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2008

Mois de juin

Les Echos du 05 Juin

 

AVEC 1000 MILLIARDS DE DETTE INTERIEURE

Le Parena annonce notre faillite économique

Le Parti pour la renaissance nationale (Parena) était face à la presse mercredi 4 juin 2008 pour parler de la crise de l’école, du Nord et de la vie chère avec sous les bras des propositions. Il ressort des analyses économiques du parti du « Bélier blanc », que les clignotants économiques sont au rouge avec 1000 milliards de dette intérieure et des recettes douanières et minières déficitaires.

C’est sur la base d’un travail méticuleux avec des documents de référence que le président du Parena, Tiébilé Dramé, a évoqué mercredi les tensions de trésorerie qui frappent notre économie. Aux dires du président du Parena, la dette intérieure cumulée du Mali (l’argent que le Trésor public doit aux fournisseurs de l’Etat) s’élève à plus de 1000 milliards de F CFA à la fin du mois de mai 2008.

Le Trésor doit aussi des dizaines de milliards de F CFA à des banques de la place. La douane, principale pourvoyeuse de fonds, a réalisé moins de 10 milliards CFA sur une projection mensuelle de 27 milliards au 27 mai 2008. Les arriérés de prévision à la fin mai s’élevaient à 54 milliards pour les premiers mois de l’année. Les impôts affichent un léger mieux avec 85 % de recouvrement.

Face à ce tableau sombre de l’économie malienne, le président du parti du « Bélier blanc » a laissé entendre que « c’est toute l’économie qui se trouve grippée et le système bancaire menacé. Les activités des opérateurs économiques, combien essentielles à la survie des ménages, sont progressivement étouffées ». Son inquiétude est d’autant plus grande que dans son entendement, l’ensemble du système économique est en panne quand l’argent se raréfie et l’Etat peine à honorer ses engagements.

Tiébilé Dramé a déploré le manque d’effort de l’Etat dans la réduction de son train de vie. Les solutions par lui proposées portent, entre autres, sur la réduction des dépenses de l’Etat (carburant, électricité, eau et communication), la réduction au strict minimum nécessaire des missions effectuées par les membres du gouvernement, de l’Assemblée, des autres institutions de la République, la révision du taux des frais de mission des membres du gouvernement, de l’Assemblée nationale et des autres institutions, la lutte contre la fraude et les évasions fiscales, la fin des exonérations discriminatoires, l’égalité des opérateurs économiques au cordon douanier.

Reporter « l’Initiative riz » à 2009-2010

Le Parena a réitéré de « desserrer l’étau et l’emprise » de certains opérateurs économiques sur des services financiers (douanes et impôts), de renégocier sans délai le contrat avec les compagnies minières visant à augmenter la part de l’Etat. Selon les constats du Parena, le prix de cette matière première bat des records sur le marché mondial avec 1025 dollars l’once au marché de Londres, le 3 juin 2008. Le Parena a exigé un contrôle strict sur les quantités d’or exportées, indiquant qu’en 2006, la part de l’or dans les recettes d’exportation était de 587,486 milliards CFA.

Pour atténuer les effets de la vie chère, Tiébilé Dramé a proposé comme recette : la bonne gouvernance, la rigueur dans la gestion des ressources et des stocks, l’anticipation et une bonne organisation de nos circuits d’approvisionnement et de distribution des produits céréaliers.

« L’Initiative riz », opération du gouvernement pour juguler la crise céréalière, ressemble à un « éléphant blanc », du point de vue du Parena à cause de la précipitation dans sa conception et du risque de débours financier de dizaines de milliards des banques et de l’Etat sans résultats sûrs. Le Parena a souhaité qu’elle soit reportée à la campagne 2009-2010 afin de mieux la préparer.

Le Nord demeure une question nationale pour le Parena qui ne saurait se régler sans l’ensemble des Maliens. A cet égard il a préconisé une conférence nationale et l’information des partis politiques tout en appelant les membres de l’Alliance du 23-Mai à déposer les armes et à aller dans une dynamique de paix. Le parti du « Bélier blanc » est favorable à l’application de l’Accord d’Alger qu’il a soutenu depuis juillet 2006 ou sa renégociation en cas d’inapplicabilité de certaines de ses clauses.

Sur la crise de l’école, le Parena a une fois de plus déploré la politique actuelle du gouvernement qui se caractérise par « l’intransigeance et l’autisme » qui ne favorisent pas le dialogue et les concessions indispensables pour une sortie de crise.

Le président Dramé a condamné les évaluations sans les professeurs dans le secondaire. Il a proposé le compromis tant à la Coses qu’au gouvernement pour négocier un taux d’indemnité de logement acceptable et reporter sa prise en charge sur l’exercice budgétaire 2009 eu égard aux difficultés budgétaires et sa non-inscription au budget 2008.

Il y a lieu, selon le Parena, de dissiper les malentendus pour la réussite du Forum national sur l’éducation d’août 2008.

Abdrahamane Dicko

 

« Touche pas à ma constitution ! »

La question du déverrouillage constitutionnel sur le mandat présidentiel qui alimente des journaux sous la plume de politologues ou constitutionnalistes connus ou cachés a été abordée à la conférence de presse du Parena. Le président Tiébilé Dramé a écarté toute démarche allant dans ce sens. Il a indiqué à la presse que les travaux en cours sur les textes fondamentaux de l’Etat ne doivent pas concerner l’article 30 de notre Constitution sur la limitation du mandat présidentiel. M. Dramé dit avoir déclaré à la Commission présidée par Daba Diawara, lors de leur rencontre du 12 mai 2008 de faire une déclaration écrite selon laquelle son travail ne consistera pas à modifier l’article 30 de notre Loi fondamentale. Un geste qui tarde à venir de Daba Diawara.

 

Marie-Antoinette Sidibé wanted ?

Marie-Antoinette Sidibé, politologue à l’Université de Montpellier,a signé le lundi dernier, un article de presse paru dans différents journaux de la place, relatif au déverrouillage constitutionnel. Est-ce un nom d’emprunt ou l’identité réelle d’un professionnel du droit constitutionnel ? Le Parena en doute sérieusement. Il doute si Koulouba n’a pas déjà activé ses réseaux pour un travail dans l’ombre visant à toucher à l’article 30 de notre Constitution. Tiébilé Dramé a déjà lancé ses limiers pour en savoir davantage. « Nous allons débusquer cette Marie-Antoinette et toutes les Marie-Antoinette. Nous avons nous aussi nos amis et parents à Montpellier, nous saurons tôt ou tard si cette personne existe », a promis M. Dramé.

 

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LES RAISONS DE LA LIMITATION DU MANDAT PRESIDENTIEL

Dix questions/réponses

Le mandat présidentiel constitue le socle de la démocratie partout dans le monde. Il est source (s’il est limité) d’alternance, de progrès, de multiplicité de gouvernance et d’opinions au sommet de l’Etat et (s’il est illimité) de la mystification, de la personnalisation, de la confiscation du pouvoir par un clan, voire par un homme qui décide être seul apte à diriger les autres tant qu’il respire.

Voici résumée la limitation du mandat présidentiel en dix questions/réponses :

Pourquoi les constitutions africaines du début des années 1990 ont prôné la limitation du mandat présidentiel ?

Au début des années 1990, le règne trop long de l’arbitraire des régimes de dictature (civils et militaires) a inspiré les peuples africains à tirer leçon de la gouvernance présidentielle en limitant le nombre de mandat présidentiel. Le passé douloureux a prouvé que tous ceux qui ont pris le pouvoir en Afrique ont berné le peuple en affirmant vouloir mettre de l’ordre et partir ; or ils sont restés des années durant et ont fini soit par être chassés, soit par instaurer un régime taillé sur mesure, c'est-à-dire à vie.

Les dirigeants des pays africains qui violent la limitation de mandat inscrite en règle d’or dans leurs constitutions sont-ils des exemples de démocratie ?

Absolument pas. Les pays qui ont revu la limitation du mandat présidentiel tels que le Burkina Faso, le Tchad, le Gabon, la Guinée et récemment le Cameroun ne peuvent nullement servir de modèles démocratiques, en tout cas pas pour mon cher Mali ; au contraire.

Le Mali est-il à comparer à ces pays, pseudo royaumes ?

Nullement. Le long processus de changement qui a abouti au 26 mars 1991 est le pan de la démocratisation qui singularise notre cher Mali. De ce fait, vouloir imiter les dirigeants des autres pays, pardon encore une fois des autres royaumes de la sous-région qui profitent de leur position de force pour violer la volonté du peuple, divertir les populations et empêcher les progrès de la démocratie, c’est à la fois avoir la mémoire courte et méconnaître les Maliens.

Qu’est-ce qui justifie la non-limitation ?

La peur des représailles après l’exercice du pouvoir (très souvent très mal exercé). Il suffit pour comprendre cela de se référer à la liste des pays qui ont mis à mal la limitation du mandat présidentiel. Ces pays sont tous dirigés sans exception par des dictatures soit civile soit militaire. Ils ont tué, affamé, créé des orphelins et des veuves, détourné des fonds, embastillé les opposants à cause de leurs opinions politiques, brisé des vies entières par l’injustice… et ils ont peur de répondre un jour de leurs actes après avoir quitté le pouvoir. Voilà la raison.

Quel sort réservé aux auteurs de tripatouillage du mandat présidentiel ?

En s’insurgeant contre la limitation du mandat présidentiel, on s’éternise au pouvoir, on en abuse et l’on devient impopulaire par la suite. Toutes choses que le clairvoyant, le démocrate pur, le soucieux des conditions de vie des Africains, l’épris de justice Nelson M. Mandela déconseille.

Chercher à s’éterniser au pouvoir (place où le pire et le meilleur se côtoient facilement), c’est s’accrocher aux sorts comparables à ceux de Doe (Libéria), Ceaucescu (Roumanie), Bokassa (Centrafrique) Maïnassara (Niger) et autres cas qui se sont terminés dramatiquement occasionnés par la soif du pouvoir. Tel est le triste sort de ceux qui se sentent indispensables ou nés pour gouverner.

Qu’est-ce qui justifie l’intransigeance des dirigeants à revenir sur la limitation du mandat présidentiel ?

La soif du pouvoir et en tant que croyant je dirais même l’énormité des péchés commis par un président lors de l’exercice du pouvoir et qu’il est appelé à payer le prix d’au moins une partie sur cette terre sont les causes de leur intransigeance à vouloir toujours gouverner mais jamais être gouvernés vivants ; ce qui est quelque chose de gravissime quand vie rime avec pouvoir.

Quelles sont les conséquences désastreuses pour le Mali d’essayer de tenter d’imiter ces pays, pseudo royaumes ?

Quiconque, motivé par la cupidité et le magnanisme/tolérance légendaire des Maliens, se hasarde à se rendre coupable de la violation de l’article clé (30) de la Loi fondamentale du 25 février 1992 sera jugé par l’Histoire d’avoir mis à genou la démocratie malienne, d’avoir sali la mémoire des martyrs et de s’apparenter au régime du général Moussa Traoré qui a été combattu au nom des notions de pluralisme, d’alternance, d’Etat de droit, de démocratie et que sais-je encore ? D’autant qu’il est dit dans la Constitution du Mali que l’insurrection est un droit du peuple sur les questions vitales.

Comment résoudre définitivement cette récurrente question de limitation de mandat présidentiel au Mali ?

Il convient de mettre fin à ce débat honteux qui ne devrait aucunement avoir lieu si chacun de nous (gouvernants et gouvernés) avait le minimum de considération pour la personnalité de chacun et chacune des 12 millions de Maliens ; si nous avions confiance en la capacité de chacun de ces 12 millions d’habitants à gouverner ce pays et à lui donner la place qu’il mérite tant en Afrique qu’ailleurs.

Mais puisque les suspicions subsistent, inscrivons la limitation du mandat présidentiel à l’article 118 de la Constitution aux côtés de la laïcité de l’Etat, du multipartisme et de l’intégrité du territoire comme questions ne pouvant nullement faire l’objet de révision constitutionnelle.

Doit-on continuer à considérer le pouvoir comme un patrimoine personnel ?

Personne ne peut soutenir théoriquement une telle idée ? Mais dans la pratique, le constat amer qui se fait en Afrique est que ceux qui nous dirigent donnent tout l’air de gérer leur pays comme un bien personnel. Ils le disent et le font d’autant qu’ils ne sont pas prêts à transmettre le pouvoir à celui que le peuple désigne comme leur successeur. Ils s’accrochent eux-mêmes au pouvoir ou désignent leur successeur qui est avalisé par le peuple à travers la fraude électorale.

Quelles conclusions de Mamadou Fadiala Kéita en la matière ?

Pour taire les ambitions démesurées de ceux qui nous ont gouverné pendant dix ans et qui insultent l’intelligence des Maliens, les qualifient d’incapables à diriger le pays comme eux et mieux qu’eux en voulant éternellement revenir au pouvoir pour nous servir la même sauce, régler des comptes et même gérer de nouveau avec la bonne foi, nous disons merci. La meilleure bonne foi d’un homme serait, comme le font les vrais musulmans, de souhaiter le même bonheur aux autres Maliens en disant « je vous aide à occuper le Palais de Koulouba comme moi je l’ai fait » et non « je veux réoccuper le Palais de Koulouba ». Autrement dit ramener tout le bonheur à sa propre personne est contraire au bon sens, contraire à l’islam dont plus de 80 % de Maliens se réclament.

C’est à cette heure de relecture qu’il faut verrouiller définitivement la limitation du mandat présidentielle en l’associant aux questions ne devant jamais être révisées. En le faisant, on aura laissé un joli cadeau démocratique aux générations futures. Aussi, sachons-le, s’éterniser au pouvoir ou vouloir y revenir chaque fois n’est pas dans l’intérêt de celui qui le tente ou le fait encore moins dans l’intérêt du peuple. La gouvernance démocratique requiert que l’on soit humble, moins gourmand et croyant. Allah veille sur le monde entier à commencer par le Mali. N’ayons pas peur de ce qui se passera après notre gestion du pouvoir. Allah a suffisamment créé de Maliens valables pour faire le bonheur d’autres Maliens comme Il l’a fait pour les Etats-Unis d’Amérique où en 219 ans (1789-2008) 43 présidents américains ont eu la confiance et la charge de guider la nation américaine vers le bien-être général.

C’est cette diversité au sommet de l’Etat qui a bâti les Etats-Unis d’Amérique (1re puissance mondiale) car aucun de ces 43 valeureux ne s’est dit ‘j’ai fait 8 ans, je suis le plus populaire, le plus patriote, le plus travailleur, alors je reste pour un troisième, voire plus de mandat’. Voilà, c’est ma conviction profonde, le Mali dont je rêve. Un Mali fort, prospère et uni à travers de nombreux ex-présidents d’opinions diverses et peu soucieux de personnaliser le pouvoir.

NB : Le jour où, par grand malheur et que qu’Allah nous en éloigne, la limitation du mandat venait à être revue, je déclarerai la journée de deuil de la démocratie malienne.

Bamako, le 2 juin 2008

Mamadou Fadiala Kéita

(juriste Hamdallaye ACI-2000

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PROMESSES DU PRESIDENT VENEZUELIEN

Chavez : le Mali attend son pétrole !

En août 2006 à Bamako, le président vénézuélien, Hugo Chavez Frias avait promis de fournir du carburant au Mali. Près de deux ans après les Maliens attendent toujours la concrétisation de la promesse.

« Je suis métis. Mon père est noir comme Amadou » , a dit le président vénézuélien, Hugo Rafael Chavez Frias au cours de sa visite en août 2006 à Bamako dans le cadre d’une tournée mondiale qui l’a conduit en Russie et au Vietnam. Pendant son escale bamakoise, « le révolutionnaire », en compagnie du président de la République Amadou Toumani Touré, a parlé, promis, mais aussi signé des accords de coopération relatifs notamment à la suppression du visa entre le Mali et le Venezuela pour les titulaires de passeport diplomatique et un accord dans le domaine universitaire.

Sa visite de terrain l’a conduit à la Banque malienne de solidarité (BMS) et sur un des sites des logements sociaux (1008-Logements). Regardant les bâtiments et scrutant les plafonds, Chavez a apprécié : « Le président malien m’a dit que le gouvernement subventionne à hauteur de 50 % la construction de chaque logement social. Voilà, c’est la clé du développement. C’est une initiative extraordinaire de votre gouvernement. Un bel exemple de lutte contre la pauvreté ». Séance tenante, il s’est engagé à aider notre pays à construire d’autres maisons pour les pauvres et qui portera le nom « Cité bolivarienne ». « Mon pays se chargera de fournir les matériaux de construction et équipements ».

La visite de Chavez a été sanctionnée par d’importantes promesses d’aides. Elles concernent le ciment, le pétrole et le social. L’homme fort de Caracas a épaté les Maliens avec la promesse ferme de fournir le Mali en carburant, à hauteur de 100 millions de dollars. Difficile de douter à l’époque d’une telle déclaration émanant du président du Venezuela, ce pays d’Amérique du Sud qui dispose des réserves colossales de 315 milliards de barils, soit les plus grosses réserves mondiales d’or noir.

Mais c’était sans compter qu’en foulant le sol malien, Hugo Chavez avait à l’esprit que son pays était candidat à un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. Et il comptait sur les voix du Mali et du Bénin. Dans ces conditions, difficile de refuser son appui à une puissance pétrolière. Si le Bénin ne s’est pas prononcé immédiatement sur la question à l’époque, le Mali l’a annoncé officiellement par la voix du président ATT qui a donné son accord à son hôte dès leur premier tête-à-tête. « Si vous êtes au Conseil de sécurité, c’est exactement comme si le Mali y était ».

Cependant, force est de constater aujourd’hui, que deux ans après le passage du président de la République bolivarienne, le Mali n’a pas encore vu son pétrole et le citoyen lambda ne cesse de s’interroger sur la portée de l’engagement pris par le président vénézuélien qui avait semé l’espoir dans le cœur des Maliens. Aujourd’hui, le prix du pétrole brut a atteint des niveaux record et l’une des solutions face à cette flambée est le développement de l’utilisation des biocarburants de par le monde.

Est-ce à dire que c’est parce Chavez cherchait le soutien malien à la candidature de la République bolivarienne à un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies qu’il a fait cette promesse ?

Tout porte à le croire car, c’est en contrepartie de cette promesse que le Mali lui a apporté son soutien au poste de membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2007-2008. L’espoir suscité par Chavez de ravitailler notre pays en carburant s’étiole jour après jour et avec la flambée des prix des denrées alimentaires et des hydrocarbures, le respect de cette promesse paraît incertain.

Mohamed Daou

 

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POUR LA SUPPRESSION DU FRONTEX

L’AME se mobilise et accuse !

Décidé à combattre l’Agence européenne des frontières, (Frontex), l’Association malienne des expulsés, depuis Bamako, entend participer ce vendredi à la journée européenne d’action pour la suppression de Frontex. « Frontex n’est ni plus ni moins qu’une politique d’extermination des immigrés », dit-elle.

Le vendredi 6 juin 2008, plusieurs organisations chargées des questions d’immigration se donneront rendez-vous à Varsovie (Pologne, siège de Frontex) pour dire non au régime des frontières européennes et son externalisation à l'est et au sud, dans le cadre de la chaîne d'actions relative aux migrations prônée par l’Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures (Frontex).

L’Association malienne des expulsés (L’AME) et son collectif s’associent à cette journée européenne d’action pour la suppression de Frontex. Mardi dernier, le président de l’AME, Ousmane Diarra, et son secrétaire général, Mamadou Kéita, accompagnés de Nouhoun Kéita et Alassane Dicko étaient face à la presse pour expliquer cette nouvelle politique que l’UE a mise en place en vue de barrer la route aux Africains.

Selon le président de l’AME, Ousmane Diarra, alors que le nombre de migrants et de réfugiés est partout en progression, l'Union européenne met en place un régime des frontières de plus en plus restrictif pour limiter, contrôler et « gérer » l'immigration suivant ses propres intérêts. « Le résultat en est l'exclusion violente des migrants et des réfugiés, conduisant chaque année à la mort de milliers de personnes, à l'extérieur des murs de la forteresse Europe, dans le désert, sur la méditerranée comme sur l'océan Atlantique, à l'organisation des expulsions de masse, générant des millions de sans papiers et de demandeurs d'asile, privés des droits fondamentaux et du droit au travail », a accusé M. Diarra.

Politique raciste

Depuis sa création en 2005, Frontex a réussi, aux dires du président de l’AME, une croissance rapide en importance, en budget et en moyens logistiques (avions, bateaux) pour coordonner la coopération opérationnelle entre les Etats membres de l’UE en matière de gestion des frontières extérieures, les assister dans la formation des garde‑frontières nationaux, y compris dans l'établissement de normes communes de formation, effectuer des analyses de risques…

« Afin de mieux harmoniser cette politique inhumaine et raciste à l’échelle européenne, l’UE a créé Frontex, véritable tour de contrôle de la forteresse Europe, doté d’une grande autonomie d’action, d’un pouvoir étendu et sans aucune obligation de transparence ni de contrôle parlementaire » , affirme l’AME. Pour les conférenciers les chavirements de bateaux, les noyades dans la méditerranée ne sont pas seulement occasionnés par la vague. « Dans les faits, ces mesures et ces opérations de contrôle aux frontières sont responsables de la mort de plus en plus de migrants », ajoute M. Dicko.

Alors que le nombre de migrants et de réfugiés est partout en progression, l'UE met en place un régime des frontières de plus en plus restrictif pour limiter, contrôler et « gérer » l'immigration suivant ses propres intérêts.

Doté d'un grand degré d'autonomie, Frontex exerce son pouvoir grandissant sans aucune obligation de transparence ni de contrôle parlementaire. En 2006, Frontex, expliquent les conférenciers, a mené des opérations en dehors du territoire de l'UE pour empêcher les migrants africains d'atteindre par bateau Lampedusa, Malta et les îles Canaries.

Pour accomplir cette tâche, Frontex légitime l'usage d'équipements aéronavals et d'hélicoptères en reproduisant l'image d'une guerre contre la menace d'une « immigration illégale ». Comme première phase pour rendre plus hermétiques les frontières maritimes du Sud de l'UE, il vient de relier les Etats européens de la région en un « réseau de patrouilles européennes ». Aujourd’hui, l’AME est décidé de mettre tout en œuvre afin que cette politique raciste de l’EU soit un échec total.

Amadou Sidibé

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VISITE DE PATRICK STEFANINI

Le Mali signera-t-il l’accord de réadmission ?

Le 17 juin prochain, Patrick Stefanini, secrétaire général du ministère français de l’Identité nationale, de l’Immigration et du Co-développement, sera à Bamako pour discuter de la délicate question des migrations en vue de privilégier la résolution à moyen et long terme de toute la problématique de l'immigration en général et de la réinsertion des Maliens de retour en particulier.

L’Association malienne des expulsés craint que la visite de M. Stefanini ne soit pas l’occasion de la signature par le Mali du fameux accord de réadmission qui n’avait pas eu l’assentiment de la partie malienne lors de la 8e session du Comité franco-malien sur les migrations, tenue à Paris il y a quelques mois. L’accord impose notamment le raccompagnement par des policiers maliens.

L’AME lance un appel à toute la population malienne à se mobiliser comme un seul homme afin que les autorités maliennes restent sur leur décision à ne pas signer l’accord. Mais l’AME est sceptique quant à la volonté des autorités maliennes à tenir tête à M. Stefanni. Depuis quelques années souligne l’Association, notre pays est devenu le dépotoir pour toutes sortes de nationalités expulsées de la France.

« A la frontière algérienne, à Tinzawatin (Mali), des dizaines de refoulés de la sous-région et de l’Afrique centrale sont reconduits sans aucune réaction des autorités maliennes » . Pour l’AME, le cas d’un Népalais est le plus patent. Ce dernier a été reconduit à Bamako sans moyen « et c’est l’AME qui l’a pris en charge ».

L’accord de réadmission autorise de reconduire à la frontière du pays d’accueil les étrangers clandestins. Il oblige le pays signataire à « réadmettre », sans formalité, ses ressortissants en situation illégale.

Le 12 septembre 2002, en visite à Paris, le chef de l’Etat ATT avait été sollicité par la France. Mais, devant l’inquiétude des Maliens de Paris, il avait affirmé qu’il n’avait pas l’intention de le signer.

En février 2003, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur en visite au Mali, a dû parler de « co-développement », d’ « aide aux projets », de « tradition d’émigration respectable », bien plus que de « réadmission ». Dans ce sens, la France ouvre une liste d’une cinquantaine de métiers aux ressortissants maliens qui voudraient émigrer en France.

A. S.

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CAN/MONDIAL-2010

Mésententes Fifa/Caf sur le Tchad

Les qualifications de la zone Afrique pour la Coupe du monde organisée en Afrique du Sud ont commencé le week-end dernier avec la 1re journée. Et la seconde journée est prévue en cette fin de semaine. Reparties en douze groupes, les équipes engagées tenteront en même temps d’obtenir leur billet pour la prochaine Can qui aura lieu en Angola la même année.

Les vainqueurs de groupe au nombre de 12, et les huit meilleurs deuxièmes accèderont au 3e tour (5 groupes de 4), à l’issue duquel seront délivrées les cinq billets pour la phase finale de la Coupe du monde.

A signaler que les préliminaires Coupe du monde/Can-2010 dans le groupe 10 sont toujours dans une certaine confusion à cause du fait que le Tchad a refusé de se rendre au Soudan (auquel l’oppose un conflit) pour la rencontre première journée le week-end dernier.

La Fifa et la Caf ne parlent pas le même langage ne parlent pas le même langage sur ce dossier. Pour la Fédération internationale de football, le match de la 2e journée du groupe 10 entre le Sao du Tchad et les Aigles du Mali est maintenu et il n’y aura aucune modification dans le calendrier des préliminaires du Mondial-2010 tandis que la Caf a déclaré le Tchad disqualifié.

La Fifa, selon son chef de service des compétitions internationales, Gordon Saviqui, semble même accuser la Caf de ne pas l’informer de sa décision.

B. D. S.

 

STEPHEN KESHI, ENTRAINEUR DES AIGLES

« Je n’exclus rien »

Les Echos :Alignerez-vous contre le Tchad le même onze de départ de dimanche dernier face au Congo ?

Stephen Keshi : Pas forcément, mais ce n’est pas impossible. Bien qu’avec l’absence de Mohamed Lamine Sissoko « Momo », j’ai une idée de base de l’équipe que je vais composer au Tchad. Et il y a un autre que nous jouerons toujours à l’extérieur la semaine suivante contre le Soudan. Entre-temps il y a aussi les entraînements. Les sélectionneurs ont toujours une équipe idéale en tête.

Les Echos :En cas de pépin, serez-vous en mesure de trouver d’autres solutions ?

S. K. : Ce sera une option de plus comme bien d’autres. J’ai même découvert que Drissa Diakité voulait finir en défense centrale. Je n’exclus rien. Il y a 18 joueurs de champ et 2 gardiens. Tout le monde peut remplacer quelqu’un à n’importe quel moment.

Les Echos :Avez-vous une idée de l’équipe tchadienne ?

S.K. : Non, mais je verrai du côté des archives de la Coupe Cémac (Ndlr : Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) et des éliminatoires de la Can-2008, mais également au niveau du staff technique. Nous avons une idée dans ce sens avec une stratégie élaborée. C’est une équipe entière à prendre au sérieux. Et je souhaite que les joueurs soient performants en jouant leur va tout pour arracher la victoire.

Propos recueillis par

Boubacar Diakité Sarr

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