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2008

Mois de juillet

Les Echos du 22 Juillet

 

FORUM SUR L’EDUCATION NATIONALE

Coses et Snesup conditionnent leur participation

Conçu pour être un moment fort de mobilisation de la nation autour de l’école afin d’aboutir à des engagements de toutes les parties,le Forum national sur l’éducationdoit aussi et surtout permettre de réunir un consensus large et solide autour des solutions réalistes concernant les problèmes majeurs de l’école. Mais certains de ses acteurs et non des moindres risquent de faire défection.

Le Forum national sur l’école, initié par le Premier ministre et qui doit se tenir en août 2008 est censé ouvrir de nouvelles perspectives pour l’école malienne plongée dans un guêpier.

Réussir à réunir tous les acteurs autour de la question de l’école est, selon de nombreux observateurs, l’une des conditions sine qua non, un préalable de la réussite du Forum qui vise, selon le président de la commission d'organisation, Salikou Sanogo, à « permettre à tout le monde de donner son avis sur l'école malienne afin de trouver des solutions aux problèmes qui l'assaillent ».

Mais, des affaires comme celles de l’agression du Pr. Djibonding Dembélé et le maintien de la position de la Coordination des syndicats des enseignants du secondaire (Coses) qui a suspendu toutes ses activités pédagogiques n’incitent guère à l’optimisme une opinion nationale qui s’interroge sur la participation efficace des différentes couches socioprofessionnelles, notamment les enseignants.

Aujourd’hui, après la relaxe des présumés auteurs d’agression sur la personne de Djibonding Dembélé, le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) exige de l’Etat la poursuite et l’arrestation des vrais auteurs. « Les vrais auteurs de l’agression de notre camarade courent toujours. Nous avons adressé une correspondance au gouvernement pour lui faire part de l’inquiétude de notre syndicat et l’on attend toujours la réponse », nous a confié le secrétaire général du Snesup, Dr. Abdou Mallé.

De son côté, le secrétaire général de la Coses, Tiémoko Dao, explique que les rapports de sa Coordination avec l’Etat est dans un état de morosité. Il confirme que la Coses maintient son mot d’ordre de rétention de note et de boycott des examens. Il faut noter que les autorités ont organisé les examens de fin d’année (DEF, Cap BT et baccalauréat) sans les enseignants de la Coses. « Nous sommes à une période de morosité, rien n’a évolué », note-t-il.

A propos du forum, M. Dao révèle que la Coses est en pourparlers avec la commission d’organisation, mais conditionne déjà sa participation à l’acceptation de ses termes de références.

De petites phrases qui inclinent à penser que ces deux syndicats posent des préalables à leur participation à un forum qui est présenté comme la dernière chance de redressement de l’école malienne.

Amadou Waïgalo

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UN RAPPORT SUR EXPLOITATION MINIERE

La preuve que l’or ne brille pas pour tous

Le Mali est un grand producteur d'or. Il est aujourd’hui classé 3e producteur africain du métal jaune après l’Afrique du Sud et le Ghana. Une activité lucrative, mais aux conséquences sociales et écologiques désastreuses.

L’histoire nous apprend qu’entre les XIIIe et XIVe siècles, l’Empire du Mali était considéré comme le réservoir de la moitié de l’or du monde. L’orpaillage était une activité traditionnelle florissante. Le roi Kankou Moussa, pour son pèlerinage à La Mecque, avait, dit-on, distribué tellement d’or sur son passage que le cours du métal jaune s’était effondré.

Depuis plus de cinq ans, le cours de l’or grimpe. Selon une source généralement bien informée, les 800 tonnes de réserves théoriques du sous-sol semblent une véritable aubaine pour notre pays, un des pays les plus pauvres de la planète qui attire depuis le début des années 1990 les investisseurs.

Pour attirer les investissements nécessaires à l’exploitation de l’or à l’échelle industrielle, le Mali s’est désengagé de son rôle de « propriétaire opérateur » pour ne plus détenir qu’une part minoritaire dans le capital des sociétés minières. Minoritaire avec 20 % du capital, le gouvernement malien n’a qu’une place de strapontin au sein des entreprises et un pouvoir d’influence bien limité.

Les statistiques économiques officielles sont éloquentes, mais à la lumière des chiffres, la réalité est tachetée. En 2006, le métal jaune a rapporté plus de 300 milliards de F CFA à l’économie nationale, soit environ 50 % des exportations du pays. Mais selon le dernier rapport de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), il est impossible d’assimiler les revenus du métal jaune à des exportations, tellement le circuit commercial emprunté par l’or malien est opaque.

Les revenus de l’or sont en fait constitués par un système extrêmement complexe d’impôts, de taxes et de redevances défini par le code minier, dont les exploitants sont exonérés les premières années de l’exploitation. Un système qui, vraisemblablement profite plus aux multinationales qu’à l’Etat malien.

Du clinquant, rien que du clinquant

« L’or brille-t-il pour tous les Maliens ? » est-on tenté de se demander. Selon les statistiques, en 2004, le secteur minier a créé 7 % de la richesse nationale. La part de l’Etat tombe dans les caisses du Trésor public au moment où les populations des sites miniers manquent de tout (éducation, santé, eau potable, dégradation de l’environnement et autres infrastructures).

L’on tente de combler le « trou » par la construction de quelques salles de classes dans quelques communes, la distribution de moustiquaires imprégnées, des préservatifs, etc. On annonce la construction d’autres mini-barrages dans les localités de Babala, Kouroukéto, Alamoutala Djinguilou, Tabakoto et Sékokoto dans la 1re région qui a 3 sites opérationnels (Sadiola, Yatéla, Loulo).

A Morila, un fonds de développement communautaire d’un montant annuel de 250 000 dollars américains a été mis en place par l’opérateur minier qui devait permettre la construction de plusieurs classes et autres projets pour les communautés. Mais il sert aussi à financer une partie des salaires et de l’infrastructure des autorités, comme c’est le cas dans plusieurs compagnies.

« L’utilisation discrétionnaire de ces fonds de développement, notamment auprès des forces de police locales, est de nature à mettre en cause l’impartialité de leurs missions et constitue une menace pour la sécurité des populations locales et le respect des droits des travailleurs » , dénonce un rapport de la FIDH.

Pour Kaou Sissoko, secrétaire de l’Association des ressortissants maliens de Sadiola en France, si l’exploitation de l’or est une aubaine pour notre pays, elle a des conséquences sociales et écologiques désastreuses. « Près des barrages de boue, on trouve des animaux sauvages et du bétail mort. Et les villageois se plaignent de maux de ventre et de difficultés respiratoires ».

L’exploitation aurifère serait-elle alors créatrice d’emplois directs ? Même pas ! Moins de 5000 personnes employées, alors que le secteur cotonnier, malgré la baisse du prix du coton et les multiples problèmes auxquels il est confronté continue de faire travailler directement ou indirectement 3 millions de personnes.

Idrissa Sako

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MOOLMAN DE SADIOLA

Deux travailleurs meurent en paria

Victimes d’accident de travail, Bakary Diarra et Alpha Diallo auraient perdu la vie suite à la négligence coupable des responsables de Moolman, une société sous-traitante à la mine d’or de Sadiola.

Avec plus de 800 travailleurs, Moolman est une société qui intervient dans l’extraction de l’or à Sadiola. La création de cette société en 1998 avait suscité beaucoup d’espoir tant du côté des populations que des employés.

Mais c’était sans compter que les choses pouvaient prendre une autre tournure. Avec le temps, tout ne semble plus marcher comme sur des roulettes. Las des mauvaises conditions de travail et des brimades, les travailleurs de Moolman ne savent plus où donner de la tête.

Les problèmes d’eau potable, les accidents de travail et le manque de moyens de protection sont le lot quotidien des travailleurs. Cependant, cette traversée du désert ne semble émouvoir les responsables de la société sous-traitante qui ne cessent de multiplier pressions et intimidations sur les employés à la moindre plainte ou protestation.

Selon nos sources, la qualité de l’eau laisse à désirer. « Travailler à la société Moolman correspond à de l’esclavage. La société employeur pense qu’elle a droit de vie et de mort sur nous. Le problème d’eau se pose avec acuité. L’eau est imbuvable parce que amer. Nous-nous sommes plaints mais en vain », confie un employé.

La situation qui n’a que trop duré a fini par susciter l’indignation des épouses qui ont marché en érigeant des barricades et en brûlant des pneus. « Même s’il y a de l’eau, elle est mal traitée. Mais nous sommes obligés de la boire comme telle parce que nous n’avons pas le choix. Ceux qui sont sensibles au problème nous ignorent superbement. C’est le calvaire pour ne pas dire le branle-bas dans nos rangs ».

Il est évident que travailler dans une mine d’or va de pair avec des risques, mais encore faudrait-il que la société employeur soit responsable pour prendre en compte cet aspect en dotant les travailleurs de moyens adéquats de protection, ou en cas d’accident de travail grave les évacuer d’urgence dans un hôpital.

« Je-m’en-foutisme »

Malheureusement, la société Moolman est apparemment peu soucieuse des bonnes pratiques. « Rares sont les jours où nous n’enregistrons pas de cas d’accidents mais les accidentés sont laissés pour compte », se plaint un magasinier. Et le hic, c’est qu’il n’y a pas de médecin qualifié pour leur prise en charge.

Récemment, apprend-on, la société a perdu deux de ses agents suite à des accidents de travail. Il s’agit de Bakary Diarra et de Alpha Diallo. « On ne peut pas travailler, dans une mine où il n’y a pas d’accident. Mais les conditions doivent être mises en place pour parer au plus pressé. Tout dernièrement il y a eu deux décès. Suite à un choc au niveau de son dos, Bakary Diarra (paix à son âme) n’a été évacué sur Bamako qu’un mois plus tard. Alpha Diallo, qui a également subi un choc au niveau de sa tête et qui est décédé à la clinique Pasteur il y a pas un mois, a longtemps séjourné ici avant d’être transporté à Bamako. Mais convient tout le monde, ils ont perdu la vie par suite de négligence de la part des responsables de la société », charge notre source.

A l’en croire, c’est parce qu’ils ont peur des dépenses que les responsables de Moolman traînent les pieds avant d’évacuer les victimes d’accident de travail. « Ils ont peur de faire des dépenses et les gens sont évacués tardivement à Bamako. Ici à Sadiola, il n’y a pas de bons médecins. Même si on fait des chocs, il nous est imposé le silence. Ils nous ont toujours dit de soutenir que ça va même si tel n’est pas le cas », nous a-t-on dit.

Mohamed Daou

 

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DEMARCHE QUALITE

PCDA, CSP et Fafpa s’en mêlent

Contribuer à la sensibilisation des opérateurs privés sur la démarche qualité et la présence effective des produits du crû sur les marchésinternationaux :est l’objectif que s’assignent le PCDA, le CSP et le Fafpa pour mieux soutenir l’économie nationale.

Le Centre du secteur privé en partenariat avec le Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (Fapfa) et le Programme de compétitivité et de diversification agricole (PCDA) a organisé le samedi dernier à son siège une conférence sur « la qualité comme garantie d’exportation des produits agricoles et de l’agro-industrie ».

La qualité de nos produits est la principale préoccupation des acteurs du développement. C’est la raison pour laquelle des cadres sont de plus en plus organisés pour renforcer cet état de fait. Pour donner une particularité à cette vision nationale, des spécialistes se sont donné la main en vue de traiter le sujet de fond en comble. Il s’agit de Moctar Boukenem du PCDA et Ahmadou Sylla, consultant en technologie alimentaire.

Mais d’entrée de jeu, Baïdy Diakité, directeur du CSP, a annoncé l’organisation d’un forum sur l’industrie alimentaire pour le renforcement des capacités du pays en novembre prochain.

Pour Séni Fofana du PCDA, ce programme gouvernemental consiste à contribuer à l’accroissement et à la diversification des revenus et des opportunités économiques en milieu rural. Cet objectif, poursuivra-t-il, passe par l’amélioration des filières agricoles, la pêche et l’élevage.

«  Il reste établi que les filières agricoles d’exportation dans notre pays renferment d’énormes potentialités tant sur le plan de l’offre de production que sur celui des opportunités de marchés aux plans national, sous-régional et international », a-t-il ajouté.

Toutes choses qui doivent inciter les acteurs et leurs partenaires de nos exportations agricoles à s’unir pour relever le défi de la recherche et de la maîtrise de la qualité, condition indispensable pour garantir la compétitivité de nos produits sur les marchés internationaux.

A travers ces genres de rencontres, on peut affirmer que les acteurs du secteur privé sont plus que jamais déterminés à renforcer les capacités d’un secteur, dont la contribution est précieuse pour l’économie malienne.

Assitan Haïdara

(stagiaire)

 

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DEMI-FINALES DE LA COUPE DU MALI

Trois « ténors » et un « petit poucet »

Exceptée l’AS Réal, tous les « ténors » se sont qualifiés pour les demi-finales de la Coupe du Mali dont les quarts de finale ont été joués samedi et dimanche derniers au stade Modibo Kéita.

Les demi-finales de la Coupe du Mali vont proposer de belles affiches, résultat de la domination imprimée par les ténors lors des quarts. Ainsi, le Stade malien de Bamako, 2e du championnat national, s’est aisément débarrassé du CSD.

Après leur défaite en championnat, les poulains de Cheick Oumar Koné se sont facilement imposés (4-0) à l’équipe des « Sept Villages », compostant ainsi leur ticket pour les demi-finales. C’est une vraie revanche que les Blancs de Bamako ont prise sur l’équipe du président M’Pa Sylla qui l’avait battu lors de la 17e journée du championnat.

Le COB, a lui aussi arraché sans difficultés son billet pour les demi-finales. Les Clubistes ont écarté sur le score sans appel de 4-0 le Tadona de Bougouni. Pour cette rencontre, l’équipe du Banimonotié avait fait le déplacement de Bamako avec des cars de supporters arborant les couleurs du club.

La grande surprise de ces quarts est venue de la formation du Nianan de Koulikoro, vainqueur (3-1) de l’AS Réal. A la mi-temps, l’équipe du Méguétan menait 2-0 grâce aux réalisations de Moustapha Kondé. Après avoir battu les Scorpions en championnat, les Koulikorois ont encore attristé les Noirs et Blancs en les boutant hors de la Coupe du Mali.

Le Nianan a mis fin à la suprématie des cadors en éliminant le Réal. Le tenant du trophée après sa domination en championnat aller et retour a une fois encore dynamité (3-0) les infortunés joueurs de la Venise malienne.

Les oppositions des demi-finales seront connues dans les prochains jours à l’issue d’un tirage au sort en direct à la télévision nationale.

Boubacar Diakité Sarr

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MUSIQUE

« Waraya », le nouvel album de Yeli

Le lancement du nouvel album du rappeur malien Yeli Mady Konaté alias Yeli Fuzzo a eu lieu, le samedi, 19 juillet au Blonba.

Après « Je rap donc je suis », « Je rap tout court », « Hommage à Dieu », Yeli revient en force sur la scène rappologique avec un nouvel album intitulé « Waraya », disponible depuis le lundi à Fuzzo Complexe, à l’Hippodrome.

« Waraya » , comporte 16 titres dont « Revenez à la maison » qu’il chante en duo avec Oumar Koïta. « Wari », chanté en featuring avec Assetou Bella Kéita, « Le jour de l’Afrique », « Mali Sorassi », « Just us » et autres chansons figurent sur la nouvelle galette. Dans cet album, Yeli chante en featuring avec d’autres artistes tels que Pamela Badjogo, l’une des lauréates de la première édition de Case Sanga, Aly Spidies, Penzy et Habib Maroine.

A la différence de ses autres albums, Yeli Fu déclare qu’il y a plus de maturité dans « Waraya » dans lequel il s’est laissé aller, il y dit des choses qu’il pense au fond de lui-même sans pour autant tenir compte des préjugés.

Quant au titre de l’album, il affirme qu’il l’a opté pour dire aux jeunes qu’ils ont intérêt à se lever étant entendu que nos pères ne nous ont pas laissés grand-chose que c’est à nous de nous battre afin de dépasser la conception qui consiste toujours à dire « ça va à la malienne ».

Yeli dément les allégations selon lesquelles il ne s’entend pas avec les autres rappeurs. Il affirme être en bons termes avec tous ses « frères » musiciens, il a d’ailleurs été le premier rappeur au Mali à réunir plusieurs rappeurs pour une compilation.

Rappelons que Yeli Mady Konaté alias Yeli Fuzzo « l’homme fort du régime » est l’un des rappeurs qui s’est battu pour imposer le hip hop au Mali. Le jeune rappeur entrepreneur, affirme être amateur de la musique dès son enfance.

« Depuis tout petit, j’ai commencé à aimer la musique, mais c’est à partir de 1995 que j’ai découvert le rap, j’aimais les jeux de mots et voilà que petit à petit je suis devenu rappeur  » , affirme Yeli. Et d’ajouter qu’au début, c’était de l’amusement avant de devenir par la suite quelque chose de sérieux.

L’enfant fort du régime est le créateur de la maison de production « Invasion Record », devenu aujourd’hui « Yeli Mady Music ». Animateur d’une émission à Radio Kledu, Yeli a un pied dans le négoce. Il vient de lancer sa marque de vêtement « Tchè Fari ». Il est également associé à Blonba et à l’ORTM pour une émission de télé réalité dénommée « Balani Mix ». L’organisation du plus grand concours de Battle en novembre 2007 fait de Yeli, l’un des plus grands promoteurs de spectacle.

Ramata S. Kéita

(stagiaire)

 

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Du nouveau aux éditions jamana

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Droit et pratique du droit au Mali

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Les pièges du destin

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