquent dans les montagnes ont leurs familles à Kidal. La plupart de nos unités militaires sont commandées par des militaires touaregs », a ajouté le président de la République tout en parlant d’instrumentalisation de cette affaire de réfugiés touaregs.

La conférence de presse de quatre heures s’est déroulée en présence du Premier ministre Modibo Sidibé, des ministres de la Protection civile et de la Sécurité intérieure, de l’Administration territoriale, de la Communication, des Relations avec les Institutions, porte-parole du gouvernement et des membres du cabinet présidentiel.

Abdrahamane Dicko

 

 

Phrases et faits d’une conférence

Evaluation et bac sans la Coses

Le président ATT a sorti les muscles contre la Coordination syndicale des enseignants du secondaire (Coses). « Tout a été dit. Tout a été tenté. Nous n’accepterons pas le chantage en tant que parents et soucieux du devenir de notre pays. Ceux qui veulent venir, la porte leur est ouverte. Ceux qui ne veulent pas, on a fait les évaluations sans eux et le bac aussi se fera dans quelques jours sans eux », a martelé ATT. Et d’enfoncer le clou : « personne n’est indispensable. Je ne donnerais les moyens à personne de faire chanter la République. Le gouvernement ne pourra prendre des promesses qu’il ne pourra tenir. Ni do tè, do wèrè don (si ce n’est pas Jean, c’est Paul) ».

Le Végal désavoué ?

A propos du Végal, notre confrère du Sphinx demandait au président qui en est l’initiateur s’il ne s’est pas tiré une balle dans les pieds en créant le Bureau du Vérificateur général. Le confrère faisait allusion aux rapports du Végal qui, selon lui, accusent des citoyens de détournement et les souillent dans la presse. ATT a fait savoir que la dignité et l’honneur des personnes ont été effectivement atteints. « Le Vérificateur vérifie. Mais personne ne peut dire que tel ou tel individu a détourné sans la tenue d’un procès ». Il a indiqué que l’institution du Végal procède d’une volonté politique qu’il assume. « Quoi qu’il en soit, je ne peux dire que je me suis tiré une balle dans les pieds ».

ATT décline un 3e mandat

Le déverrouillage constitutionnel en faveur du prolongement du mandat présidentiel a fait l’objet d’une contribution d’une certaine Marie-Antoinette Sidibé, politologue et constitutionnaliste à Montpellier (France). La question a été posée à ATT de savoir si c’est lui qui tire la ficelle pour se donner un troisième mandat. « Je ne partage pas ce débat et je ne me retrouve pas dedans. Je préfère qu’on me parle d’explosif et non de droit constitutionnel. Pendant la Conférence nationale, je me suis battu pour deux choses : le financement public des partis politiques et l’alternance au pouvoir. J’avoue qu’après ces épreuves, j’aimerais avoir une autre vie », a répondu le président.

ATT complexé par Me Wade ?

Le président sénégalais, Me Abdoulaye Wade, avait fait une prise de position contre l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qu’il a qualifiée de gouffre financier et demandait sa suppression ou sa refondation. Une consœur voulait qu’ATT se prononce sur cette démarche de son homologue sénégalais. Dans un humour qui lui est propre, le chef de l’Etat a répondu qu’il ne peut pas juger son aîné Wade qui est, selon lui, courageux et dit exactement ce qu’il voit et deuxièmement c’est un homme qui a une culture qui lui permet de dire des choses. Ce qui est franc.

Vous avez dit conférence de presse ?

Une conférence de presse est normalement ouverte à tous les journalistes qui y sont conviés. Il n’y a aussi aucun inconvénient que les initiateurs la préparent pour faire passer des messages en choisissant leurs questions et leurs journalistes. Mais depuis 7 ans que la conférence d’ATT dure, la Cellule de communication de Koulouba excelle dans l’art de ne donner la parole qu’à des journalistes ciblés. Sur la quinzaine de confrères qui ont posé des questions deux à quelques exceptions près n’étaient pas entrepris pour les besoins de la cause. Pourquoi ne pas organiser alors une conférence de presse fermée ?

 

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AN I DU SECOND MANDAT D’ATT

Des Bamakois, sceptiques, se prononcent

Dominé par la cherté de la vie, la crise scolaire et la rébellion au nord, le bilan de l’an I du dernier quinquennat d’ATT, pour des citadins, laisse à désirer pour ne pas dire négatif. Réactions.

Birama Koné(employé de commerce) : « Il parle trop »

« Le début du deuxième mandat d’ATT est nul. On a faim, on a soif. Il parle trop mais ne tient plus le pays. Nous sommes maintenant vaccinés et on ne peut plus nous gaver de paroles seulement. ATT doit tout faire pour réduire les prix des denrées de première nécessité et le coût de l’eau et l’électricité. On l’a élu pour ça ».

Maïmouna Doumbia(vendeuse) : « ATT, je vais être divorcée ! »

« Dites à ATT que je vais être divorcée à cause de la cherté de la vie. Cette situation est aujourd’hui à la base de beaucoup de divorces, j’en serai bientôt une victime. Je ne m’entends plus avec mon mari qui ne parvient plus à me nourrir (pleurs). Je suis obligée de me promener avec de petites marchandises qui ne s’achètent pas. Pour que le pays puisse sortir de cette crise, on doit créer des emplois. On doit donner de l’emploi aux femmes pour qu’elles puissent aider leurs maris. S’il y a moins de chômeurs (l’homme travaille, la femme travaille), il y aura moins de problème dans les familles ».

Oumar Coulibaly(mécanicien) : « Une première année négative »

« On ne peut pas dire que le bilan de cette première année du second mandat d’ATT est positif. Il y a de problèmes partout. Les prix des céréales ne cessent d’augmenter malgré les efforts des pouvoirs publics. L’école va très mal. Tout est lié à l’école et à la nourriture. Or, quand ces deux secteurs se portent bien, les gens oublient les autres problèmes ».

Mahamadou Maïga(boutiquier) : « Un mandat difficile »

« On prie Dieu pour que qu’il amoindrisse les problèmes sinon ça ne va pas. Les prix augmentent chaque jour. Nous sommes tout le temps accusés par les clients. Ils pensent que c’est de notre faute. Parlons franchement, ce mandat est accompagné de difficultés ».

Neketi Sinayogo(étudiant) : « Il faut que ça change »

« Le bilan n’est pas pour le moment acceptable. C’est un mandat qui débute mal avec la crise scolaire et la rébellion au nord. Si ça continue ainsi, ATT ne satisfera pas ses concitoyens ».

Kassim Thiéro(entrepreneur) : « ATT est un travailleur »

« En réalité, ATT est un travailleur. Il a l’amour de ce pays mais il n’a pas de personnalité. Un chef d’Etat n’est pas n’importe qui. Il doit se faire respecter. Si les Maliens ne prennent plus ATT au sérieux, c’est parce qu’il parle trop. Il doit plutôt agir, serrer la vis, sanctionner les fautifs au lieu de s’adonner à la parole qui ne mène nulle part ».

Fatoumata Sangaré(étudiante) : « Au Mali, c’est pire »

« Vie chère, rébellion au nord et crise scolaire, ce deuxième mandat d’ATT ne peut qu’être médiocre. C’est vrai qu’il y a des problèmes partout dans le monde, mais au Mali il y a pire. Les Maliens sont seulement endurants sinon la vie n’est pas du tout facile dans notre pays ».

Propos recueillis par

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

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MALI

ATT for ever !

Dans la course aux maroquins, les dernières barrières de la décence tombent.

Ainsi donc, il y aurait au royaume de Paris et Navarre, blottie entre les lambris dorés du palais de Versailles et la glauque place de la Bastille, une Marie-Antoinette Malienne, Sidibé de son nom de famille, autoproclamée « intellectuelle » sans retenue, partisane de la présidence à vie. Alléluia ! Cette Marie-Antoinette est une fascinante sinon fascisante intellectuelle malienne de France. Vraiment. Franchement. Défense de rire ! Pas de Prozac !

Elle est tellement intellectuelle la belle dame aux pétales délicats, tellement instruite d’intention anticipative, tellement infatuée de sa personne, qu’elle ne propose rien moins que la reconduction éternelle du président malien. Car, voyez-vous, Marie-Antoinette qui vit en France en a assez de la limitation de mandats au Mali. Dix ans au sommet, c’est du divertissement. Trop peu pour travailler, trop peu pour s’occuper du bien-être de son peuple.

Et Marie-Antoinette, intellectuelle sans pareille sur la terre d’Allah, propose même des exemples au pauvre peuple abruti du Mali qui ne sait pas ce qu’il perdra quand ATT s’en ira en 2012. Sortez les mouchoirs et essuyez vos larmes, pauvres primitifs ! Ses spécimens à elle, l’intellectuelle Sidibé au niveau jupitérien de réflexion, sont Omar Bongo du Gabon, président depuis 41 ans, Paul Biya (24 ans), Ben Ali de Tunis (21 ans bientôt) et d’autres exemples de grands démocrates, leaders éclairés, timoniers, génies des Carpates et petits pères des peuples. Des bâtisseurs de nations prospères dont les peuples repus et bourrus refusent de se séparer. Elle est vraiment forte notre intellectuelle de comptoir ! Ah, nostalgie de l’UDPM, creuset de l’unité nationale, vivier de cadres et moteur du développement économique, comment avons-nous pu nous en débarrasser !

Oh Marie-Antoinette ! Hou Marie-Antoinette ! N’est-ce donc pas peu la simple modification de la Constitution qui permettrait à ton président adoré de diriger ad vitam aeternam ce cher Mali que tu aimes tant. Oh, non ! brave intellectuelle de la rive gauche si pétrie de valeur démocratique et républicaine. Non, madame, ce n’est certainement pas la piétaille qui chialait à la Conférence nationale de 1991 qui t’impressionne. Mais fais quand même attention : à force de jouer la bouffonne de la plume, tu te mues en saltimbanque du raisonnement.

As-tu oublié que la plèbe qui vociférait sa soif de changement, de liberté et de démocratie, celle qui a imposé la limitation du mandat présidentiel avait un chef. Eh oui, madame, tu aimes d’un amour féroce ATT, tu méprises les conférenciers nationaux, dans ta précipitation à vomir sur la multitude, tu éclabousses ton poulain : ATT était le chef de la Conférence nationale ! Oserais-tu donc insulter la masse et épargner le chef ? Aussi, me ferai-je un devoir, pour la suite, de sombrer dans le saint abîme du vouvoiement.

Marie-Antoinette : au pied de l’échafaud, n’avez-vous donc tant vécu que pour cet avilissement ? Non, ATT ne mérite certes pas seulement un troisième mandat. Il a surtout besoin d’une intellectuelle d’envergure, comme vous, Altesse, doctorante de la masturbation intellectuelle, naturellement partisane de la couronne royale du Mali. N’est-ce pas mieux, madame la théoricienne du chaos refondateur ? Big bang et badaboum pour le Mali éternel ! N’avez-vous donc pas songé à intituler votre mémoire ou thèse, sur la chaire de la Sorbonne « Une couronne impériale pour ATT » ?

« Bi yooo, bi kadi… »

Je vous suggère de vous y mettre. Sinon, faites-nous un bilan des « Réalisations de l’UDPM ». Vous qui croyez, chère intellectuelle au pied de la science de Nanterre et Centrale, que l’Histoire s’écrit à rebrousse-plume, perpétuel recommencement des niaiseries qu’une inextinguible soif d’honneur ne peut changer, avez-vous pensé à la légende de Hérémankono. Sûrement, non ! N’avez-vous donc pas senti, boulevard des Champs Élysées, la pestilence de la corruption qui tue votre patrie ? Que faites-vous des miasmes de la concussion qui chuinte sur les bords du Djoliba ? Allah kama, kana dibi bô tlé fè, m’balima mousso.

Marie-Antoinette, Lady Sidibé, pendant qu’on y est, pourquoi ne tasserez-vous Lobbo pour prendre logis au palais de Koulouba, admirant de votre superbe, la déliquescence du bas-peuple de Médina Coura et Kalaban. Je vous vois fardée du mascara d’Inde, portant les diadèmes royaux, éminente aux côtés du souverain, majestueux spectre royal à la main. Marie-Antoinette, souffrez-donc que je fasse don de ma personne un Raspoutine contemporain qui comblera vos intrigues de palais, tranchant dans le vif entre courtisans et valets. Quand l’écuyère se fera Cendrillon, quand la roturière se muera en princesse des cœurs, vous ferez de vos serfs le tapis de vos augustes pieds. Marie-Antoinette, intellectuelle malienne résidant en France : avez-vous pris le parti de Gargantua qui toise Paris privé de Chicorée ?

Marie-Antoinette, princesse du Mandé au palais de Kourakanfougan, Ka’aba et Nianiba réduits en détritus, que ne présiderai-je à la résurrection de Balla Fasséké, ngoni et xylophone grinçant, cacophonique mélodie de la majesté de ce Mali éternel. Votre roi sera alors l’héritier de Soundjata et Soumaoro, de Ba Bemba et Samory, de Firhoun et Banzani, de Sékou Ahmadou et Al Hadji Oumarou. A votre roi échoira le sabre de Biton et de l’épée de Gueladjo qui, une après-midi, fit de Déra, une nécropole. Alexandre le Grand sur Bucéphale, fendant le désert de Kidal, à la recherche d’Ibrahim Ag Bahanga.

Ah, Marie-Antoinette, Bazoumana Sissoko disait : « Bi yooo, bi kadi… Massa Allah ma bi gnogon da… » Oh oui, madame l’intellectuelle, je vous offre gracieusement la lignée des Bourbon. Je vois la verve de Talleyrand ensevelie sous les flots de la Seine. Danton et Marat au garde-à-vous ; tandis que Robespierre, mué en traître, passe à la guillotine la canaille excédée qui avait osé crier au roi « Ça suffit ! » Le peuple debout ne mérite que matraque et mitraillettes. Qu’il reste assis et subisse sans murmures le sort de la défaite qui se vautre dans la fatalité.

Marie-Antoinette, que ferez-vous donc des Martyrs de mars 1991 ? Bien entendu, ceux de mars. Non, ce ne sont pas des souverains anonymes. Qu’il vous plûtes et vous épatâtes d’en parler, princesse dédaigneuse qui jette à la meute négationniste la mémoire du champ d’honneur. Oh, non : « Ayé bô, ayé bô, moussolo ayé bô, Soundjata tamana… Mandé tièbaw ni Mandé moussow ayé bô, Sogolon Djata tamana… » Hey, Hey, Sidibé ! soudou baba doupi !

Seriez-vous du parti de la garde royale qui charge les gavroches de la Bastille ? Ignorez-vous la misère du peuple qui ne peut plus se payer le pain garni de mie infecte ? Ne voyez-vous pas ces mines déconfites sombrant de désespoir à la vue de la marmaille affamée ? Ne vous parvient-il pas le sanglot de l’homme malien réduit à espérer une délivrance égarée entre cieux et nuages ? Non, Marie-Antoinette, le Carré des Martyrs du cimetière de Niaréla vous rappellera, contre votre gré, que le chemin du reniement est parsemé de cette infamie dont seuls les intellectuels autoproclamés ont le secret. Non, Marie-Antoinette, le peuple malien ne criera pas Heil, main tendue et svastika sur l’épaule. Non, Marie-Antoinette, l’or de Kankou Moussa n’ornera pas votre carrosse !

S’il vous arrive encore de souhaiter à votre pays le malheur d’un pouvoir sans fin, la tristesse d’un changement improbable, faites un tour chez les grands démocrates que vous citez et exercez-y cette liberté qui vous est permise en France. Des coups de pied bien ajustés qui se perdent, un trouvera postérieur généreux.

Ousmane Sow

(journaliste, Montréal)

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ACCIDENTOLOGIE ET INSECURITE ROUTIERE

Principes

Nous entamons aujourd’hui une série de tribune couvrant tous les aspects de l’accidentologie et de la sécurité routière sous la plume d’un expert.

Le plan Apta ou Plan d’action préventive des traumatismes accidentels liés à la circulation au Mali (dépôt légal Bibliothèque nationale du Mali) ramassait globalement pour la première fois sur le papier les problèmes rencontrés avec l’insécurité routière et les accidents de la voie publique. Ce document fut distribué gratuitement. On n’en a jamais parlé publiquement évitant comme d’habitude de rendre à César ce que la postérité lui a déjà légué. Eh oui, qu’on le veuille ou non ce document est rentré dans l’histoire du Mali comme étant le premier travail - bon ou mauvais - qui interpella la société malienne sur les accidents de la voie publique et sur l’insécurité routière. Décidément, mars 91 n’aura pas cessé d’illuminer nos esprits !

Voici maintenant que nous nageons en pleine communication sur la problématique sociale, culturelle, technologique et économique de la circulation routière. Nous n’aurions pas œuvré pour rien ! Pour cause avions-nous raison d’investir notre mental, notre physique et nos maigres économies ainsi que notre intime conviction pour batailler dur. Si chacun s’y était mis comme c’est le cas de nos jours, depuis tant, en 1993, chacun aurait épargné des vies perdues ou estropiées. Peu importe, pourvu que ça dure et que du bonheur ! Que notre société en sorte plus forte que jamais pour refuser le fatalisme exacerbant qui mine l’Afrique. Les différents corps de métiers sont dans la partie. La télévision nationale possède une émission exclusive sur le sujet. Etonnant, non ? Les associations sont créées et s’investissent dans le combat quotidien. Les plus hautes autorités s’engagent à travers leur discours dans la prévention et la lutte contre les accidents de la voie publique. Mais là, mon grand père me disait qu’entre ce que l’homme politique dit et ce qu’il fait, il y a toujours ce qu’il faut comprendre. Alors méfions-nous de trop discourir. Toujours est-il que la machine est bien huilée en marche, bien rodée ; espérons qu’elle ne cale ou se noie dans le temps avec l’usure d’une sempiternelle rhétorique, accélérant et décélérant au gré d’une humeur politicienne profondément insondable.

Dans un extrait du conseil des ministres du gouvernement de la République du Mali (Parution du journal Essor en date du 28 mars 2008.), au chapitre des communications écrites et au titre du ministère de l’Equipement et des Transports, nous pouvons constater la consignation ainsi libellée ; nous citons : « Le conseil des Ministres a examiné une communication relative au Programme d’actions multisectoriel de lutte contre l’insécurité routière. L’insécurité routière est devenue un sujet si préoccupant qu’elle ait été qualifiée par l’Organisation Mondiale de la Santé de « fléau  sanitaire mondial ».

Dans le monde on enregistre chaque année plus de 1,2 millions de morts sur les routes et plus de 50 millions de blessés dont 5,5 millions resteront handicapés à vie. Les jeunes sont les premières victimes des accidents de la circulation. Selon les statistiques de l’OMS, 40 jeunes de moins de 25 ans meurent toutes les heures sur les routes dans le monde soit un mort toutes les 90 secondes.

En Afrique subsaharienne, les accidents y représentent 11% de l’ensemble des accidents dans le monde. Le taux de mortalité routière pour 100 000 habitants chez les moins de 25 ans est de 24,2 en Afrique contre 10 pour les pays européens.

Notre pays n’échappe pas à la tendance globale de l’aggravation de l’insécurité routière, bien au contraire. Pour l’ensemble du Mali, il a été relevé 564 tués sur les routes en 2005 et 642 tués en 2006, soit une augmentation de 14 %. 6634 blessés en 2005 et 7830 blessés en 2006, soit une progression de 18%. Pour le district de Bamako, le nombre d’accidents a augmenté de 17% entre 2003 et 2004 et 48% entre 2004 et 2005. En 2006, on y a dénombré 2832 accidents corporels dont 168 tués, 1388 blessés graves et 1276 blessés légers. Les accidents sont dus à plusieurs facteurs qui se combinent parfois. Il s’agit notamment du non respect des règles de la circulation, des défaillances techniques et de l’état des infrastructures. Compte tenu de cette situation, le Président de la république a fait de la lutte contre l’insécurité routière un des axes majeurs de la politique qui sera conduite par le Gouvernement au cours du quinquennat. Le Programme d’actions multisectoriel de lutte contre l’insécurité routière vise à traduire dans les faits cet engagement. Il s’articule autour de 10 objectifs prioritaires pour l’atteinte desquels il est prévu des actions immédiates à court et à moyen termes.

Il s’agit notamment :

- de l’intensification des campagnes de sensibilisation en vue d’un changement de comportement ;

- du renforcement du contrôle sur les routes et de l’application des sanctions prévues en cas de violation des règles ;

- de la relecture du code de la route dans certaines de ses dispositions en vue d’une meilleure adaptation des règles au contexte ;

- du renforcement des capacités des usagers et des agents chargés de la sécurité et de la protection civile ;

- de l’amélioration de la prise en charge des victimes ;

- de la création prochaine d’une agence nationale de la sécurité routière qui aura la charge d’assurer la gestion de la sécurité routière. La mise en œuvre des actions et mesures prévues dans le programme vont contribuer à réduire l’insécurité routière et à préserver des vies humaines dans notre pays. » Fin de citation.

Nous saluons les efforts des uns et des autres et encourageons-nous dans la persévérance, bien loin de toute diabolisation pour maîtriser les impératifs des principes d’accidentologie face à l’insécurité routière dans la théorie générale de la circulation.

Les fauteurs

Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous allons tenter de dresser les caractéristiques et le profilage du responsable des accidents et de l’insécurité routière en grande partie. Sous son attitude et son comportement de tous les jours, il ou elle développe, accumule et entretient des facteurs concourant à la survenue des accidents.

Lorsque ce spécimen conduit : il ignore la diplomatie routière, ne pense qu’à lui tout seul et à son moyen de déplacement ; il est toujours prêt à dégainer un billet de mille francs ou une pièce de cinq cent francs pour effacer toute infraction ; plus rien d’autre et personne d’autre que lui n’existent : tout gêne et tout le gêne. Il ne cède le passage aux piétons qu’obligé, ignore le poids, les différents temps de réaction du moteur et la consommation de ce qu’il a entre les mains ; il accélère en prenant un virage en troisième voire quatrième vitesse avec le clac-clac-clac incessant du disque d’embrayage. Il s’engage brusquement sur une route en sortant d’une rue et vice versa. Il clignote à gauche pour tourner à droite ; il clignote après avoir tourné. Il ne surveille pas les bruits électroniques du tableau de bord. Il klaxonne brutalement derrière un piéton, le surprend ou devant des enfants, les terrorise, sans décélérer. Il brûle les prescriptions de vitesse sur le trajet, les panneaux de stop et les feux tricolores. Il file à toute allure aux heures tardives durant la nuit, en plein jour dans les rues. Il démarre bruyamment en coinçant la pédale d’embrayage qu’il a du mal à lâcher particulièrement s’il s’agit du spécimen féminin. Il insulte les autres gratuitement, refuse d’obtempérer au coup de sifflet du policier. Il est incapable de se garer en biais dans une file de voitures et ignore le démarrage en côte. Il ne respecte pas le marquage au sol. Il allume ses phares et éblouit les piétons, les autres conducteurs. Il téléphone au volant avec ses mains où coince le téléphone entre sa mâchoire inférieure et son épaule. Il démarre en trombe en laissant brutalement la pédale d’embrayage pour frimer soulevant la poussière. Il refuse de se laisser doubler. Il ne met pas sa ceinture desécurité. Il s’arrête au beau milieu de la route pour discutailler dans des salamalecs à n’en pas finir, il se donne le droit de menacer et d’écraser qui il veut si nous ne prenons pas garde devant lui…

Quand il est sous le profil du piéton : il court en traversant la chaussée. Il se met n’importe où pour héler son taxi, son dourouni ou son Sotrama. Il ne regarde pas les feux tricolores avant de traverser. Il passe instinctivement là où il peut sans réfléchir. Il dandine au milieu de la route sans s’en rendre compte. Il fait la course avec les véhicules et toute sorte d’engins pour circuler. Il attaque, insulte, maudit et évolue dangereusement dans son monde de risques.

Maintenant lorsque nous retrouvons cet usager sur un deux-roues : il se faufile dans la circulation, double par la droite, ne voit plus les clignotants des véhicules. Il fait la course avec tout le monde, avec lui-même. Il ne songe pas au code de la route puisqu’il l’ignore. Il ne porte pas de casque. Il plie ses rétroviseurs pour signaler sa virilité devant le genre féminin. Il ne possède ni permis, ni assurance encore moins un autre document qui protègerait la société en cas de pépins.

Combien de fois avons-nous entendu ces expressions navrantes comme « Reste là que je te brise les jambes pour voir ! Il n y aura aucune suite ! Puisque c’est toi qui vas crever ou souffrir ! » : C’est l’impunité totale et la méchanceté gratuite que nous vivons ici ; « Regardez-moi cet imbécile ! » : C’est le mépris et le manque de respect que nous cultivons là, « Je suis assuré, je ne crains rien ! » : Inconscience et ignorance de tous ces énergumènes qui ignorent totalement qu’à aucun moment, aucune voiture, aucune moto et aucun camion, dussent-ils être sertis en diamants et brodés d’or ne vaudront jamais une seule seconde de vie humaine !

Ousmane NDaw

Expert

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JOURNEES PHARMACEUTIQUES

Maliens et Tunisiens échangent leurs expériences

Les journées médicales et pharmaceutiques tunisiennes ouvertes hier, ne seront pas uniquement un espace d’échange, mais l’occasion de découvrir et d’approfondir les connaissances en matière de santé.

Autrefois journées économiques du Mali en Tunisie, foire internationale de Tunis ensuite, aujourd’hui le partenariat qui existe entre le Mali et la Tunisie depuis des décennies a pris une autre dimension avec l’organisation hier à Bamako des premières journées médicales et pharmaceutiques tunisiennes dénommées « Afro santé ».

Organisé par la Chambre de commerce et d’industrie du Mali et celle de Sfax en Tunisie sous le haut patronage du ministère de la Santé, le salon médical regroupe les opérateurs économiques des deux pays évoluant dans le domaine de la santé.

Au-delà de l’exposition des médicaments et autres produits, le salon « Afro santé » offrira l’occasion aux participants de découvrir et d’approfondir les connaissances en matière de santé. Il constituera également une cadre propice pour établir des contacts, assurer des échanges et étudier une coopération entre les différents intervenants dans le secteur de la santé dans les deux pays.

Dans le cadre de la coopération tuniso-malienne, de nombreuses actions solidaires et citoyennes ont été entreprises. L’on peut citer à titre indicatif la présence, ces 5 dernières années au Mali, des ophtalmologistes tunisiens avec à leur actif 1000 interventions d’implants interoculaires au bénéfice de patients maliens, des centaines de consultations médicales et une cinquantaine d’interventions chirurgicales, la formation et l’encadrement scientifique de médecins maliens. Autant de preuves qui témoignent de la vitalité des relations entre les deux Etats.

Assurant l’intérim de son homologue de la Santé, le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Dr. Badra Alou Macalou, s’est félicité de l’organisation de ce salon dont « l’intérêt et l’importance sont d’une évidence pour le Mali ». Il a exprimé la satisfaction du gouvernement pour la qualité de la coopération tuniso-malienne mais également marqué la disponibilité de celui-ci à accompagner tous les efforts afin que l’intégration « qui est déjà en marche, puisse davantage s’accélérer ».

Pour l’ambassadeur de Tunisie au Mali, le choix porté sur la santé comme thème de ce salon « participe de la volonté des autorités tunisiennes de booster des actions de coopération bilatérale avec le Mali dans un domaine aussi capital comme le secteur de la santé ».

Cependant, malgré les progrès enregistrés, S. E. M. Farhat Cheour dira que le chemin à parcourir reste encore long dans la mesure où les acquis ne reflètent pas totalement les aspirations des dirigeants des deux pays. Dans l’optique d’atteindre les résultats escomptés, le diplomate a insisté sur la multiplication des initiatives, les échanges et un sursaut de part et d’autre.

Temple du savoir et carrefour d’échanges, la Tunisie, défenseur de la coopération Sud-Sud, dispose de 103 cliniques privées, 1533 médecins dentistes, 225 laboratoires d’analyses. En 2007, le nombre de patients traités en Tunisie était de 95 000 personnes.

Mohamed Daou

Assitan Haïdara(stagiaire)

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ADHESIONS AUX PARTIS POLITIQUES

L’Adéma profite des divergences en Commune V

Après avoir « avalé » des partis politiques, l’Adéma continue de se renforcer par de nouvelles adhésions. En Commune V, au moment où ce n’est pas l’accalmie dans d’autres grandes formations en partie à cause des guerres de positionnement, le parti de l’Abeille a obtenu l’adhésion du 1er adjoint au maire de la Commune V et de plusieurs autres militants.

Les élections municipales arrivent à grands pas et tous les moyens sont bons pour les partis politiques de convaincre d’autres militants de les rallier. L’Adéma/PASJ ne dort pas sur les lauriers. Elle cherche à faire adhérer au parti toutes les personnes susceptibles de lui apporter une plus. Après moult tentatives, le parti de l’Abeille a finalement réussi le transfert dans son camp de l’actuel 1er adjoint au maire de la Commune V du district de Bamako, Ibrahima Dioné.

Cette adhésion découle de l’incapacité des autres formations en vue dans la localité à s’entendre sur les mêmes choix, les mêmes idéaux, et de ce fait, de maintenir leurs militants, surtout les plus populaires. Le nouvel arrivant dans la Ruche, Ibrahima Dioné n’est pas un militant quelconque en Commune V, car ayant été maire de 1992 à 1997 sous les couleurs du Cnid, ensuite élu 1er adjoint au maire Demba Fané sous la bannière de l’URD. Sa dernière joute électorale remonte aux dernières législatives, où il s’est classé 3e.

Si M. Dioné que d’aucuns qualifient de « caméléon politique » est à l’Adéma aujourd’hui, c’est parce qu’il avait maille à partir avec les dirigeants du Cnid, sa première formation et ensuite avec ceux de l’URD. A la veille des municipales en 2004, le Cnid a préféré Abba Touré de Kalaban à lui, et, à l’URD, ce n’est pas la paix avec le maire Demba Fané et le député Mme Coulibaly Kadidiatou Samaké, soutenus dans leurs œuvres par le bureau du parti de Soumaïla Cissé.

Un responsable de la section V de l’Adéma s’est dit heureux de cette adhésion, car « Dioné nous a toujours battus à Daoudabougou, son fief, où nous n’avions pas de leader charismatique ». Les autres « grosses pointures » politiques ne se montrent pas rassurantes. Elles ont de la peine à transcender les divergences pour faire front commun dans une même cause.

L’Adéma, seule en force ?

Jadis considéré comme la 1re force politique en Commune V où il avait réussi à faire élire 2 députés lors des élections législatives de 2002, à savoir Baconi Ballo et Kadari Bamba (paix à son âme), le Rassemblement pour le Mali (RPM) est en mauvaise posture. Cette chute s’est traduite par la perte par le parti du Tisserand des deux places à l’hémicycle.

L’on se souvient que lors des législatives de 2007, l’honorable Baconi Ballo, à l’époque président du groupe parlementaire RPM/RDT, n’a pu briguer à nouveau une place de député dans la mesure où l’unanimité n’avait pas été faite autour de sa candidature. Depuis, le parti a du mal à se relever dans la Commune.

A l’URD, ce n’est pas non plus l’accalmie souhaitée. A l’image de la mairie de la Commune V, où des conseillers municipaux URD ne parlent plus le même langage que le maire Fané. Selon des sources, ces élus URD seraient prêts à claquer la porte du parti. Aussi, Dr. Béfon Cissé, membre de la section V de l’URD, ne serait pas content de « l’imposition de la volonté » du seul député Mme Coulibaly Kadidiatou Samaké.

Même s’il a réussi à faire élire comme député Mme Sissoko Fanta Mantchini Diarra, le Cnid aussi fait pâle figure dans la Commune à cause notamment de guerres de positionnement. A Kalabancoura par exemple, le conseiller municipal Abba Touré a engagé un bras de fer avec des jeunes du parti qui ne veulent plus le voir défendre les couleurs du Soleil levant aux prochaines élections municipales. L’instance dirigeante du parti du Soleil levant aurait même été sollicitée pour départager les deux camps. Le verdict sera-t-il communément accepté ? Ne conduirait-il pas à d’autres démissions ?

En tout état de cause, c’est l’Adéma, pour l’heure, qui bénéficie de ces divergences au sein des grandes formations politiques. Le parti de l’Abeille peut sereinement envisager les futures échéances électorales.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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