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2008

Mois de juillet

Les Echos du 29 Juillet

 

OPPOSITION DEMOCRATIQUE AU MALI

FDR-Sadi : « je t’aime, moi non plus »

La demande faite le 25 juillet 2008 par le parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’intégration (Sadi) au Premier ministre d’être reçu désormais séparément du Front pour la démocratie et la République (FDR) démontre qu’il existe une crise de confiance entre ces deux parties.

Entre le Front pour la démocratie et la République (FDR) constitué du RPM d’IBK, du Parena de Tiébilé Dramé, de la CDS de Blaise Sangaré et du COPP de Me Mamadou Gakou et le parti Sadi de l’ancien ministre de la Culture, Cheick Oumar Sissoko, le paradoxe est patent.

Parce qu’ils représentent une composante essentielle de l’opposition démocratique, représentés tous les deux à l’Assemblée nationale, le FDR et le parti Sadi étaient conviés le 25 juillet 2008 à la Primature à l’initiative du chef du gouvernement, Modibo Sidibé.

Au cours de cette rencontre, qui s’est déroulée à huis clos, les parties ont abordé toutes les questions de la nation : vie chère, initiative riz, crise des finances publiques, privatisations des sociétés d’Etat, situation au nord et l’école. Sur ces grandes questions de l’heure, le FDR n’y est pas allé de main morte. Il a dressé un mémorandum assorti de propositions adressées au Premier ministre.

Le parti Sadi a manifesté son adhésion au texte. Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, ses représentants ont expressément formulé devant le Premier ministre une demande pour le moins inattendue demandant à ce dernier de ne plus le convier autour d’une même table que le FDR, en l’occurrence le Parena.

Soupçons d’insincérité

Certes, il est connu que le parti Sadi n’est pas dans le FDR mais en faisant une telle déclaration, il sème davantage le doute dans les esprits sur la sincérité des relations qu’ils entretiennent au sein d’un même groupe parlementaire à l’Hémicycle avec le Parena.

Véritablement, il y a aujourd’hui une crise de confiance entre le parti Sadi et le FDR. Selon des sources, le parti Sadi redoute les revirements et certaines prises de position du Parena, qui aurait « deux fers dans le feu ». En témoigne, selon des sources, la tournée de sensibilisation du Parena en 2006 à Sikasso pour dire que l’Accord d’Alger « est conforme à la Constitution » avant de tourner casaque.

Selon nos informations, le parti Sadi pense que le Parena est un opposant de circonstance et que ses prises de position ne sont pas sincères. Le parti Sadi estime que la prise de position radicale du FDR découle plus du fait que Koulouba lui a coupé les vivres que d’une conviction réelle.

En suggérant au Premier ministre d’être prochainement reçu séparément du FDR, le parti Sadi laisse entrevoir que les leaders du Front n’inspirent pas confiance.

Quand « l’opposition » s’étripe, le peuple restera longtemps confiné dans l’obscurité.

Mohamed Daou

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ABDOULAYE GARBA TAPO, EX-RND/NEO-ADEMA

« Au Mali, on fuit le vrai débat pour le futile »

Ancien chef de file du Rassemblement national pour la démocratie (RND), Me Abdoulaye Garba Tapo, tout en conseillant à ceux qui raillent la fusion du RND dans l’Adéma d’aller brouter ailleurs, estime que la chance du Mali se trouve dans les grands ensembles chose qui, regrette-t-il, n’est pas du tout gagnée dans une atmosphère où l’on occulte le vrai débat au profit du superflu et des querelles byzantines. Les tenants et les aboutissants d’une fusion. Interview.

Les Echos : La fusion Adéma-RND a fait couler beaucoup d’encre et suscité des débats, quel commentaire faites-vous de ces réactions ?

Abdoulaye Garba Tapo : J’avoue que je ne m’attendais pas à nous voir couverts de tant d’honneur, ni surtout de tant d’indignité pour un acte aussi anodin qu’une fusion, une opération prévue par les textes, et qui aurait dû constituer une véritable opportunité pour bon nombre de nos acteurs politiques. Mais nous vivons dans un pays où nous avons tendance à fuir les vrais débats et à se concentrer sur le futile et les questions de personnes.

Je crois qu’il y a tellement de choses importantes sur lesquelles les débats pourraient porter, et dont la résolution apporterait un grand plus à la société malienne, et la fusion entre deux partis politiques, un acte somme toute normal, et même banal, n’entre pas dans ce cadre, car ne concernant que les directions de ces partis, leurs cadres et leurs militants. Pour le reste, chaque parti a ses propres problèmes, et devrait se consacrer à y trouver une réponse.

Dans le cadre du RND, nous avons jugé bon d’aller dans cette direction, et nous nous félicitons d’avoir l’adhésion de tous ceux dont l’opinion compte pour nous, c'est-à-dire d’abord nos cadres et militants, ceux du partenaire, c'est-à-dire l’Adéma et ensuite l’opinion publique que nous respectons dans son ensemble. Franchement, tous ceux sur la compréhension et la bénédiction desquelles nous comptions ont réagi favorablement, et c’est cela qui compte.

Les Echos : Pour vous, la fusion serait-elle une action à encourager ?

A. G. T. : Je pense que oui. Pour la plupart des formations, c’est la seule vraie alternative qui peut s’offrir, à condition bien entendu de remplir certains critères, particulièrement celui de la crédibilité. La crédibilité est aussi importante que la taille, car il faut savoir rassurer sur votre sérieux et votre fiabilité et inspirer suffisamment confiance et respect, c’est le cas de nos rapports avec l’Adéma.

Pour le reste, ceux qui fustigent cette fusion feraient mieux de brouter ailleurs, c'est-à-dire chercher les voies et moyens pour permettre à leurs propres partis de sortir de l’ornière. Sinon s’attaquer à nous, alors que nos détracteurs sont dans une situation pratiquement sans issue, et que nous au moins, c'est-à-dire le RND, nous avons pris la responsabilité de chercher une porte de sortie difficile mais courageuse pour notre parti, ça fait quelque peu le corbillard qui raille l’ambulance, et ça fait pas très sérieux, plutôt cocasse et saugrenu.

De toute façon, ces actes n’auront aucun impact sur notre position. Nous avons toujours su prendre nos responsabilités au RND, et nous avons toujours su aller au bout de ce que nous jugeons bon pour notre parti. Que de salves avions-nous reçu lorsque nous avions décidé de ne pas adhérer au Coppo ! Mais depuis lors combien des acteurs parmi les plus intransigeants de ce mouvement n’ont-ils pas fait bien plus que nous dans le rapprochement avec l’Adéma, et lui doivent même aujourd’hui leur survie et leur fortune politique ?

Les Echos : Qu’attendez-vous de cette fusion ?

A. G. T. : Personnellement rien. Je n’ai pas négocié et ne ferai rien de tel pour moi-même. Ce qui compte, c’est l’intérêt du parti et de tous ceux qui se sont sacrifiés pour sa cause, et à qui très peu de perspectives s’offrent désormais. Il faut, en tant que responsable de parti, leur proposer d’autres alternatives qu’ils ne sont pas forcés d’accepter. On a l’habitude dans ce pays de toujours trouver des motivations inavouables à ce que font les autres, et qu’on n’est pas souvent capable d’accomplir soi-même.

Je rappelle que l’Adéma n’est pas au pouvoir, et n’est même pas sûre de ce que demain sera fait, donc il y a peu de chance à ce que ce parti puisse m’offrir à terme un tremplin quelconque, même pas un poste d’ambassadeur à Mopti. Seulement je pourrai trouver un cadre plus serein pour utiliser mon énergie, et me battre aux côtés de personnes que je respecte et qui me respectent. Elles ont eu à nous pratiquer, et savent que nous ne sommes pas partants pour la voie de la facilité, et que nous respectons toujours nos engagements.

Mon parti y gagnera sûrement à cette fusion. Voilà plus d’une décennie que nous nous battons pour survivre, et maintenir les valeurs qui sont les nôtres, et qui nous ont valu respect et considération. Je ne peux pas parler d’échec, avec des résultats très honorables, et qui sont en adéquation avec les moyens qui étaient les nôtres, et qui ne nous permettaient pas de faire plus que ce que nous avons réalisé, avec des sacrifices considérables. Mais il est difficile de parler de véritable succès, car nous avons sans aucun doute atteint le seuil de croissance maximum pour un faible parti qui se débat et qui a fait de sa dignité le maître-mot, et qui sait qu’il ne peut au fond compter que sur lui-même, et qu’il a atteint ses limites.

Dès lors, il n’y a que deux solutions, soit chercher comment sortir de cette impasse en prenant une décision responsable et courageuse, ou bien attendre tranquillement un déclin qui, inévitablement, se produira, le parti n’ayant plus les moyens de nourrir les ambitions des cadres et militants, et s’exposant aux risques de les voir, par découragement et désespoir, se tourner vers d’autres horizons et répondre aux chants de sirène de partis plus fortunés ou jouissant de plus de faveurs.

C’était ce qui se dessinait à terme et risquait de s’accélérer avec la panique qui allait gagner nos rangs et ceux de la plupart des partis avec l’approche des municipales. Seulement nous, nous avons su nous faire violence pour prendre la décision qui s’imposait de toute évidence, ce que ne pourront pas faire beaucoup de nos malheureuses formations politiques, engluées dans l’indécision et l’immobilisme.

Si c’est cela de l’opportunisme, eh bien je revendique cette qualité, pour une fois qu’elle est exercée pour la juste cause. Nous pensons avoir fait le bon choix de fusionner, au moment où le parti peut présenter quelques attraits. Nous sommes au gouvernement, à l’Assemblée, dans les municipalités avec 154 élus communaux, et des positions très confortables comme Mopti, Kati, des villes où nous sommes depuis notre création premier ou deuxième, Kayes ville où nous sommes arrivés 5e en nombre de conseilleurs municipaux, le cercle de Koutiala où nous sommes 3e avec 47 conseillers. Si avec tout cela des plaisantins nous traitent de parti lilliputien et insignifiant, j’avoue qu’il m’est difficile de ne pas céder à une tentation qui ne m’est pas coutumière, celle de répondre par le mépris ou le dédain face à de si basses incohérences.

Ces gens-là ne savent pas ce que coûte l’élection d’un seul député en termes d’efforts humains et matériels, ni même celle d’un conseiller, or sur les 130 partis existants, plus d’une centaine n’ont même pas un seul conseiller, et nous avons eu plus de 150 dans des conditions très pénibles. C’est un résultat dont nous sommes plutôt fiers, et nous ne le devons principalement qu’à notre sérieux et à notre combativité.

Maintenant pourquoi avec l’Adéma ? Nous aurions pu aller avec bien d’autres partis, et bien peu parmi ceux qui comptent quelque peu nous auraient fermé la porte. Le choix de l’Adéma s’explique par bien des raisons, notamment des rapports plus anciens qui ont été globalement positifs, et aussi la réalité du terrain. Dans la plupart des localités où nous sommes fortement représentés, la complémentarité avec l’Adéma était bien plus envisageable, notamment Mopti où nous venions de faire une liste commune victorieuse aux dernières législatives, Kati où nous étions alliés aux municipales, et j’en passe encore.

Les Echos : Cette décision prise par vos états-majors a-t-elle l’adhésion de vos bases ?

A. G. T. : Une telle décision ne peut jamais aller sans rencontrer quelques difficultés, et nous en étions conscients dès le départ. Globalement, elle a été bien accueillie chez nous, tout comme je le crois bien par les cadres et militants de l’Adéma. Maintenant, pour sa mise en œuvre, elle va entraîner des rivalités auxquelles n’échappent pas même les rapports entre les anciens membres de l’Adéma entre eux-mêmes, ce qui est de bonne guerre. Nous sommes sur le terrain politique, où les gens se connaissent entre eux et ne peuvent méconnaître les valeurs des uns et des autres. Certains de nos membres étaient originairement de l’Adéma, et c’est pour eux que c’était plus difficile à encaisser, mais la grande majorité d’entre eux s’est rangée à la discipline du parti. Les responsables RND, surtout dans les localités où nous sommes bien représentés, continueront à jouer dans la nouvelle considération un rôle tout aussi important que par le passé.

Les Echos  : Quel est le message que vous voulez lancer à la classe politique malienne ?

A. G. T. : Je termine par un appel à tous nos politiques à plus d’imagination et de réalisme, de pragmatisme aussi, c’est la seule façon de faire évoluer notre action et à la rendre crédible et performante. Il y a déjà eu des fusions avant celle de l’Adéma-RND, qui n’ont pas entraîné tant de vagues, pourquoi la nôtre alors ? C’est vrai qu’elle laisse beaucoup de politiciens perplexes, et surprend tant elle paraissait imprévisible, car bien peu auraient eu une telle idée dans de telles circonstances, c'est-à-dire celles que vit le RND, un parti occupant une position idéale aux yeux de beaucoup d’autres mouvements de taille moyenne, présence au gouvernement et à l’Assemblée, une bonne poignée d’élus, et qui décide de s’auto dissoudre pour intégrer un mouvement plus fort et bien plus viable. Cela dépasse certains entendements, or c’est ce qu’il convient parfois de faire, quoi qu’il en coûte, pour se donner les moyens de peser sur les événements, car c’est cela l’ambition de tout mouvement politique, et non pas de vivre de petites rentes occasionnelles.

Sans prophétiser déjà, je prévois que bientôt il y aura une forte poussée de ces fusions, et j’espère que, pour beaucoup, elles interviendront à un moment où elles en vaillent encore la peine et qu’elles ne soient plutôt perçues comme des actes désespérés, quand il est pratiquement trop tard, et que la mort et la désolation frappent déjà à la porte. On réalisera alors que le RND a eu pour une fois encore raison pour une décision si pleine de bon sens. Nous passerons alors pour des précurseurs.

Propos recueillis par

Assitan Haïdara

 

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RENOUVEAU DE LA JUSTICE

Un défi lancé par les acteurs

Le Pacte pour le renouveau de la justice signé le week-end dernier entre tous les acteurs du corps judiciaire s’inscrit dans une logique de changement profond dans la justice malienne.

L’événement s’est déroulé à l’Institut national de formation judiciaire de Bollé, sous la présidence de Maharafa Traoré, ministre de la Justice. Avocats, magistrats, notaires, huissiers, commissaires-priseurs, personnel pénitentiaire, greffiers, secrétaires de greffe et parquet se sont engagés à travers la signature d’un pacte dans la mise en œuvre du renouveau de l’action publique.

La signature de ce pacte procède d’un long processus. Une réflexion sur l’état de la justice a été lancée depuis 1999. Elle a abouti à l’adoption d’une charte des valeurs de la justice. La famille judiciaire a marqué son adhésion au processus de mobilisation au cours d’un atelier tenu en février 2008. Le processus a été poursuivi par la tenue d’un atelier d’orientation devant préparer les ateliers de corps qui se sont tenus du 3 au 13 juin 2008.

Les différents ateliers qui ont servi de rampe de lancement ont été aussi l’occasion pour les différents corps d’identifier les facteurs de succès sur lesquels ils peuvent s’appuyer pour initier et réussir le renouveau. Le Pacte pour le renouveau n’est autre que la synthèse de toutes ces réflexions, qui ont été menées autour des piliers de réussite que sont les règles de rigueur au travail et le respect des règles déontologiques et éthiques.

« J’ai, au lendemain de ma nomination, proposé un contrat de confiance avec les personnels et acteurs judiciaires, pour qu’ensemble chacun dans son rôle, contribue à la réhabilitation de la justice malienne » , a introduit le ministre de la justice, Maharafa Traoré.

Selon lui, « cette charte des valeurs est à notre point de vue l’expression de l’engagement de l’ensemble des composantes de la famille judiciaire à imprimer une nouvelle dynamique à la distribution de la justice. Elle est aussi la réponse au contrat de confiance dont j’ai parlé plus haut ».

Le pacte qui vient d’être scellé et qui fait l’objet d’engagement solennel sur des sujets librement identifiés est désormais celui de l’ensemble de la famille judiciaire. Aux dires du ministre, « le pacte, au-delà de sa valeur d’engagement des uns et des autres, consacre notre détermination commune à relever les défis auxquels est confrontée notre justice ».

Esprit d’initiative

Il ne fait l’objet d’aucun doute que les magistrats, notaires, avocats, huissiers, commissaires-priseurs, greffiers et secrétaires de greffe et parquet, personnel pénitentiaire s’engagent à faire preuve d’esprit d’initiative, à s’approprier et à mettre en œuvre les actions identifiées. La famille judiciaire souhaite cependant le renforcement des compétences et des capacités par la promotion des échanges interprofessionnels, par l’harmonisation des décisions de justice, par la formation et le perfectionnement du personnel de justice.

Les acteurs de la justice souhaitent également l’amélioration des conditions de travail par la sécurisation de l’environnement, l’organisation du cadre de travail et l’instauration de la solennité, par l’information et la création d’une banque de données, par l’adoption des statuts aux réalités des corps. Ils réitèrent l’instauration de meilleures relations avec les justiciables par le renforcement du suivi et du contrôle des procédures, par une politique de communication adaptée, par la diffusion large et variée du droit.

Il a été question de la recherche de la performance par l’utilisation de l’outil informatique, par la diligence dans le traitement des dossiers, par l’instauration d’une commission d’éthique et de déontologie, par le renforcement du Conseil supérieur de la magistrature, par la relecture et l’adoption de textes (notamment sur le droit des personnes, la protection des officiers ministériels).

La sensibilisation de la famille judiciaire au sens de la responsabilité et de l’exemplarité est partie intégrante du pacte, qui parle du renforcement des procédures d’inspection, de la reconnaissance du mérite, de la sanction de la faute, etc.

Le ministère de la Justice, l’un des signataires du pacte s’est engagé à apporter tout son accompagnement dans sa mise en œuvre. Dans le cadre du suivi de la mise en œuvre, le ministre a indiqué que le comité de pilotage fasse des échanges réguliers au besoin des recommandations à l’attention des parties prenantes. Le ministre Maharafa Traoré, a ajouté que rien ne serait plus comme avant avec la signature du pacte pour le renouveau de la justice, « grâce à votre conviction dans le changement à opérer au niveau de la justice ».

Abdrahamane Dicko

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ASSEMBLEE NATIONALE-PM

Le désamour latent ?

Le Premier ministre serait-il en train d'être désavoué par sa majorité à l'Assemblée nationale ? La question mérite réflexion au regard de certains signaux dont l'hémicycle a fait montre au cours de la session écoulée et de celle en cours .

Au cours de la session ordinaire de l'Assemblée qui s'est achevée dans la première semaine du mois de juillet, le président de l'Assemblée nationale, le Pr. Dioncounda Traoré, dans son discours n'avait pas caché son mécontentement à l'encontre de l'exécutif en particulier le Premier ministre.

Le président de l'Assemblée nationale reprochait au gouvernement d'avoir commencé à exécuter le collectif budgétaire réajusté alors que celui-ci devait auparavant avoir l'approbation des députés. Dioncounda Traoré avait alors instruit à Modibo Sidibé et à son équipe, le respect des rôles et des prérogatives de chaque institution. C'est donc au forceps que le collectif budgétaire sera voté. Tout comme sera voté au forceps, la loi portant cession du capital de l'Etat dans la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT). Mais, ces actes ne semblent pas, outre mesure, être les seuls à l'origine de la mésentente latente qui s'instaurerait entre le Premier ministre et sa majorité à l'Assemblée nationale.

A en croire certaines sources, il faut ajouter à la colère des députés les difficultés de l'heure qui ont pour noms hausse incontrôlée des prix des denrées de première nécessité, crise scolaire, ainsi que l'incapacité du gouvernement à assurer la sécurité des biens et des personnes surtout dans le Septentrion et les revendications non satisfaites des syndicats comme l'UNTM.

En effet, la majorité qui avait approuvé la Déclaration de la politique générale de Modibo Sidibé voyant en sa personne l'homme de la situation, commence à douter de ses capacités réelles à gérer les crises sociales auxquelles le pays est confronté. Ainsi, la rencontre entre le PM et l'opposition ne serait pas fortuite. IBK et ses pairs du FDR ont bien des propositions à faire au PM. Ces propositions, à ne pas en douter, pourraient bien aider le pays à sortir de l'impasse.

Denis Koné

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SECURISATION DE SES MAGASINS D'ARMES

Le Mali sollicite l'assistance internationale

Le président de la Commission nationale contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères, le colonel Sirakoro Sangaré, a déclaré que le traçage des armes légères a toujours été une priorité pour le Mali.

" Il est important de savoir l’itinéraire suivi par une arme, notamment comment, quand et où les armes légales sont détournées vers le trafic illicite aux fins d’alimenter les conflits armés et de provoquer la criminalité" , a-t-il dit dans sa déclaration lors de la 3e réunion biennale des Etats sur les armes légères qui s’est déroulée au Quartier général des Nations unies à New York.

Selon lui, le Mali se réjouit de l’opportunité qui lui est donnée pour examiner pour la première fois la mise en œuvre de l’Instrument international de traçage. " Nous estimons qu’un traçage adéquat peut déterminer la responsabilité du détournement et peut également contribuer  à plus de transparence dans le commerce des armes", déclare-t-il. Mieux, souligne-t-il, " le traçage est un moyen efficace d’identifier et de lutter contre la corruption et l’utilisation abusive de la violence par les groupes armés".

Pour ce qui concerne la mise en œuvre de l’Instrument international de traçage, le colonel Sangaré a expliqué que le Mali en ratifiant la Convention de la Cédéao sur les armes légères et de petit calibre, intègre du coup lesdites dispositions dans l’ordonnancement juridique national.

Toutefois, commente-t-il, " bien qu'il soit important d’avoir un instrument sur le traçage des armes, il est davantage important de procéder au marquage des armes". A son avis, si les armes ne sont pas marquées en amont, il serait quasiment impossible de procéder à une traçabilité efficace. Raison pour laquelle, il sollicite la coopération et l’assistance internationale pour les Etats qui ne sont pas producteurs d’armes.

Concernant la gestion des stocks, le colonel Sangaré est d’avis que les Etats doivent avoir leur propre arsenal en vue de la défense et de la sécurité nationales. " Nous sommes confrontés à la sécurisation de nos stocks. C’est pourquoi nous appelons de nos vœux à ce niveau une assistance internationale en vue de la sécurisation des magasins d’armes".

En outre, le Mali appuie la proposition faite par certaines délégations d’instituer des réunions inter-sessionnelles  d’experts sur les questions spécifiques et le mécanisme de suivi pour une réunion d’examen en 2011.

Khoudia Diop

(correspondance particulière)

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DJOLIBA-CLUB AFRICAIN

Les Rouges manquent leur rendez-vous du destin

En s’inclinant 5-3 aux tirs au but dimanche dernier au stade Modibo Kéita face au Club africain de Tunis, le Djoliba ne disputera pas la phase de poule de la Coupe Caf.

L’aventure du Djoliba en Coupe de la Confédération africaine de football (Caf) a pris fin le 27 juillet 2008 au stade Modibo Kéita. A l’épreuve des tirs au but, les poulains du président Kéké ont été moins adroits que les Tunisiens qui ont réussi un sans faute (5-3).

Un coup dur pour les Rouges qui ne peuvent pourtant s’en prendre qu’à eux-mêmes après avoir tenu en échec leurs adversaires sur leurs propres installations. Cette défaite leur coûte l’élimination. Pour espérer aller loin dans cette compétition, il fallait que les garçons de Hèrèmakono s’imposassent à domicile après leur nul vierge à Tunis. Pour n’avoir pas compris cette vérité, les Rouges sont restés à quai une semaine après leur aventure héroïque au stade El Mensah.

Or, le Club africain avait abordé la rencontre avec beaucoup d’appréhensions et ceci pouvait expliquer le recours à une tactique très défensive. Le Djoliba avait pris les rênes du match et a continué à pousser jusqu’au bout les Tunisiens sans vraiment parvenir à marquer. Et c’est fort logiquement que les 45 premières minutes de cette explication ont été stériles. Malgré deux nettes situations chaudes. A la 18e, Abouta, s’est signalé, mais la transversale a renvoyé sa balle.

Une affaire maghrébine

Quelques minutes plus tard, il a fallu un arrêt réflexe du portier tunisien Ben Saber pour empêcher le Djoliba de scorer suite à une action de Souleymane Dembélé. La première mi-temps sera bouclée sur un nul vierge et une équipe du Djoliba fébrile et maladroite en attaque. De leur côté, les « Africains » se signalaient par leur mauvaise habitude qui consiste à chambrer le jeu (la civière a été sollicitée à six reprises).

A la reprise, l’équipe de Heremakono allait relever un peu le niveau de son jeu et se créer quelques occasions de but. Ainsi à la 55e, Bouramablé parvient à affoler la défense tunisienne, qui l’accroche. Le penalty est accordé. Mais, Lassana Fané, quelque peu euphorique, tira à côté. Ce qui a permis aux Clubistes de croire encore en leurs chances.

Le leader actuel de la Ligue 1 va pousser et obtenir cinq corners successifs. Malheureusement, le capital du nul vierge de Tunis va fondre comme beurre au soleil puisqu’il s’avéra insuffisant pour propulser les Rouges à la phase de poule.

Au finish, c’est le Club africain qui rejoint l’Etoile sportive du Sahel, le Club sportif sfaxien (Tunisie), El Merriekh (Soudan), Ashantis Kotoko (Ghana), l’Inter club (Angola), la JS Kabily (Algérie), El Haras Hadous (Egypte) au 2e tour de la Coupe de la Caf.

Boubacar Diakité Sarr

 

Ils ont dit

Alou Badra Diallo (entraîneur du Djoliba) :

« Nous avons dominé, mais avons été naïfs dans la surface de réparation. L’enjeu a tué le jeu. Je suis très déçu et je m’explique cette élimination difficilement. Et ce n’est pas bien pour toute cette population qui a cru en eux jusqu’au bout. C’est décevant ».

Amadou Sidibé (défenseur du Djoliba) :

« Le Club africain n'était pas meilleur que nous. Il faut néanmoins reconnaître c’est une grande équipe. Les Tunisiens sont venus pour se défendre et ils ont suffisamment préparé cette rencontre. Je remercie le public pour son soutien ».

Lassaad Ouertani (joueur tunisien) :

« Nous avons su gérer notre match qui n’était pas des plus faciles surtout qu’on ne l’a pas du tout préparé à cause des conditions lamentables. Le Djoliba est une bonne équipe, mais avec notre bloc et la récupération des absents du match aller nous avons pu faire la différence ».

Abdelhak Ben Chikha (entraîneur clubiste) :

« Le match n’était facile à aborder mais c’est l’envie de gagner qui a prévalu. Bravo à Bilel El Ifa et surtout à Saber Ben Rejab qui ont assuré et qui portent l’honneur de cette qualification avec les deux penalties arrêtés. Le Djoliba est une bonne équipe et devant, nous avons respecté son sens tactique et celui du jeu ».

 

Les coulisses

Du rouge au stade Modibo Kéita

Des Stadistes supporters du Djoliba ! Qui l’aurait crû il y a quelques années ? Et pourtant, dimanche dernier, des « socios » du Stade malien de Bamako ont arboré le rouge pour soutenir les joueurs de Hèrèmakono. Décrispation oblige. En réalité, le stade Modibo Kéita ressemblait, comme dirait notre confrère de l’ORTM Alassane Souleymane, à « un panier de tomates ».

Le tireur de coups de pied

L’ancien défenseur international des Aigles, du Djoliba et de l’Usfas, Modibo Sidibé a ravi la vedette dimanche dernier à une partie du public de la tribune officielle. Pour preuve, à chaque corner des Rouges notamment celui tiré par Souleymane Dembélé, l’auteur du 1er but de la Can-1994 donnait de la voix au tireur pour plus d’application. « Ouvre ton pied et frappe avec extérieur », criait-il. Et à chaque « sortie », il était applaudi par le public.

Sfax, Espérance, Marsa, Etoile…

Des émissaires des clubs tunisiens du Sfax, de l’Espérance sportif, de la Marsa et de l’Etoile sportive de Sousse en compagnie du président du Club africain étaient présents au stade Modibo Keita dimanche lors de DAC-CA. Ils étaient venus suivre le match mais aussi profiter de l’occasion pour dénicher l’oiseau rare.

Des supporters voient rouge

Comme l’on pouvait s’y attendre, le match a fait des victimes parmi les supporters dont un porteur d’uniforme. Quelques minutes après l’épreuve des tirs au but, des spectateurs dont un élément de la garde nationale se sont évanouis.

Introuvable fanion rouge

Comme à chaque rencontre internationale, les capitaines des équipes échangent leurs fanions en présence des arbitres en guise de souvenir. Le dimanche dernier, le capitaine du Djoliba n’avait pas le sien. « Où est passé le fanion », demandait en vain le portier à un de ses dirigeants. Finalement l’échange s’est effectué avec le seul fanion clubiste.

 

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