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2008

Mois de Janvier

Les Echos du 16 Janvier 2008

 

KENENKOUN

Des fidèles musulmans saccagent une mosquée en construction

Va-t-on vers un Yéréré-bis à Kénenkoun ? La question mérite réponse au regard des divergences de vue au sein de la communauté musulmane de cette Commune du Méguétan autour de la construction d’une nouvelle mosquée de vendredi. Le 13 janvier dernier, des fidèles se sont attaqués au chantier qui était presque en finition. Les plus hautes autorités sont interpellées pour situer les responsabilités afin d’éviter un bain de sang entre les frères d’une même communauté.

Tout comme à Yéréré (région de Kayes) en 2004 où des habitants se sont entretués à cause d’une mosquée, la même chose risque de se répéter à Kénenkoun si les autorités ne prennent pas les taureaux par les cornes en rappelant à l’ordre les fauteurs de troubles à l’ordre public.

Situé à 45 km de Koulikoro, le village de Kénenkoun dans la Commune rurale de Dinandougou connaît aujourd’hui une vive tension sociale. Dans cette localité, la construction d’une nouvelle mosquée de vendredi divise la communauté musulmane. Avec 7000 habitants, Kénenkoun dispose de 4 mosquées dont deux grandes pour la prière du vendredi. La première mosquée de vendredi est dirigée par Abdoul Aziz Kouma et la deuxième par Bakoroba Kané.

Eu égard à son étroitesse pour contenir le maximum de personnes, les fidèles de la première mosquée ont demandé et obtenu des autorités compétentes (gouverneur, préfet, chef de village) la construction d’un nouvel édifice en remplacement de l’ancien. Ce à quoi d’autres fidèles se sont farouchement opposés.

Mettant à exécution leur menace, ils s’en sont pris violemment dimanche dernier à la mosquée de vendredi en construction. De 9 h 20 à 10 h 40, ils ont tout démoli à l’aide de haches et de marteaux, etc. Dans l’accomplissement de leur besogne, les « casseurs » étaient armés jusqu’aux dents (fusils, gourdins, machettes, coupe-coupe) afin de contrer toute velléité sur place.

Selon les témoignages recueillis sur place, les casseurs à leur arrivée ont intimé l’ordre aux maçons qui étaient sur le chantier de vider les lieux tout en proférant des injures et des menaces de mort à leur endroit. Si le pire a été évité de justesse grâce à la sagesse de l’autre partie, les dégâts causés sont évalués à plus de 7 millions de F CFA.

Au nombre des casseurs, l’on cite pêle-mêle Soumeïla Kané de Mamadibougou, Bassaro Kané, chef de village de Mamadibougou, Tidiane Kané de Mamadibougou, Bayoussouf Kané de Bafotiguibougou, Bakokéba Kané de Kassa, Bakoroba Kané, imam de la deuxième mosquée de vendredi de Kénenkoun, Badoulaye Kané, ancien maire de Kénenkoun, Badian Kané, Bathiécoro Berthé, Zoumana Haïdara, marabout, Bakary Barry, marabout à Kénenkoun.

« A leur arrivée, il était 9 h 20. Ce sont ces gens que je viens de citer qui ont demandé aux maçons d’arrêter les travaux. De 9 h 20 à 10 h 40, ils ont mis à sac la mosquée en construction sous notre regard impuissant. Ils étaient munis de fusils, de coupe-coupe, de machettes » , témoigne un ressortissant de Kénenkoun sous le sceau de l’anonymat.

Récidives

Toujours selon les témoignages, les personnes identifiées ne sont pas à leur premier forfait. En novembre 2007, elles ont commis les mêmes actes répréhensibles sur la mosquée objet de litige en bouchant à la fois les soubassements et en arrachant la plaque autorisant la construction. Nos sources indiquent que ce sont des Kané qui sont opposés à la construction de la nouvelle mosquée au motif qu’ils sont les propriétaires de la terre.

« C’est la deuxième fois qu’ils s’attaquent à la mosquée. Au tout début des travaux, ils ont endommagé les soubassements et détruit la plaque d’autorisation de construire arguant que l’Etat n’appartient à personne et qu’ils ont quelqu’un dans les rouages de la haute administration. Donc, que rien de grave ne pourrait leur arriver » , ajoute un autre témoin.

L’attaque de la nouvelle mosquée est intervenue au moment où il ne restait que trois rangées pour atteindre le dernier chaînage. Légalistes qu’ils sont, les victimes disent s’en remettre à la loi. « Nous avons le moral au talon. Ce qui s’est passé est égoïste mais nous allons reconstruire la mosquée contre vents et marées puisque c’est la maison de Dieu. Ce ne sont pas les querelles de leadership qui nous intéressent. Nous sommes derrière Dieu et derrière nos autorités. Nous ne poserons aucun acte qui va à l’encontre de la loi. Nous sommes convaincus qu’à partir du moment où nous avons l’aval du gouverneur, du préfet, du chef de village pour la construction de la nouvelle mosquée, nous avons le bon bout », assure un conseiller du chef de village de Kénenkoun.

Aux dernières nouvelles, Madi Bassaro Kané, Tidiane Kané, Mamadi Kané, Badoulaye Kané, Soumeïla Kané, Bagnini Kané, Morikè Kané, Badian Kané… ont été mis aux arrêts. Ils méditent sur leur sort à la gendarmerie de Koulikoro pour des besoins d’enquête.

Dans une correspondance du gouverneur de la région de Koulikoro en date du 4 décembre 2006, « la communauté musulmane du village de Kénenkoun, Commune rurale de Dinandougou est autorisée à construire une mosquée de vendredi sur la parcelle objet de la cession en date du 25 mars 2005 du chef de village de Kénenkoun. Cette mosquée garde le statut d’établissement public à caractère de culte pour toute la communauté musulmane ».

Pour éviter un Yéréré-bis et s’il est vrai que nul n’est au-dessus de la loi, il urge, pour l’Etat, d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard.

Mohamed Daou

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CHERTE DE LA VIE

La situation actuelle inspire le scepticisme

Malgré la récente tenue du forum national sur la hausse des prix des produits de première nécessité conformément au protocole d’accord du 18 juillet signé entre le gouvernement, l’UNTM et le patronat, les prix montent en flèche. Ce qui suscite l’incrédulité chez des Maliens dans la mesure où, soutiennent-ils, tous les paramètres qui concourent au maintien du train de vie des Maliens moyens ne sont pas pris en compte.

« Je crains que tous ceux qui comme moi sont sceptiques face à l’augmentation actuelle des salaires et la diminution des prix n’aient eu raison avant d’avoir parlé » . Ces propos du professeur Dialla Konaté illustrent à merveille le doute créé chez beaucoup de nos compatriotes qui ne ressentent pas les « efforts » déployés pour juguler les prix et les amener au niveau du pays réel.

Le panier de la ménagère, est-il convaincu, souffrira encore longtemps si l’Etat ne prend pas réellement en compte les « facteurs » qui influent sur les prix. Parmi ces raisons figurent les hydrocarbures qui sont une source de hausse constante des prix en général et qui viennent d’enregistrer une hausse.

« Si les prix des hydrocarbures montent, les Maliens doivent s’attendre à une flambée des prix de certains de leurs aliments et des commodités » , confirme un économiste qui faisait référence aux produits de grande consommation importés par des opérateurs économiques qui bénéficient pourtant d’exonérations sur les taxes douanières.

Notre économiste craint aussi que les prix actuels des hydrocarbures n’aient d’effets sur le secteur du transport, largement utilisé par les Maliens. « Le gouvernement dit toujours que la hausse des prix des hydrocarbures dépend des cours internationaux et qu’il fait de son mieux pour alléger la charge des Maliens. Pour que cette volonté soit une réalité, les autorités devront trouver une bonne alternative à cette hausse régulière », tranche-t-il.

Des emplois inconséquents

Dans son adresse de Nouvel an à la nation, le président de la République a annoncé la création de 8000 emplois au cours de l’année 2008. Une bonne chose certes, mais qui ne saurait être utile au Mali que si elle tient compte des priorités du pays.

« Les emplois créés actuellement et les formations techniques données aux jeunes sont des acquis excellents. Mais ils resteront sans lendemain si un flux financier n’est pas créé pour faire entrer ces jeunes dans le circuit économique national » , ajoute le Pr. Dialla Konaté. A l’en croire, les emplois ont beau être créés, ils n’auront d’effet sur le rythme de vie du pays que si leurs bénéficiaires sont parties intégrantes de notre système économique.

Une idée qui est soutenue par beaucoup d’économistes. Pour rentabiliser les emplois créés, le Mali, conviennent-ils, devra les placer au cœur de sa politique économique. En d’autres termes, procéder à des recrutements dans des secteurs viables, rentables pour l’économie.

Selon eux, l’économie doit être basée sur des piliers que l’Etat fait prospérer à travers des recrutements de personnels qualifiés et dont le rendement peut changer la donne au niveau d’un secteur particulier et avoir un impact positif sur les revenus de la nation. « S’il faut baser les recrutements sur les secteurs qui ne sont pas au cœur de notre politique économique, nous nous en sortirons très difficilement », avertit un économiste.

Comme pour résumer que la cherté de la vie dans notre pays est imputable à plusieurs raisons auxquelles il faut d’abord apporter des réponses adéquates avant de penser à une vie relativement abordable pour tous les Maliens. Autant se convaincre que ce n’est certainement pas l’augmentation des salaires qui peut changer la donne.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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PAIN « NAFAMA » OU « MALIBOUROU »

Rejeté par des boulangers, saboté par des consommateurs

Une semaine après le lancement du pain mixé, made in Mali, un constat s’impose : il est non seulement rejeté par les boulangeries mais aussi boudé par les consommateurs qui le qualifient de « takoula » ou de « pain Cérélac ». Visiblement, le ministère du Commerce et de l’Industrie n’est pas sorti de l’auberge espagnole.

Lancé avec fracas le 9 janvier dernier par la direction nationale de l’industrie et le Cadre de concertation de la filière pain (CCFP) comme alternative au coût élevé du blé, le pain mixé (60 % de farine de blé et 40 % de mil, mais, sorgho) ne semble pas trouver un écho favorable non seulement du côté des fabricants mais aussi de celui des consommateurs.

Les boulangers évoquent notamment un problème de non compatibilité de cette farine mixée avec leur moule. « Nous avons essayé par tous les moyens de fabriquer ce pain avec un minimum d’harmonie. En vain. Je crois qu’il faut une moule spécifique pour cette farine, sinon ça ne va pas. C’est une perte d’énergie et d’économie pour nous, d’autant plus que les clients ne l’apprécient pas pour le moment. En tout cas, après essais, nous avons décidé de ne pas en produire », explique le gérant d’une boulangerie de Djicoroni ACI.

Même critique de la part d’Amadou Diaw, commis d’une boulangerie de Faladié, qui propose aux initiateurs de revoir le pourcentage de mixage de la farine en augmentant encore la quantité de blé. « Les consommateurs sont habitués au pain 100 % blé depuis des années, il n’est pas facile de leur imposer ce pain. De la même manière, il n’est pas évident que nos machines puissent adopter cette nouvelle malaxation. On doit aller étape par étape pour pouvoir imposer ce pain mixé. C’est mon avis. Sinon notre boulangerie n’a même pas fait l’essai », témoigne-t-il.

« Takoula », « pain Cérélac » ?

Quant aux consommateurs, ils ne sont pas, du tout, tendres avec cette nouvelle trouvaille des autorités. Pour certains, à l’image de Sidi Traoré, enseignant, « cette histoire de Malibourou n’est que de la poudre aux yeux des consommateurs. Le gouvernement qui s’était engagé à ne pas augmenter le prix du pain a eu peur de la réaction des consommateurs. Il a inventé ce pain pour cacher l’augmentation de 50 F CFA du prix du pain 100 % blé. C’est tout, sinon, ils sont conscients que le pain mixé ne marchera pas. Car il y a eu des expériences qui ont échoué », dénonce-t-il.

Pour d’autres, le pain mixé ou « Bourounafama » est « la preuve qu’il y a deux Mali dans un : celui des pauvres avec leur menu et celui des riches. Parce que tu ne trouveras jamais chez ATT, un ministre, un directeur ce « Malibourou ». Ils prennent tous le pain 100 % blé », constate Adama, membre d’une association de défense de consommateurs. Selon lui, « le pain mixé ne donne même pas envie de le manger, il est vilain à voir, lourd, il a un goût de takoula et quand il se refroidit, ne le touche pas », juge-t-il.

Abondant dans le même sens, Ami Diallo, consommatrice et vendeuse de brochettes, qualifie le bourou nafama de « pain Cérélac, pas conseillé aux enfants ». « Je salue la décision de faire un pain malien mais il faut que ce soit au moins un produit de valeur et de goût. Mais pas un pain de nom. Essayer de mettre de la mayonnaise dans ce pain, vous m’en donnerez le résultat », défie-t-elle.

Au ministère de l’Industrie, le directeur national des industries persiste et signe : « C’est un début, nous allons améliorer ce pain au fur et à mesure avec les conseils, les critiques et suggestions des consommateurs. Dans certains pays d’Europe, des consommateurs ont délaissé le pain 100 % blé au profit du pain mixé qui présente quand même beaucoup d’avantages », ne cesse-t-il de plaider.

En attendant la perfection du pain mixé, les consommateurs qui n’ont plus droit au pain des riches, 100 % blé, devront se contenter des galettes de mil, de haricot, des froufrous et du quinquéliba bien chaud avec éventuellement du miel au petit déjeuner. Bon appétit !

Sidiki Y. Dembélé

 

Bagarre autour du prix du pain

La scène s’est passée à Faladié-Sokoro, lundi soir. Une femme s’en est prise à un boutiquier pour avoir refusé de lui vendre 50 F de pain. Avec l’augmentation du prix du gros pain, les boutiquiers ont renoncé à vendre les petites tranches de 35, 50 et 60 F CFA.

Pour avoir une portion congrue de pain, il faut dorénavant débourser 75 F CFA. Ce que la bonne dame n’a pas voulu accepter. « Où allons-nous ? On ne peut plus acheter du lait, de l’huile, du pain dans ce pays ? », s’est-elle interrogée avant de déverser son venin sur le pauvre koroboro. Le pays se porte bien non ?

S. Y. D.

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RENTREE LITTERAIRE

La République des lettres gagnée par la grosse magouille

Dénonçant le caractère discriminatoire du règlement intérieur et la manière cavalière avec laquelle la Rentrée littéraire, qui s’ouvre aujourd’hui, est organisée, Ousmane Diarra, écrivain et bibliothécaire au Centre culturel français (CCF) de Bamako, porte la plume dans la plaie.

« Une rentrée littéraire, que peut-on mieux rêver pour la promotion de la littérature malienne ? Mais celle qui, tambour battant, va se dérouler dans en sera-t-elle réellement.

Madame, Monsieur,

Je tiens tout d'abord à saluer votre initiative d'instituer une Rentrée littéraire au Mali. Etant écrivain et bibliothécaire, tout ce qui peut contribuer à la promotion du livre et la littérature dans mon pays ne saurait me laisser indifférent. En outre, je suis honoré que mon nom et mes livres aient retenu votre attention au point de figurer dans votre programmation.

Toutefois, je me permets d'attirer de nouveau votre attention sur les inconvénients qui pourraient résulter de la façon dont la manifestation a été organisée, dont le principal pourrait être la division des acteurs de la chaîne du livre, toute chose hautement préjudiciable à l’épanouissement de la littérature malienne. Une concertation en amont de l’ensemble des acteurs aurait contribué à limiter ces inconvénients. Ce qui, me semble-t-il, n’a pas été le cas, la plupart ayant appris l’information par la presse.

Le caractère discriminatoire et rétrograde des règlements des différents prix, (pour y postuler, les auteurs, maliens, doivent obligatoirement résider au Mali et leurs œuvres, être publiées dans une maison d’édition malienne ou africaine pour le Prix Yambo Ouologuem…) ne me semble pas non plus rehausser la littérature malienne, surtout quand on sait que la majorité de nos auteurs (dont ceux-là mêmes que les dits prix prétendent honorer) sont édités hors du Mali, et pour les raisons que vous savez.

Un écrivain ne serait-il donc plus libre de se faire publier où il veut ? Va-t-on également exiger des Maliens qu’ils aient obligatoirement obtenu leur diplôme au Mali et dans une école malienne pour pouvoir prétendre à des postes de responsabilités au Mali  ?

Seydou Badian Kouyaté, Massa Makan Diabaté, Amadou Hampâté Ba, Yambo Ouologuem, pour ne citer que ces grands aînés dont les œuvres continuent de faire rayonner la littérature malienne à travers le monde, ont-ils été exclusivement publiés au Mali ?

Combien sont-ils, les auteurs maliens exclusivement publiés au Mali dont les œuvres ont franchi nos frontières ? Avez-vous demandé aux libraires leurs chiffres d’affaire avec les œuvres exclusivement éditées au Mali ? Avez-vous demandé aux auteurs maliens pourquoi ils se font publier hors du Mali ?

Ce sont là des faits qui ne sont pas conformes aux principes qui guident ma conception de l'écrivain et de son rôle dans une société comme la nôtre. C'est pourquoi je suis au regret de vous informer que je ne saurais, dans de telles conditions, prendre part à la manifestation. Toutefois, ma réponse n'est pas du tout un refus de participer à d'autres éditions de la Rentrée littéraire, dès l'instant où les obstacles dont j'ai fait mention n'existeront plus.

En vous remerciant encore une fois de l'honneur que vous me faites, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l'expression de mes sincères regrets ».

- Ampliations :

Ministère de la Culture

Ousmane Diarra (écrivain, Tél. 605 59 62 Bamako, Mali)

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DEVELOPPEMENT DE LA FILIERE AVICOLE

Dix-neuf nouveaux marchés à volailles

Avec l’aménagement de 19 marchés à volailles à l’intérieur du pays, la mise en œuvre du Projet du développement de l’aviculture au Mali (PDAM) fait un grand bond en avant. Ces joyaux offrent désormais, en plus de l’espace commercial professionnel, un point formel de collecte des informations statistiques sur la filière avicole et garantissent le contrôle des maladiesaviaires.

Le cheptel avicole malien est estimé à plus de 28 millions de sujets toutes espèces confondues. Ce qui donne une place prépondérante à l’aviculture qui est une activité socioéconomique remarquable aussi bien dans le développement des relations communautaires que dans les transactions commerciales. Elle est pratiquée par près de 90 % de la population en milieu rural.

En raison de la place que la filière avicole occupe dans notre pays, le gouvernement, avec l’appui financier de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea), a mobilisé des ressources nécessaires pour renforcer les capacités des acteurs de la filière avicole à travers la mise en œuvre du PDAM. Cela a occasionné la réalisation de 19 marchés à volailles à travers la zone d’intervention du PDAM.

Les marchés de Kalabancoro, Kati et Fadjiguila, inaugurés lundi, par Mme Diallo Madeleine Ba, ministre de l’Elevage et de la Pêche font partie des infrastructures réalisées.

Construit sur une superficie de 510 m2, le marché à volailles de Kalabankoro comprend un hall acheteur équipé de 90 cages à volailles, deux caisses, un hall de réception et d’embarquement de volailles avec un bureau et deux toilettes, une pharmacie vétérinaire, un vestiaire, une zone d’abattage. Sa réalisation a coûté plus de 71 millions de F CFA.

Exceptée la forme architecturale, les équipements des marchés à volailles de Kati et de Fadjiguila sont les mêmes que celui de Kalabancoro. Ils sont tous les deux construits sur une superficie de 253 m2 et constitués de bâtiments à étage comprenant au rez-de-chaussée un hall acheteurs, un bureau et une pharmacie vétérinaire et à l’étage un bureau, un vestiaire, deux toilettes et un centre d’abattage. La construction des marchés à volailles de Kati et de Fadjiguila a coûté chacun plus de 68 millions de F CFA.

Réponse à l’insalubrité et au chômage

Selon le maire de Kati, « ces marchés à volailles sont, pour les autorités administratives et communales, la concrétisation d’un rêve. Pour nous autorités communales, c’était un vœu pieux d’offrir à nos populations un cadre approprié pour l’exercice de leurs activités commerciales ainsi que l’organisation et la formation des acteurs ».

Le ministre de l’Elevage et de la Pêche expliquera que « l’exploitation de ces nouvelles infrastructures permettra aux acteurs de la filière avicole de sortir de l’informel pour évoluer dans un cadre formel. Ces marchés permettront de renforcer les capacités d’intervention des acteurs de la filière avicole dans un climat sanitaire maîtrisé. Ils permettront également de renforcer les capacités des services techniques dans la production des statistiques de commercialisation ». Ces marchés à volailles, conclura-t-elle, sont destinés à servir non seulement les intérêts des professionnels, mais aussi ceux des populations.

Les marchés à volailles sont habituellement, dans les centres urbains, une source d’insalubrité et de pollution. Leur aménagement permet de contrôler le phénomène et d’offrir aux populations des produits avicoles de qualité hygiénique acceptable.

Les 19 marchés aménagés dans plusieurs régions du pays dans le cadre de la mise en œuvre du PDAM, offrent également de l’emploi aux jeunes qui font l’abattage dès lors que la volaille n’est plus abattue dans les abattoirs classiques.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

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FORMATION

Des compétences des communicatrices renforcées

Le Projet de Transfert sur la valorisation des compétences avec l’appui de la Coopération suisse au développement a organisé un atelier dont le thème est : démarche bilan de valorisation des compétences à l’intention des communicatrices de radios de proximité de Bamako et de l’intérieur du pays.

Moussa Kéita, président du Conseil supérieur de la communication (CSC), a présidé lundi au Centre l’Abbé David de Sébéninkoro un atelier de formation. Organisé par le Projet de Transfet bilan portfolio de valorisation des compétences, l’atelier, qui durera 6 jours, est destiné aux communicatrices de la Radio de proximité. Son objectif, selon la responsable du projet Maïmouna Coulibaly, est de partager avec des professionnelles de la communication une démarche et des outils adaptés à même de rendre plus visibles les capacités et connaissances internes personnelles à chacune, dans le but de renforcer la confiance en soi et les opportunités de mettre en mot et en image son identité propre.

Pour Maïmouna Coulibaly, il s’agit d’une nouvelle approche de valorisation des compétences et de découverte de la personne humaine en tant qu’individu, doté de connaissances, de compétences et de sentiments. « La démarche bilan de valorisation des compétences s’appuie sur une pédagogie de formation d’adultes à travers une méthode de travail : impliquante, interactive, réflexive, transférable et adaptable », a-t-elle indiqué, ajoutant que cette méthode a été créée en Suisse vers 1993 par l’Espace des femmes pour l’emploi et la formation (Effe).

Six jours durant, les participantes, venues de Sikasso, Koutiala, Bougouni, Kati et Bamako, découvriront une méthode toute particulière qui les conduit à réfléchir sur leur parcours social, familial, professionnel, culturel et de mettre en exergue leurs capacités et leurs ressources personnelles.

Remerciant le projet, le président du CSC a insisté sur le bien-fondé de la formation qui, à ses dires, permettra aux communicatrices de mieux remplir leur tâche avec professionnalisme.

La cérémonie a enregistré la présence de plusieurs personnalités notamment le directeur général de la Coopérative Jamana, le président de l’UJAO, la vice-présidente de l’Urtel et le président du Comité de pilotage de la Maison de la presse.

Idrissa Sako

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 CAN « GHANA-2008 »

Retour enthousiasmé des Aigles au bercail

Les Aigles sont retournés, dans la nuit de lundi à mardi, au bercail après près d’une semaine (8 janvier -14 janvier) de préparation aux Emirats arabes unis. Un stage ponctué par une seule rencontre, perdue contre l’Egypte (0-1). La seconde rencontre, prévue contre l’Iran, n’a pas eu lieu à cause d’une intempérie.

C’est par un vol spécial que les 23 joueurs de la sélection nationale, leur encadrement technique et le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang, ont regagné Bamako dans la nuit du 14 janvier dernier.

Des heures durant, ils étaient attendus par de grandes personnalités du football malien, comme le président de Malifoot, Salif Kéita et le chef de cabinet du ministre de la Jeunesse et des Sports, Issa Tiéman Diarra.

Sur le visage de Djilla et de ses coéquipiers, on lisait beaucoup de sérénité malgré une préparation inachevée. Les joueurs ont surtout apprécié la décision de l’encadrement technique de les laisser regagner directement leurs familles pour la journée d’hier mardi.

Ils devaient tous se retrouver hier, en début de soirée, au Centre d’entraînement Ousmane Traoré de Kabala pour les derniers réglages avant le départ pour Sekondi via Takoradi par le même vol spécial affrété par le président de la République qui doit normalement déjeuner avec eux aujourd’hui ou demain.

Au premier tour de la phase finale de la Can-2008, les Aigles évolueront dans le groupe B en compagnie du Bénin, du Nigeria et de la Côte d’Ivoire. Le premier match du Mali est prévu pour le lundi 21 janvier contre les Ecureuils du Bénin à 19 h GMT. Une rencontre capitale puisqu’une victoire d’entrée sera déterminante pour la qualification de l’équipe nationale de foot au second tour.

Boubacar Diakité Sarr

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

Prix:3000f cfa

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

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