Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2008

Mois de Janvier

Les Echos du 28 Janvier 2008

 

CUMUL, CONTRATS DE GRE A GRE, INTRANTS…

La colère paysanne contre Bakary Togola

Bakary Togola ne fait plus l’unanimité au sein des syndicats paysans. Après sa bourde lors de la dernière présidentielle, où les paysans lui ont reproché de les embarquer sur le terrain politique et d’avoir surtout affirmé, contre leur gré, leur soutien au candidat ATT, le président de l’Assemblée permanente des chambres d’Agriculture du Mali (Apcam) est aujourd’hui prié de quitter la tête du Groupement GSCVM qu’il gère de manière non transparente.

Bakary Togola préside aux destinées du Groupement du syndicat des cotonniers et viviers du Mali (GSCVM) depuis 2003. Le Groupement de quatre syndicats que sont le Sycov, SPCK, Sypamo et Syvac lui ont fait confiance pour défendre les intérêts matériels et moraux des paysans suite au « désengagement de la CMDT de certains travaux ». Le groupement a aussi pour objectif de « faire un appel d’offres commun des intrants de céréales ». C’est pour faciliter son travail et le rendre plus efficace à travers le paiement sur place des fournisseurs que le Groupement a ouvert un compte bancaire en son nom propre dans toutes les régions CMDT avec les taux d’intérêt qui lui reviennent.

Les jalons pour un meilleur fonctionnement et l’efficacité du Groupement posés, place maintenant à la gestion. C’est à ce niveau que le bât blesse dans la mesure où, aux dires des syndiqués, M. Togola s’arroge toutes les prérogatives et ne rend aucun compte à qui que ce soit.

De source proche du Syndicat des paysans du cercle de Kita (SPCK), « depuis 2003, date à laquelle M. Togola a été porté à la tête du Groupement jusqu’à ce jour, il n’a rendu aucun compte et n’a présenté aucun bilan à personne ». « A la lumière des informations fournies çà et là sur la gestion des intrants qui sont de nature à susciter chez les producteurs un doute sérieux sur la moralité des démarches menées par le GSCVM, il apparaît impérieux de fournir à l’opinion des renseignements dignes de ce nom », s’indigne-t-il.

Pis, « Bakary Togola signe des contrats gré à gré sans l’avis des autres présidents. Après l’ouverture des plis, nous ne savons plus comment les contrats sont signés car nous voyons les fournisseurs sur le terrain », s’offusque un paysan. C’est ce qui a suscité « beaucoup de doutes dans la gestion de Bakary Togola, car il n’y a pas de transparence », ajoute le président du SPCK. Rappelé à l’ordre par les différents syndicats qui réclament incessamment la tenue d’une session extraordinaire et l’instauration d’une commission d’audit pour vérifier sa gestion, Bakary Togola « ferme les yeux sur nos requêtes ».

Des pertes pour les paysans

« Nous lui avons adressé trois lettres qu’il n’a pas répondues » , déplore amèrement le doyen du GSCVM. Pour se faire davantage entendre, les syndiqués ont envoyé une lettre de demande d’intervention au chef du gouvernement et au ministre de l’Agriculture afin qu’ils réagissent pour leur grand bien.

Le président de la Chambre d’agriculture communale de Fana, Mamadou Konaté a, dans une correspondance au ministre de l’Agriculture signée par plus d’une cinquantaine de paysans de la localité, dénoncé « les fonctions cumulatives de Bakary Togola qui se trouve président de l’Apcam, de l’Union des producteurs de coton, de la faîtière nationale des producteurs de coton, du Sycov et du Groupement des syndicats ». Ce cumul de fonctions a pour conséquence, le « dysfonctionnement des structures de gestion du coton, la non-dotation en aliment bétail des producteurs de coton, la rétention des informations, la commercialisation et la fixation du prix du coton… », regrette M. Konaté.

Le hic, c’est qu’en plus du renchérissement des prix des intrants à cause du mauvais choix des fournisseurs, la non-homologation des produits Sicomet, les paysans ont aussi assisté impuissants à la saisie des comptes bancaires de la CMDT-GSCVM par la société Karagnara suite à une procédure de recouvrement. A les en croire, s’il y avait eu une « gestion saine et associée », la saisie n’aurait pas eu lieu.

C’est fort de tout cela que les paysans n’ont qu’un seul cri de cœur aujourd’hui : le départ de Bakary Togola de la tête du GSCVM. Cependant pour le moment, leur prière est tombée dans des oreilles de sourd parce que ni le ministre de l’Agriculture ni le Premier ministre alertés n’a daigné encore lever le petit doigt.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

Acceuil


INSOLVABILITE DE L’ETAT

Le Trésor public redevable de 73 milliards de F CFA

La paierie générale du trésor est en manque de liquidité. Elle traîne une ardoise de 73 milliards de nos francs à payer à des particuliers.

Les détenteurs de bons du Trésor traversent aujourd’hui de très mauvais moments. L’Etat leur doit de l’argent après l’exécution de marchés ou la fourniture de biens et services. Mais depuis des mois, voire des années, la plupart d’entre eux ne parviennent pas à mettre la main sur leur argent.

La longue attente s’explique surtout par le manque de liquidité à la banque de l’Etat dont les plus grands pourvoyeurs que sont les douanes et les impôts tournent au ralenti. Les impayés s’élèvent ce mois-ci à la bagatelle de 73 milliards de F CFA.

La situation préoccupe au plus haut niveau les autorités. Les populations ressentent l’effet de la conjoncture parce que l’argent a cessé de circuler. Au niveau de la sous-région, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) s’inquiète. A la longue, cette difficulté de trésorerie pourrait avoir des effets négatifs sur la circulation monétaire et sur la performance économique de notre pays et de l’Union, nous a expliqué un financier.

L’insolvabilité de l’Etat est telle, que son image en a pris un sacré coup. Certains opérateurs économiques ne lui accordent même plus de crédit. D’aucuns préfèrent tout simplement refuser des offres émanant de l’Etat ou de ses démembrements tant que le mode de paiement n’est pas le cash.

Dans une de nos précédentes parutions dans laquelle nous parlions du manque d’argent au Trésor public, nous mettions en cause des travailleurs véreux qui créaient une situation de besoin pour se faire soudoyer par des détenteurs de bons du trésor. Dans une contribution, un économiste avait évoqué comme facteur le manque d’organisation et de méthodologie de travail.

La réalité est que la situation va de mal en pis puisque rien n’est fait pour rendre l’Etat solvable et crédible. Dans le même temps, les décideurs rabâchent les oreilles du peuple faisant croire que tout marche comme sur des roulette au Mali. Pourtant le bas peuple souffre.

En 1994, Soumaïla Cissé, alors ministre des Finances, avait mis l’accent sur l’apurement de la dette intérieure. Cette tâche avait été encouragée par les institutions de Bretton Woods qui considèrent que le payement par l’Etat de ses créances est primordial pour maintenir la confiance, mais surtout pour que les affaires marchent.

En six ans, le général ATT a fait un compte à rebours nous ramenant dans une situation anté-programme d’ajustement structurel. En effet, déjà en 1998, le gouvernement était parvenu à assainir son portefeuille et à n’avoir que des encours à payer. Plus de 70 milliards d’impayés, c’est une volonté délibérée d’asphyxier des structures privées, de tuer le climat des affaires.

Mort programmée des affaires ?

En gros, pour permettre aux affaires de marcher, et pour ne pas plomber les affaires, il faut que le gouvernement paye ses dettes. Contre le gouvernement, les particuliers n’ont pas de recours. Aujourd’hui, ce à quoi nous assistons, c’est la dégradation, au niveau des commerçants, de la qualité de la signature de l’Etat. « Si le payement doit passer par l’Etat, j’exige un payement cash où je refuse le service. Ils ne se comptent plus les hommes d’affaire maliens que l’Etat a coulés », affirme un importateur.

Le fait que le gouvernement confère la toute puissance des préposés du Trésor est à la base de ce gap dans le payement des dettes. Au-delà des difficultés financières, il est une réalité au niveau du Trésor qui veut que les payements se fassent très souvent à la tête du client. « Quand c’est la présidence qui sollicite, c’est le même jour que c’est payé, toute affaire cessante », affirme notre interlocuteur. Juste après la présidence, il situe « les hommes d’affaires larges », qui savent généreusement donner « le prix de la cola ».

Le Trésor public n’honore plus ses payements. Une situation qui va contribuer à tuer les affaires dans notre pays.

Cette situation ne pourrait que s’empirer avec le nouvel exercice budgétaire qui débute. En effet, selon la nouvelle loi des finances du Mali, le gouvernement a adopté, sous la contrainte de ses partenaires, une nouvelle formule appelée « budget programme ». En gros, ce que le budget programme apporte comme novateur, c’est que toutes les dotations, tous les payements passeraient désormais par le Trésor. L’argent des projets et des programmes géré localement devrait désormais être domicilié au Trésor.

Ce système aura deux inconvénients : d’abord, il y aura un engorgement total au niveau des agences du Trésor, et ensuite, ceux-ci seront des super structures. Au Mali, c’est connu, avoir son argent au niveau du Trésor relève du parcours du combattant. C’est également connu, un payement au niveau du Trésor ne se passe pas, sans que le pauvre « client » de l’Etat, ne graisse quelques pattes sur le parcours.

Contre un agent du Trésor, quel recours possible ? Aucun, serions-nous tenté de répondre. Après la mort programmée des sociétés privées par l’Etat, c’est maintenant au tour des projets et programmes. En effet, la célérité dans l’exécution des missions des projets, qui fait leur force, sera désormais compromise avec le budget programme.

Alexis Kalambry

Abdrahamane Dicko

[haut]

Acceuil


IL FAUT LE DIRE

Futur compliqué de l’indicatif

Il n’y a pas photo sur la faiblesse du niveau à l’école. Et chaque fois que la question est évoquée, les acteurs, la main sur le cœur, jurent religieusement de tout mettre en œuvre pour redorer le blason terni de l’éducation nationale. A preuve, le Mali est l’un des rares pays au monde où il existe un Pacte pour une école apaisée et performante. On pouvait applaudir cet engagement si la réalité du terrain (grèves à répétition rétention de notes ou boycottage de compositions et examens) n’était pas autre. Hélas ! Désormais, ce pacte-là n’engage plus que ceux qui y croient, c’est-à-dire pas grand monde.

Les enseignants, engagés dans la course pour l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie, s’y sont assis. Le gouvernement, qui cache la conjoncture, n’arrive pas à trouver une solution adéquate à l’avalanche de revendications. Les élèves et étudiants, devenus un tantinet paresseux, préfèrent les longues « récréations » à l’assiduité aux cours. Et les parents ? Ils sont absents parce que accaparés par la recherche de la dépense quotidienne.

Dans un contexte de mondialisation, nous risquerions au mieux de n’avoir que la portion congrue. Or, ce pays regorge de ressources humaines qui n’attendent qu’à être valorisées. Combien d’autres scientifiques de réputation internationale comme Cheick Modibo Diarra, Ogobara Doumbo et pourquoi pas Pythagore, Copernic ou Einstein… le Mali peut-il former avec des années académiques normales et des programmes pertinents ? Dieu Seul le sait, mais toujours est-il que nous jouons avec l’avenir que nous conjuguons au futur compliqué de l’indicatif.

Si la responsabilité est commune, la grande part, nous semble-t-il, incombe à l’Etat qui semble incapable de se recadrer et ses partenaires avec. Or, la solution est presqu’à portée de main. Il s’agit d’abord d’éviter le saupoudrage, tenir le langage de la vérité et réduire le train de vie de l’Etat au profit de l’essentiel. Ce pays, contrairement à ce qu’on veut faire croire, est loin d’être celui des Merveilles, et donc vit au-dessus de ses moyens.

L’Etat aujourd’hui est assurément victime de sa propension à tout peindre en rose alors que le Trésor, par exemple, est en cessation de paiement. Au lieu du pays réel, on fait miroiter un Mali virtuel, aiguisant ainsi les appétits. Pourquoi veut-on alors que les enseignants, qui tirent déjà le diable par la queue, fassent encore preuve d’abnégation et d’engagement ? Pourquoi doivent-ils se contenter de contempler de moins méritants qui enlèvent le « jackpot » et les narguent avec des avoirs d’origine douteuse ?

La vérité et la rigueur pourraient nous aider à construire un avenir certain et radieux.

A. M. T.

[haut]

Acceuil


MURMURES DE BAMAKO

Choguel Kokala Maïga parachuté DG du CRT

L’ex-ministre du Commerce et de l’Industrie, Choguel Kola Maïga, avait été nommé chargé de mission auprès du PDG de la Sotelma quelques mois après sa sortie du gouvernement. Avant même d’occuper ses nouvelles fonctions, le président du MPR vient d’être nommé à la tête du Comité de régulation des télécommunications (CRT). La nouvelle qui n’a pas été annoncée dans le communiqué du conseil des ministres de mercredi dernier a fait le tour de la ville le week-end. Choguel Maïga, ingénieur des télécommunications de son état, remplace Modibo Camara DG du CRT depuis 2003 et qui est secrétaire à la communication de l’URD. Le CRT est un organe stratégique qui joue un rôle d’arbitre dans le secteur des télécommunications. Il doit procéder sous peu au choix du troisième opérateur de GSM et dire son mot sur la privatisation de la Sotelma , prévue cette année.

Mme Bah Fatoumata Néné Sy « privée » de parole

Mme Bah Fatoumata Néné Sy, ministre de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie est-elle le maillon faible de l’équipe du Premier ministre Modibo Sidibé ? Après la décision de la faire « coacher » par son collègue des Finances (selon notre confrère de la Nouvelle République ), une interdiction de se prononcer sur des sujets officiels vient de lui être signifiée. Selon des sources introduites, Mme le ministre, dont la compétence est fortement décriée, a commis l’imprudence de se prononcer au cours du sommet de l’Uémoa et de a Cédéao de Ouagadougou sur le taux de croissance de notre pays. Ne maîtrisant pas son sujet, elle a annoncé un taux largement en deçà de celui avancé par le Premier ministre dans sa DPG. La sanction est tombée. Elle ne doit plus parler officiellement au nom de l’Etat, le temps d’un réaménagement technique de l’attelage gouvernemental qui doit frapper d’autres comme elle qui multiplient des erreurs reflétant leur niveau.

[haut]

Acceuil


FRAUDE, CONCURRENCE DELOYALE ET SATURATION

Des entraves à la création d’une 3e minoterie

L’avènement d’une troisième minorité financée en partie par la BNDA est sujet à caution, si l’on sait que le marché connaît la saturation et est confronté à la fraude et la concurrence déloyale .

La création d’une nouvelle industrie ou entreprise doitnormalement susciter le bonheur parce qu’a priori, elle est considérée comme pourvoyeur d’emplois et de ressources financières pour l’Etat.Mais le contexte du marché malien de la farine est tel que la viabilité du projet de minoterie appartenant à Houd Investissement produisant de la farine et de l’aliment bétail est l’objet de beaucoup de scepticisme.

Notre pays dispose déjà de deux minoterie : les Grands moulins du Mali (GMM à Koulikoro) dont la capacité de production est de 120 000 tonnes par an et le Grand distributeur céréalier du Mali (GDCM) à Ségou avec 50 000 tonnes. Houd Investissement promet de faire 120 tonnes de farine de froment par jour.

Selon des données de la direction nationale du commerce et de la concurrence (DNCC), le pays consomme en moyenne 80 000 tonnes par an. L’un des grands problèmes demeure la fraude et la concurrence déloyale. Le marché local est submergé par la farine en provenance de pays côtiers (Sénégal, Côte d’Ivoire, Mauritanie, Algérie). De par les avantages dont bénéficient les entreprises de ces pays et qui sont liés au port, à la réduction du coût de l’électricité, de la manutention et du transport, leur farine est plus compétitive que la nôtre.

Dure réalité

Cette dure réalité de la saturation du marché fait croire à beaucoup à un affaiblissement du marché de la farine au Mali et même à l’échec du projet de minoterie en gestation qu’à un véritable désir d’investissement ou de soutien à la production de farine. L’Etat, qui est le grand régulateur, se devait d’assainir ce secteur qui ressemble à une jungle. Un travail qui favoriserait la protection du tissu industriel national et l’implantation de nouveaux acteurs tout en luttant contre la fraude perpétrée par des pays voisins travaillant en zone franche.

Le financement de la BNDA à hauteur de plus de 500 millions de nos francs est également sujet à caution. Cette banque a financé la minoterie de GDCM à Ségou qui vient de commencer à produire, il y a juste trois mois. La BNDA a-t-elle mesuré toutes les conséquences liées à l’étroitesse du marché et à sa saturation ?

La politique d’industrialisation d’un pays doit faire l'objet d'études préalables avec comme objectif d'orienter les investisseurs sur des secteurs déficitaires en productions locales comme c'est le cas du ciment, du jus de fruit, du lait et de biens d'équipement ou encore dans des secteurs où il y a une surproduction.

Avec au total 170 000 tonnes de production de farine par an contre 80 000 tonnes de consommation annuelle, le risque de faillite est grand pour les minoteries maliennes et l’Etat n’en sera pas moins responsable.

Abdrahamane Dicko

[haut]

Acceuil


POUR RECOUVRER SES DETTES

Les députés musclent la BHM-SA

Les députés ont adopté, en leur séance plénière de jeudi dernier, un projet de loi créant un privilège général pour garantir les créances de la Banque de l’habitat du Mali (BHM), c’est-à-dire lui donner les moyens nécessaires, à travers une loi, pour qu’elle entre en possession de ses dettes.

La dégradation de la situation financière de la BHM a atteint des proportions inquiétantes. Cinq ou six promoteurs immobiliers de la place lui sont redevables de plus de 80 % de ses ressources. Les salariés de la banque et leurs proches aussi ont bénéficié de prêts exorbitants à des taux anormalement bas. De surcroît, certains parmi eux, de même que des dirigeants de banques de la place, figurent au nombre des mauvais payeurs.

Ainsi, au 30 juin 2006, les crédits en souffrance ont atteint 67,4 milliards de F CFA, dont 64,8 milliards de F CFA de douteux et litigieux et les fonds propres négatifs ont atteint 26 milliards de F CFA. A cela, il convient d’ajouter qu’aucun ratio réglementaire n’était respecté. Face à cette situation, l’Etat a dû intervenir pour renflouer l’établissement. Le gouvernement continue de faire face aux engagements de la banque. A titre d’illustration, en janvier de chaque année, l’Etat malien honore des engagements de 2,2 milliards contractés par la banque.

Le projet de loi, adopté par 120 députés, crée un privilège général mobilier et une hypothèque légale pour garantir les créances consécutives aux prêts et autres concours accordés par la banque antérieurement au 30 juin 2005. En termes clairs, la BHM pourra se faire payer sur les biens, meubles et immeubles de certains de ses débiteurs.

Sont situés au rang de privilège, tous les encours financiers consentis par la BHM-SA quels que soient leur forme, montant et détermination. Ces privilèges s’exercent au même rang que les privilèges du Trésor, des administrations fiscales, douanières et des organismes de sécurité et de prévoyance sociale. Les créances sont constatées par tout extrait de compte ou autres pièces comptables produits par la banque.

Toujours selon le projet de loi adopté, les privilèges se conservent sans publicité sur la seule foi des rapports des commissaires aux comptes et de la commission bancaire. Le délai d’exigibilité court à compter de la signification ou la notification de la mise en demeure et ou d’un commandement de payer resté sans suite au bout de 8 jours. Les états de créances établis par la BHM constituent des titres exécutoires au regard de la loi.

Tous les actes et formalités nécessaires au recouvrement des créances exigibles consécutives aux prêts et autres encours s’exercent comme en matière d’impôts directs, contributions, taxes et produits assimilés, indique encore le projet de loi.

Les députés ont adopté le projet de loi pour éviter à la BHM un risque de liquidation qui allait s’imposer avec comme conséquence, le remboursement des déposants pour environ 40 milliards de F CFA dont 17 milliards au titre des Maliens de l’extérieur, le licenciement du personnel de la banque, l’affaiblissement du secteur bancaire, un bouleversement du climat social…

Denis Koné

« Un toit pour tous »

La BHM-SA a été créée en 1996 à la suite de la restructuration de la Société des chèques postaux et de la caisse d’épargne (SCPCE) dans la forme juridique d’une société anonyme. Ses actionnaires sont l’Etat malien (59,3 %), l’Office malien de l’habitat (19,3 %), l’INPS (12,3 %), l’ACI (2,4 %), la CCIM  (1,4 %), la BIM-SA  (0,33 %), Assurance Lafia (0,30 %), la Sonavie  (0,27 %), l’Office du Niger (0,61 %) et les petits porteurs (3,8 %).

Son capital est de 4 milliards de F CFA. La BHM constitue l’un des instruments privilégiés de la stratégie nationale de logement. Elle a contribué à la réalisation de plusieurs logements sociaux dans le cadre de programmes initiés par les gouvernements successifs. En outre, de nombreux particuliers ont bénéficié de prêt de logement principalement à Bamako.

D. K.

[haut]

Acceuil


 COTE D’IVOIRE-MALI

Les Eléphants " bête noire " des Aigles

Pour Bassala Touré, l’équipe qui gagnera lors de Mali-Côte d’Ivoire de demain sera celle qui jouera avec le moins d’appréhensions. La pression viendra de la peur de perdre.

Avec une vingtaine de ces rencontres gagnées sur le Mali, la Côte d’Ivoire, déjà en quarts de finale, attend sereinement sa 3e sortie demain à Accra face aux Aigles. Didier Drogba, qui a inscrit au second match son premier but de la compétition, trouve sans intérêt réel une victoire sur le Mali.

Face aux Eléphants de Côte d’Ivoire, les Aigles du Mali avaient bu le calice jusqu’à la lie en 1985, battus par un cinglant 6-0 lors des éliminatoires de la Can Maroc-86 .

" Il est vrai que le Mali a une éternelle revanche à prendre sur nous. Il s’agira donc d’un affrontement sérieux, mais j’espère que la victoire ira à la Côte d’Ivoire " , a déclaré vendredi à Sekondi Salomon Kalou, l’attaquant des Eléphants. " Il y a huit ans, ils nous avaient tenus en échec, mais finalement ils ne s’étaient pas qualifiés " , se rappelle Kalou.

" L’équipe qui gagnera sera celle qui jouera avec le moins d’appréhension, la pression viendra de la peur de perdre " , tranche pour sa part le doyen des Aigles maliens, Bassala Touré . Pour le choc au sommet face à la Côte d’Ivoire, une fois sacrée à la Can-1992 et vice-championne d’Afrique en titre, la RCI devrait aligner toutes ses vedettes en dépit de sa qualification en quarts de finale.

Le défenseur central des Eléphants, Kolo Touré, s’est remis de sa blessure contre le Bénin et il s’est entraîné samedi. Quant à Didier Drogba, auteur d’une réalisation dans cette compétition, sa contracture au mollet évolue favorablement, précise l’encadrement médical des Eléphants.

Vice-champions d’Afrique en 2006 en Egypte, les Ivoiriens avaient perdu en finale face au pays organisateur aux tirs au but après un 0-0. Les Maliens n’étaient pas du rendez-vous au pays des Pharaons.

Pour le technicien français des Aigles, Jean-François Jodar, la donne est claire : " La défense commence à prendre confiance, mais quand elle perd la balle, c’est toute l’équipe qui doit défendre " , a-t-il rappelé samedi depuis la retraite de l’équipe à El Mina Beach Hotel. Pour Jodar, il ne s’agit pas d’un problème de défense.

Il a ajouté qu’il était optimiste avant et après le nul 0-0 contre le Nigeria car, dira-t-il, " nous avons gagné beaucoup de duels " .

Boubacar Diakité Sarr

Harouna Traoré

(envoyé spéciaux à Sekondi-Takoradi)

 

Ce qu’ils en pensent

Joseph-Antoine Bell (ancien gardien de but, consultant de RFI)  :

" Le Mali a plus besoin de gagner ce match que la Côte d’Ivoire, donc ce sera au Mali de se défoncer pour pouvoir le gagner ou pour pouvoir au moins faire un match nul " .

 

Yves Léopold Kom (correspondant d’Africa n°1 au Cameroun)

" Je pense que le Mali a une équipe pour jouer les quarts de finales, et cela passera forcément par un résultat contre la Côte d’Ivoire. Au regard de la prestation des deux équipes lors de leurs deux premières sorties, c’est le 50-50, donc le Mali peut jouer pour gagner, et à défaut obtenir un nul. La Côte d’Ivoire, déjà qualifiée, devrait jouer la carte de la prudence " .

Propos recueillis , à Kumasi, par

B. D. S.

 

Coulisses

Les Aigles aujourd’hui à Accra ! 

Après une semaine passée à Sekondi-Takoradi en vue de disputer deux des trois matches du groupe B des phases finales de la 26e Can, Mahamadou Diarra Djilla et ses camarades retrouvent ce lundi leur seconde base à Accra. Aujourd’hui, sauf changement de dernière minute, les Aigles devraient être dans la capitale du pays de Kwame Nkrumah. Selon des sources, tout a été mis en œuvre afin que Djilla et ses camarades passent un bon séjour à Accra. Il appartient maintenant aux Aigles de bien jouer leur partition. Eux qui n’ont que cette journée de lundi pour récupérer avant de se mesurer à l’ogre ivoirien.

Bagages retrouvés

Les Zambiens qui n’étaient pas sûrs de jouer le match d’hier à cause de leurs bagages perdus ont retrouvé le sourire quelques heures avant le match. Les neufs colis et valises contenant les maillots de l’équipe, des ballons, des gilets et les effets personnels des joueurs et de quelques officiels ont été ramenés à Accra par un vol de la British Airways. C’est la substance de la déclaration faite par Vincent de Paul, un agent de liaison de l’équipe. "Cette situation s’explique par les nombreux transits", a-t-il conclu.

Un spéculateur arrêté

Un homme d’un âge assez avancé a été appréhendé par la police à Kumasi en train de spéculer avec les billets des matches de la Can-2008. Il a été pris en flagrant délit alors qu’il revendait le billet (qui coûte 4000 F CFA) qu’il n’a pas acheté au comité local d’organisation à 8000 F CFA.

 

APRES MALI-NIGERIA

Ils ont dit

Frédéric Oumar Kanouté (attaquant des Aigles du Mali)  :

"Dommage qu’on ait raté des occasions, mais on garde l’espoir pour le 3e match contre la Côte d’Ivoire, et j’espère qu’on gagnera cette rencontre. Je n’étais pas au sommet de ma forme parce qu’on n’a pas pu récupérer suffisamment après le match contre le Bénin".

 

Obafemi Martins (attaquant du Nigeria)  :

"On aurait voulu rééditer le même exploit qu’en 2002 ou 2004 lors des rencontres de la 3e place, mais je pense que ce score est bon à prendre. Quant à la dernière rencontre, elle sera serrée encore entre le Nigeria en course et le Bénin déjà éliminé. Aucun pronostic à avancer. Mais le public se régalera".

 

CAN-2008/NIGERIA-MALI : 0-0

Un nul aux allures de victoire pour les Aigles

Face au Nigeria, le Mali avait l’opportunité de franchir le cap du 1er tour de la 26e Coupe d’Afrique des nations de football « Ghana-2008 ». A défaut d’une victoire, les Aigles se sont contentés d’un nul blanc qui n’est pas sans espoir. A eux maintenant de bien gérer le dernier match contre les Eléphants de la Côte d’Ivoire puisqu’un nul suffirait alors à leur bonheur.

« Nous avons perdu le premier match, mais ce n'est pas un gros problème pour moi. Cela nous était arrivé en 2006 et nous nous étions qualifiés pour les quarts de finale »  ! Telle était l’analyse faite par l’entraîneur des Super Eagles, Berti Vogts, avant d’affronter les Aigles du Mali le 25 janvier 2008.

Mais, il a appris à ses dépens que la Can-2008 est différente du Mondial-2006 puisque ses poulains se sont contentés d’un nul blanc contre ceux de Jean-François Jodar. En première période, Djilla et ses coéquipiers se sont contentés de pousser les Nigérians dans leur dernier retranchement. Bénéficiant d’un arbitrage laxiste, ces derniers ont le plus souvent recouru à la manière forte pour empêcher les Maliens de développer leur jeu. Finalement, les deux équipes ont bouclé la première mi-temps sur le score vierge de 0-0.

En seconde période, malgré une débauche d’énergie et une relative domination, les Aigles n’ont pas pu trouver la faille pour s’offrir cette victoire qui pouvait les qualifier pour le second tour. Ce match nul n’est pas une mauvaise opération en soi, sauf que les Aigles seront privés de Djilla lors de leur prochaine rencontre contre la Côte d’Ivoire. Dans cette rencontre, très attendue par le public sportif malien, un nul suffirait au bonheur du Mali.

Grandissime favorite de cette Coupe d'Afrique des nations en compagnie du Ghana, la Côte d'Ivoire n’a pas tremblé face au Bénin, balayé par 4-1. Les Ivoiriens deviennent ainsi la première sélection nationale à se qualifier pour les quarts de finale de la Can« Ghana-2008 ». Le Mali doit attendre la dernière journée pour s’assurer un avenir dans la compétition.

Alphaly

 

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

Prix:3000f cfa

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org