Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2008

Mois de juillet

Les Echos du 7 Juillet

 

SECURITE

Quand la SE se trompe de mission

Les policiers ne décolèrent plus contre la Sécurité d’Etat qui, de plus en plus, plutôt que de s’occuper de sécurité, se préoccupe des missions de police. « Maintenant, les conflits entre les personnes, les cas de dette, de vol… Tout est du ressort de la SE », se plaint un interlocuteur policier. Son compagnon, de la SE, ajoute : « Avant, la Sécurité d’Etat était omniprésente et discrète. Difficilement, un citoyen pouvait mettre un visage sur un agent de la SE. Aujourd’hui, ils sont partout et se vantent même d’être de la SE. Pis, nos missions sont dévoyées ». Et notre interlocuteur donne un cas, « le dernier en date », de la fille d’un responsable de la SE.

La veille du bac, la fille de ce responsable de la SE est allée gager auprès d’un bijoutier à l’Artisanat, 93 g, 21 carats d’or de Djeddah de sa mère auprès d’un bijoutier pour la somme de 750 000 F CFA. Selon la fille, l’argent devait servir à arranger son passage au bac.

L’épouse du cadre de la SE, se rendant compte de la disparition de ses bijoux, porta plainte, non pas à la police, mais à la SE. C’est la division des opérations, la cellule opérationnelle de la SE, qui arrêtera le bijoutier !

Après des explications, les bijoux sont actuellement aux mains de la gendarmerie. En tout cas, la Sécurité d’Etat est fortement interpellée et elle est priée de revenir à ses missions premières.

A. K.

 

Acceuil


DESIGNATION DES CONSEILLERS DE QUARTIER A KALABANCOURA

Un adjoint au maire de la Commune V accusé de parti pris

Face à l’absence de consensus, l’élection des membres du conseil de quartier à Kalabancoura suscite déjà des contestations et s’achemine vers le vote pour départager les deux tendances. L’impartialité du 1er adjoint au maire de la Commune V, Ibrahima Dioné, est en cause.

Le vendredi 27 juin 2008 était la date initialement retenue pour l’élection des membres du conseil de quartier à Kalabancoura en Commune V. Mais à la surprise générale des populations qui avaient, à l’occasion massivement pris d’assaut la marie du quartier devant abriter la cérémonie, l’élection, pour des raisons décriées à Kalabancoura, n’a finalement pas eu lieu.

A Kalabancoura, dans la mouvance de la mise en place du conseil de quartier, deux tendances se sont dégagées, la tendance de la chefferie, c’est-à-dire de la famille fondatrice de Kalabancoura et la tendance de Massa Coulibaly, précédemment 1er adjoint de Tahirou Traoré, chef de quartier décédé le 9 mars 2007.

Les deux tendances, à l’issue de plusieurs rencontres, ne sont pas parvenues à un consensus, d’où leur recours à l’application de l’arrêté ministériel déterminant les modalités de désignation des membres des conseils de village, de fraction et de quartier. Cet arrêté dans son article 6 stipule que « lorsque les procédures traditionnelles ne sont pas établies ou connues et si un consensus s’avère difficile à obtenir, il sera procédé à un vote à main levée ».

La tendance de la chefferie qui semble bénéficier de la voix de la majorité de la population accuse le 1er adjoint du maire de la Commune V Ibrahima Dioné chargé de coordonner l’élection, de favoriser son adversaire. « M. Dioné sait bel et bien que si les élections avaient eu lieu le vendredi dernier, on allait l’emporter haut la main, mais à la dernière minute il a appelé, sans faire lui-même le déplacement, pour reporter les élections au profit de son protégé Massa Coulibaly », accuse un des fils du défunt chef de quartier.

Rapproché par nos soins, M. Dioné nie en bloc ses accusations qui, selon lui, relèvent souvent de la mauvaise compréhension des textes. Il explique que ceux qui sont chargés d’élire les membres du conseil sont les chefs de famille qui ont été recensés. Par conséquent, les chefs de famille recensés et regroupés au sein du collège mis en place par la mairie sont les seuls conviés aux élections.

Dans le cas précis de Kalabancoura, le 1er adjoint maire de la Commune V déplore la forte mobilisation des populations, ce qui n’était pas nécessaire, car contribuant, selon lui, à mettre les élections sous tension. Ibrahima Dioné jure que la priorité pour la mairie et pour le gouvernorat est de rapprocher les deux tendances pour obtenir un consensus.

« Le jeudi, à la veille des élections, j’ai convié les chefs de file des deux tendances pour savoir oû se situe exactement le point de discorde, mais à la dernière minute le représentant de la chefferie qui a souhaité auparavant consulter ses personnes ressources avant les négociations n’a pas répondu à l’appel » , rappelle M. Dioné qui révèle aussi que la tendance de la famille fondatrice de Kalabancoura exige à ce que les anciens conseillers soient exclus de la course.

Pour notre interlocuteur, la désignation des membres du conseil de Kalabancoura ne peut pas se dérouler dans ces conditions. Selon nos sources, le gouverneur du district, qui a été saisi du dossier, entend personnellement s’investir dans la recherche d’une issue heureuse.

Le ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, face à des contraintes liées, notamment à la désignation des membres des conseils de quartiers, a dernièrement décidé du renouvellement du mandat des conseillers de quartiers. Mais avec des contestations qui prévalent à Kalabancoura certains pensent qu’une sensibilisation des populations doit être faite pour ne pas retourner à la case départ.

Amadou Waïgalo

 

[haut]

Acceuil


IL FAUT LE DIRE

Des « Bob(ards) » ?

Robert Mugabe, qui étrennait sa « réélection » à Charm el-Cheikh au dernier sommet de l’Union africaine, a affirmé qu’aucun de ses « pairs » ne peut le regarder dans les yeux pour contester son maintien forcé à la tête du Zimbabwe. Concédons à Robert alias Bob Mugabe que, pour une fois, il ne raconte pas que des « Bob(ards) ». Retrouvant sa hargne juvénile, il a tout bonnement demandé aux Occidentaux « d’aller se faire pendre » parce qu’il tient son pouvoir de Dieu.

Souvenez-vous que pour se succéder à lui-même au Kenya plus proche, Mwaï Kibaki a fait siffler « la trompette de Bilali », occasionnant la mort de près d’un millier de ses compatriotes. Après ce massacre en règle de ses militants, son adversaire, Raïla Odinga, a joyeusement accepté le poste de Premier ministre dans le cadre d’un partage du pouvoir, orchestré par l’Occident, qui a des intérêts évidents au Kenya. Ce n’est pas un « Bob(ard) » !

Il y a bientôt 2 ans, Olusegun Obasanjo a superbement ignoré le suffrage populaire, en se faisant remplacer à la tête de l’Etat fédéral du Nigeria par un certain Umaru Yar’Adua, alors quasi-inconnu au bataillon. Sans « Bob(ard) » !

Au Cameroun, Paul Biya, qui ne voit ses ministres qu’aux présentations des vœux de nouvel an, à plus forte raison son peuple, s’est taillé une Constitution sur mesure qui lui garantit la présidence à vie. Tout comme nombre de ses pairs (Bongo Ondimba, Conté, Déby Itno, Compaoré…) Et ce n’était certainement pas Hosni Moubarak, hôte du dernier sommet de l’UA et à qui l’on prête l’intention de se faire remplacer par son fils, qui pouvait donner le la au héros de la lutte d’indépendance au Zimbabwe. « Fou gooto ! » (tous pareils en pular). Sans « Bob(ard) » !

Mais où étaient donc l’Occident et l’UA quand les chefs d’Etat en Afrique de l’Ouest, candidats à un second mandat, se sont octroyé des pourcentages qui défient toute logique mathématique et le bon sens tout court dès les 1ers tours de scrutins a priori indécis ? Est-ce ces dirigeants qui pouvaient, sans « Bob(ard) », faire la leçon à Mugabe dont le péché aux yeux des Occidentaux est la réforme agraire, qui a vu des Blancs « locaux » dépossédés de leurs « terres » ?

Que non ! Les cas kenyan et zimbabwéen vont dorénavant faire des émules en Afrique. A défaut de pouvoir tripatouiller les constitutions, des chefs d’Etat sortants auront toute la latitude d’imposer au fer leurs successeurs aux peuples tourmentés du continent, berceau de l’humanité, terre de dialogue « armé », d’amour de « Judas » de son prochain… histoire de sauver leurs arrières. D’ailleurs qui est fou pour laisser sa juteuse place de président tout puissant à ses adversaires ?

Ce ne sont pas des « Bob(ards) », c’est plutôt la triste réalité d’un continent qui n’est plus « mal parti » ou « qui refuse le développement », mais qui se meurt. Le monde nous regarde avec condescendance et rit sous cape par la faute de ceux qui pensent encore que leur pouvoir est d’essence divine. Mais là ce n’est plus un « Bob(ard) », c’est un blasphème qui mérite une fatwa !

A. M. T.

 

[haut]

Acceuil


OMVS

La journée malienne a vécu

Bamako a abrité du 5 au 6 juin la 59e session ordinaire du conseil des ministres de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) sur des questions d’envergure. En cette occasion, une journée entière a été dédiée à notre pays.

Pour la première fois dans l’histoire de l’OMVS, une journée entière est dédiée à un de ses pays membres. Notre pays, qui assure la présidence de la conférence des chefs d’Etat, a eu l’honneur d’abriter le samedi 5 juillet 2008 cette journée qui inaugurait en même temps la session du conseil des ministres.

La journée malienne, célébrée à la place de l’OMVS à Bamako Coura et qui s’est prolongée en marge des travaux de la 59e session du conseil des ministres, a servi de cadre pour donner plus de visibilité et de lisibilité à l’organisation sous-régionale regroupant la Guinée, le Sénégal, le Mali et la Mauritanie.

L’événement a porté sur une exposition dénommée « Perspective 2012 : balises pour un avenir meilleur », qui donne les grandes lignes des projets de l’OMVS en matière d’agriculture, d’irrigation et de développement tout court. Des séances de dégustations des recettes culinaires étaient également au programme.

La session du conseil des ministres, dont l’ouverture a été présidée par le Premier ministre Modibo Sidibé, était centrée sur des points comme le Plan d’action régional pour l’amélioration des cultures irriguées (Paraci) et le Plan d’actions stratégiques (Pas) de gestion des problèmes environnementaux prioritaires du bassin du fleuve Sénégal.

Le Pas coûte globalement 149 milliards de F CFA et vise essentiellement à proposer les actions et mesures prioritaires en vue de résoudre les problèmes environnementaux les plus urgents identifiés dans le bassin.

Le Paraci, défini à l’horizon 2010, veut booster l’agriculture irriguée dans le bassin tout en renforçant les bases institutionnelles, techniques, économiques et sociale des Etats membres de l’OMVS. Il coûte 113 milliards de F CFA pour 142 560 ha aménagés en 2015 et 250 000 ha en 2025.

Les ministres en charge de l’Energie et ceux de l’Agriculture des quatre pays membres de l’OMVS, ont discuté à huis clos, pendant les deux jours de travaux des préoccupations de l’organisation communautaire sous la présidence du président du conseil des ministres, le ministre d’Etat chargé des Infrastructures, des Transports et des Tic du Sénégal, Habib Sy. Les débats ont surtout porté sur le Pas et le Pareci, la préparation de la pose de la première pierre de l’aménagement hydroélectrique de Félou, l’examen des rapports d’activité de la Société de gestion de l’électricité de Diama (Soged) en Mauritanie et la Société de gestion de l’électricité de Manantali (Sogem).

Les discussions ont achoppé sur le point relatif au différend financier entre la Sogem et l’Energie du Mali (EDM) qui cumule des arriérés de factures. Lors de l’adoption des résolutions, des échanges de propos ont eu lieu entre le ministre Ahmed Sow de l’Energie, des Mines et de l’Eau et son homologue sénégalais de l’Energie, Samuel A. Sarr. La montée du ton de part et d’autre a amené le Haut commissaire de l’OMVS, Mohamed Ould Mezoug et sur recommandation de Ahmed Sow, à demander à la presse de se retirer momentanément.

Abdrahamane Dicko

 

 

Cap sur le barrage de Félou

Le président de la République du Mali, président en exercice de la conférence des chefs de l'OMVS, a prêché la bonne parole au lancement de la journée malienne de l'OMVS. ATT a parlé de la pose de la première pierre de l’aménagement hydroélectrique de Félou, qui va coûter 60,5 milliards F CFA. Il a aussi fait cas de la réalisation prochaine du barrage de Gouina (Mali) pour un montant de 93 milliards sans l’assistance technique.

ATT s’est auparavant réjoui de la reconstitution de la grande famille de l’OMVS avec le retour de la Guinée, renforçant son potentiel hydroélectrique qui passe de 625 à 2000 mégawatts. Selon le président, d’autres travaux d’envergure sont en projet.

Il a fait cas de la construction, à partir du 1er semestre 2009, du barrage de Koukoutamba en Guinée, des ouvrages secondaires comme les barrages de Gourbasi, Badombé, Boudofora et Maréla (Mali) et ceux de Boureya et Balassa en Guinée. La navigabilité du fleuve est, selon lui, dans les priorités.

A. D.

[haut]

Acceuil


PRIVATISATION DE LA SOTELMA

Les repreneurs en lice

La Société des télécommunications du Mali (Sotelma) devrait être privatisée d’ici la fin de l’année, selon le schéma suivant : 10 % du capital sera ouvert aux travailleurs ; 19 % au grand public pendant que l'Etat ne détiendra plus que 20 %. Le futur repreneur aura les 51 %.

C’est dans le cadre de cette privatisation qu’une conférence des investisseurs a été organisée à Paris parle consortium Linkstone capital, le cabinet Gide Loyrette Nouel, ICEA et le cabinet Ernst & Young recrutés pour aider l’Etat à la privatisation.

A Paris, il ne s’agissait pas déjà de l’ouverture des enchères, mais d’une conférence de pré-qualification destinée à inciter les investisseurs potentiels à participer au processus ; exposer les objectifs recherchés par l'Etat malien : en privatisant son opérateur historique et surtout pour expliquer aux investisseurs la stratégie adoptée pour cette privatisation et son déroulement.

« Tunisie  Télécom » , Telecel Globe, Sudatel, Millicom, Vimpelcom, Portugal Telecom, Maroc Telecom, BNP, Paribas et West Africa Investment Group, un géant des télécommunications, basé aux Etats-Unis sont des repreneurs potentiels qui se sont signalés à Paris.

Alexis Kalambry

 

[haut]

Acceuil


 

CONTRE LE TERRORISME

Les députés musclent la loi

Les députés ont adopté en leur séance de vendredi le projet de loi portant sur le terrorisme en territoire du Mali. La prescription en la matière qui était de 20 ans a est rendu imprescriptible afin que la poursuite et l’instruction en la matière soient permanentes.

Les travaux de la session d’avril de l’Assemblée nationale se sont achevés vendredi par le vote du projet de loi sur le terrorisme. Ce projet de loi a été approuvé à l’unanimité des députés présents (130) après le vote de 7 amendements de la Commission défense nationale, de la sécurité et de la protection civile, saisie au fond et le rejet de 3 amendements sur 4 du député Me Amidou Diabaté. Me Diabaté est le président de la Commission des droits de l’Homme. A ce titre, il n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour demander que le projet de loi soit amendé, car, estimait-il, dans certaines de ses dispositions, ce projet portait atteinte aux droits de l’Homme.

L’honorable Diabaté demandait à ses pairs de revenir sur les dispositions classiques en matière de prescription (de 0 ou 20 ans) sous prétexte que quelles que soient leurs gravités, les crimes de terrorisme ne peuvent être assimilés aux crimes contre l’humanité. Il demandait également la suppression de l’article 12 du projet relatif à la perquisition en se référant au Code pénal dont Me Diabaté a estimé que celui-ci donne suffisamment de garanties pour l’efficacité de la procédure dans le respect des droits de la défense.

Le président de la Commission des droits de l’Homme, demandait aussi que l’alinéa 2 de l’article 15 soit biffé. Cet article est ainsi libellé : « Toutefois lorsque l’acte de terrorisme a entraîné la mort d’une ou de plusieurs personnes, il est puni de la peine de mort ». Selon Me Diabaté, au moment où le gouvernement initie un projet de loi pour abolir la peine de mort, il est illogique qu’il initie une loi portant création d’une nouvelle infraction dont la sanction est la peine de mort. Cet amendement a été rejeté par les députés y compris ceux de l’opposition qui ont voté contre.

La Commission défense a reconnu qu’un projet de loi portant abolition de la peine de mort est en cours mais que pour le moment, la loi n’a pas été abrogée. Dioncounda Traoré, le président de l’Assemblée a ajouté que le projet a été renvoyé à la session d’octobre et qu’il allait faire l’objet de débat social. Pour les députés, il est donc logique de ne pas biffer alinéa 2 de l’article 15. Une relecture de loi se fait, ont-ils indiqué, dès que l’Assemblée nationale aura voté le projet d’abolition de la peine de mort. Mais le renvoi de ce projet de loi à la session d’octobre donne peu de chances réelles à cette loi d’être votée.

La session d’octobre est dans la pratique, consacrée à l’examen du projet du budget d’Etat, travail fastidieux qui prend beaucoup de temps. La réalité est que beaucoup de députés même s’ils ne l’affirment pas de façon claire sont contre ce projet de loi et n’aimeraient pas qu’il ternisse leur bilan l’Assemblée nationale, en témoigne le vote de tous les députés (sans IBK) de l’opposition contre l’amendement de Me Diabaté.

Cependant, Me Diabaté dans sa série d’amendements a été suivi par tous ses pairs et même par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Maharafa Traoré, qui défendait le projet de loi quand il a sollicité de biffer l’alinéa 5 du même article qui dit : « Il ne peut être accordé de circonstance atténuante ».

Selon le projet de loi, « le fait de détourner un aéronef, un navire ou un véhicule par violence, menace de violence ou tout autre forme d’intimidation, de s’emparer d’un aéronef, d’un navire ou d’une plate-forme pour en exercer le contrôle » constituent des actes de terrorisme.

Denis Koné

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

Les noces viciées du Nonmon

Prix 4000f cfa

 

 

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org