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2008

Mois de juillet

Les Echos du 14 Juillet

 

MINES

La bauxite au Mali en 2015

La valorisation des bauxites maliennes était le thème d’une table ronde organisée le 12 juillet dernier au siège de Mali Mineral Resources SA. Elle a regroupé autour des spécialistes de la question, des techniciens de la direction nationale de la géologie et des mines (DNGM), des représentants de l’Union nationale des opérateurs miniers du Mali (Unomim) et le représentant du département de l’Energie, des Mines et de l’Eau.

Organisée par Mali Mineral Resources, la table ronde avait pour objectif principal selon Dialla Konaté, directeur des opérations de Mali Mineral Resources, de partager les résultats d’exploration de la bauxite dans la zone de Faléa au bord de la Falémé, Bamako Ouest et Sikasso Nord.

Pour Chris Parry, directeur général de Mali Mineral Resources et directeur régional du Camec pour l’Afrique de l’Ouest, les ressources combinées de bauxite au Mali et en Guinée font partie des plus importantes au niveau mondial. A l’en croire, la Guinée a pu développer ses ressources au point qu’elle est aujourd’hui le 2e plus gros producteur de bauxite au niveau mondial avec 17 millions de tonnes par an. « Or, par manque d’infrastructures, les ressources du Mali sont restées inexploitées ».

Pour les conférenciers, les recherches ont prouvé que le Mali recèle d’importantes quantités de minerais qu’il faut valoriser par l’exploitation. « Ces dernières années, la demande d’aluminium a progressé de 13 % l’an », a indiqué M. Parry pour qui, cette demande a provoqué une utilisation à pleine capacité des usines d’affinage d’alumine. Pour justifier la nécessaire exploitation de la bauxite malienne, le directeur général de Mali Mineral Resources a fait savoir que le marché mondial connaît actuellement une croissance normale de 3 % par an.

Près de 15 000 emplois en vue

Selon le DG de Mali Mineral Resources, c’est en janvier 2006 que Camec a achevé l’interprétation d’imageries satellitaires pour définir les bauxites maliennes et celles du Nord de Guinée. Toutes choses qui ont conduit à une étude de conceptualisation sur la factibilité d’une opération de production d’alumine à partir des bauxites du Mali dont le traitement prévoit 3 millions de tonnes d’alumine par an pour un besoin en énergie de 80 MW et un investissement de 3,5 milliards de dollars américains. Ce projet prévoit 15 000 emplois permanents.

« Nous avons obtenu le permis de Faléa en février 2007. En novembre de la même année, nous avons terminé la campagne de reconnaissance par 33 puits et en fin mai dernier la 1re phase du programme de sondage a pris fin » , a dit Chris Parry. A ses dires, avec les 1500 sondages couvrant 90 km sur une maille de 200 m sur 200 m et une maille de 400 m sur 400 m ont abouti au forage de 20 000 mètres.

A en croire les conférenciers, la campagne de sondage qui est en train de s’achever a coûté 2 millions d’euros. Le démarrage de l’étude de pré-faisabilité est prévu pour le début de l’année 2009. « Si tout va bien, nous le souhaitons, l’exploitation des bauxites maliennes aura lieu en 2015 », a promis le DG de Mali Mineral Resources.

En sa qualité de président de l’Union nationale des opérateurs miniers du Mali, Chaka Diarassouba a salué les efforts de Mali Mineral Resources pour la qualité et le sérieux avec lequel les travaux sont menés et a souhaité comme tous les Maliens voir en plus de l’or, la bauxite qui, à ses dires, contribuera au développement socio-économique de notre pays.

Idrissa Sako

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IL FAUT LE DIRE

Vérités ou astuces ?

Enfin ! L’autorité se rend à l’évidence ou fait mine de partager la douleur des masses qui se cherchent mais ne se retrouvent plus sous les coups de boutoir de la vie chère. Tirant sur tout ce qui bouge à l’occasion de la Journée paysanne, le 5 juillet 2008 dans le cercle de Kati, le chef de l’Etat, est-on tenté… d’écrire, a reconnu des vérités simples maintes fois dites et peut-être compris que ses « ennemis » ne sont pas forcément là où on veut les voir.

Sceptique, il a reconnu ce que d’aucuns n’ont cessé de dire ouvertement à propos de « l’Initiative riz », à savoir que c’est une campagne tout au plus politique, qui ne vise qu’à déplacer un problème qui, tôt ou tard, rattrapera les décideurs.

Appelées au pied levé, les banques traînent les pieds ; les intrants agricoles se font toujours désirer. Ne découlant d’aucune vision du développement agricole, « l’Initiative riz » risque de n’être qu’une désillusion « made in Malo ». Mais puisque le président n’entend pas être interpellé plus tard à son propos, il s’en est presque lavé les mains.

On ne cesse de déplorer depuis 2002, les mauvais choix des gouvernements. A Kati, le boss, quelque peu irrité par la cacophonie au sommet de l’Etat, a promis d’y mettre le holà : en sortant les ministres incompétents. N’deyssane ! Mais n’est pas tant les hommes que le système qui mérite d’être corrigé.

De fait, tant que les pratiques déplorables demeurent, il n’y a aucune chance pour que le pays s’en sorte même avec des savants plus compétents qu’Einstein dans les divers domaines de la vie politique, économique, sociale et culturelle aux postes clés de la République.

On n’a cessé depuis quelques mois de craindre pour le Trésor, au bord de la faillite. Alors même que les retraités n’ont plus leurs maigres pensions, le chef de l’Etat n’a trouvé d’autres explications à cette situation que la boulimie d’argent des Daf, qui « pillent » la banque de l’Etat à l’approche des changements ou des fins d’année. Et pourtant aucune Daf, malgré la gravité de l’accusation, n’aura à en répondre devant les assises en transport à Ségou. Pas un seul directeur qui soit en disgrâce. A qui la faute ?

C’est dire qu’encore une fois, le président au lieu de vérités crues, s’est adonné à un jeu qui consiste à dire : « Voyez-vous ce n’est pas moi, c’est eux ! » Mais, n’est-ce pas trop facile comme moyen de défense quand on sait que la présence des « accusés » à ces niveaux de responsabilités ne tient qu’à lui, qu’à un décret par essence abrogeable ?

Toujours est-il qu’en annonçant un remaniement du gouvernement dans un pays où le désir de commander aux autres, tout comme la délation et la médisance, devient une religion d’Etat, il se donne les coudées franches et calme les ardeurs « bellicistes » de tous ceux qui piaffent d’impatience dans l’antichambre des ors de la République. Qui est fou pour être du côté du peuple à l’annonce d’un remaniement ?

« ATT ou bè sa i no fè » ! Au propre comme au figuré.

A. M. T.

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EXONERATIONS AU MALI

Les forts mangent à la douleur des faibles

Les exonérations ont pour but généralement de réguler les prix et d’encourager l’investisseur étranger. Mais la pratique a montré qu’elles ne profitent qu’à une poignée d’individus.

Les gouvernements successifs du président de la République Amadou Toumani Touré ont pris l’habitude d’accorder des exonérations sur certains produits de consommation. La première grande opération du genre a eu lieu en 2005. A l’époque, pour faire face aux ravages des criquets pèlerins, que notre pays et la sous-région ont connus, le conseil des ministres a décrété l’exonération d’environ 10 000 tonnes de riz.

Les commerçants bénéficiaires, triés sur le volet, avaient à charge d’approvisionner le territoire national à des prix compétitifs et sur une période couvrant la période de soudure (entre juin et septembre). L’opération fut un échec cuisant puisque jamais le riz n’a été aussi cher que pendant cette période. Du riz exonéré a été importé à profusion et stocké dans des magasins pour le revendre plus tard cher pendant que les populations souffraient de la faim. Choguel K. Maïga, précédemment ministre du Commerce, n’a jamais expliqué

Les gouvernants n’ont pourtant tiré aucune leçon de cette expérience malheureuse. Toutes les occasions sont désormais opportunes pour distribuer à tour de bras des exos. Le plus souvent, à la veille des mois de ramadan, le sucre entre sur la liste des produits exonérés. Des exonérations fantaisistes sont même servies à des commerçants proches du régime, des marabouts et d’autres personnes qui n’ont rien à voir avec le négoce.

En se référant à la balance de paiement de notre pays, on se rend compte que des produits font l’objet d’exonération alors qu’ils n’entrent pas en ligne de compte de produits stratégiques ou de grande consommation. Comment expliquer le sens des exos sur des boîtes de sardines, des conserves et pâtes alimentaires, le thé Lipton, la farine, entre autres ? Ce sont là des produits que le Malien moyen ne consomme qu’occasionnellement.

Scandale en perspective

Les bénéficiaires des exos sur des produits de luxe ont l’occasion de se faire indûment la poche en volant le peuple et le Trésor public. Non seulement ils causent un énorme manque à gagner pour les caisses de l’Etat, mais aussi les populations sont obligées de payer au prix fort ces mêmes produits dont l’exonération a fait l’objet de transactions.

Puisque les Maliens ne savent pas à qui profitent réellement les exonérations, sauf qu’à ceux qui les octroient ou les gagnent, le phénomène a de beaux jours devant lui. ATT qui a beau reconnaître que les exos ne servent plus à rien, il est toujours le premier à en annoncer pour contrer la flambée des prix du riz sur le marché international. Il s’est même érigé en défenseur des commerçants qui ont franchi la barre des 310 F CFA le kilo de riz exonéré en affirmant « qu’il est normal que le riz de luxe soit vendu cher ! »

Last but not least. L’exonération ouverte à tous les commerçants pour importer en grande quantité du riz d’avril à septembre est la dernière mesure qui n’a pas elle aussi comblé les attentes. Certains ont importé du riz pourri impropre à la consommation humaine. Pis, au lieu de le vendre au prix de 310 F le kilo au marché du détail, cette denrée se vend entre 375, voire 400 F CFA. Des marchés de la capitale qui n’ont pas été approvisionnés affichent des prix au-dessus de 400 F CFA le kilo.

A mi-parcours de l’opération riz exonéré, qui doit normalement s’achever en septembre, l’échec est total. Selon des informations, des associations de commerçants détaillants et la coordination du groupement des commerçants (la faîtière et la caution morale de l’opération de ravitaillement) ne parlent plus le même langage. Certains détaillants refuseraient de rembourser des grossistes qui leur ont livré du riz avarié.

Un autre scandale en perspective.

Abdrahamane Dicko

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MARCHE DE BANCONI-RAZEL

La mairie de la Commune I blanchie

Longtemps vilipendée pour avoir pris des initiatives tendant au déguerpissement du marché de Banconi-Razel pour satisfaire ses intérêts privés, la maire de la Commune I a reçu les excuses publiques des occupantes dudit marché au cours d’une cérémonie tenue dans l’enceinte de la mairie le 11 juillet 2008.

« De la discussion jaillit la lumière » . Ainsi peut-on qualifier la rencontre de jeudi dernier que la maire de la Commune I, Mme Konté Fatoumata Doumbia, a eue avec les occupantes du marché de Banconi-Razel.

Au centre des échanges, le sort réservé au marché de Banconi-Razel à propos duquel des populations accusaient la maire d’avoir des visées. Ce marché est installé sur un site créé en 2002 dans l’emprise de la voie ferrée sur un espace de 150 m de long et 36 m de large, correspondant à la partie rétrocédée par les chemins de fer.

Selon des données, 687 familles, à travers 489 femmes commerçantes, exercent le commerce du détail. Seulement voilà : le seul tort de la mairie a été d’avoir pris des initiatives pour le réaménagement du marché afin qu’il soit dans le plan de la Commune. Une décision qui a valu à la première responsable de la Commune I toutes les insanités sur des antennes de radios privées au point de souiller son honneur et partant celui de toute l’équipe communale.

Ce que les contempteurs de la maire feignent d’ignorer c’est qu’au moment de l’attribution en 2002 du site au Groupement des femmes du quartier de Banconi-Razel, il a été écrit noir sur blanc sous Hamadoun Yaro, maire d’alors, que l’occupation de l’emprise de la voie ferrée pour ériger un marché n’est que provisoire et qu’elle doit être faite en matériaux démontables assortie d’une durée d’un an renouvelable et que l’administration se réserve le droit en cas de besoin de retirer l’autorisation sans indemnisation ni compensation.

Des clauses acceptées par la présidente du Groupement des femmes, Mme Diarra Korotoumou Coulibaly. Même le patron du Syndicat des commerçants détaillants (Synacodem) a reconnu à la rencontre que le marché de Banconi-Razel est provisoire et que les occupants n’ont aucun droit de propriété sur le site.

Le calumet de la paix

Alors que l’encre ayant servi à la rédaction de ces clauses n’est pas totalement séchée, des voix s’élèvent pour des buts inavoués accusant à tort la maire de la Commune I de vouloir faire déguerpir le marché. Mais quel lien il y a-t-il entre le réaménagement d’un marché et le déguerpissement ? Cette cabale contre l’édile ne peut s’expliquer que par un conflit d’intérêt ou politique.

« Il n’a jamais été question de faire déguerpir le marché de Banconi-Razel. C’est de notre devoir de le réaménager. Mais nous n’avons jamais dit un seul instant que les occupants devront vider les lieux » , a démenti la maire rappelant l’importance du marché pour la mairie.

« Chaque jour, nous récupérons 50 F aux occupants et cela est prévu dans le budget communal. Pourquoi évacuer un marché alors qu’il est pourvoyeur de recettes pour la mairie ? Dire que nous voulons vendre le site consiste à nous dénigrer, à nous salir. Nous sommes là pour la population. Nous avons également un devoir de la protéger, mais nous n’irons pas sur une radio pour insulter ou dénigrer qui que ce soit. Nous avons d’autre combat » , a fait valoir Mme Konté Fatoumata Doumbia.

Elle a été appuyée dans ses explications par certains de ses conseillers. A la lumière des échanges, il est apparu que ceux qui sont compris dans la voie ferrée seront repoussés afin que l’emprise du rail soit respectée de 50 m au lieu de 100 m comme initialement prévu. C’est à ce prix du réaménagement que le marché de Banconi-Razel peut être maintenu sur la fiche de recensement avec l’avantage d’être pris en compte dans le plan d’aménagement de la Commune.

Qu’il s’agisse du Synacodem, des occupantes, tous se sont accordés pour dire que le contentieux autour du marché a été un problème d’incompréhension. Ayant compris les bonnes intentions de l’équipe communale, les occupantes du marché de Banconi-Razel à travers Mmes Kassambara Astan Touré et Dakouo Hawa Kamaté ont présenté publiquement leurs excuses à la maire. «Vos excuses sont pleinement acceptées », a répondu Mme Konté. En retour, il leur a été demandé d’être les porte-parole de la mairie auprès de leur présidente pour qu’elle mette fin à ses actions tendant à inciter à la violence.

Les deux parties ont convenu de la mise place d’une commission tripartite dans laquelle sera représentée la mairie, le Synacodem et les occupants du marché pour gérer la situation. Une demande à laquelle a accédé Mme Konté Fatoumata Doumbia. Une fois le calumet de la paix fumé, tout semble indiqué que la Commission domaniale pourra reprendre de droit et dans la quiétude les travaux de bornage du marché.

Mohamed Daou

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JOURNEE MONDIALE DE LA POPULATION

Ké-Macina accueille les festivités

Le développement humain durable nécessite la prise en compte du bien-être des populations surtout les plus vulnérables. C’est là toute la portée de la Journée mondiale de la population qui avait pour thème cette année : « La planification familiale : c’est un droit, faisons-en une réalité ».

Le Mali, à l’instar de la communauté internationale, a célébré le vendredi 11 juillet 2008 les festivités commémoratives de la Journée mondiale de la population. Après le village de Bôyô dans la région de Tombouctou en 2007, cette année le ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce en collaboration avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a décidé de célébrer la Journée à Ké-Macina dans la région de Ségou.

C’est un accueil chaleureux que la population de Ké-Macina a réservé à la journée et à la forte délégation nationale conduite par les ministres de l’Economie de l’Industrie et du Commerce Ahmadou Abdoulaye Diallo, de la Santé Oumar Ibrahim Touré, et de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Maïga Sina Damba.

Le maire de la Commune rurale de Ké-Macina, Youssouf Bah dit Mao, a, au nom des populations, remercié les autorités d’avoir choisi sa Commune pour abriter les festivités de la Journée mondiale de la population. Il s’est félicité de l’arrivée de l’UNFPA à Ké-Macina qui a, selon lui, longtemps manqué de partenaire pour essouffler une dynamique à son développement.

Le choix porté sur la Commune rurale de Macina procède, selon Ahmadou Abdoulaye Diallo, d’une analyse approfondie de la situation socio-économique et démographique de la région de Ségou qui, précisera-t-il, fait ressortir l’état de pauvreté du cercle de Macina comparé aux autres cercles.

Concernant le thème relatif à la planification familiale, le ministre de l’Economie ajoutera qu’il revêt pour le Mali une importance particulière. « La mise en œuvre d’une politique de planification familiale représente un objectif invariable de la stratégie et de la philosophie qui sous-tendent l’œuvre de développement dans l’optique du maintien d’un équilibre rassurant entre les besoins et les ressources, entre le démographique et l’économique ».

Selon les prévisions des Nations unies, assurer l’accès à la planification familiale sans obligation, pourrait réduire d’un tiers le nombre de décès maternels et d’au moins 20 % celui de la mortalité infantile. Le ministre Diallo a déploré le fait que le Mali est très en retard dans la résolution de la problématique de la santé de la reproduction.

Le représentant de l’UNFPA au Mali, Dr. Mamadou Diallo assurant l’engagement de son organisation auprès du Mali dans la lutte contre la pauvreté, a annoncé le lancement du 6e programme (2008-2012) de la collaboration entre l’UNFPA et le Mali dans la région de Ségou, spécifiquement dans les domaines de la santé de la reproduction, de la promotion du droit humain et de l’équité genre.

Dr. Diallo est convaincu que pour faire face aux questions de la population et combattre la mortalité maternelle, il faut promouvoir le droit à la santé de la reproduction ainsi qu’à l’information et l’accès aux services de planification familiale.

L’UNFPA a mis à la disposition de Macina un important lot de matériels et d’équipement d’une valeur de plus de 250 millions de F CFA. Composé de six ambulances équipées pour chaque cercle de la 4e région et l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou et une importante quantité de moustiquaires imprégnées pour Macina et 5 autres villages. Ce don du l’UNFPA est, selon son représentant, un témoignage concret de la volonté de son organisation à accompagner le Mali dans ses efforts de lutte contre la pauvreté.

Aussi Macina a-t-il été doté d’un groupe électrogène, d’une radio communautaire entièrement équipée, d’équipements de maraîchage, etc.

La cérémonie a été émaillée de prestations d’artistes comme Molobali Traoré et Papa Gaoussou Diarra tous originaires du cercle de Macina qui compte une population de 21 794 habitants, dont 11 386 femmes.

Amadou Waïgalo

(envoyé spécial)

 

 

Nianankoro Fomba : un bloc pour fistuleuses

Au terme de la cérémonie commémorative de la journée mondiale de la population, les délégations ministérielles ont, aux environs de 15 h, pris la direction de Ségou où elles ont inauguré le bloc des femmes fistuleuses de l’hôpital Nianankoro Fomba construit grâce au financement de l’UNFPA à hauteur de plus de 66 millions de F CFA.

Selon le directeur de l’hôpital, Faousoubi Camara, son établissement a opéré 66 cas de fistules obstétricales. Présidant la cérémonie d’inauguration, le ministre de la Santé a invité la population de Ségou à faire bon usage du nouveau bloc et surtout il a suggéré au personnel sanitaire de veiller au bon accueil des patients. Le bloc en question comporte 5 chambres, 9 toilettes internes et externes ; une aire de lavage et une autre de séchage. L’hôpital a aussi reçu un important lot de vivres.

A. W.

 

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CASE SANGA 2

Le 1er prime time

Le premier prime time de la 2e édition de l’émission de téléréalité Case Sanga s’est déroulé vendredi dernier (11 juillet 2008) dans la salle de spectacle Bazoumana Sissoko du Palais de la culture Amadou Hampaté Bâ. Les 14 candidats venus du Burkina Faso, de la Guinée, du Niger, du Sénégal, de la France et du Mali ont enflammé la salle pendant plus de 3 h .

Les jeunes artistes ont redoublé d’effort pour démontrer tout leur talent de musicien et de danseur. Formés dans la résidence par Sékou Kéita, professeur de danse moderne, les candidats ont émerveillé le public par leurs prestations musicales et chorégraphiques. Ils ont chacun joué un titre offrant ainsi l’opportunité au public de savourer divers types de musique, notamment des chansons malinkés, zoulou et reggae dans un décor pittoresque et une nouvelle sonorisation.

Le jury, présidé par le professeur de musique et directeur de l’Ensemble instrumental, Massambou Wélé Diallo, est composé d’éminentes personnalités comme Idrissa Soumaoro, Hamadoun Kassogué dit Kass du Mali, Amadou Diabaté de la Guinée-Conakry et Abdoulaye Cissé du Burkina Faso.

Le président du jury a précisé que les critères de sélection seront les mêmes que l’année dernière. Ainsi, il sera permis à chaque candidat d’évoluer dans sa spécialité. Il a aussi déclaré que le public, tout comme le jury, décidera du sort des candidats.

Dans cette compétition, co-organisée par Fanaday Entertainment et Africable, le public a son rôle à jouer. Le public y participera grâce à l’interactivité offerte par le vote par SMS. Ainsi, à chaque prime time, les fans décideront du sort de leurs candidats par vote à hauteur de 60 %. Pour donner la chance à son candidat de continuer l’aventure jusqu’à la fin, il suffit simplement de voter beaucoup plus pour lui. Les votes étant déjà ouverts, les candidats qui auront plus de voix seront proclamés nominés le vendredi prochain lors du 2e prime time toujours au Palais de la culture.

Outre les interprétations des 14 candidats et de celui de la mascotte de Case Sanga, M. Kéita, venu du Sénégal pour piloter l’équipe, des prestations musicales ont été aussi faites par les deux parrains. Il s’agit de Babani Koné, la marraine du Mali, et Sékouba Kandia Kouyaté, l’époux de Sona Tata Kondé et parrain de la Guinée-Conakry.

Ce dernier a saisi l’occasion pour saluer l’initiative de Case Sanga qui, en plus de faire la promotion de la culture africaine à travers la musique et la danse, favorise également l’intégration et l’amitié entre les peuples africains. Babani Koné et les 14 candidats ont interprété ensemble une chanson intitulée Case Sanga. Un titre qui est pratiquement l’hymne de l’émission.

Dans leur résidence de Baco-Djicoroni où ils resteront internés jusqu’à la fin de la compétition, les candidats auront à tisser des relations de famille comme ceux de la première édition qui a regroupé 8 candidats. Venus spécialement du Burkina Faso, le groupe « Génération partage », au sein duquel on retrouve aussi Smarty et Mandowé du groupe Yeleen, ont électrisé la salle par une prestation musicale.

Au cours de ce 1er prime time, les candidats ont donné le meilleur d’eux-mêmes et ils ont fait bouger le public par une chorégraphie délirante. On pouvait reconnaître les supporteurs d’Alou Sangaré dit Badé, le fils du regretté Daouda Sangaré communément appelé Kénédougou Filani à travers des pancartes portant K3 qu’ils brandissaient. Ils ont rivalisé avec ceux d’Assanatou Kéita dite Assi qui arboraient des T-shirts à son effigie.

Ramata S. Kéita

 

 

La répartition des candidats

Les candidats du Burkina Faso sont représentés par le K1 pour Amadou Diabaté, K10 pour Pamika La Star. Ceux du Sénégal sont représentés par K4 pour Abdoulatif et K8 pour Fanta Sissoko dite Fanta Style. Les jeunes chanteuses de la Guinée-Conakry sont représentées par K2 pour Ami Kanté et K12 pour Mariam Dioubaté.

Quant aux candidates du Niger, elles portent K8 pour Frida et K14 pour Waiby. Le K11 est porté par Mandioula Manga Kanouté, la candidate de la diaspora malienne en France. Les cinq candidats maliens (Alou Sangaré, Assanatou Kéita, Fanta Sayon Sissoko, Ibrahim Molobaly Théra, Ousmane Toumani Diakité) sont représentés respectivement par K3, K5, K6, K9 et K13.

A vos SMS !

R. S. K.

 

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