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2008

Mois de juillet

Les Echos du 17 Juillet

 

GOUVERNANCE EN AFRIQUE

Les armes, seul moyen de se faire entendre

Les tristes événements du Zimbabwe réconfortent encore la position de ceux qui pensent qu’en Afrique, le seul moyen de se faire entendre est de prendre les armes.

Il y a de cela deux ans, j’ai rencontré à la gare centrale de Montréal un colonel à la retraite des Forces françaises, professeur de stratégie dans un institut basé à Paris. Et, la semaine passée, pendant que défilaient les images déprimantes du Sommet de l’Union africaine à Charm el-Cheikh, pendant que les histoires sanglantes de la moitié de ces chefs d’Etat présents hantaient la moitié des peuples d’Afrique, j’ai passé un coup de fil à mon ami pour lui demander ce qu’il pensait de la situation au Zimbabwe.

Toujours disponible et agréable à entendre, il m’a répondu abruptement : « C’est juste la preuve qu’en Afrique, les dirigeants n’écoutent jamais leur peuple, ils n’écoutent que ceux qui prennent des armes pour les combattre. Je pense que tôt ou tard, mais plus tôt que tard, la situation au Zimbabwe se conclura selon les deux façons suivantes : soit Mugabe est renversé par un coup d’Etat, soit l’opposition aura recours aux armes pour mettre le pays à feu et à sang et l’on aboutira à une situation à la somalienne, sans Etat et sans gouvernement depuis 1992 ».

Alors, que se passe-t-il en Afrique ? Pourquoi les hommes au pouvoir et leurs proches collaborateurs vivent dans une bulle qui les rend sourds, muets et aveugles aux doléances de leur peuple ? Bref, pourquoi les questions les plus importantes de la nation ne trouvent jamais de solution jusqu’à l’éclatement d’une guerre civile ? Mon interlocuteur a sa propre idée à ce sujet : « Je ne peux que donner mon point de vue extérieure, ma propre expérience de fréquentation de l’Afrique et de ses dirigeants depuis une quarantaine d’années. Je constate seulement trois choses en Afrique :

- La notion du pouvoir comme don divin. Il y a une fascination à écouter les Africains parler de leur chef comme s’il s’agissait de quelqu’un que Dieu a choisi pour diriger la nation. Or, à mon avis, le spirituel et le temporel sont des concepts que l’on doit automatiquement dissocier si l’on veut arriver à l’idée que gouverner le pays est l’affaire du peuple et non une histoire de décret divin. Les fanfaronnades de Mugabe à ce sujet sont d’une tristesse à rire ou pleurer.

Et pourtant…

- La notion d’enrichissement par l’accaparement des biens de l’Etat. Une fois que quelqu’un arrive au pouvoir, son clan considère automatiquement cette occasion comme le signe du ciel, le signal de départ qui lance la course à l’enrichissement. Il faut profiter à tout prix de cette occasion pour s’en mettre plein les poches avant qu’un autre clan ne vienne. Et comme, naturellement, plus on vole plus on prend l’habitude de voler et la cupidité augmente, on fait tout pour garder ce pouvoir qui est devenu un instrument d’enrichissement sans cause.

- Enfin, la notion d’écoute. De mes conversations avec vos hauts placés, il ressort que leur conception du pouvoir est le refus d’écouter l’autre. Je me souviens d’un président à qui j’avais conseillé d’organiser un forum avec son opposition pour trouver des solutions à la crise que traversait son pays. Il m’a répondu sèchement : « Si je fais cette concession à mes opposants, ils le prendront pour un aveu de faiblesse ». Or, à mon avis, il ne s’agit pas de faiblesse ou de capitulation. Il s’agit d’écoute et de compréhension. Malheureusement, ce refus de dialogue augmente la colère et le sentiment d’injustice. Ce sont ces frustrations réunies qui conduisent les plus radicaux à prendre les armes.

En observant les pathétiques simagrées de Robert Mugabe en Egypte et l’accueil triomphal qui lui a été réservé, un constat s’impose : les peuples africains n’ont pas fini de s’enfoncer dans la misère causée par la mauvaise gouvernance. Voir ce dictateur sanguinaire, nonagénaire aigri et notoirement incompétent parader le sourire aux lèvres, on ne peut étouffer le sentiment de colère et de déception qui nous assaille. On assiste impuissant à la ruine de ce pays qui fut un des meilleurs de toute l’Afrique.

On voit ces Zimbabwéens, les yeux hagards, faisant la queue pendant trois heures pour avoir une infecte miche de pain. On prévoit surtout des lendemains d’horreurs. Le jour où, pour se faire entendre, des hommes prendront les armes pour achever ce pays déjà à terre. Et l’on reviendra encore et encore parler de la malédiction qui frappe l’Afrique. Non, l’Afrique n’est pas maudite.

Elle a la malchance d’être le seul continent au monde où la notion d’intérêt commun est inconnue. Chacun pour soi et si le pays est plongé dans le chaos, ceux qui ont eu la main lourde au contact des fonds publics trouveront un havre de paix pour planquer les siens. Et laisser les pauvres se faire tuer…

Ousmane Sow

(journaliste, Montréal)

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SESSION EXTRAORDINAIRE DE L’AN

Privatisation forcée de la CMDT

Une session extraordinaire de l’Assemblée nationale a débuté le 14 juillet avec à son tableau de bord 7 projets de lois parmi lesquels celui portant cession des actions de l’Etat dans le capital de la CMDT.

Le projet de loi sur la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT) n’avait pu être voté lors de la session ordinaire qui s’est achevée le 4 juillet dernier pour de multiples raisons : forte mobilisation de la société civile et menaces des paysans de boycotter la culture du coton. De plus, les députés avaient estimé qu’ils étaient peu informés et avaient renvoyé le projet pour compléments d’informations.

L’honorable Dioncounda Traoré, président de l’Assemblée, avait indiqué lors du vote du projet de loi sur le terrorisme que le projet de loi sur l’abolition de la peine de mort est renvoyé à la session d’octobre. Il avait aussi pris la peine d’édifier l’opinion publique en annonçant que ce projet allait être l’objet d’un débat social.

Cette approche de l’AN a été bien accueillie par l’opinion publique, notamment dans les milieux religieux et beaucoup pensaient qu’il allait en être de même pour ce qui est de la privatisation de la CMDT. Mais« l’Etat, qui se plie au diktat des partenaires financiers, impose à l’AN de voter le projet », persifle un parlementaire.

Il n’y aura donc pas de débat social sur la CMDT, les députés ayant été sollicités à le voter. D’ailleurs, le ministre de l’Agriculture avait été catégorique et clair sur la question lors de son interpellation par le député Oumar Mariko. Tiémoko Sangaré avait indiqué que la CMDT allait être privatisée nonobstant les difficultés qui jalonnent le processus. Le ministre avait ajouté que ce processus de privatisation était à sa phase de filialisation .

Aucune garantie

Tout comme le député Mariko, ceux qui avaient entendu le ministre de l’Agriculture ce jour-là, en particulier les travailleurs de la CMDT et les cotonculteurs sont restés sur leur faim sur les mesures concrètes prises par le gouvernement d’une part pour sauver la filière coton et d’autre part pour préserver les milliers de travailleurs qui risquent de grossir le lot des sans emploi .

Le gouvernement a-t-il d’autres arguments que ceux exposés par le ministre de l’Agriculture pour convaincre les députés à voter le projet ? La plénière sur le projet nous en dira plus. Mais au sein de la société civile comme à l’hémicycle des voies sont unanimes à dire, que vu son importance, la privatisation de la CMDT méritait elle aussi au même titre que le projet de l’abolition de la peine de mort, un débat social où toutes les composantes de la société auraient leurs mots à dire.

Les arguments avancés à cet effet, sont qu’au-delà du fait que plus du tiers de la population vit directement ou indirectement du coton, la sauvegarde du secteur coton et de la CMDT sont une question de souveraineté nationale. Pour sa part, l’éminent Pr. Dialla Konaté assimile cette privatisation à un « entêtement et une fuite en avant du gouvernement ». Pour lui, on privatise une entreprise pour résoudre un problème. Or tel n’est pas le cas pour la CMDT.

En privatisant la CMDT quels problèmes aurait-on résolu ? Voilà le drame cornélien que les députés devraient s’atteler à dénouer. Si dès à présent on peut s’attendre à ce que l’opposition parlementaire minoritaire vote contre le projet, il n’est pas sûr que la majorité fasse de même d’autant plus, murmure-t-on à l’AN, la présente session a pour objectif principal de voter cette loi.

Denis Koné

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Me ABDOUL WAHAB BERTHE

Atteinte au renouveau de l’action publique

Juriste pratiquant et adoubé par ses pairs, le ministre de la Fonction publique, Me Abdoul Wade Berthé, n’a pourtant pas été regardant sur les textes régissant le recrutement dans l’administration de la douane .

Personne ne peut nier le fait que l’actuel ministre de la Fonction publique est un éminent juriste. Avocat et professeur de droit, Me Abdoul Wahab Berthé a été président du PMDR avant de rallier l’URD dont il est aujourd’hui le 1er vice-président.

Très connu et respecté dans les cercles de la justice et surtout dans le landerneau politique malien, l’homme a été propulsé au poste de ministre de la Fonction publique et du Travail en octobre 2007.

Mais, pendant que les autorités claironnent à longueur de journée le renouveau de l’action publique, le ministre de la Fonction publique vient de s’illustrer par un mauvais exemple en procédant au recrutement caché de 300 agents dans l’administration de la douane.

Le problème n’est pas pourquoi l’Etat a recruté des agents au niveau de la douane mais le fait est que les dispositions réglementaires en la matière ont été violées. A preuve, les articles 9 et 10 du décret 038/P-RM du 27 janvier 2000 relatifs respectivement à la vacance d’emploi constatée et vérifiée et aux modalités d’organisation des tests de recrutement pour des emplois des catégories C, B et A… ont été foulés au pied par le ministre de la Fonction publique.

A la lecture de ces dispositions, l’on s’aperçoit que l’une des conditions de l’organisation d’un concours direct d’entrée à la fonction publique découle des besoins exprimés par les différents départements ministériels. Pourtant, ni le département de tutelle de la douane ni la direction générale de ce service n’a exprimé un besoin quelconque pour recruter des agents de constatation, contrôleurs et inspecteurs journaliers.

Quel respect de soi-même ?

Curieusement, le ministre de la Fonction publique, qui n’a apparemment que faire des textes de la République, a trouvé le moyen de recruter des agents à la douane sans en référer à la direction nationale de la fonction publique comme il se doit aux fins d’aviser tous les candidats potentiels.

En procédant à ce recrutement « fermé », quelles sont les motivations du ministre ? Sur quoi s’est-il fondé ? A-t-il reçu des pressions de l’autorité suprême pour faire des bienheureux au milieu de ceux qui n’auront rien dans le Mali d’ATT ?

Difficilement, Me Abdoul Wahab Berthé pourra se sortir de ce piège. L’on aurait compris à la limite si c’est l’administratif qui s’était comporté de la sorte, mais de la part d’un juriste doublé d’un homme d’Etat, il n’y a plus rien à dire.

Au cas où le ministre Berthé aurait reçu des pressions pour satisfaire une telle exigence, il aurait dû démissionner comme on l’a vu sous d’autres cieux. Peut-être qu’il ne mesure pas aujourd’hui l’ampleur et la portée de l’acte qu’il a posé, mais qu’il se rassure d’une chose : il s’est disqualifié dans ce pays.

Sinon où est le renouveau de l’action publique prôné par le Premier ministre d’autant que l’Etat lui-même ne parvient pas à respecter le cadre qu’il a tracé alors qu’il reste un sujet de droit. Si c’est des dirigeants eux-mêmes qui portent atteinte aux lois et règlements de leur pays que peut-on exiger du citoyen lambda ?

Mohamed Daou

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MALI

Le président et ses ministres

Il y a une semaine, lors d’une manifestation consacrée au monde paysan, dans un petit village du cercle de Kati, le président Amadou Toumani Touré a fait une déclaration qui devrait, franchement, inquiéter plus d’un Malien sur l’état de déliquescence du pays.

Le 5 juillet 2008, dans un accès de sincérité dont il est seul à avoir le secret, le responsable suprême du Mali a dit ceci et je résume : « L’Initiative riz est venue un peu tard et c’est l’année dernière que nous aurions dû la lancer ».

Puis, il a enchaîné en expliquant que ses ministres, principalement celui des Finances et celui de l’Agriculture ne jouent pas la même partition, plus prosaïquement, au lieu de collaborer, ils se mettent des bâtons dans les roues.

Puis, le général ATT de conclure en disant qu’il allait convoquer dans son bureau tous les ministres responsables de ce dossier (certainement avec le premier d’entre eux, Modibo Sidibé) et qu’ils n’en sortiront qu’après avoir trouvé un consensus.

La déclaration n’est pas banale. Loin s’en faut. Elle est même grave, inquiétante. Car, ATT vient de dire publiquement que ses ministres, du moins certains parmi eux, n’obéissent pas à ses ordres. Encore une fois, franchement ! Mais dans quel pays sommes-nous donc pour que de simples ministres, nommés par un simple décret présidentiel, osent défier le président de la République ?

Quelle est cette idée de négocier avec ses propres ministres ? Je n’en reviens tout simplement pas. La Constitution du Mali est claire : ni le Premier ministre ni les ministres ne sont détenteurs d’une quelconque légitimité populaire. Le seul élu est le président de la République. C’est la loi suprême qui lui donne le droit de nommer ou de démettre le PM et les membres de son gouvernement.

Qu’y a-t-il alors à négocier avec des ministres récalcitrants ? Quand un ministre n’obéit pas aux directives, ordres ou consignes du président de la République, on le met à la porte. Point barre ! Congédié. Licencié. Viré. Dégommé. Dégagé.

Aveu d’impuissance

Il n’y a strictement rien à négocier avec lui. Il me semble qu’on ne peut être plus clair. Même dans les pays les plus démocratiques du monde, le président ne discute pas avec un ministre quand il s’agit de l’exécution d’une politique nationale. Pour quelle raison devrait-on garder en poste un ministre rétif ? Aucune. Absolument aucune.

Toutefois, la déclaration d’ATT qui a valeur d’aveu révèle au moins une chose : le président de la République ne plaisante pas quand il se dit dépassé par l’anarchie qui règne dans son pays. Tranquillement, l’autorité s’érode même si l’autoritarisme semble plus vivace que jamais.

Dans un pays qui fonctionne normalement, certains actes de délinquance sont impossibles à imaginer. Telle cette histoire de voiture offerte au Parlement des enfants. ATT offre une auto à cette structure, la voiture est détournée à d’autres fins. Et le président se contente de tancer les responsables. « Rendez-leur la voiture, j’irai vérifier si c’est fait ».

Non, M. le président. Des hauts fonctionnaires qui commettent un tel acte de rébellion contre votre autorité, un détournement de bien, sont limogés sur-le-champ, sans autre forme d’explications. C’est à ce genre de mesures fermes et porteuses de message qu’un Etat affirme son autorité.

Le président de la République est l’autorité suprême du pays. Si les ministres se moquent de ses directives, qui vont-ils respecter ? Personne ! Chacun peut donc faire à sa tête, en étant sûr qu’une petite séance de pourparler dans le bureau présidentiel permettra de passer l’éponge. C’est dommage. Surtout triste pour cette « Initiative riz » qui, au moins, donnait l’impression que les plus hautes autorités du pays ont pris conscience de l’importance de l’agriculture et de l’autosuffisance alimentaire.

Avec cet aveu d’ATT, on comprend surtout mieux la raison pour laquelle de petits fonctionnaires rient de leurs chefs quand ils sont menacés de sanctions.

Ousmane Sow

(journaliste, Montréal)

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DOCUMENTS NON-SIGNES DU CNOU

Le syndicat se fâche contre le MESSRS

Le syndicat du Centre national des œuvres universitaire (Cnou) ne décolère plus contre le ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique. Il dénonce ce qu’il appelle la « mauvaise foi du ministère » qui traîne à signer les documents de son dernier conseil d’administration alors que la tenue de la prochaine session est prévue pour le 8 août 2008.

Les actes du procès-verbal du conseil d’administration (projet du cadre organique et du comité de gestion…) sont, selon le secrétaire général du syndicat du Cnou, Abdoulaye Dramé, depuis plus de deux mois sur le bureau du ministre pour signature.

M. Dramé explique que les tentatives de son syndicat pour faire diligence dans la signature des documents ont été infructueuses, d’où la colère du personnel du Cnou.

« Le décret de nomination des administrateurs du Cnou a été signé en moins de deux mois par le président de la République, le Premier ministre et le ministre des Finances. Pourquoi faut-il plus de mois pour que le ministre signe des simples documents ? » s’interroge-t-il.

Le ministère justifie retard par le fait que le conseiller technique qui a en charge du dossier est malade depuis certain temps. Ce qui a, explique-t-on, nécessité son affectation à un autre conseiller technique, qui a pratiquement fini de l’étudier.

« Le dossier sera soumis à la signature du ministre dès qu’il revient de Genève où il se trouve en mission » , assure une des responsables du ministère.

Amadou Waïgalo

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Histoire…

… à l’eau de feu

Nous sommes à Lafiabougou en Commune IV du district où vit B. T. avec sa famille. Respectueux et travailleur assidu, B. T. a cependant un défaut : il ne peut exprimer ses pensées que sous l’effet de l’alcool. Petit à petit il a commencé à fréquenter les bars et devient un alcoolique invétéré très agressif.

Ayant toujours un faible pour la femme qui lui a pourtant donné 4 enfants, dont deux garçons, B. T. a horreur de voir un autre homme aux côtés de son épouse, qui tient une gargote pour subvenir aux besoins de la famille, car dès fois B. T. peut faire 3 ou 4 mois sans mettre pieds dans la maison.

A chaque fois qu’il rentre, c’est pour des scènes de jalousie et des histoires à toute la famille et souvent les voisins ne sont pas épargnés.

Ce train de vie peu luisant continua pour Mme T. jusqu’à samedi dernier quand son mari arriva aux environs de 11 h dans sa famille. A sa grande surprise, il trouva la mère de sa femme venue de la Côte d’Ivoire en train de causer avec ses petits-enfants. Sous l’emprise de « l’eau de feu », B. T. a piqué une colère noire.

D’abord des coups de poing tombent sur sa femme, ensuite sa belle-mère est qualifiée de p… et d’entremetteuse et ses enfants sont battus à coup de bâton et de gourdins. Des injures et autres insanités graves ont été proférées. Sans aucune autre forme de procès, il a jeté au-dehors les bagages de sa femme et commandé à sa belle-mère de vider les lieux.

C’est ainsi qu’intervient un voisin qui pensait pouvoir le raisonner. Dans sa colère, il donna un coup de poing au voisin qui a aussitôt réagi en le terrassant avant de lui infliger une mémorable correction. Il ne put s’empêcher de crier. N’eut été l’intervention d’autres personnes, il serait sur un lit d’hôpital.

Avec son pantalon mouillé, il se releva en titubant et jura de ne plus jamais mettre pieds dans sa famille. Sa femme a versé des larmes. Mais la question que les spectateurs se sont posée est de savoir si les larmes de madame sont des larmes de joie ou de douleurs. En tout cas, il se raconte qu’il est difficile à une femme de renoncer à un mari… adepte d’alcool.

Idrissa Sako

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