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2008

Mois de juillet

Les Echos du 31 Juillet

 

CONTRE LA PRIVATISATION DE LA CMDT

Le dernier baroud du syndicat cotonnier et de CAD-Mali

A moins de 24 h du vote de la loi de privatisation de la Compagnie malienne de développement du textile (CMDT) par les élus, la section syndicale de la filière-coton et la Coalition des alternatives africaines dette et développement Mali (CAD-Mali) ont, au cours d’une conférence de presse mardi après-midi, fait le point de tout ce qu’ils ont pu faire pour empêcher cette privatisation.

Mardi après-midi, Zakariyaou Diawara, secrétaire général de la section syndicale filière-coton de la CMDT a juré que « la section syndicale de la filière coton a fait tout ce qu’elle a pu pour mieux informer les producteurs, les populations, les élus du peuple ainsi que les décideurs sur l’échec inéluctable de la privatisation de la CMDT » .

M. Diawara a ajouté qu’en plus des nombreuses correspondances adressées aux différentes autorités du pays, des débats dans plusieurs stations de radio, le syndicat et ses alliés ont animé dans toutes les directions régionales et à la direction générale de la CMDT des conférences sur deux thèmes majeurs : « privatisation de la CMDT, une vraie catastrophe pour le Mali » et « privatisation de la CMDT, les interrogations ».

L’Etat veut privatiser la CMDT au prétexte qu’elle est mal gérée. Pour le patron du syndicat, « ceci n’est qu’un prétexte ». Il a témoigné que « les nombreux contrôles du Vérificateur général n’ont apporté aucune preuve de mauvaise gestion. Il faudra qu’on arrête de vilipender les travailleurs de la CMDT comme si nous étions tous des voleurs ».

Interrogé sur les propos du Premier ministre, qui a récemment déclaré que « la filière coton ne sera pas privatisée mais que c’est la CMDT qui le sera », M. Zakariyaou Diawara répondra que « c’est la même chose. C’est comme si on dit que la CMDT sera privatisée mais les champs des paysans ne seront pas privatisés ».

Economie en voie de privatisation

Selon le représentant de CAD-Mali, « si on privatise la CMDT, notre économie sera privatisée, les champs des paysans seront privatisés ». Il informera que la CAD-Mali, dans sa mission de défense des droits humains au Mali et de lutte contre les effets pervers de l’économie du marché et pour un monde plus juste, a toujours réaffirmé son opposition à toute privatisation des sociétés et entreprises d’Etat du Mali.

Le représentant de CAD-Mali a déploré que malgré des multiples contestations et manifestations des paysans, le gouvernement du Mali poursuit inexorablement sa volonté de privatiser cette entreprise publique, qui nourrit directement 3,5 millions sur les 12 millions de Maliens.

En s’adressant aux élus de la nation, le représentant de CAD-Mali dira que « voter en faveur de la privatisation de la CMDT, c’est voter pour le fossoyeur des âmes vivantes des zones cotonnières du Mali et pour hypothéquer le patrimoine économique national ».

A l’issue de la conférence de presse, M. Diawara a lancé un appel aux élus du peuple afin qu’ils prennent des décisions allant dans le sens des intérêts de la filière coton de notre pays. « Nous faisons appel à leur sens de responsabilité afin qu’ils nous évitent la réédition du drame social que nous connaissons actuellement à l’Huicoma, en nous accordant le plan social de 2003 de la CMDT ».

Sidiki Doumbia

 

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INSERTION DES VOLONTAIRES DE L’APEJ

Népotisme des autorités dénoncé

Au cours d’une conférence de presse mardi à la Bourse du travail, la commission de crise de l’Association des jeunes volontaires de l’Apej a réagi à l’article publié par L’Essor qui annonçait l’insertion de certains jeunes volontaires à la fonction publique.

La conférence de presse de la commission de crise des jeunes volontaires de l’Apej avait pour but de faire le point de la situation des jeunes volontaires. Dans le but de promouvoir l’emploi des jeunes, l’Etat a initié en 2005 le volontariat qui a enregistré la participation de 2000 jeunes.

Prévu pour durer une année seulement, le programme a été finalement renouvelé à quatre reprises par l’Etat au motif qu’il a été une réussite. Ce qui a obligé les jeunes volontaires à un sacrifice de plus de 3 ans. Après trois ans de stage dans différents services publics, le contrat des jeunes a pris fin le 30 juin dernier, ramenant de nombreux jeunes à la case départ : le chômage. Quelques rares « chanceux » ont échappé aux mailles du « filet » parce que généralement recommandés en haut lieu.

Mais les 1625 volontaires condamnés à retourner à la « rue », entendent réclamer leurs droits d’insertion à la fonction publique. Contrairement à l’information donnée par notre confrère L’Essor, aux dires des membres de la commission de crise, aucun recrutement n’a été opéré.

« Après avoir appris la nouvelle, nous avons rencontré le directeur de l’Apej qui nous a dit qu’il n’était au courrant de rien. A la date d’aujourd’hui, aucun jeune volontaire ne peut dire qu’il a été recruté dans son service » , a indiqué Moussa Guindo, membre de la commission de crise.

L’auteur de l’article, présent à la conférence de presse, dira que son papier a été produit sur la base de sources crédibles et proches des autorités en charge de l’emploi. « Avant d’écrire j’ai démarché les jeunes volontaires qui n’ont pas parlé. J’ai ensuite été à l’Apej qui m’a donné des chiffres bien clairs », s’est défendu le journaliste.

« Pour nous, un stage de trois ans n’est plus un stage mais un emploi. Nous sommes en droit de réclamer notre insertion » , a tranché Souleymane Dembélé, un autre membre de la commission.

La commission de crise des jeunes volontaires a affirmé faire face à une « inégalité, injustice et mauvaise volonté de l’Etat avec à la clé le népotisme, le favoritisme et le clientélisme ».

Abidina Karembé, le président de la commission a déploré le fait qu’au moment où l’Etat programme le retour des volontaires à la maison d’autres jeunes sont recrutés à la fonction publique sans concours.

Sidiki Doumbia

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MME ALWATA ICHATA SAHI, OPF

« Les autorités sont responsables et victimes de la pauvreté »

Les Maliennes, à l'instar de leurs sœurs d’Afrique, célèbrent ce jeudi laJournée panafricaine des femmes. Dans l'entretien ci-dessous, la secrétaire régionale de l'Organisation panafricaine des femmes (OPF) Mme Alwata Ichata Sahi évoque le choix du thème « impact de la mondialisation sur la pauvreté » et dresse un bilan des journées panafricaines au Mali.

Les Echos : Quelles sont les motivations qui expliquent le choix du thème de cette année ?

Alwata Ichata Sahi : Le choix du thème de cette année, notamment les impacts de la mondialisation sur la pauvreté en Afrique, a été proposé par l’OPF à tous ses pays membres. Il est motivé par le constat de la pauvreté grandissante et surtout de la féminisation de la pauvreté dans les pays africains qui font face aux multiples conséquences de la mondialisation. Parmi les personnes les plus vulnérables une grande partie est constituée des femmes. L'OPF a demandé à ses membres de réfléchir, de se mobiliser pour sensibiliser, interpeller les uns et les autres sur leurs responsabilités.

En ce qui concerne le Mali, le secrétariat régional, en collaboration avec le ministère de la Femme, de l'Enfant et de la Famille a décidé de mettre l'accent sur les défis et responsabilités de la femme malienne face à la cherté de la vie parce que la cherté de la vie est l'une des conséquences de la mondialisation. Et en continuant la chaîne, on voit que par rapport à la cherté de la vie, la femme est un pilier et gestionnaire de la famille.

Les Echos : Pensez-vous que les pouvoirs publics déploient des efforts pour endiguer la pauvreté qui touche en premier, vous le disiez tantôt, les femmes ?

A. I. S.: Les autorités fournissent des efforts, mais aujourd'hui cette situation de cherté de vie va au-delà des autorités de nos pays africains. La cherté de la vie est mondiale, c'est pour cela que nous parlons des impacts de la mondialisation. Nos autorités sont autant responsables que victimes de la pauvreté. Elles sont victimes du sous-développement de leur pays et de pays colonisé. Les autorités fournissent des efforts qui sont insuffisants lorsque l'on voit les conditions dans lesquelles vivent nos populations actuellement. C'est pour cela que l'OPF a mis l'accent sur l'impact de la mondialisation. Et en ce qui concerne le Mali quels sont les défis à relever et le rôle que peut jouer la femme malienne face à cette cherté de la vie.

Les Echos : Quelles sont les actions menées par l'OPF en direction des femmes pour leur meilleur épanouissement ?

A. I. S. : Nos actions sont surtout des actions de sensibilisation et d'information. Pour ce qui est du thème de cette année, il s'agit d'attirer l'attention de tous les acteurs étatiques aussi bien que de la société civile en particulier les femmes afin de leur donner des espaces pour savoir pourquoi aujourd'hui cette cherté de la vie. Nous avons fait appel à des experts en la matière pour animer des conférences-débats afin que dans ces échanges, les femmes puissent identifier des stratégies à adopter face à la cherté de la vie. La femme peut réduire le coût de l'alimentation et c'est pourquoi au cours de cette journée, nous avons programmé le savoir-faire de la femme malienne à travers une exposition de mets traditionnels qui sont à moindre coût et qui peuvent aider à faire face à cette cherté de la vie et l'exposition de nos produits agroalimentaires avec les techniques de transformation.

Les Echos : La pauvreté des femmes paraît surtout liée au manque d'accès à l'éducation, aux moyens de production, aux soins de santé… Etes-vous de cet avis ?

A. I. S.: Tous ceux-là sont l'un des facteurs de la pauvreté des femmes, mais l'éducation est la clé du développement. Nous sommes en train de nous battre pour qu'il y ait plus de filles à l'école et plus de femmes alphabétisées. Je suis sûre que des femmes alphabétisées pourront mieux comprendre la vie de la nation et mieux apporter leur pierre à l'édification de la nation.

Les Echos : Beaucoup de journées ont été célébrées. Quel bilan tirez-vous de tout ça finalement ?

A. I. S. : En matière de communication, de sensibilisation, de changement de comportement, le résultat est lent, mais peut être visible. Par exemple une année nous avons mis l'accent sur la sécurité alimentaire à travers les banques de céréales. Aujourd'hui, les banques de céréales sont multipliées et gérées par les femmes. En matière de santé, nous avons aujourd'hui la gratuité de la césarienne. De même nous avons de plus en plus de filles la scolarisées c'est minime mais c'est satisfaisant.

Propos recueillis par

Denis Koné

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FORUM NATIONAL SUR L’ECOLE

Le Snesup dans une logique de participation

Le comité d’organisation du Forum national est en passe de réussir le pari de la participation de tous. Après la Coses, dont la participation est désormais acquise, le Snesup aussi est dans une logique de contribution active aux travaux.

« Nous ne sommes pas dans une mauvaise disposition pour participer au forum national sur l’école » . Ces propos sont du secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup), Abdou Mallé à sa sortie de rencontre avec le comité d’organisation du Forum mercredi 30 juillet au siège de l’institution.

Après avoir pris langue avec le comité d’organisation, le Snesup, à en croire le SG, a fait part de ses attentes au Forum. Celles-ci tournent autour de l’application effective de toutes les conclusions de la rencontre. « Le Forum ne doit pas être une rencontre de trop. Il faut que les conclusions servent à quelque chose. C’est tout ce qu’on a à dire pour le moment ».

Les informations obtenues du comité d’organisation, aux dires de M. Mallé, seront traitées au niveau de la base. « On va se réunir très rapidement pour dégager notre position ». Mardi, la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (Coses), dont la participation était conditionnée, a finalement donné son quitus à l’issue d’une séance de travail avec le comité d’organisation du Forum.

Dans une interview qu’il nous a accordée, le secrétaire général de la Coses, Tiemoko Dao a assuré les uns et les autres. « Il faut que les conclusions soient appliquées pour que l’éducation retrouve sa forme d’antan ». M. Dao a promis que le Forum ne sera pas l’occasion pour la Coordination d’étaler ses revendications. Toutefois, a-t-il ajouté, pour que l’éducation retrouve son style d’antan, « il faut des conditions ».

Aujourd’hui, il n’y a plus aucun obstacle quant à la participation des syndicats d’enseignants au Forum devant se tenir en principe au mois d’août.

Apparemment, toutes les sensibilités, à l’instar de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves du Mali (Fenapem), conviées à la rencontre sont prêtes pour le Forum.

Ainsi soit-il pour le bonheur du Mali !

Amadou Sidibé

 

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REELECTION DE BITTAR A LA CCIM

Le consensus jeté aux chiens

Seul candidat en lice à l’assemblée consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), du lundi 28 juillet, Jeamille Bittar a été réélu pour 4 ans. Un mandat qu’il exercera dans l’indifférence de la majorité des commerçants.

Le fossé créé par le contentieux de l’élection consulaire du 5 octobre 2006 au niveau de Bamako s’élargit davantage entre le clan Bittar et celui d’Ousmane Guittèye. A preuve, l’assemblée consulaire du lundi 28 juillet 2008 a été boycottée par la tendance Guittèye.

« Tous les opérateurs économiques de la liste Guittèye n’ont pas été associés ou conviés aux travaux. Bittar a choisi d’aller dans la voie de l’exclusion et la division que la CCIM n’avait jamais connues en un siècle d’existence », a indiqué un membre de la tendance Guittèye.

La présence de l’honorable Hamadaou Sylla à l’assemblée consulaire et son élection dans le nouveau bureau consulaire, constituent pour son groupe, des actes de trahison qui ne sont pas fortuits.

L’honorable Sylla n’est pas le seul membre élu de la liste industrie de la tendance Guittèye. Il y en a bien d’autres comme Adama Koly Coulibaly qui est membre consulaire réélu de la liste industrie mais qui n’a pas accepté de prendre part aux travaux pour manifester sa solidarité avec le groupe.

Le revirement d’Hamadaou Sylla s’explique par le fait qu’il est très lié à Koulouba qui est d’un soutien indéfectible pour Bittar dans la crise de la CCIM. Le forcing fait par le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce en convoquant l’assemblée consulaire sans observer le délai réglementaire de quatre semaines et sans attendre que les contentieux de Sikasso et de Koulikoro soient totalement vidés, procède des instructions données en haut lieu.

Le bureau consulaire du 28 juillet apparaît du coup comme un bureau monocolore alors qu’il devait refléter une tendance représentative des trois sections (commerce, service, industrie) des élus consulaires de la CCIM. Le bureau est loin de représenter l’ensemble des opérateurs économiques maliens.

La crise de la CCIM a duré quatre années. A l’issue de l’assemblée consulaire qui prend fin ce jeudi, Bittar veut se donner un mandat de six ans. Il veut s’adjuger, de manière intelligente, deux années supplémentaires.

En se conformant à la loi, la gestion de Bittar à la tête de la CCIM pendant les deux ans de crise qu’il ne veut pas pourtant compter est frappée d’irrégularité. S’il refuse de comptabiliser les années de crise alors qu’il a régné en président jouissant de toute son autonomie de gestion, il est passible de poursuites judiciaires s’il ne bénéficie pas de la complicité active de l’Etat.

Abdrahamane Dicko

 

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ENTRE LA PRIMATURE ET LE FDR

Le dialogue de sourds

Le dialogue semble biaisé entre le Premier ministre et le Front pour la démocratie et la République (FDR) dans la mesure où les deux parties ne parlent pas le même langage à propos de la dette intérieure du Mali.

Pour la troisième fois, le locataire de la Maison du peuple, Modibo Sidibé, a reçu le 25 juillet 2008 l’opposition parlementaire pour discuter des questions brûlantes de l’heure : école, vie chère, finances publiques… Sans doute, la rencontre du Premier ministre d’avec le FDR et le parti Sadi a eu le mérite de se tenir. Mais, à quoi peut-on s’attendre véritablement après cette concertation donnée pour trouver une alternative aux crises qui assaillent le pays avec son corollaire de chute libre du pouvoir d’achat des Maliens ?

Assurément, l’heure n’est pas encore au bilan. Mais, rien qu’en voyant le caractère informel des échanges, il y a lieu de croire que le mémorandum adressé au Premier ministre par le FDR risque de mourir de sa belle mort. En faisant l’économie de ce document de trois pages, il est demandé à l’Etat de réduire son train de vie, de moraliser les frais de mission de ses agents à l’étranger… Sur ce terrain, il ne faut pas s’attendre à grand-chose tant que les mêmes pratiques demeureront pour ne pas dire l’amateurisme, l’affairisme, le copinage et les considérations politiciennes.

Les décideurs maliens savent mieux que quiconque ceux qui sont à la base du sabotage des finances de l’Etat. Mais, pour autant ceux qui sont promus à ces niveaux de responsabilités continuent à se la couler douce sans être inquiétés. Le chef du gouvernement peut-il nier qu’il n’est pas au courant de cet état de fait ? Quelle application a-t-il fait des recommandations des deux dernières rencontres avec l’opposition démocratique ? La résolution des problèmes ne tient pas tant à la multiplication des rencontres, mais à l’affirmation de l’autorité de l’Etat, mise à mal chaque jour.

Cet ensemble mis bout à bout, autorise à penser que le chef du gouvernement et le FDR ne regardent pas dans la même direction. Tout comme Modibo Sidibé et ses interlocuteurs ne font pas la même lecture de la dette intérieure du Mali. Alors que le premier parle de 75 milliards de F CFA, les seconds avancent 260 milliards de F CFA de factures impayées au niveau du Trésor public.

Brouillamini

A croire que nous ne sommes pas dans un même pays. Pis, les chiffres avancés par le président de la République (environ 85 milliards) ne sont pas les mêmes que ceux de son Premier ministre. Curieusement, ce que ce dernier détient est diamétralement opposé à celui de l’opposition. Finalement, où est la vérité ? Le peuple est floué et ne sait plus qui lui tient le langage de la vérité. Tout semble indiquer que les informations sur la banque de l’Etat sont erronées.

Face à cette divergence de vue entre le PM et le FDR à propos de la dette intérieure du Mali, il est à craindre que le dialogue amorcé ne s’enlise dans le temps. Parce qu’une rencontre, un dialogue entre des parties repose sur une convergence de vue pour faire avancer les choses. Mais, si cette approche n’y est pas, il va sans dire que les protagonistes vont s’engager dans des discussions stériles qui feront qu’ils ne vont pas s’entendre à plus forte raison mettre en œuvre les recommandations.

Pour mieux éclairer la lanterne de l’opinion, les deux parties auraient dû faire des efforts en avançant des preuves pour tirer au clair le cafouillage des chiffres. Même si on a fait l’effort de rassurer les citoyens que les discussions se sont déroulées dans une atmosphère détendue et de courtoisie, il faut dire que le Premier ministre et ses « invités » ne sont pas parvenus à accorder leurs violons sur cette épineuse question qui a mis le président ATT hors de lui-même lors du lancement de la Journée paysanne à Soninkégni, dans le cercle de Kati.

Le dialogue de sourds entre le chef du gouvernement et l’opposition réside aussi dans la position du Sadi vis-à-vis du FDR. Le parti de l’ancien ministre de la Culture, Cheick Oumar Sissoko, a demandé au Premier ministre de ne plus le recevoir autour d’une même table que le FDR au motif que des leaders de ce regroupement « n’inspirent pas confiance ».

Pourtant, dans la vision globale des choses, ils sont tous de l’opposition. C’est dire que le Premier ministre a du pain sur la planche. Il lui appartiendra non seulement de convaincre l’opposition parlementaire du montant des factures impayées au Trésor et de voir dans quelle mesure, il peut recevoir séparément le FDR et le parti Sadi. Tant qu’un consensus n’est pas dégagé autour de ces questions sensibles, il est évident que le Premier ministre et l’opposition parlementaire ne vont s’entendre et continueront à se renvoyer la balle et à se détourner des vrais maux dont souffrent les Maliens.

Mohamed Daou

 

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