Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2008

Mois de juillet

Les Echos du 21 Juillet

 

ENGAGEE CONTRE LA VIE CHERE

L’UNTM claque la porte de la Commission des prix

La Commission nationale des prix a pour but de lutter contre la vie chère. Mais à peine créée, elle connaît des difficultés internes. L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), qui a suscité sa création, ne la reconnaît plus et prend ses distances.

La Commission nationale des prix est l’une des conclusions du Forum national sur les denrées de première nécessité tenu au mois de février 2008 par l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) et le ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce.

Il y a quelques mois, l’organe a été officiellement installé par décret pris en conseil des ministres. Il est composé de membres de la société civile dont l’UNTM et des représentants de l’Etat à travers la direction nationale du commerce et de la concurrence (DNCC).

Mais ce qui apparaît anormal dans le travail de la Commission est son manque d’initiative et son incompétence à jouir pleinement de ses missions. C’est pourquoi, l’UNTM dont elle est l’émanation, a suspendu sa participation dans l’instance dirigeante présidée par Mme Sissouma Aïda Koné.

Depuis sa mise en place, explique-t-elle, la Commission a du mal à s’affirmer. Nul ne sait quelles actions concrètes elle a mises en place ou élaborées pour empêcher la flambée des prix des denrées de première nécessité. Du riz exonéré qui devait être vendu à 310 F CFA le kilo se vend à près de 400 F CFA. Plus grave : du riz pourri se trouve dans le lot.

Incompétence avérée

La presse nationale et les associations de consommateurs ont beau dénoncer la supercherie des commerçants importateurs de céréales, la Commission nationale des prix n’a pas daigné lever le doigt, encore moins une quelconque autorité publique. Les propos tels que : « le riz de qualité ne peut pas être vendu moins cher », tenus par le chef de l’Etat, ont plutôt conforté les grossistes dans leurs œuvres de prédation publique.

Comme pour démentir la pénurie de riz exonéré sur le marché bamakois, la DNCC et la fameuse Commission nationale des prix ont effectué la semaine dernière une sortie sur le terrain en sillonnant quelques marchés des communes du district. L’exercice a consisté pour la mission de montrer aux téléspectateurs qu’il existe bel et bien du riz exonéré dont un échantillon étiqueté a été montré à la télévision nationale.

Une autre preuve de son incompétence est son manque de réactivité à la tricherie de certaines stations d’essence, qui vendent le litre à 700 F CFA contre le prix officiel de 695 F CFA. C’est le ministère de tutelle qui s’est fendu d’un communiqué de presse, vendredi soir, sur les antennes de l'ORTM, pour demander aux consommateurs de dénoncer auprès des structures compétentes toute station d’essence qui viole la réglementation en vigueur.

Est-ce la preuve de « An dèsèra » (nous avons échoué) confessé par le président de la République Amadou Toumani Touré le 8 mars 2008 à l’occasion de la Journée internationale des femmes ?

Abdrahamane Dicko

Acceuil


EXAMENS

Fuite des sujets dans les écoles de santé

Les sujets des épreuves de l’examen national des écoles de santé, qui a pris fin samedi, ont fait le tour de la capitale et étaient proposés à vil prix aux candidats.

L’on est encore loin de la moralisation des examens et concours au Mali. Rarement, un examen se déroule dans notre pays sans qu’on ne parle de fuite ou de vente de sujets. Mais quand ce sont des hommes et des femmes chargés de veiller prochainement à la santé des populations qui doivent passer par des pratiques pour obtenir leur parchemin, il y a à s’inquiéter et à s’interroger sur le devenir des patients.

Commencé le 30 juin 2008 pour s’achever le 19 juillet dernier, l’examen national dans les écoles de santé ne s’est pas déroulé dans les règles de l’art. La raison ? Les sujets n’ont pas attendu les salles d’examen pour être soumis à l’appréciation des candidats en l’occurrence, les techniciens de santé et les infirmières.

Selon nos sources, les épreuves dans des disciplines comme la médecine légale, l’ORL, l’anesthésie-réanimation, la pédiatrie, la stomatologie sont concernées par la fuite. « Vendredi à 7 h 30, j’étais chez moi lorsqu’une candidate est venue me voir avec des sujets me demandant si je suis au courant que des sujets sont en train d’être vendus en ville et que des écoles de santé ont acheté et mis à la disposition de leurs candidats ».

« En réponse, continue notre source, je lui ai dit que je ne rentrerais pas dans de tel jeu car il ne va pas dans l’intérêt des élèves surtout qu’ils doivent avoir quelque chose dans la tête pour la prise des patients. Tout de suite, j’ai pris les copies des matières qu’elle m’a apportées pour en faire des photocopies. Lorsqu’elle est retournée, j’ai appelé après 10 h pour me faire une religion sur le sujet qui a été donné. Effectivement, c’était ce qu’elle m’a apporté même une virgule n’a pas été changée ». Et d’ajouter que « des infirmières disaient dans une clinique qu’elles ont eu tout le sujet de l’examen national pour les écoles de santé ».

Selon nos informations, les sujets auraient fait fuite à partir de Ségou par la complicité de l’agent qui a été chargé d’expédier les épreuves dans cette localité. De même, apprend-on, elles auraient été cédées à Ségou à un prix minable : 6000 F CFA. Une chose paraît certaine, de la manière dont il y a eu fuite à Bamako et à Ségou, tout semble concourir à dire qu’il en était de même pour l’ensemble du pays surtout quand on sait que l’examen de fin d’études des techniciens de santé est national.

Devant ce cas de figure, l’Institut national de formation en sciences de la santé (INFSS), qui est chargé de choisir les sujets, est interpellé à plus d’un titre pour faire la lumière sur cette situation qui n’honore guère notre pays. Nos sources rapportent que le directeur de l’Institut a été saisi par l’une de ses connaissances lui informant que les sujets ont fait la fuite. Malgré tout les candidats se pavanaient avec les fameux sujets dans le district et ailleurs.

Il y a lieu de se demander quelle sera la qualité de notre système sanitaire s’il est avéré que tous les moyens sont bons pour nos futurs techniciens de santé pour obtenir leur sésame devant les autoriser à exercer dans nos hôpitaux et centres de santé.

Avec un faible niveau seront-ils en mesure de détecter une maladie ? Les patients ne courent-ils pas de graves risques ?

Mohamed Daou

[haut]

Acceuil


COUR D’ASSISES DE SEGOU

L’ex-PDG de la BHM condamné à perpétuité

Le jeudi 17 juillet 2008 comparaissaient devant la Cour d’assises en transport à Ségou, l’ex-PDG de la Banque de l’habitat du Mali (BHM), Mamadou B. Diawara, et Ismaïla Haïdara, PDG de WAIC-SA. Le chef d’inculpation retenu contre eux est l’atteinte aux biens publics. Après plusieurs heures de débats, la Cour a reconnu Mamadou B. Diawara et son co-accusé coupables des faits. L’ex-PDG de la BHM a écopé de la perpétuité tandis que le sieur Haïdara a été condamné à 15 ans de prison ferme.

Mamadou B. Diawara est accusé d’avoir délibérément violé la procédure applicable en matière d’octroi de crédit. Il est accusé d’avoir versé plus de 6,2 milliards de F CFA dans les comptes de Ismaïla Haïdara. Cela s’est fait sans demande préalable ni offre de garantie de remboursement de la part de ce dernier.

Quant à Ismaila Haïdara, il lui est reproché d’avoir reçu des sommes frauduleusement décaissées par Mamadou B. Diawara sachant bien qu’il n’avait pas fait régulièrement la demande ni l’offre de remboursement conformément à l’orthodoxie bancaire.

A l’issue de 48 h d’interrogatoire, la Cour d’assises a condamné Mamadou Baba Diawara à la prison à perpétuité et son complice Ismaila Haïdara qui écope de 15 années de prison ferme. La Cour leur a donné 4 jours pour faire appel.

Toute l’affaire remonte à 2001. A cette époque, Ifa-Baco qui avait en charge la réalisation de la « Mangueraie de Sébenicoro », adressa à la BHM-SA une demande de financement pour la réalisation d’un programme immobilier. La requête d’Ifa-Baco sera annulée par le PDG, Mamadou B. Diawara. Pendant la même année, le PDG va accepter une demande de financement de WAIC-SA similaire, à la demande d’Ifa-Baco.

A la barre, Mamadou B. Diawara et Ismaïla Haïdara ont tenu des propos contradictoires. Le premier dira que c’est en 1999 qu’il fut nommé au poste de PDG de la BHM-SA dans laquelle l’Etat est actionnaire. A ce moment-là, la BHM-SA était une institution moribonde avec plus de 800 millions de F CFA de perte. Arrivé, il appliquera toutes les mesures pour régulariser la situation. C’est ainsi que des actions ont été menées pour mobiliser des épargnes.

Dissonances

Il a indiqué que ce qu’on lui reproche n’est pas un détournement, mais plutôt un encours de financement. Il démentira que sous sa gestion, la BHM-SA a ouvert un compte à Paris pour un client pour la bonne raison que la banque n’en avait pas les capacités. Selon lui, tout cela a été orchestré pour qu’il soit là aujourd’hui.

Waïgalo, qui a rédigé la plainte contre lui l’avait approché pour servir à la BHM-SA. Pour ne l’avoir pas accepté fait que « Waïgalo a des dents contre ma personne », a-t-il répliqué. En plus, il expliquera que les chiffres n’étaient pas justes.

Le second accusé, Ismaïla Haïdara, abondera dans le même sens tout en laissant derrière lui des fissures qui démontraient la discordance entre leurs propos. Il a bien expliqué qu’il y avait un système de partenariat entre lui et la BHM-SA. C’est d’ailleurs ladite institution qui lui proposa les parcelles de la « Mangueraie de Sébénikoro ».

La Cour a aussi entendu, les témoins de la BHM-SA dont Souleymane Waïgalo. Il a fait face à plusieurs questions de la défense et de la partie civile. Dans l’intervention des témoins il ressort que WAIC-SA était venu à la banque en tant qu’investisseur et non emprunteur.

Douba Dembélé

(Yeko/Foko)

[haut]

Acceuil


IL FAUT LE DIRE

En avant, marche en arrière !

A l’instar de l’Egypte, qui est un don du Nil, le Mali ne serait-il rien d’autre qu’un don du Programme de développement économique et social (PDES) pour des soigneurs d’image du régime ? Toujours est-il qu’aujourd’hui tous les discours officiels sont pimentés à la sauce PDES. Gare aux « récalcitrants » qui omettent de sacrifier à son culte !

Mais incapables de le décliner en actes concrets et donc de progrès réels depuis son annonce, les courtisans du fameux PDES, qui doivent pourtant lui trouver une colonne vertébrale, n’ont trouvé rien de mieux que de lui attribuer sans discernement de nombreuses paternités douteuses.

Aussi une route financée depuis belle lurette est-elle inaugurée aujourd’hui qu’on s’empresse de la mettre au compte du PDES et non par exemple de la décennie Adéma, dont Mamadou Lamine Traoré (paix à son âme) qualifiait pourtant le bilan de « globalement goudronné » !

Les chantiers arrêtés depuis des décennies, tel « l’ex-Mariétou Palace », qui reprennent grâce à des investissements privés, c’est le PDES. Demain, la Cité administrative, négociée et entamée sous Alpha, sera l’œuvre stricto sensu du PDES. Que celui qui n’est pas content fasse emplette de son linceul et se trouver une place de choix dans un des cimetières de Bamako !

Car pour certains apologistes, même le vent qui souffle au Mali est la preuve que le PDES marche. L’air de Dieu que nous respirons, c’est grâce au PDES. Les pluies qui commencent à être abandontes lui doivent aussi une fière chandelle. Les chantiers privés en quête de paternité, ont vite fait de trouver preneur. Hatè !

Mais, comme toute médaille a son revers, souffrez alors que le baccalauréat de cette année, qui a été boycotté par la majeure partie des enseignants du secondaire, soit celui du PDES en marche qui, décidément, ne s’encombre pas de conciliation dans un pays pourtant réputé de dialogue.

Souffrez que le recrutement en cachette, donc au mépris de toutes les règles administratives de 300 agents à la douane est un acquis du PDES ! Hé hé ! Dia dèrèsi ! Est-il donc un programme qui crée des Maliens de grande, moyenne ou petite importance ? Des milliers de familles mises à la touche avec la privatisation de Huicoma, de la CMDT, de la Sotelma… C’est l’œuvre du PDES.

Le PDES est encore en marche ? Cependant, des Maliens continuent d’avoir faim et soif. Pis, de mourir comme des mouches parce que incapables d’acheter le kilo du riz à 400 F CFA voire plus alors que les « milliardaires » de la fonction publique pullulent et circulent à bord de véhicules américains qui ne démarrent pas avec moins de dix litres d’essence dans un contexte de hausse des prix du carburant.

Pourquoi malgré la mise en route du PDES, l’insécurité reste généralisée, d’Est en ouest, du Nord au sud ? Pourquoi en dépit « du renouveau de l’action publique » qu’il prône, des journalistes et un enseignant, condamnés depuis plus d’un an, restent toujours dans les liens de l’accusation alors que leurs avocats ont aussitôt interjeté appel du verdict ?

Le PDES est en marche, mais « l’Initiative riz » plombée. Paradoxal non ! Voilà pourquoi l’évocation de son nom n’emballe plus les Maliens plus que jamais indifférents vis-à-vis du pouvoir.

A. M. T.

[haut]

Acceuil


CHOIX D’UN BUREAU DE CONSEIL

Tripatouillages au MET ?

Un appel d’offres pour le recrutement d’un bureau de conseil en bâtiments et travaux publics (BTP) avait été récemment lancé sous l’égide du ministère de l’Equipement et des Transports (MET). Naturellement, les candidatures ont afflué de toutes parts.

Mais, curieusement, c’est le bureau le plus « disant » (1,6 milliard contre 1,4 milliard de F CFA pour le moins « disant ») qui aurait été retenu, malgré les objections de la commission nationale de dépouillement, qui aurait relevé des incohérences sur les diplômes d’un des ingénieurs de « l’heureuse » entreprise, dont nous taisons pour l’heure le nom.

La Banque africaine de développement (Bad), bailleur de fonds, aurait soutenu la position de la commission de dépouillement en opposant un refus poli, mais catégorique au choix du bureau conseil.

Malgré tout, il semble que certains, au niveau du département de l’Equipement et des Transports, s’échineraient à lui faire un boulevard, étant donné qu’il pourrait « partager » quelque 200 millions d’écart entre lui et son concurrent direct.

Ainsi va le Mali où la quête effrénée de gains faciles et l’égocentrisme ont fini par dévoyer le citoyen qui n’a plus que faire de l’intérêt commun et de la préservation des maigres ressources publiques.

Toutefois, dans le cas présent, tout espoir n’est pas perdu dans la mesure où tout marché d’un milliard passe nécessairement par le tamis du conseil des ministres. Le président va-t-il laisser passer ce que d’aucuns qualifient de légèreté ? En attendant, ministères citoyens, essayez toujours de manger !

Affaire à suivre.

La rédaction

[haut]

Acceuil


 

CASE SANGA-II

K9 et K11 nominés

Le 2e prime time de Case Sanga s’est déroulé vendredi dernier au Palais de la culture. A cette occasion, Ibrahim Molobaly Théra, représenté par K9, et Mandioula Manga Kanouté de la diaspora malienne en France, représenté par K11, ont été nominés.

Le président du jury, Massambou Wélé Diallo, professeur de musique au Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasseké, a une fois de plus précisé que le jury note pour 40 % et le public pour 60 %. Les critères de sélection sur lesquels le jury s’est basé pour départager les candidats sont la qualité vocale notée sur 10, la manière d’interprétation notée sur 5 de même que l’occupation scénique.

Entre les deux candidats nominés, celui ou celle qui aura le moins de voix, quittera la résidence Case Sanga au prochain prime time prévu ce vendredi. Rappelons qu’Ibrahim Molobaly Théra dit Kila, l’un des candidats du Mali, est diplômé du Conservatoire Balla Fasseké et dispense aussi des cours de musique.

Le parrain du Sénégal, l’artiste musicien de renommée mondiale, Baba Maal, qui était de la fête, a déclaré qu’il vient soutenir non seulement les deux candidats de son pays, mais également tous les autres candidats qui, dira-t-il, « en plus d’avoir beaucoup de talents, peuvent aussi relever beaucoup de défis ». Il a salué l’initiative Case Sanga qui a beaucoup donné à la musique africaine en deux ans d’existence.

Baba Maal, accompagné de ses danseurs a, à travers deux titres, dont l’un chanté en compagnie des 14 candidats, fait bouger la salle dans une atmosphère délirante.

Pour ce 2e prime time, certains spectateurs ont eu droit à plusieurs cadeaux notamment des éventails, des brosses à dents, des pâtes dentifrices offerts par l’un des sponsors officiels ainsi que des t-shirts portant le logo de Fanaday et d’Africable.

En plus des interprétations musicales des candidats et de celles de la mascotte du nom d’El hadj Soriba Kéita dit Armanda, les numéros chorégraphiques et la prestation musicale d’Adama Yalomba dans la chanson générique de l’émission ont tous contribué à donner plus d’éclats au concert. Tout cela s’est déroulé dans un décor bien différent de celui du 1er prime time.

Qui de Kila et de Mandioula quittera la résidence ? On en saura plus vendredi prochain au 3e prime time dans la salle des spectacles Bazouumanaba Sissoko du Palais de la culture.

Ramata S. Kéita

(stagiaire)

 

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

Les noces viciées du Nonmon

Prix 4000f cfa

 

 

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org