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2008

Mois de juillet

Les Echos du 11 Juillet

 

PRESIDENTIELLE DE 2012

Alpha est non partant

Depuis quelques jours circule à Bamako une "note d'information" à propos d'un comité de soutien à Alpha Oumar Konaré pour être candidat à l’élection présidentielle de 2012. Cette note a fini par tomber entre les mains de quelques confrères, qui en ont fait leurs "choux gras".

Contacté par nos soins, le président Alpha Oumar Konaré a marqué sa surprise face à une telle initiative ce, d'autant qu'il n'en connaît pas les initiateurs et mieux : il a lui-même réaffirmé maintes fois sa position de "non partant". Le président Alpha invite donc les initiateurs d'une telle démarche quel qu'en soient leurs motivations à arrêter leur entreprise.

Pour ceux qui entendent ainsi lui exprimer toute leur confiance, le président Konaré leur sait gré et les exhorte à toujours rester mobilisés et à faire foi au devenir de leur pays : le Mali, l'Afrique.

La rédaction

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BOURSE DE L’EMPLOI

Chantier pour résorber le chômage

A travers la Bourse de l’emploi ouverte jeudi au CICB à l’intention des jeunes chômeurs et volontaires, les autorités tablent sur la création de plus de 60 000 emplois.

Le président de la République a procédé jeudi au CICB au lancement officiel de la Bourse de l’emploi et de la formation professionnelle. Il avait à ses côtés le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Ibrahim Ndiaye, le président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, le président du Conseil national de la jeunesse, Siriman Traoré, le président de la Bourse de l’emploi, Badara Macalou, et de nombreuses autres personnalités.

L’objectif du programme, qui durera 3 mois, vise à favoriser l’emploi rural, l’emploi de proximité, des offres d’emploi et la formation professionnelle, basée sur l’existence de besoins réels.

Pour le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Ibrahima Ndiaye, c’est à l’issue de la marche des jeunes vers l’emploi agricole que les services compétents du gouvernement ont pris cette initiative. Le ministre a salué la présence du président qui ne fait que confirmer, selon lui, la grande réceptivité avec laquelle il a accueilli le projet.

C’est avec ce suivi et cet encouragement, répondra le ministre, que son département peut oser avec le budget de la Fafpa qui a dépassé 3 milliards de F CFA. « C’est du CSRCRP, le PDES, et pour le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le document de politique nationale de l’emploi que la Bourse de l’emploi tire son inspiration ». Pour M. Ndiaye, c’est après la présentation du concept que la Bourse de l’emploi et de la formation professionnelle sera décliné. 

« L’emploi est la forme la plus noble de solidarité simplement parce qu’il est un facteur de distribution des ressources et qu’il permet à chacun de nous de gagner sa vie par la sueur de son front, en conservant sa dignité » , a indiqué Ibrahima Ndiaye. Il affirmera que le slogan « Produire et consommer malien » des années passées doit revenir comme élément de mobilisation sociale et économique.

Sètè Traoré

(stagiaire)

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EPILOGUE

Les maîtres du jeu

A l’instar de l’exploitant agricole qui, pour avoir de bonnes récoltes, doit préparer quelques mois à l’avance sa tenure ou du candidat qui doit s’y prendre à temps pour réussir à son examen ou à son concours, un match de football, pour être remporté, nécessite une bonne préparation physique et psychologique.

Il n’est certes pas loin le temps où dans les rencontres footballistiques une grande place était accordée à la chance (et au hasard), mais aujourd’hui, aussi bien les joueurs que les dirigeants sportifs croient de plus en plus qu’un match de football se gagne avant et pendant la rencontre, c’est-à-dire sur le terrain.

Les premières rencontres de football ont été des affrontements entre amateurs jouées presque sans préparation et évidemment sans obligation de résultat. Les équipes ne s’entraînaient presque pas et dans beaucoup d’entre elles, c’était le joueur le plus âgé ou le plus influent qui dirigeait l’effectif aussi bien sur le terrain qu’au-dehors.

Cette situation a duré jusqu’à l’organisation des premières coupes du monde dans les années 1930 en Amérique Latine où une rupture est intervenue avec l’apparition d’hommes chargés d’aider les joueurs à gagner leur match. La professionnalisation naissante des équipes, la volonté pour elles de gagner les rencontres avaient posé l’exigence de recruter des techniciens du football appelés entraîneurs.

Au départ, ce n’était pas un métier, mais un emploi temporaire qui n’exigeait aucune formation particulière mais seulement de l’expérience et c’est pourquoi les premiers entraîneurs furent d’anciens footballeurs ayant fait localement ou internationalement leurs preuves avant de raccrocher les crampons. Ce n’était donc pas un métier qui offrait des millions comme aujourd’hui, mais des amateurs qui, en dépit d’une riche carrière, se contentaient des éloges de la part de la direction des clubs, des remerciements des supporters et de la portion congrue financièrement quand il y en avait.

Mais très rapidement, cette tendance va s’estomper avec l’irruption sur l’aire de jeu des financiers et des industriels qui s’intéressent au football et le financent à coup de millions. Le football se métamorphose alors et devient un deal dans lequel tout le monde peut avoir de l’argent à défaut de s’enrichir : joueurs, dirigeants de clubs, techniciens, etc.

Dans cette phase, les entraîneurs ont le beau rôle parce qu’ils sont considérés comme aussi - sinon plus - importants que les joueurs. D’autant qu’ils ont quitté l’amateurisme pour le professionnalisme avec l’ouverture des centres de formation et d’apprentissage pour entraîneurs de haut niveau censés faire des miracles. Dans ces centres sont enseignées presque scientifiquement toutes les techniques du jeu moderne avec un matériel adéquat accompagnant les explications de formateurs eux aussi issus des meilleures écoles de Planète Foot.

Désormais sur le terrain, rien n’est laissé au hasard, l’entraîneur ne pouvant se tromper avec ses méthodes hautement scientifiques, la défaite de l’équipe ne peut s’expliquer que par le mauvais temps (des conditions atmosphériques défavorables) ou par des erreurs d’arbitrage.

L’apparition des entraîneurs spécialisés va changer le visage du football, car de par la pratique on en vient à comprendre et s’en convaincre que l’entraîneur, même s’il ne joue pas sur le terrain, peut faire gagner le match à condition de lui faire confiance et de lui laisser les mains libres. Et vu qu’ils sont de plus en plus sollicités, que la mentalité est installée que sans eux il n’y a ni bonne équipe ni victoire sur le terrain, les entraîneurs sont devenus chers et placent la barre très haut lors de leur recrutement.

Si ceux d’Afrique sont encore modestes, leurs homologues d’Europe et d’Amérique latine par contre arborent une mine de grands seigneurs qui fait que ce n’est pas n’importe quelle équipe qui peut les approcher, surtout s’ils ont déjà fait gagner une coupe de quelque importance ou sont arrivés à faire gagner un championnat à l’équipe qu’ils entraînent. A côté d’eux le salaire des entraîneurs d’Afrique ressemble à des miettes parce que là aussi joue le complexe de supériorité de l’Européen avec l’idée que sans un bon coach originaire d’Europe, l’équipe ne peut pas faire de résultat.

Il est vrai que quelques-uns, une petite poignée, sont arrivés à donner raison à cette croyance, mais les 3/4 d’entre eux sont venus faire le tour des stades africains, ont ramassé leur magot et sont repartis calmement les poches pleines, laissant nos peuples dans la faim de la victoire. Face à cette situation, la tendance est de se rabattre sur les techniciens locaux jusque-là dévalorisés au profit des Occidentaux et encore ne s’agit-il que des rares qui ont convaincu avec leur passé et leurs résultats.

Non seulement, ils coûtent moins cher que leurs collègues moins qualifiés qu’eux pourtant, mais en outre ils connaissent le milieu et les joueurs plus qu’eux et sont condamnés pour ainsi dire au résultat. Au Mali, on a vu des entraîneurs croupions entretenus dans des hôtels de luxe pendant des années, mais qui n’ont fait que conduire l’équipe nationale au désastre avant de s’envoler dans leur pays en nous narguant.

De leurs piètres prestations, nos autorités sportives, complices de leur médiocrité, n’ont eu de choix que de se satisfaire du fiasco, les ayant recrutés par copinage et en sachant de quoi cela retournait. Tout comme dans le jeu où la priorité n’est plus forcément aux joueurs professionnels évoluant dans les championnats européens ou arabes et qui nous reviennent exténués lors des rencontres internationales où ils déçoivent, dans le recrutement des entraîneurs, la préférence n’est plus aux Européens dont les plus médiocres, ceux qui chôment nous sont proposés.

On se dirige donc de plus vers le recrutement des techniciens locaux, mais il semble que le gros problème avec ceux-ci soit leur manque de fermeté à l’égard des dirigeants sportifs qui leur font faire du n’importe quoi en leur imposant des joueurs médiocres à bout de souffle dont on aimerait seulement qu’ils soient alignés pour l’honneur de la famille.

S’il est vrai que l’entraîneur doit chercher à monnayer ses services et ses compétences de façon honorable, cela ne doit pas être pour lui une manière de chercher un fonds de commerce dont l’expérience prouve à chaque fois qu’en tant que bien mal acquis, il profite peu à son propriétaire qui, de ce fait, n’a de cesse de courir de stade en stade à travers les continents parce que plus moniteur du football que maître.

Facoh Donki Diarra

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CE QUE J’EN SAIS

Chef d’orchestre, éducateur, bouc émissaire…

Pour le président de l’Association des entraîneurs de football au Mali, Mamadou Moussa Diané, le coach « est une personne valide avec une connaissance théorique et pratique du football sanctionnée par l’obtention d’un diplôme ou d’une attestation, jouissant de toutes ses facultés et disposant de temps pour entraîner ».

L’entraîneur sportif est chargé d’amener une équipe ou un athlète à son meilleur niveau et de le préparer à des compétitions. C’est lui qui est, en partie, responsable de leurs échecs comme de leurs succès. La nature de son travail est naturellement fonction des conditions de pratique de la discipline qu’il encadre.

L’entraîneur est lui-même, à des exceptions près, un sportif de haut niveau qui a pratiqué une discipline de manière intensive pendant plusieurs années. C’est également un enseignant qui maîtrise les processus d’apprentissage et sait les transmettre grâce à un programme d’entraînement destiné à augmenter les performances.

Il conçoit des exercices adaptés à ses élèves ou à ses joueurs. Et cela selon un rythme, une progression et une intensité adaptés à chacun dans les disciplines individuelles. L'entraîneur sportif conçoit un programme d'entraînement pour son équipe ou son athlète : échauffement, assouplissement, exercices pour chacun, tactiques de jeux à mettre en place, etc.

L'entraîneur sportif a bien sûr ses obligations dues à son travail, c'est-à-dire apprendre un sport aux jeunes et souvent avec obligation de résultats si l'association a des objectifs de compétition. Son travail repose sur la motivation des jeunes qu'il a en face de lui. Véritable chef d’orchestre d’un club ou d’une sélection, rien ne lui échappe : les fautes techniques, les gestes irréfléchis, les défaillances physiques ou psychologiques, la fatigue mentale ou la lassitude. Pour toutes ces tâches, il est souvent épaulé par des conseillers techniques et des préparateurs physiques.

En revanche, il est le seul à savoir motiver ses troupes, les encourager à aller de l’avant, à dépasser leurs limites. Qu’il exerce au sein d’un club, d’une ligue régionale ou d’une fédération sportive nationale, il n’a pas un rôle facile. Il est le premier bouc émissaire à être sacrifié pour conjurer la contre-performance ou même les crises de gestion administrative ou financière.

En effet, célébré en héros lors des grandes victoires, le coach est facilement discrédité lors d’une défaite et rapidement mis sur la touche. Sans compter qu’il doit faire preuve de force de caractère et d’un solide sens psychologique pour désamorcer les conflits, ménager les susceptibilités lors des sélections ou soutenir les sportifs en cas d’échec ou ne pas céder à la provocation, voire à la tentation au cas où il entraîne une équipe féminine.

L’entraîneur a aussi une mission d’éducation des jeunes qu’il encadre. Il faut comprendre dans le terme d'éducateur la notion de responsabilité. Ce qui l’oblige à être attentif sur la sécurité et surtout à contrôler ses actes, ses paroles et ses idées. Mieux, il doit être un guide spirituel et moral, un soutien, un conseiller, un pilier, une référence. Un éducateur ne peut pas faire n'importe quoi car il doit toujours servir de modèle aux jeunes qu'il encadre.

Il faut donc savoir allier 3 notions de copain, de modèle et d'autorité. Les trois doivent être en adéquation pour ne pas qu'une d'elles devienne prépondérante sur les deux autres. C'est l'équilibre éducatif. L’entraîneur ne peut pas provoquer la motivation, mais uniquement l'entretenir, l'augmenter ou la réanimer. Souvent, on le compare facilement à un sorcier s’il aligne une série de sacres. Toutefois, il n’est nullement un magicien et ne peut pas faire de miracles. Les sportifs sont donc acteurs de leur réussite à 80 %.

Ancien sportif de haut niveau, l’entraîneur doit être en France titulaire du brevet d’Etat d’éducateur sportif (BEES) du 2e degré dans la discipline sportive qu’il pratique. Pour travailler à un plus haut niveau, en tant qu’entraîneur national, le 3e degré du même BEES est exigé. Si on exerce à titre bénévole dans une structure non compétitive, un brevet fédéral délivré par une fédération sportive est suffisant.

Au Mali, il existe un statut de l’entraîneur depuis 2006 afin de mieux organiser le secteur. Mais, c’est en 1995 que l’Association malienne des entraîneurs de football (Amefoot) a vu le jour. Elle a pour mission de rapprocher les entraîneurs à travers des échanges d’expériences et le renforcement des capacités. Et c’est elle qui a institué ce statut créé sous l’autorité de la Fédération malienne de football. Ainsi, il existe quatre catégories d’entraîneurs.

Il s’agit du diplôme d’entraîneur licence C ou d’une attestation équivalente, du diplôme d’entraîneur licence B, du diplôme d’entraîneur licence A et du diplôme d’entraîneur instructeur. Au Mali, en 2007, il existait 14 entraîneurs instructeurs, 28 entraîneurs de licence A, 32 entraîneurs de licence B, 67 entraîneurs de licence C et 29 initiateurs. Ces chiffres concernent toutes les capitales régionales du Mali.

Les diplômes correspondant aux entraîneurs de la licence C et de la licence B sont délivrés par la Femafoot et ses structures décentralisées au niveau des ligues. La formation du 3e degré est assurée par la direction technique nationale et éventuellement par la Caf, voire la Fifa ou d’autres structures qualifiées.

Pour les diplômés de l’Institut national de la jeunesse et des sports, ils sont considérés comme titulaires de la licence B pour le cycle moyen et de la licence A pour le cycle supérieur. Toutefois, pour la confirmation de leurs licences, ils doivent subir des stages de perfectionnement organisés par la Fédération.

Et des anciens footballeurs reconnus comme tels doivent bénéficier de stages spécifiques pour l’obtention de la licence C. C’est dire que le métier d’entraîneur de football connaît un début d’organisation au Mali. Ce qui est de bonne guerre !

Alphaly

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ENTRAINER

Des qualités qui font la différence

De façon générale, l'entraîneur se base sur des connaissances théoriques poussées pour programmer les entraînements et affronter des adversaires. A ce titre, il doit être observateur pour adapter l'entraînement aux individualités de chacun et pour que celui-ci soit le plus efficace possible. Il ne doit non plus rien faire au hasard s’il a mérité son diplôme. Il faut savoir que 80 % du travail d'un entraîneur est fait en dehors des heures d'entraînement.

On imagine alors le temps passé à se battre pour ses sportifs, à faire les programmations des entraînements, à discuter et à organiser les conditions d’entraînement. Un entraîneur est donc une personne avec des connaissances scientifiques solides qui ne joue pas avec le hasard. Intelligent, il est également un pédagogue. Il doit discuter avec ses jeunes et écouter leurs problèmes aussi bien internes au club que personnels.

Le coach (un nom qui renvoie à son rôle de manager technique) doit donc être à l’écoute de tous pour le bien-être de ses sportifs. Il n'est pas là pour casser, mais pour aider un talent à éclore. Il n’est un papa gâteau ni un père fouettard. Un entraîneur vit pour ses sportifs et est motivé par ses joueurs.

Vous n'imaginez pas son émotion face à la joie d'un de ses jeunes, si celui-ci améliore ses temps ou se défonce à l'entraînement. Le sentiment d'apporter, ne serait-ce qu'une petite chose en plus à ses jeunes, est immense et inégalable.

Un sourire, une envie ou une motivation est la récompense suprême pour un coach. Il a généralement la même réaction que tout parent quand, « l’un de nos enfants a des problèmes ». Ainsi, un technicien témoignait : « J'ai déjà eu les larmes aux yeux grâce à mes petits nageurs pour des petites choses qui peuvent paraître dérisoires qui sont pourtant inégalables pour moi » ! Epatant, fascinant !

Alphaly

 

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LYCEE BEN OMAR SY

Une référence dans la sous-région

Après 7 ans de vie, le lycée sportif Ben Omar Sy de Kabala est en train de devenir un centre qui fait parler de lui. Il allie harmonieusement formation académique et pratique sportive.

Situé à Kabala et contigu au Centre d'entraînement pour sportifs d'élite « Ousmane Traoré », à quelques mètres du fleuve Niger, le lycée sportif Ben Omar Sy va lentement mais sûrement vers l’atteinte de son objectif. Depuis son ouverture en décembre 2001 (précédemment il était logé dans l’enceinte du Prytanée militaire de Kati), l’établissement ne cesse d’être cité en exemple au Mali et même dans la sous-région.

Pas à cause du nom qu’il porte, mais en raison de la performance et des résultats de ses élèves dans les différentes disciplines dispensées. Dans les compétitions nationales et internationales, les combattants, athlètes qui ont représenté l’établissement et le Mali se sont fait remarquer avec brio.

Les exemples ne manquent pas. Au tournoi de la Zone II en Guinée, 3 élèves du lycée ont été sélectionnés dans l’équipe de basket-ball du Mali. A l’issue du tournoi, un de ces éléments a été élu meilleur joueur du tournoi. Mieux, en Mauritanie et au Niger, les athlètes de Ben Oumar Sy ont ravi la vedette à leurs camarades de la sous-région. Aux Jeux africains aussi, ils faisaient partie de la délégation des combattants. Au niveau national, les efforts ont été récompensés par la victoire de l’établissement à la Coupe Baïba Kouma en taekwondo.

Le lycée, conformément à sa mission, assure l’adéquation entre sport et étude. « Les élèves sont préparés physiquement, techniquement et tactiquement pour avoir un bon soubassement qui, va permettre de donner des grands sportifs aux équipes du Mali », explique le directeur du lycée, Yacouba Sidibé.

Six disciplines y sont dispensées. Il s’agit du football (garçons et filles), du basket-ball (filles et garçons), l’athlétisme, le judo, le karaté, le taekwondo. M. Sidibé déplore tout de même la disparition de deux disciplines qui existaient au départ. Il s’agit du tennis et de la natation. « Nous n’avons pas d’infrastructures dans le lycée pour ces deux disciplines », regrette-t-il. Malgré le manque de piscine, les responsables essayent tant bien que mal à s’entraîner dans les piscines des hôtels. « C’est difficile de travailler dans ces endroits. Nous avons besoin d’un travail technique », ajoute le directeur des études et de la formation, Sountoura Sissoko.

Des résultats plus que probants

Nonobstant ces difficultés, la formation commence à donner des fruits. « C’est le résultat d’un travail de fourmi qu’on est en train de faire depuis des années », précise le directeur, pour qui les critères de sélection sont clairs et sans ambiguïtés. « On adhère au lycée par voie de concours. C’est des athlètes détectés pour leur talent qui sont soumis aux concours seulement après une visite médicale, une épreuve pratique et académique qui départage les admis jugés très bons en cas d’égalité », rappelle-t-il. Selon M. Sidibé « ne rentre pas au lycée sportif Ben Omar Sy qui le veut. Nous exigeons des préalables ».

Là-bas, l’obligation de résultat est une exigence. Les 216 élèves du fondamental et du secondaire bénéficient d’un timing bien établi : 6 à 8 h de pratiques sportives au fondamental contre 8 à 10 h au secondaire avec une formation pointue « sans complaisance ni tricherie ». Plus qu’un lycée, Ben Omar Sy est une « université ».

« Nous demandons aux autorités de réaliser d’autres infrastructures afin que d’autres disciplines viennent s’ajouter à celles existantes » . Un autre problème révélé par les responsables du lycée est la nécessaire organisation du sport secondaire, c'est-à-dire la catégorisation. « Il faut que le sport soit organisé dans les différents établissements. La catégorisation n’est pas respectée. Nous voyons souvent des athlètes de 13 ans compétir avec leurs aînés de 20 ans sur une même discipline et sur une même distance. Ce phénomène nous le déplorons », dit le directeur. Et d’ajouter qu’il handicape sérieusement les centres où écoles de formation qui alignent des athlètes très jeunes.

Amadou Sidibé

Plus de 2,3 milliards investis

A l'instar du Centre d'entraînement pour sportifs d'élite « Ousmane Traoré », le lycée Ben Oumar Sy qui a été inauguré en 2007. Bâti sur une superficie de 20 ha, l’établissement a une capacité d'accueil de 576 places reparties entre le cycle fondamental et le secondaire. L'infrastructure a été entièrement financée par l'Etat malien à hauteur de 2,303 milliards de F CFA. Outre les deux blocs de six salles de classe, le réfectoire (300 places), l'hébergement (384 lits), l'administration et l'infirmerie, le lycée sportif Ben Oumar Sy dispose de quatre terrains de sport (football, basket-ball, handball et tennis) et d'une piste d'athlétisme de six couloirs.

A. S.

Qui était Ben Omar Sy ?

Ben Oumar Sy est né le 8 janvier 1926 à Bamako. Considéré comme l'un des joueurs les plus talentueux de sa génération, Ben Oumar Sy fut sociétaire de la Jeanne d'Arc (JA) avec laquelle il remporta la Coupe de l'AOF (Afrique occidentale française) en 1953. Grand artisan de la fusion de la JA avec l'Espérance qui donna naissance au Stade malien, il brandira en 1960 le premier trophée de la Coupe du Mali, remportée par les Blancs face au Djoliba (2-1 après deux éditions).

Quelques années plus tard, Ben Oumar Sy deviendra le 1er entraîneur du Mali indépendant et conduira l'équipe nationale aux 1ers Jeux africains de Brazzaville (1963). Décoré chevalier de l'Ordre national du Mali en 1991 pour services rendus au football malien, l'ancien sociétaire de la JA et du Stade malien devait quitter définitivement le monde du sport le 25 août 2001, la veille même de la finale de la 41e édition de la Coupe du Mali entre les Blancs et le Mamahira de Kati (5-0 pour l'équipe de Sotuba). En décidant de donner le nom de Ben Oumar Sy à ce Lycée, les autorités ont immortalisé une figure emblématique de notre football.

A. S.

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