Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2008

Mois de juillet

Les Echos du 24 Juillet

 

RAPPORT SUR LES LOGEMENTS SOCIAUX

ATT passe ses nerfs sur le Végal

Le Vérificateur général doit publier dans les jours à venir son rapport. Déjà, ça bloque parce que ATT a mal pris le rapport accablant produit sur les logements sociaux.

De sources proches de la présidence de la République, le chef de l’Etat ATT aurait reçu « ces jours-ci » le Vérificateur général Sidi Sosso Diarra, à qui il a fait passer un mauvais quart d’heure. En effet, ATT a passé ses nerfs sur le pauvre.

La raison ? Le Vérificateur « a eu le toupet » de fouiner dans la gestion des logements sociaux. Déjà, notre confrère, Le Républicain, affirmait que le rapport connaîtrait des tripatouillages. Il y a lieu de le craindre car, comme le reconnaît notre source, le Végal est sorti de chez ATT « le moral plus bas que terre ».

Le Végal, au niveau des logements sociaux, aurait mis en évidence ce que nous avons toujours décrié : le non-respect des critères, entre autres. Les critères officiels ont disparu pour faire place à un copinage qui ne dit pas son nom, avec au finish, de vrais Maliens méritants qui sont écartés au profit de ceux qui n'en ont pas besoin, qui n'ont aucune urgence.

Des correctifs incongrus ?

Il y a par exemple, beaucoup de filles célibataires qui ont des maisons, simplement parce qu'elles connaissent des gens d’en haut. Nous avons, en son temps, donné le cas d’un collégien, un garçon de 20 ans, qui a été bénéficiaire au même titre que papa et maman, qui est précisément membre de la Commission d’attribution.

Après notre article, la maison attribuée au petit a été retirée, mais sans aucune sanction à l’encontre de qui que ce soit. ATT a pris à son compte les critiques formulées par le Végal contre les logements sociaux. Pour lui, critiquer ce programme reviendrait à remettre en cause ses options.

A la publication du rapport, nous ferons une comparaison pour voir si les données ont été « revues », ou si le rapport a passé en l’état.

Alexis Kalambry

Acceuil


AU CŒUR DE LA POLEMIQUE

Le PM demande au Végal de contrôler le Trésor

Le Trésor public est au centre de toutes les polémiques aujourd’hui. Tiébilé Dramé, président du Parena, avait annoncé une ardoise de 100 milliards de F CFA vis-à-vis des fournisseurs locaux à ce niveau. D’autres avaient embouché pour dire que c’est plus. Le chiffre de 120 milliards F CFA a même été avancé.

Le 8 juin, le président ATT a répondu en indiquant que la dette intérieure du Mali se chiffre à 80,5 milliards de F CFA à la date du 5 juin 2008 au lieu de 100 milliards de F CFA à la fin mai 2008.

ATT dit ne pas comprendre les retards de règlement des factures qui s’accumulent au Trésor. « Je ne sais pas ce qui se passe, mais chaque fois qu’on met 30 milliards à la disposition du Trésor, on se retrouve avec un trou de 30 milliards de F CFA », a déclaré le président ATT le 8 juin, à Koulouba devant des journalistes.

Pour voir clair et surtout certainement pour mettre fin à tout ce que le président lui-même reproche à la structure, le Premier ministre, Modibo Sidibé, vient d’y dépêcher une mission du Vérificateur général.

« C’est à la demande express et par écrit du Premier ministre que le Végal est au Trésor » , affirme notre source qui précise qu’il a pour mission, au-delà de la vérification d’usage, de proposer pour cette structure des plus opaques, une sorte de manuel de procédure comptable et administrative.

Alexis Kalambry

 

[haut]

Acceuil


FRONT SOCIAL

Nouvel ultimatum de l’UNTM pour le 31 juillet

Le 31 juillet 2008 est la date butoir fixée au gouvernement par l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) pour la satisfaction complète de ses points de doléances de 2007 non encore exécutés.

Pour soumettre de nouvelles doléances au titre de l’année 2008, l’UNTM attire l’attention du gouvernement sur l’extinction totale du protocole d’accord du 18 juillet 2007.

Dans ledit protocole, l’Etat avait déjà donné satisfaction à des points comme l’augmentation de salaire de 10 % à raison de 5 % en janvier 2008 et 5 % en janvier 2009, le paiement des indemnités dues aux compressés à hauteur de 2,5 milliards de F CFA, entre autres.

La dernière évaluation, faite le 8 juillet 2008 par le ministère du Travail, de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat et l’UNTM, a révélé qu’il existe encore des points non encore exécutés et auxquels la centrale syndicale tient.

Ces points sont relatifs à l’intégration des contractuels dans la fonction publique, le réexamen de l’équilibre de la grille salariale, la réinstallation du fonds minier, l’indemnité de départ à la retraite des fonctionnaires, la relecture du décret instituant la Commission nationale des prix pour plus d’autonomie et d’indépendance et la publication du bilan des privatisations.

Le gouvernement est interpellé sur ces sujets qui fâchent. L’UNTM exige que l’ensemble des points trouve satisfaction à la date indiquée. Le front social qui connaît une certaine accalmie depuis près d’un an risque de s'enflammer.

La fin de la trêve observée par les locataires de la Bourse du travail est donc proche. L'UNTM se dit prête d'utiliser les moyens syndicaux pour se faire entendre. Syndicalement parlant, le risque de grève n’est pas à écarter.

Abdrahamane Dicko

 

[haut]

Acceuil


HIVERNAGE DANS LA REGION DE SEGOU

Les paysans optimistes

Le secrétaire général du ministère du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées avait révélé la semaine dernière, au cours d’une cérémonie de remise de don aux populations de Dialakoroba, victimes d’inondations, que cette année les pluies allaient être abondantes. Cette affirmation semble se confirmer lorsqu’on se rend dans le pays profond via la nationale 6.

En 4e région en particulier le long de la RN 6 et dans certains chefs-lieux de cercles, les cœurs des agriculteurs vibrent de joie car, les champs promettent de grandes récoltes à condition bien sûr que la pluie tombe encore et encore. Le mil, l’arachide et autres cultures vivrières sont aujourd’hui dans un bon état de feuillaison que le voyageur peut contempler.

Je partais la semaine dernière à Tominian et les paysans ou habitants que j’ai rencontrés au cours de mes brèves escales s’accordent à dire que les récoltes promettent à condition, s’empressent-ils d’ajouter, qu’il continue de pleuvoir. « Ni sanji ya fori, balo bè nogoya ». Traduction : s’il pleut suffisamment jusqu’à la fin de l’hivernage, les produits vivriers seront moins chers, commente un paysan à l’escale de Bla. Venu nous proposer une pintade, il a dit rendre grâce à Dieu pour ce début d’hivernage « très satisfaisant ».

A l’en croire à Bla, les pluies tombent et les paysans ne se mettent pas, pour l’instant, martel en tête. Même constat à Ségou, Yangasso, San et Tomininan : le mil a atteint une certaine hauteur. L’arachide continue sa feuillaison. Et l’herbe se trouve en abondance, d’où l’embonpoint des troupeaux de bœufs que l’on peut apercevoir de temps à autre.

A Tominian, de nombreux paysans ont déjà fini les premiers sarclages et s’affairent encore à emporter du fumier organique dans leurs champs pour les jeunes pousses. Dans ce cercle où la plupart des populations sont des agriculteurs, l’inquiétude porte sur les prédateurs et l’accès des paysans aux produits phytosanitaires.

Au plan local, pour combattre les prédateurs domestiques, par décision des chefs de village, les populations ont été priées de ne plus laisser leurs bêtes en divagation sous peine d’être abattues sans autre forme de procès. « Si pour le moment, il n’y a pas de chenilles qui menacent les jeunes pousses dans notre secteur, il faut cependant s’y préparer en cas d’invasion », raconte Dami Célestin Déna, rencontré au tribunal de Tominian.

Ce paysan du village de Togo ( 30 km de Tominian) venu pour y établir un acte de naissance, explique que par manque de produits de traitement et en raison de leur cherté, certains paysans dans l’arrondissement de Fagasso vont perdre une bonne partie de leurs récoltes.

Zone de mares et de bas-fonds par excellence, Dami Célestin craint que les fortes pluies qui tombent sur leur contrée ne viennent occasionner des inondations comme le fut le cas, il y a trois années.

Denis Koné

 

[haut]

Acceuil


IBK

Le retour ?

Il sort d’une longue hibernation consécutive aux législatives dernières et signe son retour de manière fracassante. Devrait-on désormais compter avec lui ?

Il était le plus conciliant et le plus « compréhensif » par rapport à ATT. Mais, ces temps-ci, IBK, le patron du RPM semble avoir changé de stratégie. A Ségou, lors d’une récente visite, IBK a été on ne peut plus incisif.

« Quand le président de la Cour constitutionnelle dit lui-même qu’il n’a jamais assisté à des fraudes aussi massives ; quand le directeur national de l’intérieur y va également de son trémolo, les partenaires au développement savent ce qui s’est passé ici aussi bien à la présidentielle qu’aux législatives. Malgré tout ce qui a été entrepris et fait, lors de la présidentielle, on a eu du mal à nous mettre en dessous de 5 : on a eu 19 et quelques » .

Pour IBK, il faut « qu’ensemble, tous les fils du pays envisagent les grands sujets de la nation avec sérieux, rigueur, responsabilité et que chacun de nous donne son point de vue. Mais, il n’est pas bon, il n’est pas sain que, comme des canetons, on se mette à la queue leu leu pour suivre un leader, ou un responsable national, qu’il soit dans la vérité ou dans l’erreur. Ce n’est même pas dans l’intérêt de la démocratie, ni dans l’intérêt de ce leader et surtout pas l’intérêt du pays ».

Le Nord, la corruption, le sursaut national… la CMDT, l’école ont été des questions abordées à cette occasion. « Quand un gouvernement ou un Etat n’assume pas ses responsabilités, il met son pays en danger. Nous sommes en danger. Ce n’est pas un souhait, c’est un constat. En venant ici ce matin, quand j’entendais encore sur la même radio étrangère, qui chaque fois nous donne les nouvelles du Nord, que Tessalit a été attaqué, que 3 gendarmes ont été enlevés et qu’un véhicule a été détruit, j’ai dit « Allah Akbar ». Que Dieu sauve le Mali ! ».

Alexis Kalambry

[haut]

Acceuil


 

« FINZAN »

L’image des Maliennes vue par C. O. Sissoko

Le 31 juillet est déclaré Journée panafricaine des femmes. La rubrique « Cahier culture » rend ici hommage à l’Africaine en général et à la Malienne en particulier. Retour sur « Finzan », un film que Cheick Oumar Cissoko leur a dédié.

De « Nyamanton » à « Finzan », en passant par « Guimba », «  La Genèse » et « Battu », la filmographie de Cheick Oumar Sissoko offre une diversité de visages de femmes. C’est Saran, mère de 3 enfants, analphabète et bonne à tout faire. C’est Nanyuma, paysanne voulant échapper au mariage forcé. C’est Fili, jeune fille non excisée qui doit se confronter à la coutume villageoise. C’est Salla Niang qui porte la bonne parole grâce à son expérience de la vie.

Cheick Oumar Sissoko a dédié son film « Finzan » à la femme africaine. A travers lui, il rend hommage à la femme qui lutte. Il prend aussi partie pour la défense des droits de la femme.

Un virulent hommage à la femme qui lutte. « Nous enfantons le monde. Il nous violente. Nous créons la vie. Elle nous est refusée. Nous produisons les vivres mangés à notre insu. Nous créons la richesse. Elle est utilisée contre nous ».

Ces phrases sont de Nanyuma, personnage principal de « Finzan ». Dans ces cris lancés, il met le doigt sur l’inégalité de participation des femmes à la définition des structures politiques et économiques et au processus de production. En effet, il s’agit de l’impossibilité des femmes d’accéder à la propriété foncière et de l’incertitude des droits de jouissance des terres alors que les femmes participent de plus en plus à la sécurité alimentaire, depuis les grandes sécheresses de 1973 et de 1984.

Dans le film, les femmes prennent position contre les autorités qui veulent acheter le mil à bas prix. L’une d’entre elles lance : « Dugutigi, les femmes veulent parler ! Nous savons que vous ne nous aimez pas ! Beaucoup de ces femmes ont trimé comme bonnes dans les villes pour vous autres qui croyez avoir le monde. Ton ami crâne avec un boubou qui coûte près de 200 000 francs gagnés sur la misère des pauvres. Nous n’avons pas ça en cinq ans. Aussi on ne se tuera plus pour des gens comme vous ».

Les Maliennes ont augmenté les activités agricoles personnelles pour combler le déficit alimentaire de la famille. On assiste ainsi à une transformation du travail féminin se traduisant par une accentuation de la présence des femmes dans la production alimentaire et le renforcement de leur rôle de pourvoyeuses de la famille. Mais, de façon générale, au Mali, la coutume reconnaît aux chefs de famille le droit de gérer la terre et tous les autres utilisateurs dont les femmes doivent se contenter d’un droit d’accès.

Au sein de la famille, l’exploitation collective des terres permet difficilement aux individus, hommes et femmes, de cultiver personnellement la terre. Toutefois, dans ce contexte peu propice à l’exploitation individuelle de la terre, les femmes sont défavorisées pour négocier l’obtention de parcelles. Les relations hommes/femmes s’avèrent donc un facteur essentiel dans l’analyse de l’accès des femmes aux terres agricoles et aux autres ressources naturelles.

A cela, il faut retenir que les Maliennes souffrent de leur faible degré d’éducation et d’alphabétisation. L’éducation traditionnelle constitue dans une certaine mesure un frein à la scolarisation des filles.

Amadou Sidibé

 

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

Les noces viciées du Nonmon

Prix 4000f cfa

 

 

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org