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2008

Mois de juillet

Les Echos du 8 Juillet

 

INTERDICTION DES MARCHES

La liberté de manifester confisquée

Au Mali, les pouvoirs publics ont décidé de réprimander toutes les manifestations qui sont de nature à les dénoncer. Depuis quelques mois autorités policières, municipales et administratives sont mises à contribution pour mater les « hors la loi » de marcheurs parce qu'ils dérangent. N'est-ce pas un signe du recul de la démocratie et une atteinte grave au sacrifice de nos martyrs qui ont donné leur vie pour un nouvel ordre ?

Interdiction des marches dénonciatrices, des sit-in et meetings de protestation : voilà la triste réalité que les Maliens vivent aujourd’hui. Comme dans les dictatures les plus féroces, toute marche, qui ne soutient pas les gouvernants, est à mater. Inutile de demander quoi que ce soit à la police compétente territorialement, elle-même sait à quoi s'en tenir. Sur ce plan, le régime d’ATT n’est que le clone de l’Etat-UDPM. Les manifestations font l'objet soit d'interdiction, soit de répressions.

Considéré comme une association qui n'a pas sa langue dans la poche, la marche du Mouvement des sans voix a été interdite le 13 mai. L'objectif visé par les organisateurs n'était pas de porter atteinte aux valeurs républicaines. Mais, à travers une marche pacifique, de protester contre la vie chère et les inégalités. Pour l’en empêcher, la police et l'autorité municipale et administrative n'étaient pas à court de prétexte : marche non autorisée. C’est pourquoi le leader de l'association a été interpellé par la police et ses militants tabassés et dispersés.

Pire, un simple sit-in de l'Association malienne des expulsés a été lui aussi réprimandé le 17 juin devant l'Assemblée nationale. Ces jeunes voulu simplement faire savoir aux députés leur position sur la politique de Patrick Stéphanini, chef de cabinet du ministre français de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire, qui séjournait à Bamako dans le cadre de la promotion de l'accord de réadmission.

La première marche interdite est celle du Regroupement pour la défense des consommateurs du Mali (Redecoma) alors que dans le même temps une marche de soutien des femmes au gouvernement était tolérée. Des forces de sécurité avaient jalonné leur parcours. Et c'est le PM en personne qui les avait reçu.

Dérives dictatoriales

Au regard de ces quelques cas d'atteintes à la démocratie acquise aux prix de sang, les dirigeants du Mali actuel affichent une hostilité à l'égard de la liberté d'opinion. La nouvelle ère tente d'entraver la liberté d'opinion et d'expression et celles qui en dérivent. Ont-ils oubliés que le combat pour la liberté a été d'abord celui de l'expression plurielle ?

Toujours est-il que l'attitude des autorités est plus préoccupante et porte gravement préjudice au bon fonctionnement de la démocratie. La Constitution ne garantit-elle pas la liberté de manifester sous réserve du respect de la loi, de l'ordre public, des bonnes mœurs et de la personne humaine ? Or de ce côté, rien n'est à reprocher aux manifestants. Depuis plus de 5 ans, aucune marche ne s'est transformée en « Intifada ».

De toute façon, c'est de haute lutte que la liberté d'expression et le multipartisme ont été arrachés. Ces droits ont été exercés par des opposants politiques, des militants des droits de l’Homme, des syndicalistes et autres membres de la société civile. Ces différents acteurs ont bravé nombre d’interdits pour que aujourd’hui soit. Et leurs critiques peuvent se rapporter aux prises de position défavorables à l'action gouvernementale, tout particulièrement à celles du chef de l'Etat.

Il faut rappeler que les manifestations publiques, plus précisément les marches pacifiques de protestation, sont l'un des rares modes d'expression des masses rurales et urbaines. Aussi, le pouvoir les considère-t-il comme les formes les plus dangereuses de contestation. La liberté de la presse, nonobstant la multiplication des organes privés, connaît certaines entraves dans son exercice à cause de la répression qui s'abat sur les journalistes et animateurs.

La presse, en dépit de quelques dérives, devient désormais, en effet, l'une des cibles privilégiées des pouvoirs publics, parce qu'elle entend jouer le rôle qui est le sien, c’est-à-dire le vecteur transducteur des aspirations profondes et des revendications légitimes des citoyens. Les défenseurs des droits de l'Homme sont interpellés.

Amadou Sidibé

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MOIS D’AOUT DE LA VIE CHERE

Les ménagères craignent la période de soudure

Le panier de la ménagère n’est plus vide, il est troué, voire cassé depuis le début de cette année. En période hivernale où tout devient plus cher que d’ordinaire, les Maliennes ont cette fois-ci vraiment peur du mois d’août, période de soudure par excellence, qui s’annonce. La part du budget d’un ménage destinée aux dépenses alimentaires et d’entretien de la maison, et qui sert dans le calcul du coût de la vie est non mesurable. Où allons-nous ? Cette question, les femmes se la posent et demeurent sceptiques.

La vie chère est depuis le début de cette année une question préoccupante pour les Maliens. A Bamako, des tensions ont été enregistrées, mais les prix continuent leur course infernale, les ménagères n'arrivant plus à se procurer l'essentiel des produits de première nécessité.

Les regards restent braqués sur la Commission qui a été mise en place pour casser un tant soit peu l’étreinte de la vie chère mais sans grand enthousiasme. A preuve : « Hier (mercredi 2 juillet 2008, Ndlr), j'ai acheté au grand marché de Bamako un kilo de pomme de terre à 500 F CFA, quelques petites tomates en fruit à 200 F CFA, un petit sac d’arachide de rien du tout à 3000. En fait les prix varient au jour le jour à tel point qu'on ne comprend plus rien », s’indigne une mère de famille du quartier populaire de Bozola.

Pour Mariam Traoré, vendeuse de condiments au Grand marché de Bamako, « c’est sur les produits de première nécessité auxquels on ne peut renoncer que les commerçants grossistes aiment spéculer ». « On a par exemple l'huile de cuisine. Avant, elle coûtait 800 F CFA, mais présentement, elle varie entre 900 et 1000 F CFA le litre. L’oignon est à 500 CFA le kilo », constate-t-elle.

Foyers en danger

Cette flambée des prix des produits alimentaires a provoqué la mésentente dans bien des foyers conjugaux. « Ma famille est petite. Avant, mon mari me donnait 1000 F CFA chaque jour comme prix de condiments. Avec cette somme, je parvenais à faire tous mes achats. Mais, maintenant, c’est impossible. A cause de la flambée des prix mon mari et moi, on ne s’entend plus. Vraiment il faut que le Commissariat à la sécurité alimentaire assume sa responsabilité », souligne une ménagère, diplômée en chômage. Saran Coulibaly, une autre mère de famille sans emploi ajoute que : « Le riz est cher, l’huile est chère et le gouvernement ne fait rien. On est fatigués, on n’a pas de travail, nos enfants n’ont pas de travail, on se débrouille pour manger, on ne trouve rien à manger. On a faim, on a soif. Vraiment on est fatigués !»

Les prix d’autres produits de base ne font que grimper au Mali alors que le pouvoir d'achat du citoyen reste inchangé. Les ménages survivent difficilement et attendent de véritables mesures en vue de renforcer leurs capacités financières. Les prix sont montés en flèche, passant parfois du simple au double. Le kilo du riz Gambiaka est passé de 250 F CFA à 400 F CFA en quelques mois. Le kilo de la viande avec os de 700 F CFA à 1400 F CFA et sans os à 1750 F CFA. En quelques mois le litre d’huile passait de 600 à 850 F CFA, voire plus.

Le lait, le savon et d’autres produits essentiels sont engagés dans leur course, mais les salaires, eux, restent inchangés. Tout porte à croire que l’inflation va se poursuivre, d’où la crainte du mois d’août notamment par les jeunes femmes dépensières et qui risquent de se retrouver dans une situation inextricablement inexorable.

Assitan Haïdara

(stagiaire)

 

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FEMMES ET VIE CHERE

Adieu atours, beauté et soins du corps !

Aujourd’hui, ce serait une lapalissade que de dire que la vie est chère, et même trop chère. Certes, la crise n’est certes pas spécifiquement malienne, elle est mondiale. Si ses causes sont connues, c’est-à-dire les envolées du prix des hydrocarbures et des produits alimentaires, ses conséquences, personne ne peut les mesurer avec exactitude sur la vie des populations des pays pauvres.

Pour le Mali, pays sahélien enclavé et non producteur de pétrole, la situation est encore pire. Et quand la vie devient ainsi chère, les premières victimes qu’elle frappe de plein fouet sont les femmes. A travers le panier de la ménagère. Et aussi son entretien, c’est-à-dire son habillement et les produits cosmétiques qu’elles utilisent.

A Bamako, comme partout ailleurs au Mali, l’inquiétude monte de plus en plus face à cette flambée des prix. Elle se manifeste tant chez les consommateurs que chez les vendeurs des produits cosmétiques. Plus de parfum, de rouge à lèvres, de fond de teint à profusion, l’heure est à l’austérité budgétaire.

Ibrahim Kéita, vendeur de produits de beauté au Grand marché de Bamako : « Je suis inquiet. Avant, les clientes se bousculaient dans ma boutique. Nous pouvions faire des commandes chaque mois en provenance de la Côte d’Ivoire et des Etats-Unis, mais présentement, les commandes ne se font qu’une seule fois en deux mois et ça s’achète rarement. Certes, les femmes qui utilisaient les produits de dépigmentation les laissaient pour des raisons médicales, mais c’était pour acheter d’autres de qualité supérieure. Mais maintenant, ce sont les mêmes qui viennent nous voir pour des produits moins chers ».

Mohamed vendeur d’habits féminins, ne vend presque plus rien. Pourtant, il doit nourrir sa famille, payer ses impôts, l’électricité et tout le reste. Mohamed et ses collaborateurs ne viennent dans la boutique que parce qu’ils ne peuvent pas rester à la maison. Même le peu qu’ils arrivent à vendre ne leur rapporte pas de bénéfice.

Résistance

Bijoutier grossiste, Sidi Dembélé, qui vend ses bijoux aux détaillants, est quant à lui relativement satisfait de son commerce. Le prix de l’or qui était de 5000 F CFA le gramme est monté à 12 000 F CFA en une année et l’argent, qui était de 150 F CFA le gramme, est vendu à plus de 600 F CFA dans les bijouteries.

Au Grand marché de Bamako, l’inquiétude des consommateurs est encore plus grande. C’est ainsi que Mme Diarra que nous avons rencontrée affirme être très mal à l’aise. Car, « avant cette crise, on pouvait se coiffer plus de trois fois dans le mois. Maintenant, même aller chez la tresseuse (coiffeuse traditionnelle) » lui cause des soucis.

« Je sais que mon mari veut me faire plaisir, mais il n’a rien sur lui , dit-elle résignée. Cela m’attriste profondément ». L’inquiétude n’est pas pour le prix car il n’a pas changé pour les coiffeuses (tresseuses et dans les salons de coiffures), mais les salaires ne suffisent plus pour l’alimentation et l’entretien.

Au marché Dossolo Traoré, communément appelé marché de Médine, les coiffeuses traditionnelles et les tatoueuses sont préoccupées par l’ampleur de la crise. Pour elles, c’était les mariages qui faisaient leur affaire. Elles y gagnaient beaucoup. Mais la cherté de la vie semble être passée par là aussi. Cependant, comme elles tressent et tatouent un peu tous les jours, elles arrivent quand même à tirer leur épingle du jeu.

Sètè Traoré

(stagiaire)

 

 

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FORUM NATIONAL SUR L'EDUCATION

Le PM à la Commission d'organisation

L'organisation des ateliers thématiques, des concertations régionales et du forum constitue l'ossature de la méthodologie de travail de la Commission d'organisation du Forum national sur l'éducation qui a reçu vendredi dernier la visite du Premier ministre.

Compte tenu des blocages du système éducatif malien, le gouvernement a décidé d'organiser en août prochain un Forum national sur l'éducation afin que l'école renoue avec ses valeurs capables de faire du Mali un pays émergent.

A quelques encablures de cette concertation qui sera ouverte à toutes les sensibilités, le Premier ministre s'est rendu le 4 juillet 2008 au siège de la Commission d'organisation du Forum national sur l'éducation à Korofina pour prendre à la fois langue avec les membres installés à cet effet et savoir comment ils veulent s'y prendre pour faire du forum une réussite.

Par cette visite, Modibo Sidibé, qui voulait également apporter le soutien de son gouvernement à l'équipe ; était accompagné des deux ministres en charge de l'Education : Pr. Amadou Touré (Enseignements secondaire, supérieur et Recherche scientifique) et Mme Sidibé Aminata Diallo (Education de base, Alphabétisation et Langues nationales).

Si rien n'a filtré de leur entretien qui s'est déroulé à huis clos, il nous est revenu que la Commission d'organisation a expliqué au chef du gouvernement sa méthodologie de travail basée sur 3 étapes.

La première étape verra l'organisation prochaine des ateliers thématiques et des écoutes pour aboutir à l'organisation de la deuxième phase consacrée aux concertations régionales aux cours desquelles toutes les forces vives (enseignants, élèves, étudiants, parents d'élèves, société civile, ONG) de la nation prendront la parole pour faire des propositions et recommandations susceptibles de sortir l'école de l'ornière. La troisième étape inventoriée sera la synthèse des précédentes étapes et soumise au forum.

Afin que le Forum ne soit pas une rencontre de plus, le visiteur a engagé ses interlocuteurs à faire un travail digne d'intérêt national. Pour le chef du gouvernement, la concertation doit être ouverte afin que chacun puisse s'exprimer.

En attendant, la Commission se garde d'avancer une date exacte de la tenue du Forum qui aura lieu normalement le mois prochain. La Commission est composée de 16 membres et de personnes ressources.

Mohamed Daou

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ASSEMBLEE NATIONALE

Une session d’avril bien remplie

Les travaux de la session d’avril de l’Assemblée nationale, ouverts le 3 avril, se sont achevés samedi 5 juin. Dioncounda Traoré, le président de l’institution tirant le bilan de ces trois mois, s’est réjoui du travail accompli fait mais tancé le gouvernement.

Au cours de cette session d’avril, l’Assemblée a eu à débattre de 21 projets de loi et d’une proposition de loi. Elle a procédé à trois interpellations du gouvernement et autant de questions orales. Sur les 21 projets de lois, 3 ont porté sur des ratifications d’ordonnance, toutes choses dont le président de l’AN s’est félicité en exhortant le gouvernement à persévérer dans ce sens, car cela va du confort de la démocratie a-t-il dit. Parmi les lois adoptées par la session d’avril, on retiendra essentiellement entre autres, la loi portant répression du terrorisme en république du Mali, la Loi d’orientation sur l’éducation, celles portant sur la création du Laboratoire nationale des eaux, participation de l’Etat au capital de la société d’assemblage des tracteurs, la création de l’Ordre des Experts comptables et comptables agréés et la réglementation de leur profession, la protection sanitaire et hygiénique des élevages avicoles et au contrôle des produits avicoles.

Plusieurs lois ont été renvoyées à la session prochaine, c’est-à-dire à une session extraordinaire et à la session d’octobre. Ces projets sont : la proposition de loi du député Oumar Mariko qui est relative à la création de l’Office national des anciens combattants, les projets de lois sur l’abolition de la peine de mort, la sécurité en biotechnologie (Ndlr les OGM), les installations classées pour la protection de l’environnement et la ratification du protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion et de règlement des conflits de la Censad. Le dernier projet a être renvoyé pour la session prochaine est la cession d’actions de l’Etat dans le capital de la CMD.

Tous ces projets de lois ont été renvoyés pour « complément d’écoute », a indiqué le président de l’Assemblée nationale. Mais il faut ajouter que ce sont, à l’exception du projet de loi sur la Censad, des projets de lois qui ont suscité un lever de boucliers de la part de la société civile.

Denis Koné

 

 

POTINS D’UNE SESSION

Les flèches Dioncounda à l’Opposition parlementaire

A la clôture de la session, le président de l’Assemblée nationale Dioncounda n’et pas resté insensible au comportement de l’Opposition parlementaire. Celle-ci avait n’avait daigné prendre la parole pendant le huis clos de l’interpellation du gouvernement sur la crise au Nord argumentant son silence par le temps de parole à elle accordée. Dioncounda a déploré ce silence de l’Opposition parlementaire et appellé tous les députés à une réflexion sur la pertinence du maintien d’une répartition strictement proportionnelle des temps des paroles entre groupes parlementaires notamment lorsque l’Opposition est ultra minoritaire dans un Parlement.

Dioncounda Traoré estime que l’hémicycle est le seul lieu privilégié du débat démocratique et « qu’il importe de ne laisser aucune place à une quelconque prétention palliative de la rue en ce domaine ». « Il faudrait tout faire pour conforter les débats d’idées au sein de la représentation nationale, le fait majoritaire reprenant ses droits dès lors qu’il s’agira de la concrétisation, par le vote des lois, du projet de société (Ndlr : le PDES) validé par les urnes ». Voilà qui est dit.

Formation continue pour les députés

Cette session d’avril n’a pas été seulement celle des votes des lois. Nos honorables en ont profité ou approfondire ou acquérir de nouvelles leurs connaissances en matière d’administration parlementaire et sur d’autres sujets. Ainsi, au cours de la session, plusieurs séminaires ont été organisés à leur intention sur la législature et la procédure du travail parlementaire, la rédaction administrative, le Maep, l’excision, le VG etc.

L’Assemblée, un vase communicant

L’Assemblée n’a pas vécu cette session en vase clos. Durant la session, elle a donné une grande impulsion à ses relations avec les Parlements frères de la sous-région. Dioncounda a participé personnellement à toutes les rencontres organisées au Mali par nos Parlements communautaires. De même, L’AN a répondu présente à toutes les réunions statutaires interparlementaires dont le Mali est partie prenante.

Faut-il dire qu’à l’ouverture de la session, les présidents des Parlements du Burkina Fasso, de la Mauritanie, les vices présidents des Parlements du Sénégal t de la Guinée avaient fait e déplacement à Bamako.

A l’intérieur du pays, l’Assemblée nationale a diligenté plusieurs missions de bons offices notamment à Kidal et Madiana (Guinée) pour prévenir ou contribuer à leurs résolutions.

Dioncounda tance le gouvernement

Le président de l’Assemblée nationale n’a pas apprécié l’acte du gouvernement Modibo Sidibé qui a consisté à exécuter le Collectif budgétaire réajusté sans l’avoir au préalable soumis à l’examen des députés. L’Assemblée nationale avait été saisie par une lettre du ministre des Finances qui annonçait un Collectif budgétaire réajusté à la baisse de l’ensemble des institutions de la République. Jusqu’à la clôture de la session, ce Collectif budgétaire n’était pas sur la table de l’AN, mais est déjà exécuté. « Je voudrais dire ici, de la manière la plus solennelle, que de tels faits sont de nature à porter préjudice à la qualité des rapports qui devraient être de règle entre les institutions républicaines et démocratiques », a prévenu le président de l’AN.

Des élections partielles à Assongo

Des élections partielles seront être organisées à Assongo après le décès de l’honorable Ag Albakaye Sagdoudine, élu dans cette circonscription. Dioncounda lui a rendu un hommage mérité avec une pensée a l’endroit de Mme Bouaré, épouse de Siga Bouaré, président de la commission développement rural et environnement, tous rappelés à Dieu au cours de la session. L’honorable Ag Albakaye Sagdoudine est décédé le 22 avril dernier. Voilà qui pose encore l’épineuse question de la suppléance des députés

DK

 

 

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ASSEMBLEE GENERALE DU CMC

Pour le renouveau du secteur privé

Les lampions se sont éteints vendredi après-midi sur les travaux de la 3e assemblée ordinaire du Conseil malien des chargeurs (CMC). Pour cette première grande sortie du nouveau bureau mis en place il y a peu et dirigé par Ousmane Babalaye Daou, les chargeurs de Kidal à Kayes, de Tombouctou à Sikasso ont répondu présent avec comme seule ambition d'insuffler une nouvelle dynamique au Conseil et de sceller l'unité retrouvée.

Durant deux jours, les membres nouvellement élus du CMC ont procédé à l'examen des points inscrits à l'ordre du jour. Il s'agit de l'examen et l'adoption du règlement intérieur, l'examen et l'adoption du budget 2008 et la mise en place des commissions.

En plaçant l'assemblée générale de l'organisation sous le signe du renouveau du secteur privé, le président du CMC a voulu tendre une main fraternelle et amicale à tous les opérateurs de la grande famille économique (industriels, transporteurs, artisans...) pour relever les nombreux socio-économiques qui se posent à notre pays en l'occurrence la cherté de la vie, l'approvisionnement correct du pays en denrées de première nécessité et à moindre coût.

Le choix du thème « renouveau du secteur privé » se justifie selon les initiateurs de l'assemblée d'autant que le Conseil vient de sortir des élections. Dans ce contexte, le nouveau bureau issu des urnes, qui se veut unificateur des chargeurs, clame haut et fort qu'il entame son mandat avec « un esprit nouveau, une nouvelle ambition et une nouvelle vision » pour faire face à la compétition internationale de plus en plus féroce.

La création en 1999 du CMC découle de la volonté des pouvoirs publics à trouver une solution adéquate au transport des vivres et des hydrocarbures à partir des ports. C'est la raison pour laquelle, le nouveau bureau dès le lendemain de son installation, dit-on, s'est rendu dans des ports pour faire évacuer les quantités de riz sur le Mali.

Pour maintenir ce cap et permettre au CMC d'assurer la chaîne d'approvisionnement du pays en denrées alimentaires, le ministre de l'Equipement et des Transports, Hamed Diane Séméga, qui a présidé la cérémonie d'ouverture le 3 juillet 2008 au CICB, a annoncé que le gouvernement a mis en place un programme de développement et de construction des routes en vue de la fluidité des trafics en direction des ports de Ghana, Dakar, Conakry.

Au monde des affaires, il a prôné l'unité, la cohésion seuls gages pour réussir le développement socio-économique. « C'est tous ensemble, secteur public et secteur privé, que nous réussirons à relever les défis de l'heure. Un ambitieux programme est en cours pour faciliter l'accès aux ports de Ghana, Dakar, Conakry. Il y aura aussi l'acquisition de véhicules neufs pour faciliter le trafic sur les différents corridors », a indiqué le ministre avant de souhaiter aux membres nouvellement élus du CMC un mandat efficace au service des chargeurs et du Mali.

Au renouveau de l'action publique que promettent le président de la République et le Premier ministre, le CMC propose « le renouveau du secteur privé » comme accompagnement. Déjà, les autorités peuvent se targuer de croire qu'ils ont un répondant, un accompagnateur si l'on en croit le président du CMC, Ousmane Babalaye Daou. « Le Mali a plus que jamais besoin de tous ses fils. Les chargeurs répondront toujours présents pour relever les défis socio-économiques ».

Le président du CMC, qui en appelle à l'unité du secteur privé, a laissé entendre que le monde des affaires « est condamné à aller en rangs serrés pour relever les défis du renouveau du secteur privé ». Ousmane Babalaye Daou a fait un clin d'œil à ses prédécesseurs pour les efforts accomplis à la tête du CMC et fait observer une minute de silence à la mémoire des collègues disparus avant cette 1re session des membres nouvellement élus.

Mohamed Daou

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