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2008

Mois de juillet

Les Echos du 3 Juillet

 

PRODUCTION D’HUILE DE CONSOMMATION

Les raisons de la fermeture des usines artisanales

Le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce Ahmadou Abdoulaye Diallo était mardi face à la presse dans son département pour échanger sur les mesures qui ont entraîné la fermeture de plusieurs unités artisanales de production d’huile ainsi que sur la politique d’industrialisation du pays.

Les échanges qu’a eus le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce mardi en début d’après-midi avec la presse intervenaient peu après qu’il eut expliqué à l’honorable Oumar Mariko les raisons du maintien de la décision de fermeture de certaines huileries artisanales. A l’hémicycle, le ministre répondait aux questions orales du député qui demandait la réouverture des unités artisanales de production d’huile destinée à la consommation et s’interrogeait sur la pertinence de la politique gouvernementale en matière d’industrialisation.

La décision de fermer des usines artisanales de production d’huile destinée à la consommation est intervenue suite à une mission d’évaluation de la qualité des huiles produites par les huileries et les huiles commercialisées sur les marchés locaux. La mission s’est déroulée du 30 janvier au 5 février 2006. Elle avait procédé à des prélèvements d’échantillons sur les sites de production, les magasins de stockage et sur les marchés. La mission avait aussi contrôlé la chaîne de production de chacune des huileries.

Au total, 19 huileries, dont 6 à Sikasso, 11 à Koutiala et 2 à Ségou avaient fait l’objet de visite. 32 échantillons ont été réalisés, dont 16 auprès des huileries, 15 sur les marchés et 1 sur un vendeur ambulant. Sur les 32 échantillons, 16 ont été prélevés à Sikasso, 11 à Koutiala et 5 à Ségou.

Les échantillons ont été analysés par le Laboratoire national de la santé à Bamako conformément à la méthode harmonisée de l’Uémoa et au Codex Alimentarius dont le Mali est membre, a indiqué le ministre. A ses dires, l’analyse des échantillons a porté sur les paramètres physico-chimiques qui sont : l’indice de saponification, de peroxyde, d’acide, d’humidité et la teneur en savon.

L’enquête a révélé que tous les échantillons contenaient du savon dans des proportions variant entre 0,44 et 1,25 PPm (partie par million) de peroxyde, alors que la norme recommande une absence totale de cette substance. En outre, 5 échantillons (soit 155 %) avaient des indices d’acidité supérieure à 0,6/g, alors que ce taux doit être de 0 %.

Défaillances

Selon l’enquête, la présence du savon dans les huiles s’explique par un lavage insuffisant ou une mauvaise conduite de l’étape de neutralisation. La présence de l’acide est due à une neutralisation incomplète ou par l’absence de l’étape de désodorisation. Il faut savoir que la fabrication de l’huile destinée à la consommation obéit à plusieurs étapes que le producteur se doit de respecter scrupuleusement (voir encadré).

Par ailleurs, l’évaluation des unités de production par rapport à la chaîne de production, le système d’organisation, la qualité des équipements, ressources humaines et conditions d’hygiène, ainsi que la gestion des déchets, les conditions de stockage des matières premières et des produits, ont révélé que les unités « brûlaient » certaines étapes du processus de fabrication. Il s’agit en particulier celles de la décoloration et de la désodoration pour la grande majorité des unités.

L’inexistence de laboratoire de contrôle de qualité, l’irrégularité des prélèvements et l’absence d’emballages appropriés, car toutes les unités utilisaient des emballages de récupération, ont été, entre autres, griefs formulés contre des unités fermées.

Aux dires du ministre, son souhait le plus ardent est la reprise des activités de l’ensemble des huileries en vue de l’amélioration de notre balance commerciale. Sur ce point, il a expliqué que les huileries désireuses peuvent solliciter, pour leur formation et leur perfectionnement, l’assistance du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (Fafpa). Pour renforcer la qualité de leur production, 4 laboratoires ont reçu des équipements et du personnel formé. Les huileries peuvent bénéficier d’un accompagnement de ses services en vue de mieux procéder aux analyses de qualité dans les domaines de la microbiologie alimentaire, la toxicologie et l’analyse de mycotoxines.

Culture du sésame

Pour booster le secteur de la production d’huile, il a estimé qu’il est indispensable de promouvoir la culture du sésame, du soja et du tournesol afin qu’il soit possible à toutes les huileries de fonctionner toute l’année. La promotion de ces cultures est impérative d’autant que pour des besoins exprimés d’environ 1,2 million de tonne de graine de coton, l’offre ne représente qu’un peu plus de 100 000 tonnes, soit moins de 10 % de la demande.

Les 16 huileries retenues pour la campagne 2007-2008 ont une capacité de traitement de 2,586 tonnes/jour alors que la production graines de coton pendant la même campagne n’est que de 128,781 tonnes, soit moins de 50 jours d’activité. Pour faire face aux besoins en graines de coton, exprimés par nos huileries, le pays doit produire environ 3 millions de tonnes de coton graines, soit plus de dix fois la production actuelle.

Dans l’hypothèse donc que toutes les huileries installées dans le pays disposaient d’équipements complets, elles ne pourront pas toutes fonctionner normalement à cause du déficit de graines de coton, d’où l’opportunité de diversifier les matières premières oléagineuses.

Pour le ministre, dans le contexte actuel de mondialisation, l’approche d’industrialisation la plus appropriée pour notre pays est celle qui permet de préparer nos entreprises pour mieux occuper le marché local et pénétrer les marchés extérieurs. Dans une dynamique d’industrialisation, sept nouvelles industries verront le jour avant la fin de cette année à savoir, la Société d’exploitation des phosphates de Tilemsi, qui sera réhabilitée, Sosumar et la Nouvelle Sukala, la réouverture de Fitina-SA, une cimenterie et une laiterie dont les conventions d’établissement seront signées.

Denis Koné

 

Les étapes de fabrication de l’huile alimentaire à base de graine de coton

1. Réception des graines de coton,

2. Nettoyage,

3. Décorticage,

4. Broyage, chauffage et cuisson de l’amende,

5. Pression de l’amende,

6. Obtention de l’huile brute destinée au raffinage,

7. Démucilagination et la neutralisation de l’huile brute,

8. le lavage de l’huile jusqu’à ce qu’il n’y ait aucune trace de savon,

9. Séchage et la filtration,

10. Décoloration/filtration,

11. Désodorisation,

12. Filtration et refroidissement,

13. Stockage et le conditionnement.

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GROGNE A LA FSJP ET A LA FSEG

Le retard des bourses en cause

Les étudiants de la FSJP et de la FSEG sont mécontents de l’Etat qui leur doit neuf mois de bourses.

Les étudiants de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) et ceux de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG) cumulent des arriérés de bourse de 9 mois. La situation est jugée pénible par leurs comités AEEM qui donnent des signes de ras-le-bol. Les étudiants qui disent être à bout de souffle imputent ces retards des bourses à la mauvaise foi de l’Etat.

Les deux facultés sont connues pour leurs années universitaires mouvementées. Elles ont même battu tous les records de grève en République du Mali. Pendant l’année universitaire 2007-2008, elles ont fait des grèves perlées qui ont fortement perturbé leurs programmes académiques. Ce qui fait d’ailleurs que l’année se prolonge dans ces écoles.

Les longues perturbations enregistrées à la FSJP et à la FSEG semblent être l’alibi trouvé par l’Etat pour geler le paiement de leurs bourses. Les autorités scolaires prennent ainsi du temps pour se donner une marge de manœuvre en attendant la fin de l’année scolaire prévue dans ces deux facultés entre septembre et octobre.

En réalité, ce ne sont pas les grèves qui expliquent tout. L’Etat a d’autres priorités comme le paiement des salaires, l’atténuation des effets de la vie chère dans un climat économique particulièrement difficile.

Le déficit du Trésor public mis à nu récemment par le Parti pour la renaissance nationale (Parena) avec 100 milliards de dettes intérieures à la date du 5 juin 2008, mais démentis par le chef de l’Etat en personne qui a réajusté les chiffres à 85 milliards de nos francs, peut être un motif du retard des bourses de la FSJ et FSEG.

En tout état de cause, des étudiants de ces deux facultés croient être victimes d’une injustice de l’Etat. Ils pensent surtout qu’il y a deux poids deux mesures en s’appuyant sur le cas de la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (Coses) qui n’a jamais connu de retenus de salaire dans leur refus d’évaluer depuis plusieurs mois.

La grève est un droit au Mali, mais les grévistes doivent s’attendre à des retenus sur leurs salaires au prorata du nombre de jours de grève. Mais pour le cas de la Coses, l’Etat se trouve dans un embarras total. Les militants de la Coses n’ont pas abandonné leurs postes. Au contraire, ils vont à l’école, mais refusent tout simplement d’évaluer. Or, la loi sur la grève au Mali est muette sur cet aspect des choses.

Abdrahamane Dicko

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CONTRE LES SCHISTOSOMIASES

Les experts en conclave à Bamako

Initié par le Réseau de recherche sur les schistosomiases en Afrique (Ansa), l’atelier sur la recherche et la lutte contre les schistosomiases et les géohelminthiases entend, par la recherche et des échanges scientifiques, mener des réflexions pour la prise en charges des maladies dites tropicales.

Les schistosomiases et les géohelminthiases, considérés comme des maladies tropicales « négligées » affectent particulièrement les populations pauvres et vulnérables des régions d’Afrique avec des conséquences multiples et graves.

Conscients du fléau et pour une meilleure prise en charge des maladies tropicales, les experts de la santé, venus d’Europe et d’Afrique sont en conclave à Bamako à la faveur de « l’atelier international sur la recherche et la lutte contre les schistosomiases et les géohelminthiases en Afrique francophone ».

Mercredi, à la cérémonie d’ouverture des travaux de cet atelier co-présidée par les ministres de la Santé Oumar Ibrahim Touré et son collègue des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Amadou Touré, le directeur national de l’Institut national de recherche en santé publique (INRSP), Pr. Flabou Bougoudogo, a révélé que les campagnes de traitement et de recherche menées par son Institut ont sensiblement réduit les taux de prévalence des schistosomiases et les géohelminthiases au sein des populations exposées.

« L’on peut par exemple noter qu’à Ségou, en 2004, le taux de prévalence de la bilharziose urinaire avant traitement était de 99 % chez les enfants d’âge scolaire. En 2005, un an après le traitement de masse, il était de 42 %, deux ans après le taux de l’infestation était à 19 % » , a noté M. Bougoudogo qui pense que l’atelier va promouvoir l’interaction entre les chercheurs et planificateurs impliqués dans la lutte contre les schistosomiases en Afrique.

Le ministre de la Santé après avoir souhaité la bienvenue aux participants, a salué l’initiative visant à lutter contre les schistosomiases qui constituent, selon lui, l’une des infections parasitaires les plus fréquentes dans le monde après le paludisme. Et au ministre d’ajouter que le développement des ressources hydriques pour la production d’électricité et la création de zones d’aménagement hydro-agricole a entraîné une recrudescence du fléau. Il a fait remarquer que la lutte contre la morbidité due à des schistosomiases et les vers intestinaux est vue comme une stratégie des plus réalistes.

Pendant trois jours, les participants à l’atelier, vont, pour la consolidation des acquis, discuter en profondeur des résultats obtenus, les expériences acquises, les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des activités de recherche dans la lutte contre les maladies tropicales.

Amadou Waïgalo

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IN MEMORIUM

Djibrilla Maïga : hommage à un grand diplomate

La mort a de tout temps mérité son nom de grande faucheuse, infaillible et inexorable accomplissant son œuvre d’endeuillement avec une régularité jamais démentie. Elle n’est qu’un fait banal par sa présence quotidienne quand elle ne frappe que loin en dehors de votre entourage, mais douloureusement ressentie quand elle emporte un de vos proches.

C’est le cas de l’Amicale des anciens ambassadeurs et consuls généraux du Mali qui porte le deuil de leur regretté Djibrilla Maïga, depuis que la nouvelle est tombée comme un couperet, bouleversante et inattendue ce 23 juin.

Grand diplomate devant l’Eternel, Djibrilla était également depuis janvier 2000, chef coutumier de la communauté songhoï à Gao. D’où l’étiquette d’Empereur qui lui collait à merveille pour son sens aigu de rassembleur et de meneur d’hommes.

Ses nouvelles fonctions qui l’absorbaient tant avec la résurgence du douloureux problème du Nord ne l’avaient pas détourné de l’Amicale qu’il a toujours considérée comme une seconde famille. Soucieux de contribuer à sa relance par des activités concrètes, Djibrilla aura eu le mérite d’y être parvenu en proposant d’animer une conférence avec pour thème « Réflexions et observations d’un ancien ambassadeur sur le métier de diplomate ». En accédant à cette requête, l’Amicale ne se doutait pas, Djibrilla encore moins, que ce serait une conférence d’adieu.

Le président de l’Amicale, le colonel Abdramane Maïga, ami d’enfance du disparu que des impératifs d’ordre familial ont contraint à s’absenter de Bamako avait, avant de s’envoler pour les Etats-Unis, présidé la dernière réunion préparatoire. Il n’aura malheureusement ni assisté à la conférence, ni accompagné son alter ego à sa dernière demeure, et n’aura appris la nouvelle que sur le tard, les tentatives de le joindre ayant été vaines.

On devine le coup qu’il accuse, la peine qui est la sienne. Mais que faire sinon se résigner devant une volonté contre laquelle personne ne peut rien.

L’auditoire en cette matinée du 31 mai au Centre culturel français à Bamako-Coura composé de diplomates accrédités au Mali, de ceux du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, d’étudiants et de sympathisants de l’Amicale était nombreux. Il n’aura pas regretté d’avoir fait le déplacement pour trois raisons : premièrement, le document présenté, qui est le fruit d’une impressionnante somme de recherches faisant ressortir non seulement les aspects classiques déjà connus, mais aussi des aspects méconnus jusqu’alors par un grand nombre de personnes du métier de diplomate. Deuxième raison, le conférencier lui-même au mieux de sa forme qui n’a rien perdu de l’art de transmettre le savoir puisqu’il fut d’abord enseignant. La troisième raison est d’avoir bénéficié de l’apport inestimable d’un modérateur de qualité en la personne du Premier ministre, M. Modibo Kéita.

La tenue de la conférence qui a heureusement été un succès n’était cependant pas évidente une semaine auparavant. Invité à renforcer la commission de médiation libyenne basée à Kidal pour le règlement du problème du Nord-Mali, Djibrilla a répondu à l’invitation. Dans la même semaine, la commission devait se rendre à Niamey avec escale à Bamako pour une rencontre avec le président Tandja du Niger. C’est à l’occasion de ce transit que le bureau, pour en avoir le cœur net a convié l’intéressé à une réunion extraordinaire. Avec comme ordre du jour un seul point :

La conférence compte tenu de la nouvelle donne pourrait-elle se tenir comme prévu ou alors faudrait-il la remettre à plus tard ? Si c’est la deuxième hypothèse qui l’emportait, la crédibilité de l’Amicale s’en ressentirait pour longtemps, les invitations étant déjà lancées. Pour éviter toute déconvenue, le bureau proposa que l’Empereur renonce à l’étape de Niamey. L’heure était grave.

Sans se laisser désarçonner par la gravité de la question, et mesurant la responsabilité qui lui incombe dans ce cas précis, Djibrilla, avec une grande sérénité fit la réponse suivante : « Je sais que vous n’ignorez pas l’importance de la mission qui doit me conduire à Niamey. Je sais aussi que vous êtes sérieusement préoccupés par ma présence le jour J. Sachez seulement que cette conférence je la veux pour l’avoir suggérée, j’y tiens et à la date arrêtée. Ne vous inquiétez pas, je serai de retour au plus tard vers le 30, la veille de la conférence. C’est promis ». L’assurance donnée ne s’est effectivement pas démentie puisqu’il a tenu parole et de belle manière, Dieu merci.

Homme du sérail, privilège d’avoir embrassé très jeune la carrière diplomatique, il en connaissait toutes les arcanes. Djibrilla était de ceux qui avaient le don de parler avec assurance de la diplomatie malienne de l’indépendance (1960) à nos jours, non seulement des hommes et femmes qui en ont été les acteurs, mais également des textes législatifs et autres actes administratifs pris à ce jour. Il avait un archivage qu’il gardait comme une relique, qui faisait de lui la mémoire de l’Amicale.

Les invités à la conférence ont pu se rendre compte de la densité de l’homme, que rien ne laissait présager que ses jours étaient comptés. Lui, l’Empereur qui portait le poids de ses 75 ans avec une prestance étonnante, l’œil pétillant de santé et d’expérience dans un visage agrémenté par une barbe fournie cerclée de favoris harmonieusement entretenus. Lui le jovial, d’égale humeur avec tout le monde, lui qui savait détendre l’atmosphère avec une facilité dont il avait seul le secret. C’est cet homme au talent immense, à l'abord facile, très porté sur la formation des jeunes diplomates qui eut comme mot de la fin de la conférence : « M’adressant aux jeunes, je leur demande de profiter pendant qu’il est encore temps de la présence des anciens, parce que nous, bientôt on va partir ».

Comme s’il savait qu’il allait être le premier à partir 22 jours seulement après ce message donnant tout son sens à cette vision ô combien prémonitoire ! Sera-t-il entendu ? C’est la grande question.

Dans une des toutes premières lettres de condoléances parvenues au siège de l’Amicale, celle de M. Rudasingwa, représentant-résident de l’Unicef à Bamako aborde une autre dimension de l’Empereur que beaucoup ne savent pas comme suit : « L’ambassadeur Djibrilla Maïga a été de tous les combats pour l’émancipation des femmes et des enfants. C’est ainsi qu’il a apporté une contribution remarquable au nom du Mali en 2002 au symposium de Niamey (Niger) sur le rôle de la chefferie traditionnelle dans la survie et le développement de l’enfant ».

Cette remarquable contribution lui a valu de jouer un rôle prépondérant lors du forum de Dakar (Sénégal) en 2005, à l’occasion du Forum des chefs traditionnels religieux et des responsables des médias sur la survie et le bien-être des enfants en Afrique. En mai 2006, il a participé avec brio à la consultation régionale sur la violence faite aux enfants sous l’égide des Nations unies à Bamako. Fin de citation.

Adieu doyen. Tu nous manqueras désormais. Mais nous nous souviendrons toujours du bon père de famille, du grand diplomate, de l’ami, du frère, du chef et du commandeur que tu as été. Pardonne-nous tout comme nous te pardonnons.

Repose en paix !

Amadou Thiam

(membre du bureau de l’Amicale)

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RECONNAISSANCE

Un prix pour immortaliser Balla Moussa Kéta

Immortaliser Balla Moussa Kéita par l’institutionnalisation d’un prix : c’est le combat que mènera une association culturelle qui verra bientôt le jour.

L’institutionnalisation d’un prix à la mémoire de Balla Moussa Kéita, grand acteur de film est d’actualité. Une association culturelle « Ma mémoire » va bientôt voir le jour. Elle est l’initiative d’un groupe de jeunes sortants de l’Institut national des arts (INA). CCes jeunes estiment Balla Moussa n’a pas reçu tous les honneurs qu’il mérite après son décès le 6 mars 2001. Pour eux l’attribution du nom de Balla Moussa Kéita à une petite salle du CICIB est une bonne chose, mais est insignifiante.

Pour donner corriger cette méprise, ils projettent l’institutionnalisation d’un prix cinéma qui mettra en compétition les cinéastes du Mali et même de la sous-région. « Nous allons demander aux autorités d’instituer un prix cinéma pour Balla Moussa Kéita ». Pour eux, Balla Moussa a été une légende du 7e art dans notre pays et une référence dans toute l’Afrique. Il a joué dans presque tous les films maliens courts métrages et longs métrages confondus  : « Den Muso », « Baara », « Finyè », « Yeelen », « Waati » de Souleymane Cissé avant que Cheick Oumar Sissoko ne lui fasse appel en 1989 dans « Finzan » et « Genèse ».

En 1990, il étale son savoir-faire dans « Séré, le témoin » de Mohamed Dansogo Camara. Un autre cinéaste malien, Adama Drabo sollicite ses services dans « Ta Dona ». En 1997, il joue dans « Faraw », une mère des sables d’Abdoulaye Ascofaré et « L'Enfant noir » de Laurent Chevallier…

Le 21e Festival international du film d'Amiens lui a rendu un hommage en programmant cinq films interprétés par ses soins. Le festival présentera les films suivants : « Yeelen » (1987), « Ta Dona » (1991), « Macadam Tribu » (1996), « Faraw », une mère des sables (1997), «  La Genèse » (1998).

Patrimoine malien

La prise de contact de l'homme de radio avec le 7e art a lieu cinq ans après l'accession du Mali à l'indépendance. Il a fait partie de la délégation de Modibo Kéita en Chine pour doubler trois films du pays de Mao Zédong en bambara. Ils étaient destinés à servir « d'éléments d'éducation idéologique ». Il y passe cinq mois. C'est au cours de ce voyage qu'il apprend les rudiments du cinéma.

Sa véritable incursion dans le 7e art se fait en 1975 grâce au cinéaste Souleymane Cissé qui lui propose un rôle dans son premier film « Den Muso ». La mince silhouette du comédien et animateur de radio se glisse dans la peau de beaucoup de personnages de fiction, et glisse sur le blanc de l'écran des salles de cinéma. Balla Moussa Kéita n'est plus seulement connu comme une « voix », il devient un homme sur lequel reposaient la confiance et l'estime de nombre de techniciens de radio et du cinéma.

Sa carrière professionnelle démarre en 1960, Balla Moussa intègre la compagnie du Théâtre national, puis le Haut commissariat à la jeunesse. Il s'y occupe pendant 18 ans de l'art et du théâtre. Il est ensuite détaché en 1978 au ministère de l'Information. Transition qui s'explique par le fait que depuis 1967, il faisait déjà des interventions radiophoniques, en particulier des petits programmes de sensibilisation sur les dangers des feux de brousse, sur la mauvaise conduite des camionneurs, etc. Balla Moussa devient « une voix ». Les auditeurs l’apprécient beaucoup. Il réalise des bulletins d'informations, des avis et communiqués, des magazines pour l'Agence nationale d'information ou l'Agence malienne de publicité.

Le combat des jeunes est noble et mérite d’être soutenu par les autorités intervenantes dans le domaine du cinéma.

Amadou Sidibé

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CASE SANGA-II

Qui succédera à Dabara ?

L’émission de télé réalité « Case Sanga » débute le 11 juillet prochain avec la phase appelé « prime time » au Palais de la culture Amadou Hampathé Ba.

La phase finale de l’émission Case Sanga-II, une émission de télé réalité conçue par le duo Ander Baba Diarra et Papa Ouane de Fanaday Entertainement en partenariat avec Africable débute le 11 juillet prochain.

Les candidats ont foulé le sol malien depuis dimanche 30 juin et sont logés dans une villa de haut standing à l’ACI à Baco-Djicoroni. Pour cette 2e édition, ce sont 14 candidates du Sénégal, de la Guinée-Conakry, du Burkina Faso, du Niger, du Mali et de la France qui seront aux prises le 11 juillet au Palais de la culture pour les phases éliminatoires.

La présente édition ouvre ainsi la succession de Mamadou Dembélé dit Dabara, lauréat de la 1re édition. Mais avant les préparatifs vont bon train. Mardi dernier, les candidats ont reçu la visite des organisateurs. Le lauréat de cette année empochera la somme de 5 millions de F CFA.

En initiant Case Sanga, les organisateurs ambitionnent de détecter les jeunes talents en herbe d’Afrique dont l’âge est compris entre 18 et 26 ans afin de les accompagner au niveau national et international. Du coup, elle devient un facteur de promotion de l’emploi des jeunes Africains.

« A travers cette émission, nous visons le développement de la culture africaine, l’épanouissement de la jeunesse africaine tout en favorisant l’intégration sous-régionale et l’amitié entre les peuples africains » .

Il faut rappeler que le séjour des candidates est placé sous le signe du « jatigiya », l’hospitalité malienne.

Amadou Sidibé

 

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Les noces viciées du Nonmon

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Droit et pratique du droit au Mali

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