Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2008

Mois de Janvier

Les Echos du 23 Janvier 2008

 

YOUSSOUF DRAME, REFOULE DU MOZAMBIQUE

« L’ambassadeur malien à Pretoria nous a tués »

Dans un entretien qu’il nous a accordé, Youssouf Dramé, un des 80 Maliens récemment expulsés du Mozambique, tombe à bras raccourcis sur l’ambassadeur du Mali en Afrique du Sud qui, accuse-t-il, n’aurait pas accompli sa mission de défense des intérêts des Maliens du Mozambique, qui relèvent de sa juridiction. Il en veut aussi aux autorités nationales qui n’auraient, elles aussi, rien entrepris afin qu’ils rentrent en possession de leurs biens. Il se prononce enfin sur un éventuel procès sur le saccage de l’avion sud-africain à l’aéroport de Sénou. Interview.

Les Echos  : Vous faites partie des Maliens refoulés du Mozambique. Dites-nous comment êtes-vous arrivé dans ce pays si loin de votre patrie ?

Youssouf Dramé : Je suis parti il y a six mois à Maputo où j’ai passé 8 jours avant de regagner Nanpula. Après, je me suis retrouvé à Mafufu pour travailler dans les mines. Lorsque le gisement de Mafufu s’est appauvri, je me suis rendu à la frontière zimbabwéenne, précisément à Katandika. Franchement, nous avons gagné beaucoup d’argent à Katandika en achetant et en revendant du diamant. A notre arrestation, nous étions 230 étrangers, dont 80 Maliens. Le reste était des Guinéens et des Sénégalais. Des policiers et militaires sont venus nous arrêter à une heure indue (une heure du matin) alors que nous étions dans nos chambres. Sur place, ils ont tiré des coups de feu, tuant un individu. Ils nous ont sérieusement tabassés et électrocutés. Nos biens (téléphone, diamant… et argent) ont été saisis. Nous avons été déférés à la prison de Sounboye où nous sommes restés onze jours. Après, ils nous ont conduit à Maputo. Dans la capitale mozambicaine, nous avons passé quatre jours dans une base militaire. Là-bas, l’ambassadeur du Mali en Afrique du Sud a promis de venir nous voir et de s’impliquer afin que nous puissions entrer en possession de notre argent et des métaux précieux. Mais, il a préféré ne plus venir. Ce n’est pas du mépris ça ? Il nous a tués

Les Echos : Que reprochez-vous à cette ambassade ?

Y. D.  : A vrai dire, nous n’avons pas d’ambassade dans ce pays. Sinon comment comprendre le silence de nos autorités diplomatiques en Afrique du Sud. Tenez ! La distance entre l’Afrique du Sud, où l’ambassade réside, et le Mozambique n’est que de deux heures de vol. Mais, l’ambassadeur en dépit de sa promesse de nous rejoindre n’est pas venu. Honnêtement, l’ambassadeur a failli à sa mission. Nous sommes rentrés bredouilles au pays. Aujourd’hui, nous n’avons rien pour assurer notre quotidien. Or, nous avons trimé avant d’avoir nos biens. Personnellement, je n’ai pas apprécié le comportement de l’ambassadeur. J’ai perdu plus de 7 millions de F CFA et d’autres plus de 50 à 60 millions sans compter le diamant.

Les Echos : Que reprochez-vous précisément  à nos autorités ?

Y. D.  : Je reproche à nos autorités leur manque de responsabilité. Elles ne se sont pas assumées. Normalement, ce sont elles qui devaient intervenir pour que nous puissions entrer en possession de nos biens. L’on ne doit pas perdre de vue que nous sommes des chefs de famille. Le gouvernement malien ne s’est pas assumé de même que l’ambassadeur.

Les Echos : Comment avez-vous été accueillis au Mali ?

Y. D.  : Nous avons été accueillis par des policiers à l’aéroport. Suite aux accrochages que j’ai eus avec des policiers sud-africains et mozambicains dans l’avion, je suis tombé sur mon dos. A notre arrivée, les sapeurs-pompiers m’ont évacué sur le centre de santé de l’aéroport où la moindre attention ne m’a pas été accordée. Il a fallu l’arrivée de mes parents pour m’acheminer à l’hôpital Gabriel Touré pour examen. L’ordonnance a été payée par mes parents. J’ai un ami dont un bras a été fracturé. Lui aussi a été pris en charge par ses parents. Pensez-vous que cela est bien ? Présentement, je sens de la douleur dans le dos.

Les Echos : Aviez-vous été victimes de racisme ? Comment les Mozambicains en général perçoivent-ils les étrangers ?

Y. D.  : Il n’y avait pas de racisme parce que les Maliens et les Mozambicains sont restés soudés. Mais, nous sommes sûrs que le gouvernement mozambicain n’est pas innocent dans notre arrestation et notre expulsion. En prison, nous avons été privés de nourriture. Avec les populations, c’était le respect mutuel. Ce qui nous est arrivé, n’a pas été du goût de nos collaborateurs mozambicains. Notre président, c’est Tahirou Diallo qui nous a rendu visite à la prison pour nous dire qu’il a appelé notre ambassadeur en Afrique du Sud qui s’était engagé à venir et s’employer pour la restitution de nos biens et argent. Tout compte fait, nous avons été surpris de cette attitude des autorités mozambicaines.

Les Echos : Racontez-nous comment s’est déroulé votre retour au Mali ?

Y. D.  : Nous sommes retournés et ils ne nous ont pas donné un kopeck. Seulement à l’aéroport, nous avons été recensés. Nos passeports ont été confisqués par des Mozambicains, mais jusqu’à présent, nous n’avons pas encore vu la couleur de nos documents (carte d’identité, passeport). C’est dans des conditions inhumaines que nous avons été transportés à Bamako. Les policiers sud-africains nous ont malmenés tout le long du trajet. Nous avons été victimes de violences physiques et psychologiques.

Les Echos : Comment est arrivé la casse de l’avion ?

Y. D.  : C’est l’intérieur de l’avion qui a été endommagé. J’ai appris aussi que les vitres de l’aéronef ont été brisées. Je n’ai pas assisté à la scène, car j’avais perdu connaissance.

Les Echos : Il semble que les autorités ont enclenché une procédure judiciaire suite au saccage de l’avion. Qu’en dites-vous ?

Y. D.  : Si les autorités nous assignent en justice, il n’y a aucun souci, nous y serons pour répondre de nos actes. J’ai appris que l’avion est reparti. Nous n’avons pas volé, nous ne sommes pas des criminels, nous n’avons aucune crainte à aller en justice pour nous expliquer sur notre comportement. L’homme devant certaines situations ne peut se maîtriser et c’est ce qui explique notre attitude vis-à-vis de l’avion. Nous n’allons pas oublier de sitôt ce que nous avons vécu au Mozambique. Imaginez onze jours sans eau, sans nourriture dans les geôles.

Les Echos : Est-ce que vous compter répartir ?

Y. D. : Il me plaît de retourner. Au Mali, il n’y a pas d’emploi et les perspectives pour l’avenir sont inquiétantes. Le commerce que j’exerçais avant mon départ bat de l’aile. Il y a moins de 3 ans, suite à un court-circuit, ma boutique, qui se trouvait au Marché rose, est partie en fumée. Jusqu’à ce jour, je n’ai pas été dédommagé. Voulez-vous qu’on reste dans ces conditions ? Non ! Même si, j’ai les frais de transport aujourd’hui, je m’en irai comme si de rien n’était au Mozambique.

Propos recueillis par

Mohamed Daou

Acceuil


LOGEMENTS SPONTANES DE MISSABOUGOU ET DE YIRIMADIO

Le spectre de la démolition

Des personnes ont construit illicitement des maisons sur des parcelles attribuées à de tierces en 2003 à Missabougou et Yirimadio. Le conseil municipal de la Commune VI se prépare à une opération de démolition visant à mettre fin à l’anarchie.

La bande des 95 hectares de Yirimadio et celle des 18 hectares de Missabougou sont des titres fonciers de la mairie de la Commune VI. L’un est l’objet de la décision n°58 portant attribution de parcelles à des citoyens et le second porte la décision n° 26 d’attribution de parcelles toutes deux prises courant 2003. Une partie de la réserve foncière de Missabougou doit également servir à recaser des populations victimes d’inondations dans ce quartier tandis qu’une partie de Yirimadio est réservée au recasement des résidents de Niamakoro ZRNI et ceux de l’ancien tissu du quartier.

Pendant le temps de la suspension de lotissements entre 2003-2005, des spéculateurs fonciers ont régné en maîtres. Des propriétaires de champs et certains membres de la chefferie traditionnelle de Missabougou et de Yirimadio ont procédé à des ventes de parcelles sans discernement. Des lots faisant l’objet de lettres d’attribution et de permis d’occuper ont été morcelés et revendus à d’autres personnes.

Des zones réservées à des espaces verts, hôpitaux, écoles et équipements marchands n’ont même pas été épargnées. En l’espace de deux à trois ans, des maisons en dur qui n’ont rien à envier aux villas cossues de la Cité du Niger ou de l’ACI-2000 sont sorties de terre. D’autres ayant senti qu’ils sont dans l’illégalité ont juste construit un magasin pour gardien ou des fondations.

Les mises en garde, intimidations (saisie de matériaux de construction effectuée par les autorités municipales) n’ont pas produit leurs effets. Certains construisaient nuitamment pour échapper aux contrôles inopinés. Aucun d’eux ne possède un document authentique tenant lieu de titre de propriété.

Croix blanche

En ayant établi le constat de l’occupation illicite, le conseil municipal de la Commune VI a pris la décision lors de sa précédente session de casser toutes les maisons construites illégalement. Cette décision est tombée comme un couperet.

Les occupants illégaux multiplient les assemblées générales et ont même le toupet d’assigner en justice la mairie de la Commune VI si celle-ci met à exécution sa menace de démolition. Ils ont même sollicité le concours de deux avocats, qui ont entamé des pourparlers avec les responsables municipaux pour une solution à l’amiable.

Les maisons à démolir sont déjà marquées d’une croix blanche et portent des numéros d’identification. La mairie a donné la date du 31 janvier 2008 pour faire intervenir les bulldozers. Mais, entre-temps, des responsables de l’Etat qui semblent encourager cette situation ont commencé les conciliabules visant à retarder l’opération.

La mairie est pourtant déterminée à ne pas se laisser faire. Elle entend faire respecter les mesures prises par la commission ad hoc de règlement des litiges fonciers. Cette commission dont les travaux ont abouti à la levée de la mesure de suspension d’attribution de parcelles courant 2006, a pris des mesures visant à mettre fin définitivement à la création de quartiers spontanés au Mali. Des réserves foncières ont même été mises à la disposition des six communes du district à Sénou et Banankoro pour gérer définitivement les cas litigieux.

La ruée, ces temps-ci, vers Missabougou et Yirimadio, s’explique surtout par le projet d’urbanisation en cours. Des voies adjacentes du 3e troisième pont de Bamako doivent y passer et la zone doit abriter des projets d’envergure comme celui du grand hôpital prévu sur la rive droite.

Abdrahamane Dicko

[haut]

Acceuil


FERMETURE D’UNITES DE PRODUCTION D’HUILE

Des huileries de la mort continuent clandestinement

Suite à l’interpellation de l’Association des consommateurs du Mali, (Ascoma), le gouvernement a décidé, par arrêté n°0034 MS/MEIC-SG du 15 janvier 2008, de fermer 104 unités de production d’huile. Motif : elles ne disposeraient pas de système de raffinage complet. Mais, pour quel effet si l’on sait que la direction des industries ne dispose pas de tous les mécanismes de suivi de ces unités ? C’est la question que se pose plus d’un.

« L’essentiel n’est pas de faire un tapage médiatique en disant nous avons fermé tel nombre d’unités de production d’huile. Mais de se rassurer que la mesure est respectée. Donc, il faut un suivi régulier de ces huileries à mort » . Telle est la réaction d’un citoyen, malheureusement consommateur d’huile, face à la décision du gouvernement de « boucler » une centaine de petites unités de production d’huile.

« Le médecin après la mort, c’est toujours ainsi. Il a fallu attendre que ces huileries nous empoisonnent pour que le gouvernement intervienne. N’est-ce pas le même gouvernement qui a délivré des agréments à ces pressoirs »  ?, s’interroge un autre consommateur.

Seulement voilà, il a fallu que l’Association des consommateurs du Mali (Ascoma) tape du point sur la table pour que l’Etat prenne ses responsabilités dans la gestion de ces huileries clandestines. Car, selon Dr. Ibrahima Sangaré de l’Ascoma, le gossypol, présent dans l'amande et le tégument de la graine de coton, est toxique pour toutes les espèces vivantes, notamment pour l'homme chez qui il peut provoquer la stérilité, l'interruption de la grossesse, des problèmes gastriques, cardio-vasculaires et le cancer.

Pour nombre de consommateurs, la fermeture d’une centaine d’unités ne suffit pas. « Le temps du discours est terminé, il faut passer à l’acte », prône Ousmane Traoré, qui suggère un « suivi régulier » et un « contrôle actif » des huileries fermées. « Qu’est-ce qui prouve que ces huileries ne vont pas continuer à produire de l’huile et de déverser sur le marché le produit dans des emballages de l’Huicoma ou des autres reconnues par l’Etat », s’interroge-t-il.

Une famille, un pressoir

Pour sa part, Oumar, un autre consommateur se pose des questions sur le sort des nombreux pressoirs installés dans les arrières cours de Koutiala, Fana, San et Sikasso. « Officiellement, le gouvernement dénombre une centaine d’unités. Sur le terrain, c’est incroyable ! Dans les zones de Ségou et Sikasso, vous avez des pressoirs de fabrication artisanale dans presque toutes les familles. Il faut les démanteler et les retirer complètement du circuit », propose-t-il.

On se rappelle qu’au cours d’une de ses missions, la direction nationale des industries a dénombré plus de 250 industries locales de production d'huile. La seule ville de Koutiala en comptait une centaine sans compter les nombreux pressoirs installés dans les arrière-cours. « Le gouvernement se contredit avec les chiffres qu’il donne. Tantôt, c’est 12 unités, tantôt, c’est 250. Ce qui est sûr, c’est que le phénomène prend de l’ampleur et il devient de plus en plus sérieux, car il pose un problème de santé publique », ajoute notre interlocuteur.

La suspension des unités n’est pas la panacée, estiment beaucoup de consommateurs. Il va alors falloir mettre en place un mécanisme efficace de suivi des unités de production d’huile et de tous les produits de consommation sur le marché.

Sidiki Y. Dembélé

[haut]

Acceuil


2e FORUM SUR L’ENVIRONNEMENT

Le comité préparatoire à pied d’œuvre

Bamako s’apprête à abriter le 2e Forum de l’environnement du 29 au 31 janvier 2008. En prélude à l’événement, les organisateurs étaient face aux médias pour échanger sur les préparatifs de ce rassemblement et sur ses enjeux.

Environ 700 participants sont attendus au 2e Forum sur l’environnement, qu’abritera notre capitale les trois derniers jours du mois de janvier, ont expliqué au cours d’un point de presse, vendredi dernier, les membres du comité préparatoire du Forum, avant d’ajouter qu’il est destiné à attirer et à éveiller les consciences de nos populations sur les conséquences de la dégradation de l’environnement.

Ainsi, au cours du Forum, plusieurs thèmes seront développés par des experts venus du Mali et de l’étranger. En marge de l’atelier, le comité préparatoire compte récompenser le meilleur article de presse consacré aux questions environnementales. Aux dires des membres du comité préparatoire, l’objectif final recherché, aux termes du Forum, est d’aboutir, dans un futur proche, à un changement radical de comportement.

Le Mali est confronté à de véritables problèmes environnementaux. Ils sont dus, entre autres, à la coupe abusive du bois, à la pollution et l’ensablement du fleuve, à la mauvaise gestion des déchets liquides et solides, à l’utilisation abusive des ressources halieutiques et animales…

Denis Koné

 

[haut]

Acceuil


SIRAKORO (MOPTI)

Des puits à grand diamètre en vue

Echanger avec les autorités et constater l’état d’avancement des puits à grand diamètre dans le village de Sirakoro (Mopti) : tels étaient les objectifs de la délégation de la Commune d’Arouna (Italie) conduite par Patrizia Marina, délégué adjoint au maire qui vient de séjourner au Mali. En fin de mission, elle s’est entretenue avec la presse hier à Bamako.

Le village de Sirakoro dans la Commune de Sio (Mopti) et la Commune d’Arouna en Italie entretiennent de bonnes relations dans le cadre de la coopération décentralisée. Cette coopération a été possible grâce à l’Association de soutien aux initiatives d’auto promotion populaire, partenariat (Asiap), une ONG d’appui au processus de développement dans le milieu rural et urbain.

Son président Sékou Diarra, s’est investi afin que le village de Sirakoro puisse être doté de puits à grand diamètre. Pour constater de visu les réalisations entamées en mars 2006, une délégation de la Commune d’Arouna, conduite par Patrizia Marina, délégué adjoint au maire accompagnée de Barbara Beloti, Francessa Valli, Laura Bergomi, Paolo Eizzi, Guiseppila Golnelli, vient de séjourner au Mali du 13 au 20 janvier 2008.

Face à la presse, le président de l’Asiap a expliqué les raisons du choix de Sirakoro. Selon Sékou Diarra, les études menées par l’association ont montré que la Commune de Sio a un besoin énorme en eau. De ce constat, a-t-il ajouté, il est ressorti que la question de l’eau se pose avec acuité dans le village de Sirakoro.

Sirakoro sera bientôt doté de puits à grand diamètre grâce à une coopération décentralisée entre lui et la Commune d’Arouna. C’est ainsi que l’Asiap a élaboré un projet de réalisation de puits à grand diamètre avec aménagement d’un hectare de jardin pour les femmes, qui a reçu l’aval des partenaires.

 « Dans ce village, l'état d'approvisionnement de la Commune reste insuffisant. Les besoins en infrastructures hydrauliques villageoises sont énormes. L'alimentation en eau constitue une priorité de développement indispensable pour ces villageois. C’est ce qui a motivé notre apport », a dit Paolo Rizzi.

Pour Francesa Valli, le projet a évidemment des répercussions importantes en termes de santé publique, mais également de développement économique. Démarré en mars 2006, les travaux, selon Laura Bergomi, ont accusé un arrêt dû à la saison pluvieuse. Actuellement, les deux forages, a-t-elle assuré, sont en cours de finition.

Le président de l’Asiap a indiqué que l’association a mis à la disposition, dans le cadre du projet, des animateurs avec charge pour eux d’assurer l’animation communautaire sur les aspects de l’entretien, l’hygiène, la santé ; l’accompagnement des maraîchères à travers leur orientation…

La délégation italienne a été reçue par le président de l’Association des municipalités du Mali (AMM), qui lui a fait part de la politique d’eau au Mali.

Amadou Sidibé

[haut]

Acceuil


PROTECTION DE LA BIODIVERSITE AU MALI

Un combat vain ?

La lutte contre la désertification et la protection de la biodiversité est-elle perdue d’avance au Mali ? Quand des milliards de nos francs sont débloqués par l’Etat et ses partenaires pour empêcher l’avancée du désert dans le Nord, dans d’autres parties du pays, c’est la destruction pure et simple de l’écosystème par des hommes peu sensibilisés et méconnaissant l’impact de leurs actions. Une véritable cacophonie.

« La révolution écologique commencera vraiment quand chacun d’entre nous comprendra qu’il y a d’autres façons d’être riche » , tranche un environnementaliste. Cette affirmation paraît vraie, du moins dans le cas du Mali. D’ailleurs, l’humanité ne pourra prétendre à un environnement viable tant que l’homme n’arrêtera pas de se rabattre sur la nature, la proie de toutes sortes d’attaques au Mali. Si la biodiversité occupe une place de choix dans l’environnement, dans beaucoup de nos coins de brousse aujourd’hui, il est aisé de constater que les habitants coupent abusivement le bois, mettent le feu… Toutes choses qui nuisent considérablement à l’environnement.

Selon un habitant de ces zones, les feux sont parfois occasionnés par le désir des villageois de « nettoyer complètement un espace dans la brousse pour pouvoir confortablement s’installer et procéder à leurs exploitations ». Ces hommes pensent que la verdure est infinie dans la mesure où ils coupent à tort et à travers les arbres sans songer à leur remplacement.

Au bout du compte, c’est le maigre revenu généra par la vente du bois et les dépenses familiales allégées, qui triomphent sur l’intérêt collectif, à savoir la préservation de notre écosystème. La zone appelée auparavant « zone pré guinéenne » dans le cercle de Kita à cause de son exceptionnelle verdure et de son humidité en fait les frais aujourd’hui.

Le laisser-aller

La protection de la biodiversité s’est imposée comme une nécessité dans les régions nord du Mali vu l’avancée du désert. L’Etat s’est alors investi, avec l’appui de certains partenaires, pour reconstituer la nature dans cette partie. C’est dans ce cadre que les projets à but environnemental s’y sont multipliés. Les services de conservation de la nature s’y sont faits aussi plus dynamiques. Ils ont des objectifs bien précis, c’est-à-dire empêcher la progression du désert et reconstituer la nature à travers le reboisement.

L’éducation civique des citoyens vis-à-vis de la nature n’est pas en reste. Ils leur inculquent la politique d’exploitation efficiente des forêts et des espaces verts. Ainsi, chaque arbre coupé est remplacé à travers la plantation d’un autre. Et dire que les populations s’en sortent bien en protégeant non seulement leur nature et en se faisant de l’argent. Pourquoi ne pas faire autant dans les autres localités du pays ? se demandent des gens. Faut-il toujours faire la politique du médecin après la mort en attendant que la situation soit plus alarmante pour réagir ?

En tout cas, comme l’a dit l’environnementaliste Tenzin Gyatso, « dans notre monde contemporain régi par une extrême interdépendance, les individus et les nations ne peuvent plus résoudre seuls la plupart de leurs problèmes. Nous avons besoin les uns des autres. Il nous faut, par conséquent, acquérir un sens universel de notre responsabilité... C'est notre responsabilité collective autant qu'individuelle de protéger et de nourrir la famille planétaire, de soutenir ses membres les plus faibles et de protéger et prendre soin de l'environnement dans lequel nous vivons ».

Une responsabilité commune certes, mais ce sont les autorités qui doivent donner le coup d’envoi en sortant de leur « passivité » et en déclarant la fin de la chienlit dans la gestion de notre environnement.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

[haut]

Acceuil


  APRES MALI-BENIN

Ils ont dit

Stéphane Sessegnon(joueur béninois) :

" Nous avons essayé toutes les combinaisons possibles pour contourner le dispositif tactique du Mali surtout en fin de match, mais nous n’y sommes pas parvenus. Nous allons essayer de réparer les dégâts lors du second match et si possible, nous qualifier pour le second tour de cette compétition " .

Jean-François Jodar(entraîneur des Aigles du Mali):

" Mes joueurs ont été justes lundi soir, mais l’essentiel a été fait. Nous sommes sortis victorieux de ce duel. Nous sommes dans un groupe relevé et je sais que mes joueurs retrouveront le haut niveau au fil des matches, je vais attendre la conférence de presse d’aujourd’hui (Ndlr : mardi matin) pour dire ce qui a marché et ce qui n’a pas marché " .

Razak Omotoyossi(attaquant béninois) :

" L’équipe du Mali est une solide formation. Nous avons eu un début de seconde mi-temps difficile. Et nous n’avons pu nous ressaisir, ce qui a fait que nous avons manqué des occasions. Ce n’est que le début du tournoi. Nous ferons tout pour bien négocier les autres matches en vue de la qualification pour le tour suivant " .

Seydou Kéita(homme du match et milieu de terrain des Aigles) :

" Nous avons fait l’essentiel, mais en fin de match, le Bénin était confiant. Nous avons été solidaires jusqu’au bout et pour aller loin, il va falloir cravacher dur. C’était le premier match, qui n’est pas facile, mais nous montrerons un autre visage au fur et à mesure que la compétition avancera. L’important aussi il faut que nous restions exemplaires " .

Propos recueillis par

Sarr

 

 

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

Prix:3000f cfa

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org