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2008

Mois de juillet

Les Echos du 9 Juillet

 

SOLO NIARE, ECRIVAIN MALIEN INSTALLE EN FRANCE

« L’Afrique doit aller vers une gouvernance profitable »

Solo Niaré, Malien d’origine, vient de publier chez l’Harmattan, deux ouvrages intitulés : « La tirelire de maman » et « Le temps d’un mensonge ». Ecrivain très mal connu au Mali, nous lui avons posé des questions pour en savoir plus sur lui et sur ses œuvres.

Les Echos : De quoi parlez-vous dans vos livres et qu’est-ce qui a guidé ce choix littéraire ?

Solo Niaré : J’ai été d’abord confronté à un besoin de textes pour enfants africains au cours d’une animation théâtrale dont j’avais la responsabilité à l’Alliance française. Vu le peu d’éléments disponibles, à l’époque, et surtout vu la démarche d’interprétation des sujets traités dans les œuvres existant qui ne répondaient pas à mes aspirations, j’ai eu l’idée de m’essayer à ce genre littéraire pour mes petits élèves composés d’enfants d’expatriés et de locaux.

Je me suis alors penché sur deux mythes et deux traditions sur comment gagne-t-on les bébés. En occident, on raconte aux tout-petits que c’est une cigogne qui livre les bébés aux parents, et en Afrique, je me rappelle qu’on me disait que les parents les achetaient au marché. Un enfant, dans ma vision des choses, n’avait-il pas le droit de donner sa lecture des faits ? A mon avis oui ! Et le fait de les côtoyer sur une bonne période m’a permis de faire le feed-back sur la logique d’agencement des idées dans la tête d’un enfant. Cette extraordinaire faculté des enfants d’imager tout, autour d’eux, en fonction de leur vécu, donne des résultats absolument dignes de mérite. Avec les années, nous avons perdu cette spontanéité. C’est donc cela l’idée de départ de «  La Tirelire de maman ».

Le temps d’un mensonge est une prise de position et la manifestation d’un ras-le-bol de la conduite de certains des gouvernants de nos républiques tropicales. Voir ces dictatures qui profitent des outils républicains pour réconforter leurs assises et museler le peuple ne pouvait pas laisser indifférent. Passer par l’absurde pour dénoncer et me démarquer de cet outrage à toute une génération me semblait être une des bonnes formules pour toujours sonner l’alarme. Il est temps pour l’Afrique de franchir ce pas, les Etats latino américains à partir desquels, à mon avis, nos dictateurs se sont inspirés pour imposer ces régimes à leurs pays n’existent plus, car ils ont senti la nécessité d’aller vers des gouvernances profitables au peuple, synonyme de stabilité.

Ne nous le cachons pas, dans tous ces pays aujourd’hui au sud du Sahara, pourquoi la période des élections est-elle toujours synonyme de période de turbulences, c’est qu’il n’existe vraiment pas une histoire d’amour entre ces dirigeants et Dame Election, qui est la plus belle de Démocratie (pays). Le temps que les œuvres soient disponibles en librairie au Mali, si ce n’est pas déjà fait, elles sont accessibles sur le site des éditions Harmattan.

Les Echos : Pourquoi ne pas vous faire éditer au Mali ?

S. L. : Une bonne question. Je n’ai pas vu assez d’informations sur les éditeurs maliens. Vous savez, Internet est un extraordinaire lieu de se faire connaître, j’ai eu du mal à trouver un éditeur qui me convenait. C’est pas que j’avais l’arrogance de me sentir supérieur à un éditeur ou un autre, je n’ai pas eu, en fait, assez d’informations sur les catalogues, sur les œuvres déjà éditées par eux, sur leurs écrivains, en bref pleins de questions sans réponses. Je ne pense que cette éventualité ne puisse pas être envisageable un jour, ce sera avec grand honneur.

Les Echos : A quand le prochain livre ?

S. L. : Un grand écrivain qui restera à jamais une référence pour moi, Williams Sassine, me disait chaque fois, qu’il ne suffisait pas seulement d’être édité, mais que l’essentiel se trouvait dans la suite que tu proposerais à tes lecteurs : répondre à leurs attentes, ne pas les décevoir, les surprendre toujours, qu’ils sentent ta plume qui s’affine, de la suite dans tes idées, qu’ils se sentent acteurs dans ton évolution. Et cela ne se brocante pas du jour au lendemain, il faut travailler de façon acharnée. De toutes les façons, c’est le travail qui paye toujours et ça c’est une vérité universelle. J’ai donc ce souci présent dans mon quotidien, je travaille tant que je peux et le salaire n’est plus très loin, j’ai des manuscrits déjà terminés et des projets d’écritures en plus des offres de résidence qui me sont faites. Donc le prochain, c’est au bon vouloir de mon éditeur (rires) le temps qu’il amortisse suffisamment son investissement. Ah, c’est les affaires hein ! J’ajouterai aussi, au bon vouloir des lecteurs qui, il ne faut pas l’ignorer, font et défont les écrivains, c’est surtout eux qui te plébiscitent, qui te motivent. Une œuvre sans accueil enthousiaste des lecteurs est vouée à un avenir de mise au pilon immédiate en un rien de temps.

Les Echos : êtes-vous en contact avec d’autres écrivains Maliens ?

S. L. : Je souhaiterais de tout cœur avoir le maximum de contacts qu’il faut dans le milieu littéraire malien, je vous avoue qu’à ce niveau, j’ai horriblement accusé du retard, j’en ai honte. Profiter de leurs expériences ne peut être qu’enrichissant pour des écrivains comme nous. Je le redis, le fait de n’avoir pas eu de contacts à ce niveau jusqu’ici n’est non seulement pas flatteur, mais c’est honteux, je m’en excuse. Veillez le leur transmettre humblement. Seulement, je trouvais trop prétentieux, à l’époque, de me hisser à leur niveau et même là, c’est parce que je viens d’être édité que je peux me prendre pour un écrivain confirmé, il faut que je le confirme par d’autres œuvres encore mieux abouties que celles-ci.

Propos recueillis par

Alexis Kalambry

 

Une vie entre Paris et Conakry

Solo Niaré, fils d’un Malien, Dramane Niaré et d’une Guinéenne, a quitté le Mali lorsqu’il était encore enfant pour suivre sa mère en Guinée. « Je garde d’agréables souvenirs de cette enfance entre ces maisons à l’architecture encore soudanienne et ces rues très géométriques et fréquentées de Niaréla et de Bagadadji », dit-il. A Conakry, Solo poursuit ses études déjà entamées à Bamako (Quinzambougou, Opam). Après le DEUG en math à Conakry, il s’oriente en informatique où il se spécialise en infographie à Orsys en France. Il a été informaticien en charge de la production des supports de communication et du site web du Centre culturel Français à Conakry pendant plusieurs années.

« C’est pendant ces années que je profite de cette proximité avec la culture pour m’essayer à l’écriture et surtout au théâtre. Plusieurs tournées et festivals à mon actif avec pas mal de groupes en France jusqu’à la publication de ces deux œuvres « La tirelire de maman » et « Le temps d’un mensonge » en juin 2008 » , dit-il.

Avant la publication de «  La Tirelire de maman », il l’a longtemps interprété sous forme de one man show sur plusieurs planches en Afrique comme en France. La pièce reste d’ailleurs demandée par plusieurs salles. « Nous sommes en train de voir avec un tourneur comment lié un planning de tournée à celui de la promo de l’ouvrage », affirme Solo.

A. K.

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ETATS GENERAUX SUR LE FONCIER

Les communes III et IV balisent le terrain

Epicentre des litiges fonciers, le district de Bamako doit faire des propositions ouvrant la voie à la paix sociale lors des Etats généraux sur le foncier en octobre prochain.

Naguère vénérée et respectée, la terre était considérée comme gardienne des morts et des pensées. Le temps aidant, le libéralisme et l’argent sont venus à bout de nombreuses croyances. Les dernières décennies ont vite fait de dévoiler l’importance de la terre en tant que capital économique. Compte tenu de la complexité de la gestion des litiges fonciers entre acteurs, le gouvernement a décidé d’organiser en octobre 2008 les Etats généraux sur le foncier.

Abonné aux scandales fonciers, le district de Bamako, à l’instar des autres localités du pays, aura son mot à dire au cours de cette concertation à l’effet de prendre en charge les préoccupations des populations. C’est pour mieux organiser les Etats généraux que des concertations locales se tiennent simultanément partout dans le pays.

Après les communes I et II du district, c’était mardi le tour des communes III et IV d’abriter au Centre islamique d’Hamdallaye les conférences locales des Etats généraux sur le foncier sous la présidence du représentant du gouverneur du district, Allaye Téssougué, et des maires des communes III et IV.

Il faut dire que les Etats généraux sur le foncier de même que les assises locales interviennent à un moment où il y a une très grande ruée vers la terre avec son corollaire de spéculations. Force est de reconnaître aujourd’hui que la problématique du foncier est un sujet dont l’importance n’échappe à personne (populations, autorités, collectivités…)

Au regard de l’intérêt que revêt une telle rencontre, il s’agira, pour les participants durant les deux jours de travaux, de capitaliser les expériences vécues par les uns et les autres, de renforcer leur maîtrise des problèmes fonciers et d’améliorer la qualité de leur gestion.

La communication sur les outils de planification, la communication sur les éléments de politique d’aménagement du territoire, l’exposé sur la décentralisation foncière, la dévolution des biens, le patrimoine foncier des collectivités, les contraintes et solutions… meubleront les deux jours de travaux.

A la lumière des exposés, il est apparu que chaque commune a élaboré son plan d’urbanisme sectoriel. Toutefois, deux problèmes se posent avec acuité : le problème des quartiers centraux lié à l’assainissement et à l’hygiène et le problème des quartiers périphériques découlant du manque d’organisation.

A ce tableau peu reluisant se greffent la méconnaissance des documents et l’insuffisance de moyens pour les communes d’aménager les espaces. Le plus important, pour Bamako, admet la concertation locale, demeure la réhabilitation, la restructuration et la rénovation de certains quartiers.

Comme quoi, la problématique foncière impose une gestion de proximité.

Mohamed Daou

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RECRUTEMENTS DANS LA POLICE

Les critères de sélections piétinés

A la place des jeunes filles et garçons, la police nationale recrute de plus en plus de filles-mères et de jeunes « inaptes » contrairement aux textes en vigueur.

Toute formation militaire dans l'armée exige une certaine condition physique. Aussi, les recrues ont l'obligation d'être en bonne santé mentale. La police ne fait pas exception à la règle, même si elle est désormais un corps démilitarisé.

Mais, depuis quelques années, le recrutement dans ce corps laisse à désirer. Toute sorte de personne est la bienvenue dans le milieu. Le week-end dernier, les résultats pour le recrutement dans la police nationale ont été affichés au grand dam de nombreux candidats. Dans quelques mois, des citoyens maliens « recevront » donc de nouveaux commissaires, inspecteurs et sous-officiers censés représenter la loi.

Parmi ces admis figurent de nombreux jeunes « inaptes ». Une formation, c'est des épreuves d'éducation physique nécessitant une bonne santé physique. En ce sens que les recrues comme le signalent les critères éliminatoires doivent se tenir bien sur leurs jambes, posséder une bonne vue, mesurer en moyenne 1 m 60. L'âge limite (sauf dérogation) doit être de 26 ans pour les commissaires et avoir une maîtrise.

Pour les inspecteurs, il faut être âgé de 22 ans au plus et détenir un diplôme d’études universitaires générales (DEUG). Quant aux postulants aux fonctions de sous-officiers, ils doivent avoir 22 ans et être titulaires du baccalauréat.

Honorer les promesses

Toutefois, ces quelques critères sont de plus en plus foulés aux pieds. On assiste de plus en plus à un recrutement l'emporte-pièce. Les conditions requises n'ayant pas été respectées, puisque certains handicapés physiques ne sont en mesure d'achever le service. C'est pourquoi, il n'est pas rare de voir des cas d'incapacité physique voire de décès au cours de la formation commune de base.

Les raisons de ces incapacités seraient connues des autorités policières. Mais qu'ont-ils fait pour que la situation ne refasse pas surface ? Impossible de mettre de côté les protégés de hauts gradés. « J'ai été déposé mes dossiers avec un camarade qui a des problèmes de vision. On a été tous admis jusqu'à la phase des visites corporelles. Au finish, son nom est sur la liste des admis », proteste ce fils d'administrateur qui affirme répondre à toutes les conditions exigées.

La police malienne, loin d'être une police répressive, doit resserrer ses rangs afin que les mauvaises graines ne s'infiltrent en son sein. Si l'armée est devenue pour les plus hautes autorités un refuge pour sans emploi, le recrutement à la police doit se faire à la loupe.

La police doit dorénavant inclure dans ses critères de recrutement, le volet enquête de moralité parce qu'elle est en contact direct avec la population. Le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, lors de son interpellation à l'Assemblée nationale, avait reconnu que tout n'est pas rose dans ce corps et qu'ils vont s'atteler à corriger les cas d'indisciplines. Plus récemment Niamé Kéita encore, le nouveau directeur général de la police, a aussi promis des changements de comportements dans ce corps.

Amadou Sidibé

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MOHAMED OULD RZEIZIM, MINISTRE MAURITANIEN DE L’ENERGIE

« Nos factures pétrolières vont bientôt diminuer »

La 59e session du conseil des ministres de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a regroupé à Bamako, du 5 au 6 juillet 2008, les ministres en charge de l’Energie et de l’Agriculture des quatre pays membres de l’Organisation. Le ministre mauritanien de l’Energie, Mohamed Ould Rzeizim donne dans l’interview ci-dessous sa vision des travaux et l’importance de l’OMVS.

Les Echos : Quel sens donnez-vous à la dernière session ministérielle de l’OMVS ?

Mohamed Ould Rzeizim : Je pense que c’est une session bien remplie. Elle s’inscrit dans le cadre de l’importance qu’accordent nos chefs d’Etat respectifs à l’agriculture. La session de Bamako a pris des décisions importantes en ce qui concerne ce domaine. Nous espérons qu’elle va nous faire avancer dans beaucoup de choses.

Les Echos :Il a été question, au cours de vos travaux, des arriérés de factures cumulées par des sociétés d’électricité. La Mauritanie est-elle concernée ?

M. O. R. : La Mauritanie s’est bien acquittée de tous ses arriérés. Elle n’a que des fractures fraîches à liquider pour l’instant.

Les Echos : Pensez-vous que l’OMVS est une chance pour les pays membres de l’OMVS (Guinée, Mali, Mauritanie, Sénégal) ?

M. O. R. : Je crois que nous sommes en droit d’être fiers et d’être contents de l’OMVS. Elle est l’une des organisations sous-régionales et même continentales qui a bien réussi sa mission. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que son nom circule un peu partout dans le monde. L’OMVS est même une référence aujourd’hui sur l’échiquier international en matière de regroupement communautaire et gestion de bassin d’eau.

Les Echos : Les pays non producteurs de pétrole sont dans l’impasse à cause de la flambée continue du cours de l’or noir. L’énergie hydroélectrique n’est-elle pas une alternative à cette situation ?

M. O. R. : Bien sûr que oui. C’est pour cette raison que l’OMVS envisage d’accroître sa production d’énergie hydraulique. Nous avons en projet plusieurs aménagements hydroélectriques dans notre espace. C’est une option qu’avaient prise nos chefs d’Etat, il y a deux ans. Nous avançons déjà beaucoup sur ce plan. Nous ne serons pas entièrement pris en charge par les centrales hydroélectriques, mais l’avantage serait que nos factures pétrolières vont considérablement diminuer.

Les Echos : La clé de répartition de l’énergie de Manantali attribue 15 % à la Mauritanie contre 52 et 33 % respectivement au Mali et au Sénégal. Cela est-il suffisant pour votre pays ?

M. O. R. : Non elle n’est pas suffisante et elle est même la plus petite des parts attribuées aux Etats. Nous espérons qu’elle s’améliorera dans la clé de répartition de l’aménagement hydroélectrique des barrages de Félou et de Gouina.

Propos recueillis par

Abdrahamane Dicko

 

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UEMOA

Harmoniser les finances publiques des Etats

Des représentants des Etats de l'Union économique et monétaire ouest- africaine (Uémoa) et des institutions financières, notamment le FMI, la Boad et la Bcéao sont réunis en atelier depuis mardi à Bamako afin de faire la restitution des avant-projets des directives du cadre harmonisé des finances publiques des Etats membres de l'Uémoa.

Cinq directives ont été adoptées en 1997 et 98 amendées en 1999. Il s'agit de la directive loi de finances, règlement général sur la comptabilité, la nomenclature budgétaire de l'Etat, plan-comptable de l'Etat, tableau des opérations financières.

Dix ans après l'adoption de ces directives, l'évaluation de leur mise en œuvre a révélé des difficultés et des insuffisances dans leur contenu. C'est pour tenir compte de ces difficultés et des changements intervenus dans le cadre conceptuel et institutionnel que le comité de suivi des directives sur les finances publiques a recommandé la revue de toutes les directives du cadre harmonisé des finances.

"L'harmonisation du cadre des finances publiques des Etats de l'Uémoa prescrite par l'article 67 du Traité de l'Union répond à un besoin de meilleur suivi des politiques économiques budgétaires et financières des Etats de l'Uémoa" , a indiqué Serigne Mbacke Sougou, directeur de cabinet du commissaire chargé du département des politiques économiques et de la fiscalité interne de l'Uémoa.

L'objectif final de cet atelier est de mettre à la disposition de l'Union des textes garantissant une harmonisation du cadre juridique, comptable et statistique des finances publiques au sein de l'Uémoa.

Denis Koné

 

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"TATOUNOU" DE NAMPE SADIO

Le parfait reflet de la vie chère

Très apprécié des mélomanes pour un premier opus navigant entre salsa et romantisme, Nampé Sadio vient de démonter qu’il est aussi un artiste très engagé. Plus qu’un opposant politique, il a réussi à mettre les pieds dans le plat en dénonçant le calvaire auquel la grande majorité des Maliens est condamnée. Et cela à travers un single très dansant : "Tatounou" !

Il suffit que Nampé Sadio fasse "trois mois sans boire de lait" pour être un écorcé vif, un révolté bien inspiré. Une fantastique inspiration qui a abouti à "Tatounou" (Galère), un single qui est actuellement au sommet de tous les hits sur la bande FM et qui passe en boucle dans presque toutes les émissions musicales des radios et de la télévision.

Au niveau de l’arrangement, c’est un titre sans reproche, un morceau au style manding très dansant. Le message véhiculé par "Tatounou" n’est pas moins accrocheur. Ce jeune talent de la musique malienne a réussi à peindre fidèlement le sombre tableau qu’est aujourd’hui le quotidien des Maliens : la galère, la vie chère…

Jouant à merveille le rôle socio-politique qu’on attend de tout artiste, Nampé nous rappelle à nos problèmes quotidiens, à notre galère de tous les jours. Lait, sucre, riz, électricité, eau, les tarifs de transport… Tout est cher aujourd’hui. Ce qui fait que "que nous sommes tous devenus des escrocs, des tricheurs, des voleurs…" A qui en vouloir puisque personne ne sait plus quoi faire pour joindre les deux bouts ?

Ménages, fonctionnaires, artistes, commerçants… la vie chère n’épargne personne. Pis, personne ne sait plus à quel ingénieux diable se confier pour s’en sortir. Surtout que ceux à qui les populations ont confié leur destin disent ne plus avoir de remèdes à leurs maux socioéconomiques. Poussant l’inspiration à l’ironie, Nampé souligne que même "les policiers, les douaniers, les ministres et le président disent que ça va pas". Difficile vraiment de trier les loups des chèvres dans la bergerie plongée dans la galère !

De son vrai nom Ibrahim Nampé Sadio Traoré, ce jeune artiste talentueux est le fils de Sadio Traoré (paix à son âme), ex-sociétaire de l'orchestre de Super Biton et du Sotis Star de Kayes. Ce qui fait dire à Nampé, "je suis né et j'ai grandi dans la musique, car mon père était dans la musique et ma mère (Diaratou Diagne Djély), une grande griotte. C'est pour vous dire que je viens d'une famille d'artistes".

Il s’est révélé au public en 2005 par un premier album solo, "Mama" (dédié à sa mère), qui a connu un énorme succès. Ce qui lui avait valu le "Tamani" de la "Meilleure révélation" de la musique malienne. Avec "Mama", Nampé s’est imposé comme le représentant de la jeune génération des chanteurs maliens. D’aucuns voient même en lui le digne successeur du rossignol Salif Kéita.

Par cette première œuvre d’une carrière qui s’annonce prometteuse, il a réussi à apporter un nouveau souffle à la tradition malienne en explorant les horizons nouveaux d’une musique mandingue finement modernisée. Ce qui ne surprend guère puisque Nampé s’est engagé dans la carrière solo riche de nombreuses collaborations, notamment avec Amadou et Mariam, le mouvement Hip Hop malien...

Il a récemment travaillé sur les albums de Mariétou Diabaté et de Mbaou Tounkara, sa cousine. Et Nampé continue sur la même lancée car il promet à ses fans un chef d’œuvre à sa prochaine sortie dans les bacs.

Alphaly

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Les noces viciées du Nonmon

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Droit et pratique du droit au Mali

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