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2008

Mois de juillet

Les Echos du 10 Juillet

 

OPPOSITION PARLEMENTAIRE

L’énergie critique en hibernation

Le rôle de l’opposition n’est pas de forcer le régime à admettre certaines vérités mais de faire valoir son intellectualité en critiquant et en proposant.

« Il n’y a pas de démocratie effective sans contre-pouvoir critique. L’intellectuel en est un de première grandeur » . Cette vérité nous conduit à nous interroger sur l’action de l’opposition parlementaire. Cette masse d’hommes dont le capital de savoir lui permet non seulement de mieux comprendre le contexte économique et politique actuel mais aussi d’aider l’ensemble de la société à s’orienter dans la ténébreuse situation que traverse le pays. Que le pouvoir actuel en place ne parvienne pas à trouver des solutions adéquates aux problèmes qui assaillent les Maliens se comprend de par l’incompétence avérée des hommes qui ont aujourd’hui la charge de conduire le navire Mali.

L’intolérable vient de ce « refus » de l’opposition de proposer, non pas au pouvoir, mais à son peuple, à travers des publications, des projets de société, des solutions aux questions brûlantes de l’heure. Cela est réellement intolérable et extrêmement dangereux pour l’avenir de notre pays.

A quel combat, l’opposition parlementaire nous invite-t-elle après avoir observé froidement certaines réalités du monde qui nous entoure ? Allons-nous continuer à nous prélasser dans la politique de mendicité qui aliène notre destin à d’autres pays ? Allons-nous continuer à gérer une politique globale de survie au jour le jour où le pouvoir ne se donne qu’une seule obligation : trouver un salaire à ses agents ?

Devons-nous continuer à être ces herbes sauvages qui poussent sous les pluies, sèches à la fin de l’hivernage et brûlent au gré des feux de brousse ou pouvons-nous être un produit de jardin, resplendissant sous l’eau de notre sueur ?

Le nombre élevé de docteurs en ceci, professeurs en cela, dont regorge notre pays semble nous profiter comme le couteau coincé dans son fourreau profite au boucher. Manifestement, l’opposition parlementaire semble briller aussi bien par son silence que par ses actions. Elle a administré la preuve pendant le huis clos de l’interpellation du gouvernement sur la crise au nord, expliquant son silence par le temps de parole à elle accordé. Ce silence radio observé par l’opposition parlementaire a été déploré par des citoyens et récemment par le titulaire du perchoir à la clôture de la session dernière.

En adoptant un tel comportement, l’opposition parlementaire a vite oublié que la représentation nationale est le seul lieu privilégié du débat démocratique. Elle aurait gagné davantage l’estime et la sympathie des Maliens si elle avait pleinement participé aux débats en faisant valoir son opinion malgré le peu de temps de parole imparti.

Il est grand temps de sortir de cette torpeur indigne d’une opposition pour se faire valoir par des propositions, des critiques. Car, on peut se tromper en disant « à quoi sert-il de critiquer et de proposer ? Le régime n’en a cure. Il a d’autres préoccupations ». Cela est une erreur monumentale d’autant que l’opposition doit constamment avoir à l’idée que son rôle n’est pas de forcer un régime à admettre certaines vérités, mais de faire valoir son intellectualité en critiquant et en proposant.

S’il y a aujourd’hui défaillance au niveau du pouvoir, cela est dû en partie à des défaillances au niveau de l’opposition qui se fend généralement en communiqués laconiques pour dénoncer des situations. Que retenir des interpellations initiées par elle ? Pas grand-chose puisque à la limite c’était du déjà entendu. La léthargie de l’opposition ne peut s’expliquer que soit par la paresse intellectuelle, soit la peur qu’inspire le pouvoir. Ces deux raisons conduisent à un seul constat : l’opposition malienne renonce à jouer un rôle quelconque dans la dynamique de l’histoire de son peuple.

En ces durs moments où le pouvoir d’achat chute vertigineusement et sans arrêt ; en ces durs moments où le chômage frappe inexorablement pendant que les perspectives d’emploi fondent comme beurre au soleil, en ces moments où des familles ne peuvent plus payer la scolarité de leurs enfants, voire leurs ordonnances, l’opposition doit se réveiller, s’intéresser et se déterminer un combat, un destin pour les générations futures.

Il est temps de considérer le temps : il joue contre nous.

Mohamed Daou

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«  LA CONJURATION »

Les complots contre l’Afrique dénoncés dans un livre

«  La Conjuration » c’est la reproduction livresque des multiples complots qui ont émaillé la vie politique dans plusieurs pays de dictature en Afrique. C’est aussi un hommage rendu aux combattant de la liberté. L’auteur de ce roman est Daniel Amagoin Tessougué, auteur de plusieurs livres.

Combien de militants ont péri sous la torture pour la quête de la liberté ? A cette question, «  La Conjuration » essaye de donner une réponse. Ce livre est un hommage que leur rend Daniel Amagoin Tessougué, afin de perpétuer la flamme qui les a animés et dont l’incandescence a permis d’avoir raison en fin de compte de la dictature.

Ce roman de 159 pages est préfacé par Me Amidou Diabaté, avocat à la Cour. Pour ce dernier, la démocratie est conquise, mais le germe de la dictature n’est pas pour autant détruit. C’est pourquoi, à ses dires, le combat auquel Daniel Amagoin Tessougué convie la jeunesse à travers son roman d’un contenu riche est d’actualité. Intellectuel engagé, M. Tessougué renoue avec le roman noir engagé dans la tradition des Jacques Roumain (Gouverneur de la rosée) et autre Wolé Soyinka qui chantent l’intellectuel organique au sens marxiste.

Selon Me Diabaté, le héros du roman nous situe clairement au cœur du débat en s’écriant : « C’est là que se situe le rôle de l’intellectuel africain. Appeler le peuple à la compréhension de la source de ses malheurs, lui montrer qu’il est au début et à la fin du processus de développement et que sa force de frappe, c’est de pouvoir édicter sa volonté aux dirigeants qui tirent leur légitimité de lui. En n’agissant pas dans son intérêt, les dirigeants deviennent des traîtres et il a le droit de les désavouer. Mais pour cela il faut que chaque intellectuel puisse réellement se forger une nette conscience de son rôle dans sa sphère d’activités… »

Pour M. Diabaté, en cette période où les intellectuels africains croient avoir accédé à la démocratie, où les principes et idées qui ont soutenu les luttes politiques de libéralisation semblent voués aux oubliettes, le roman de Daniel A. Tessougué, tel un essai politique, nous rappelle à l’ordre « La démocratie est un manteau. Prenons garde de ne pas oublier l’essentiel à savoir ce qui est recouvert par le manteau », affirme Me Diabaté. A cet égard, le rôle de l’intellectuel demeure ce qui est décrit dans «  La Conjuration » : « … Retourner parmi les siens, les aider à se débarrasser de toute cette racaille de députés corrompus, de magistrats aux ordres, de généraux lubriques, de ministres népotistes et cupides, de présidents oublieux des aspirations profondes des masses laborieuses… »

Aujourd’hui, souligne Me Diabaté, la jeunesse a besoin d’être guidée, formée pour qu’elle assume sa part de responsabilité dans l’Afrique d’aujourd’hui, une Afrique habillée avec les oripeaux de la démocratie. « Avec la Conjuration, Daniel va au-delà de ce besoin ».

L’engagement militant n’a pas pour autant noyé l’œuvre littéraire. « Car avec fierté La Conjuration pourra être enseignée dans nos écoles ». Dans le livre, l’auteur de « Cantiques du Ginna : recueil de poèmes » et de « Harmonies retrouvées », nous restitue tour à tour la beauté luxuriante de nos forêts, l’aridité de nos steppes… En fin M. Tessougué nous fait revisiter notre riche patrimoine culturel.

Né un 10 décembre 1958 à Sangha (pays Dogon), Daniel est un magistrat de formation. Il est titulaire de plusieurs titres universitaires, dont un doctorat en droit privé. Panafricaniste, il dédie son combat à la défense des intérêts des masses populaires.

Amadou Sidibé

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PRESIDENCE FRANCAISE DE L’UE

La migration au centre des actions

La France a pris depuis le 1er juillet, la présidence tournante de l’Union européenne qui prendra fin le 31 décembre 2008. Des ambassades européennes accréditées à Bamako ont rencontré la presse mardi sous la houlette de l’ambassade de France.

L’ambassadeur de France au Mali, S. E. Michel Reveyrand de Menthon, qui a dirigé la conférence de presse a de prime abord indiqué qu’elle s’inscrit dans une dynamique de communication afin que cette présidence française de l’UE qui dure six mois soit la plus ouverte possible.

Le mandat de la France est axé sur quatre priorités que sont : l’énergie et le climat, les questions migratoires, la défense et l’agriculture. Le continent africain est au cœur de ses priorités avec des points comme la mise en œuvre du partenariat stratégique de Lisbonne, la paix et la sécurité, l’énergie et le climat, les APE (agriculture et intégration), migration (une conférence est prévue le 21 octobre à Paris), entre autres.

L’Europe et l’Afrique entretiennent des relations vieilles de 50 ans. Les rapports entre les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) ont évolué d’un partenariat économique et commercial vers un partenariat politique basé sur une stratégie commune Europe/Afrique depuis la derrière rencontre de Lisbonne au Portugal.

L’Europe est bien présente au Mali, aux dires de S. E. Durazzo, le représentant de la Délégation de l’UE au Mali. Elle dispose de sept ambassades en plus de la Délégation de la Commission de l’UE. Au sortir de la dernière table ronde des bailleurs de fonds, les Etats européens et la commission de l’UE ont promis au Mali 1,324 milliards d’euro sur quatre ans (2008/2012). Ce qui représente 50 % de l’aide totale à notre pays.

Le 9e Fed alloue à notre pays une enveloppe de 560 millions d’euros sur six ans. Cet argent est destiné aux secteurs prioritaires des infrastructures, de la décentralisation, de l’appui aux OMD, de la réforme des finances publiques et l’appui budgétaire général. D’autres Etats comme les Pays-Bas, l’Allemagne et la Belgique interviennent beaucoup dans les domaines environnementaux, l’assainissement, la décentralisation, le genre, etc.

Les questions de migration sont une partie intégrante des relations entre l’Afrique et l’UE. La création du Centre d’information et de gestion des migrations (CIGEM) pour une période de 3 ans, par l’UE, procède d’une volonté de valoriser l’immigration en montrant les dangers de l’immigration clandestine par rapport à celle légale, a affirmé S. E. Durazzo. La migration obéit désormais à une nouvelle approche « globale, équilibrée et concertée », a ajouté S. E. Reveyrand de Menthon et son homologue d’Allemagne, Reinhard Schwarzer.

Un Pacte européen sur l’immigration est en chantier. Il sera focalisé sur la migration légale pour des raisons de travail et d’études. La lutte contre l’immigration clandestine sera désormais âpre. L’Europe s’engage à développer des régions d’origine des migrants afin de freiner des velléités de départs illégaux.

A ce sujet, l’ambassadeur de France s’est montré intransigeant. Selon lui, « l’immigration est une question de souveraineté. N’importe quel Etat dans le monde a le droit de contrôler qui entre sur son territoire. Il faut admettre la nécessité de réguler le phénomène migratoire ». Pour S. E. Schwarzer, « il n’y a aucune volonté de fermer l’Europe ».

L’ambassadeur des Pays-Bas, S. E. Ellen Van Laan et le chef de la Coopération belge Dynaadt étaient présents à la conférence de presse.

Abdrahamane Dicko

 

SE Schwarzer renvoie les Maliens au travail

L’actualité du sommet du G8 au Japon et du contre sommet des pauvres à Koulikoro au Mali s’est invitée à la conférence de presse. Un confrère a voulu savoir le point de vue des diplomates européens sur la déclaration faite par le président sénégalais Me Wade aux chefs d’Etats du G8 à tenir leurs engagements vis-à-vis des pays pauvres. S. E. Schwarzer a répondu que les Africains doivent se mettre au travail et faire leur autocritique. « Je prends l’exemple sur l’Office du Niger, qui dispose de la plus grande superficie cultivable, mais chaque fois on parle de déficit alimentaire. Cela fait 40 ans que la même situation dure. Si on ne le dit pas, moi je le dis », a-t-il répliqué.

A. D .

 

Le gouvernement saisi du rapport de l’Olaf

L’enquête administrative de l’Olaf sur la création de Fitina et dans lequel le ministre de l’Energie, des Mines et de l’Eau fait l’objet d’accusation de corruption pour l’avoir géré lorsqu’il travaillait au CDE, est bouclé depuis avril 2008. Le gouvernement a même été informé du contenu de ce rapport. L’information a été donnée par le chef de Délégation de la Commission de l’UE, S. E. Durazzo suite à la question d’un confrère. Mais le diplomate européen a ajouté qu’il n’en dira pas plus et il n’a plus rien ajouté malgré l’insistance d’un autre confrère.

A. D.

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AFFAIRE D’AGRESSION SUR DJIBONDING DEMBELE

Le Snesup insiste sur la poursuite des vrais auteurs

Après l’élargissement mardi par un tribunal de présumés auteurs d’agression sur Pr. Djibonding Dembélé, le Syndicat national des enseignants du supérieur (Snesup) persiste et signe : exigeant de l’Etat de retrouver alors les vrais auteurs.

C’est par un cri de joie et de satisfaction que des étudiants de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP), venus très nombreux pour soutenir leurs camarades, ont accueilli le verdict du procès de l’agression du Pr. Djibonding Dembélé qui a connu son épilogue le mardi 8 juillet 2008 avec la relaxe des présumés auteurs.

Soumaïla dit Karamoko Dembélé et Amadou Coulibaly dit Fool, étudiants en première année FSJP et arrêtés dans le cadre des poursuites enclenchées contre les auteurs d’agression sur la personne de Djibonding Dembélé ont, faute de preuves, été déclarés non coupables des faits qui leur étaient reprochés par le tribunal correctionnel de la Commune III lors de son audience publique du 8 juillet 2008.

Le secrétaire général du Syndicat national des enseignants du supérieur (Snesup) Dr. Abdou Mallé a révélé juste après l’audience que son syndicat qui allait se réunir immédiatement pour discuter du dossier a accueilli favorablement la décision de la justice à laquelle il a réitéré toute sa confiance. Cependant, M. Mallé a exigé que les vrais coupables soient recherchés et punis.

Après plus de 6 h de débats intenses visant à faire la lumière sur cette affaire, les avocats de la défense, Mes Alou Diarra et Traoré ont plaidé non coupable. Selon eux, les enquêtes n’ont jusque-là établi aucune preuve matérielle incriminant les prévenus. Le Pr. Dembélé, agressé dans l’enceinte de la FSJP le 15 juin 2008, a confirmé à la barre avoir reconnu les deux étudiants à leurs physiques imposants.

« Parmi les milliers d’étudiants de la FSJP, il y a combien d’étudiants avec des gabarits imposants » , l’ont interrogé les avocats de la défense. Aussi le tort des accusés est-il d’être passé individuellement entre 17 et 18 h à la Faculté le jour de l’agression qui a eu lieu aux environs de 19 h 30.

Le juge malgré l’insistance du représentant de l’Etat, Mamadou Bandiougou Diawara et des avocats de la partie civile qui ont plaidé pour le maintien des accusés dans les liens de la prévention, a relaxé les deux étudiants qui séjournaient à la Maison d’arrêt de Bamako depuis plus d’un mois.

Pour les avocats de la défense, leurs clients ne sont que des victimes expiatoires d’un procès « téléguidé » par l’Etat « qui veut coûte que coûte arrêter sans la manière les coupables pour faire plaisir à une corporation ».

Et aux avocats de la défense, faisant allusion à une déclaration du président de la République de fustiger « les voix les plus autorisées qui ont publiquement déclaré que les auteurs seront jugés et condamnés ».

Certains dans l’assistance n’ont pas hésité à traiter le procès de montage grossier de l’Etat qui voulait se plier aux exigences du Snesup qui brandit fréquemment l’arme de la grève. Une véritable « injustice » aux yeux des avocats de la défense qui ont rappelé un des principes fondamentaux de la justice : « Vaut mieux laisser courir dix coupables que de condamner un innocent ».

Amadou Waïgalo

 

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GESTION DE L’EAU POTABLE

Burkina s’inspire de l’expérience malienne

Comme au Mali, l’Etat burkinabé s’apprête à transférer la gestion de l’eau à la population. En attendant, une délégation burkinabé, composée de maires et d’agents de WaterAid Burkina Faso (WABF), effectue du 7 au 10 juillet une visite dans notre capitale pour s’enquérir de l’expérience malienne en matière de gestion de l’eau potable par les communautés.

La délégation burkinabé était mardi l’hôte de la mairie de la Commune rurale de Kalanbancoro. Ibrahima Bamba, le maire de Kalanbancoro a retracé la situation de l’eau dans sa commune. Il dira qu’au Mali, en matière d’hydraulique chaque commune doit faire face à son propre développement. Il regrettera que sa commune bien que liée à Bamako, « n’est pas branchée au réseau d’EDM de Bamako. On se débrouille pour résoudre nos problèmes d’eau par nos propres moyens qui sont insignifiants. C’est ce qui nous a amené à adhérer aux initiatives de WaterAid Mali ».

Dans le contexte de la décentralisation, WaterAid Mali (WAM) appuie les autorités locales et les collectivités territoriales dans leurs missions de satisfaction des besoins de leurs populations en eau potable à travers l’élaboration des documents de planification. Il s’agit de plans sectoriels de développement (PSD) axés sur l’eau, l’hygiène et l’assainissement.

Le maire de Kalanbancoro expliquera que le PSD sert d’outils de négociation et de plaidoyer capables de mobiliser les financements internes et externes en vue de répondre à la demande sociale pour l’amélioration du bien-être des populations.

Impressionné par le résultat de la bonne collaboration que WAM a avec les communes, Alassane Zakane, maire de la Commune de Tenkodogo (Burkina Faso), chef de la délégation, dira qu’ils ont appris beaucoup de choses.

Auparavant, il avait expliqué que « nous ne sommes pas encore arrivés au stade où la population gère l’eau. L’objectif de notre visite est de voir l’expérience du Mali afin de la transférer au Burkina pour que nos populations n’aient pas de problème avec la gestion de l’eau dans les jours à venir » .

Sidiki Doumbia

 

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JEUX OLYMPIQUES « PEKIN-2008 »

Le dernier virage avant la cérémonie d’ouverture

Les Jeux olympiques d'été 2008 ou Jeux de la XXIXe Olympiade seront les vingt neuvièmes organisés durant l'ère moderne. Cet événement aura lieu à Pékin (Beijing en mandarin), en République populaire de la Chine du 8 au 24 août 2008. A moins d’un mois de la cérémonie d’ouverture, nous allons vous donner des spécificités de « Beijing-2008 » !

La cérémonie d'ouverture commencera à 8 heures 8 minutes 8 secondes du soir (heure locale), le 8 août 2008 (le huit étant un symbole de prospérité et d'infini dans la culture chinoise). Certaines épreuves se dérouleront en dehors de la capitale chinoise. Ainsi, la compétition de voile va se dérouler à Qingdao (à 690 km de Pékin), des matches de football sont prévus à Tianjin, Shanghai et Quinhuangdao. Quant aux épreuves de sports équestres, elles se tiendront à Hong Kong.

Pour l’histoire, il faut rappeler que Beijing a été choisi parmi cinq villes candidates par le Comité international olympique (CIO) le 13 juillet 2001. Elle l’a emporté avec 56 votes face à Toronto (Canada, 22 votes), Paris (France, 18 votes), Istanbul (Turquie, 9 votes) et Osaka (Japon, 6 voix). Le CIO, sous la présidence de Juan Antonio Samaranch, était favorable à ce que la Chine (pays le plus peuplé au monde) accueille les JO, malgré quelques voix rappelant le problème des droits de l’Homme.

En mars 2008, suite aux événements du Tibet, la pression internationale et les appels au boycott se sont faits plus pressants. Certains ont insisté sur le boycott d’au moins de la cérémonie d'ouverture. Le relais de la Flamme olympique, hors de Chine, a été l'occasion de nombreuses manifestations par les organisations de défense des droits de l’Homme.

Le programme de « Pékin-2008 » est assez similaire à celui de « Athènes-2004 ». Les vingt-huit sports de l'édition précédente seront à nouveau présents, regroupant 302 épreuves (165 masculines, 127 féminines et 10 mixtes), soit une de plus qu'à Athènes. En tout, neuf nouvelles épreuves font leur entrée au programme olympique. En athlétisme, les femmes participeront pour la première fois au 3000 m steeple, alors qu’en natation, la course de longue distance en eau libre s’ajoutera aux traditionnelles épreuves olympiques. Le cyclisme renonce au kilomètre sur piste pour accueillir le BMX.

Ces deux dernières épreuves seront disputées par les hommes et par les femmes. Parmi les modifications du programme, le tournoi de double de tennis de table est remplacé par une épreuve par équipe (3 joueurs par nation) qui consiste à remporter 3 des 5 matchs disputés (4 simples et un double). En escrime, le programme des épreuves « par équipes » a été modifié : l'épée dames et le fleuret hommes font place au sabre et au fleuret dames.

En outre, afin de réduire l’écart entre la participation des hommes et celle des femmes aux Jeux, il a été décidé d’augmenter le nombre d’équipes participant aux tournois féminins de hockey sur gazon, de handball et de football. Comme lors des trois éditions précédentes, aucun sport de démonstration n’est intégré au calendrier.

Le Mali sera présent dans l’athlétisme (Kadiatou Camara et Ibrahim Maïga), en basket féminin, en taekwondo (Daba Modibo Kéita) et en natation (Mariam Pauline Kéita) qui se préparent activement en Europe grâce au ministère de la Jeunesse et des Sports, à la Solidarité olympique et au partenariat avec des pays ou organisations comme l’Espagne, l’IAAF…

Il faut aussi souligner que le 26 juin 2005, le Comité olympique de la Chine avait déjà officialisé le slogan des JO : « Un monde, un rêve ! » Ce slogan invite le monde entier à « se joindre à l'esprit olympique et à construire un avenir meilleur pour l'humanité ». Il a été choisi parmi plus de 210 000 propositions présentées dans le monde entier.

Un monde, un rêve, se réfère également aux propres rêves de la Chine : concourir aux Jeux olympique, y remporter une médaille d'or, et enfin les accueillir. La Chine a déjà rempli les deux premiers vœux, et peut réaliser son rêve en accueillant les Jeux olympiques d'été de 2008. Quant au Mali, le rêve est de remporter une première médaille olympique de son histoire à Beijing. La réalisation de rêve est un vrai défi pour les représentants du pays, mais repose essentiellement sur le talent de Daba Modibo Kéita.

De nouvelles médailles olympiques

La Chine tient à innover dans tous les domaines de l’organisation des JO. Ainsi, l'incrustation d'un disque de jade au revers de chaque médaille constitue non seulement une innovation audacieuse dans l'histoire de la confection des trophées olympiques, mais fait aussi de chaque médaille un objet de collection unique.

En mars 2008, le Comité organisateur avait créé l'événement en dévoilant aux yeux du public émerveillé réuni dans le cadre sobre et moderne du musée de la capitale l'assortiment des médailles olympiques qui orneront les poitrines des athlètes de la prochaine olympiade.

Le Comité organisateur a, dit-on, appliqué des critères particulièrement rigoureux dans le choix de la matière première et de son lieu d'origine. Il fallait en effet que les médailles, qu'elles soient d'or, d'argent ou de bronze, contiennent impérativement un jade de qualité égale. Bien que la qualité du jade soit uniforme, la nature même de ce minéral fait que chaque médaille est en réalité un spécimen unique.

En effet, selon des spécialistes, « les gemmes provenant d'une même roche sont toutes différentes par leur grain et par mille autres détails ». De même que les dessins qui ornent la pulpe des doigts donnent à chaque être humain une identité unique, les caractéristiques subtiles d'une pièce de jade la rendent absolument différente de toutes les autres.

Cao Chunsheng , artiste chinois réputé, faisait partie du groupe d'experts chargé de la conception des médailles. Pour lui, « il ne fait aucun doute que les médailles de l'Olympiade de Beijing ont une valeur incomparable, car, en plus de la gravure du nom de l'athlète et de celui de la discipline dans laquelle il s'est distingué, elles renferment chacune en leur cœur une gemme de jade absolument unique, à telle enseigne que l'on peut sans exagérer les considérer comme des objets de collection ». Une motivation supplémentaire pour les athlètes.

Un emblème, quatre messages

L'emblème baptisé « Pékin en dansant » marie avec finesse la tradition du sceau chinois, l'art de la calligraphie et le thème sportif. Ce dernier étant représenté par une silhouette humaine qui court célébrer la victoire. La silhouette se rapproche du caractère chinois « Jing », contenu dans le nom de la ville hôte, composante d'un style d'écriture chinoise particulièrement significatif. Le motif de cet emblème est porteur de quatre messages : la culture chinoise, la couleur rouge de la Chine, Pékin accueille les amis du monde entier et défie l'extrême en réalisant la perfection et en promouvant la devise olympique « Citius, Altius, Fortius » (Plus vite, plus haut, plus fort).

« Pékin-2008 » en chiffres

Coût de la compétition, capacité du stade olympique, nombre de médailles d'or distribuées lors de la quinzaine, prix des places... Tout sur les principaux chiffres des Jeux olympiques de Pékin 2008.

1, 35 : le nombre (en milliard) d’habitants qui peuplent la Chine.

40 : le nombre (en milliards de dollars) qui serviront à financer ces Jeux olympiques, assurément les plus chers de l’histoire.

38 : le nombre de sites qui accueilleront les épreuves. 14 d'entre eux seront flambant neufs.

303 : le nombre de médailles d’or distribuées lors de la quinzaine.

100 : le coût (en yuan) de deux tiers places pour assister aux épreuves, soit moins de 10 euros.

8848 : l’altitude en mètres à laquelle voyagera la Flamme olympique : au sommet de l’Everest.

91 000 : le nombre de places du stade olympique de Pékin.

27,6 km : la longueur de la ligne 5 du métro de Pékin, actuellement en construction.

9 : la somme (en milliards de dollars) investie dans les transports en commun.

600 000 : le nombre de personnes qui vont être appelées à prêter main forte à l’organisation.

100 000 : le nombre d’agents de police qui assureront la sécurité des sites.

Dossier réalisé par Alphaly

 

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