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2008

Mois de juillet

Les Echos du 23 Juillet

 

PRIVATISATION

La BIM-SA vendue à 39,5 milliards F CFA

Selon une information publiée hier par notre confrère Les Afriques, Attijariwafa Bank vient d’être déclarée adjudicataire de l’appel d’offres relatif à la prise de participation de 51 % du capital de la Banque internationale pour le Mali (BIM-SA).

« La banque marocaine aurait mis sur la table une offre de 70 millions d’euros assortis d’un business plan jugé nettement plus intéressant que ceux de ses concurrents UBA, Ecobank, Bank of Africa et la Société générale » , précise-t-il.

Attijariwafa Bank est un groupe bancaire et financier marocain. Elle est considérée comme le premier groupe bancaire et financier du Maghreb et le troisième au niveau africain. Elle est née de la fusion de deux banques marocaines en 2003, Wafabank et la Banque commerciale du Maroc (BCM).

La Banque internationale pour le Mali, dirigée par Mamadou Igor Diarra, est une entreprise rentable, selon le dernier conseil d’administration. En effet, ce conseil avait publié que les comptes de l'exercice 2007 se caractérisent par un total bilan record de 178,4 milliards de F CFA et des ressources globales de 158,5 milliards. Un encours des ressources globales de plus de 115 milliards pour les emplois et un résultat d'exploitation net de plus de 5 milliards, sont aussi des éléments d'appréciation d'une croissance des comptes.

La BIM-SA s'est également modernisée en se dotant d'un nouveau système informatique performant. Son réseau bancaire s'est densifié avec 55 points de ventes au Mali. Cette expansion, s'est concrétisée, selon la direction générale de l'établissement, par des parts de marché de près de 15 % des dépôts et crédits, soit une nette contribution de la BIM-SA à la bancarisation du pays.

Pour ce qui concerne les Marocains, le Mali garde un bon souvenir du passage dans notre pays de la Banque marocaine de commerce extérieur (BMCE) qui a été pionnière chez nous. Elle avait permis de redresser la Banque de développement du Mali (BDM), l’une des rares banques de développement à survivre et à conquérir des parts de marchés dans la sous-région.

En cédant les 51 % de son capital, c’est une page de l’histoire tumultueuse de la BIM-SA qui se tourne.

Alexis Kalambry

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CRISE DU NORD

Heureux dénouement ?

Le gouvernement malien et la rébellion touareg, représentée par l’Alliance démocratique du 23-Mai pour le changement, ont conclu lundi à Alger un accord sur l’arrêt des hostilités, a annoncé l’ambassadeur d’Algérie au Mali, Abdelkrim Ghrieb.

Cet accord intervient après trois jours de discussions entre des émissaires du gouvernement malien et des rebelles touaregs en vue de restaurer la paix et la sécurité dans la région très troublée de Kidal, dans le Nord-est du Mali.

Si l’on doit se féliciter de ce dénouement heureux, il y a des faiblesses et des lacunes qu’il faut dénoncer et corriger. C’est surtout au niveau du renseignement et de l’information. Notre pays a montré des lacunes à ce niveau. En effet, il est difficile de comprendre comment les bandits armés ont pu miner le pays jusqu’à Kidal. Ensuite, au niveau de la Sécurité d’Etat, les agents se plaignent énormément de la hiérarchie, qui « politise tout ».

Selon nos sources si la sécurité a du mal à réussir sa mission, c’est parce que des agents, sous prétexte qu’ils ont été recrutés par Soumeylou Boubèye Maiga, ont été remerciés alors que l’Etat les avait formés en Egypte, en Tunisie, en Libye ou au Maroc à coup de milliards aux principes du renseignement.

La preuve, depuis qu’ils ont été remerciés, ils ont été repris aux mêmes missions dans leurs corps d’origine. Les agents dénoncent également la « porosité » de l’information qui n’est plus seulement destinée au président, ce qui permet des fuites.

Les accords qui viennent d’être scellés à Alger augurent d’un bon départ et devraient également permettre, non pas de tout passer par pertes et profits, mais de faire un vrai bilan. Surtout au niveau du renseignement.

A. Kalambry

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NOUVELLES EXONERATIONS

L’UNTM gagne la bataille du lait et de l’huile

L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), qui est à l’origine de la création de la Commission nationale des prix, ne croit plus en la capacité de la structure à juguler la flambée des prix. Elle demande la relecture du décret l’instituant, ce que le ministre de l’Economie va être obligé d’accepter.

Dans une précédente parution, nous faisions état des vives réserves que l’UNTM émettait sur sa participation aux travaux de la Commission nationale des prix créée par décret au mois d’avril 2008. Ces réserves portent sur la composition de la Commission qui, aux yeux des responsables syndicaux, constitue un handicap à l’accomplissement de ses missions de prévention et de lutte contre la hausse vertigineuse des prix des denrées de première nécessité.

Cette Commission est présidée par une conseillère technique du ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, Mme Sissouma Aïda Koné. En sont membres, la société civile comprenant l’UNTM, les associations de consommateurs et des commerçants importateurs de céréales et de denrées de première nécessité.

Au vu de sa composante hétéroclite, l’UNTM en déduit qu’elle ne répond pas à ses aspirations pour la simple raison que ses composantes n’ont pas les mêmes intérêts. Ceci s’explique par le fait que certains de ses membres ne rendent compte qu’à leur service employeur, d’autres ne le font qu’à eux-mêmes et d’autres étant leurs propres employeurs (importateurs) n’ont de compte à rendre à personne.

Une autre appréhension de la centrale syndicale est que l’organe créé sous son impulsion risque d’être une stratégie pour le gouvernement de masquer la vie chère. L’UNTM regrette surtout l’opacité qui recouvre les activités de la Commission avec son manque de communication.

Une chose est de prendre les décisions allant dans le sens de la diminution des prix, une autre est de les diffuser pour que la majorité des consommateurs soit informée. L’UNTM entend par là empêcher que les décisions soient simplement rangées dans les tiroirs et demande que les réunions fassent l’objet de communiqué de presse.

De nouvelles « exo »

L’UNTM veut que ces préalables soient réglés et en fait une doléance en réitérant la relecture du décret instituant la Commission nationale des prix pour qu’elle soit plus autonome et indépendante.

La sortie lundi soir, à la télévision nationale, du ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, Ahmadou Abdoulaye Diallo semble être un début de réponse aux préoccupations de la centrale syndicale. Le ministre a en effet fait le point sur les exonérations accordées sur le riz sur la période du 1er avril au 31 septembre 2008, qui coûte 4 milliards de F CFA au budget national et celle sur l’huile raffinée et le lait sur deux mois couvrant le mois de ramadan (août-septembre), d’une valeur de 4,5 milliards de F CFA.

En expliquant cette affaire d’exonération servie à la pelle où les consommateurs sont toujours les dindons de la farce, le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce a laissé beaucoup de téléspectateurs sur leur faim : en se gardant de clarifier certains points. Il n’a pas spécifié la qualité de lait ni la quantité de produit laitier et d’huile faisant l’objet de détaxation.

Or, la précision doit être faite illico presto pour éviter non seulement la spéculation, qui consiste, pour certains hauts responsables du pays, à dire que la quantité détaxée au cordon douanier est épuisée avant terme. Certains peuvent aussi en profiter pour importer du lait impropre à la consommation humaine comme cela a été le cas pour le riz.

Abdrahamane Dicko

 

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« BONNES A TOUT FAIRE »

Esclaves pour 5000 ou 7500 F CFA par mois

Le métier d’aide ménagère est une activité génératrice de revenus dans la mesure où il permet à celles qui l’exercent de tirer leur épingle du jeu à travers la constitution de leurs trousseaux de mariage. C’est la raison pour laquelle des filles à la recherche d’un mieux-être quittent leurs parents pour la grande ville où tout n’est pas pourtant rose.

Elles viennent chercher de quoi se payer leurs trousseaux, préparer leurs mariages et retourner au village afin d’aider leurs parents dans les travaux champêtres en période hivernale. Ces filles rurales plus connues sous l’appellation « bonne ou 52 » sont devenues aujourd’hui dans la capitale des piliers surtout dans les foyers mal entretenus par les épouses trop occupées par leurs charges multiples.

En examinant la présence de ces aides ménagères en ville, Boubacar Camara, sociologue, affirme « qu’il encourage les filles rurales qui viennent travailler en ville ». « C’est vrai qu’officiellement c’est pour se payer les trousseaux, c'est-à-dire les ustensiles de cuisine et autres. Mais à y regarder de près la pauvreté du monde rural est pour beaucoup dans cet exode », explique-t-il.

Cette pauvreté, poursuit notre interlocuteur, ne permet plus aux parents de faire face à certaines exigences, entre autres, comme par exemple doter correctement la fille au moment de son mariage parce que la dot réclamée généralement au village est différente de celle de la ville, c’est-à-dire purement symbolique.

« De plus, la mère est privée de cette dot. C’est pourquoi elle va demander à son enfant d’aller s’engager comme aide ménagère en ville en vue d’économiser et de préparer son mariage. Le monde rural est un monde infernal où les conditions de vie ne permettent pas aux mères de faire face aux unions de leurs enfants » .

Sevrées de droits des femmes

Issues généralement de la campagne, les aides ménagères ont différentes motivations. Les plus jeunes sont soucieuses de leurs trousseaux de mariage. Les plus âgées, divorcées ou veuves se préoccupent du renouvellement de leur vie sociale ou se réfugient en ville. Mais dans leur quête effrénée de bien-être matériel, les « servantes » subissent les pires servitudes.

Selon le sociologue Camara, elles sont bonnes à tout faire. Elles se réveillent avec le chant du coq pour se coucher tard la nuit. Aides ménagères, le terme « bonne » n’est qu’un euphémisme pour atténuer un phénomène indigne aujourd’hui, ajoute-t-il.

La soif de « bonne » est un pur snobisme chez des citadines. «Mêmes celles qui peuvent tenir leurs foyers sans aides ménagères recourent aux bonnes, parce que c’est du pur esclavagisme. Certaines femmes se révèlent incapables de gérer leurs foyers sans aide ménagère. Avec le coût actuel de la vie, il y a des familles qui en embauchent jusqu’à deux quand bien même elles ne peuvent pas les payer. Généralement, au moment où ces pauvres filles s’apprêtent à rentrer chez elles, leurs employeurs inventent tout un tas de prétextes pour ne pas payer leurs salaires. Aujourd’hui sans elles, rien ne va dans les familles. C’est imaginable ça ! » témoigne le sociologue.

Pour un salaire de 6000 à 7500 F CFA par mois, des « bonnes » sont victimes de fausses accusations, d’injures, de violences de la part de certains employeurs. La question « bonne », aux dires de notre sociologue, mérite d’être examinée dans la mesure où il existe déjà des structures pour les aider.

Dans l’Afrique traditionnelle, on épousait une femme pour qu’elle puisse faire face aux exigences du foyer. Malheureusement, de nos jours, pour des raisons difficiles à cerner, des Bamakoises renoncent à toute vie de femme au foyer. Mais ne serait-ce qu’au regard des tâches dures qu’elles accomplissent, les servantes, sans doute, méritent plus de respect et de bonnes conditions de travail.

Assitan Haïdara

 

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DEGRADATION DE L’AXE DIEMA-SANDARE-KAYES

La colère du ministre Séméga

Dix jours pour réparer les cassures de l’axe Diéma-Sandaré-Kayes : c’est le délai que le ministre de l’Equipement et des Transports a donné à la direction nationale des routes qui assiste les bras croisés à la dégradation des routes.

Vendredi 19 juillet, le ministre de l’Equipement et des Transports était en 1re région aux côtés du président de la République pour l’inauguration de la route Nioro-Diéma. En partance pour Kayes, Hamed Diané Séméga s’est rendu à l’évidence que les bureaux d’études chargés du contrôle des voies ne font pas assez dans le suivi des travaux.

Sur le tronçon Diéma-Tournant Yélimané, M. Séméga a constaté l’état de dégradation de cette voie construite il y a à peine 4 ans. Des trous par-ci, des cassures par-là, il faut chercher sa voie sur cette voie. De quoi décourager les bailleurs à investir. Devant cet état de chose, le ministre était dans tous ses états et n’a pas caché son amertume.

Des mises en garde ont été faites à cette occasion. Deux structures ont été épinglées. Il s’agit de la direction nationale des routes et le bureau d’études qui a supervisé les travaux des entreprises (sénégalaise et française SCE et Razel), qui a été accusé de ne pas avoir fait correctement son travail. Aussitôt, instruction a été donnée à la direction nationale des routes de réparer au plus vite les cassures et cela dans un délai de 10 jours.

Le directeur national des routes a du pain sur la planche. Toutefois, les petits travaux à lui demandés par M. Seméga ne doivent pas causer de problèmes à cette structure qui a un budget de plus de 9 milliards de F CFA pour l’entretien des routes.

A l’image de l’axe Diéma-Kayes, plusieurs routes nationales sont aujourd’hui en train de se dégrader au vu et au su de cette structure chargée de leur entretien. Aujourd’hui, le citoyen se pose des questions sur l’utilité réelle d’un tel service.

Faut-il le rappeler que l’axe Diéma-Sandaré-Kayes est l'aboutissement d'un projet de plus de 30 milliards de F CFA déboursés par le Fonds européen de développement, devenu aujourd'hui le partenaire privilégié du Mali dans le domaine du désenclavement.

Amadou Sidibé

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OPERATION « SANDJI-2008 »

Deux milliards en pluies

Nonobstant les informations météorologiques relatives à une pluviométrie abondante cette année et qui peut occasionner des dégâts éventuels, les autorités continuent avec les pluies provoquées appelées opération « Sandji ». Pour quel objectif ?

L’opération pluie provoquée a été officiellement lancée le 21 juillet 2008 par le ministre de l’Equipement et des Transports. La cérémonie a eu lieu à l’aéroport de Bamako-Senou en présence du directeur général de la météo, Mama Konaté.

Pour cette année, les autorités ont sorti la grosse artillerie en se dotant de deux avions, dont le second a été livré le jeudi dernier, et d’un 4e radar. Ce n’est pas tout : il a été fait appel à une équipe de pilotes et de mécaniciens américains qui vont passer les 4 mois de bombardements de nuages aux côtés des ingénieurs maliens de la météo malienne. Les deux avions sont basés à Mopti et Bamako et interviennent dans un rayon de 250 km. L’opération coûte 2,835 milliards de F CFA. Ces matériels viennent renforcer le dispositif déjà existant.

Les opérations de pluies provoquées ont été reconduites en 2007-2008 avec un renforcement des moyens et une extension à d’autres zones du pays. Compte tenu des résultats satisfaisants de l'expérience, attestés par une augmentation moyenne de 15 % de la pluviométrie par rapport à la normale dans les zones déficitaires et de 45 % par endroits, le gouvernement a décidé de reconduire le programme pour la campagne 2008-2009.

Le marché de prestations de services est conclu à cet effet avec la société Weather Modification Incorporated (WMI), qui a conduit les opérations pendant les deux précédentes campagnes. Le financement de ce programme est assuré par le budget malien.

Pluies dévastatrices

Les opérations consistent à détecter les bons nuages qui contiennent de l'eau et ensuite à les ensemencer par un produit qu'on appelle diodure d'argent et du chlorure de calcium. Ce qui provoque une condensation qui va mener à la tombée de la pluie.

L’opération « Sandji », selon les responsables en charge, a pour but de réduire le déficit pluviométrique que notre pays connaît depuis plusieurs années (la pluviométrie de 1200 mm n’existe plus dans le Sud du Mali) en vue de renforcer les programmes d'aménagements et d'équipements hydro agricoles.

Mais sans être contre l’opération qui, selon le directeur général de la météo, a eu un impact considérable sur les cultures, elle devait être suspendue cette année ou du moins réduite pour ne concerner que des poches déficitaires et surtout éviter les zones où les précipitations sont annoncées abondantes avec des risques d’inondations.

Comme pour corroborer notre thèse, la direction nationale de l’hydraulique a fait un communiqué annonçant une pluie abondante avec des risques d’inondations entre juillet, août et septembre. Quelles pourraient être les conséquences d’une pluie provoquée ajoutée à une pluie qui s’annonce abondante ? Elles ont pour noms : dévastation des champs, destruction des maisons en banco et parfois même de routes et ponts… Décidément les 2,8 milliards pouvaient servir à autre chose dans un contexte de rareté des ressources financières. Mais d’aucuns ont vraiment intérêt au maintien de l’opération « Sandji » contre vents et marées.

Amadou Sidibé

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