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2008

Mois de Janvier

Les Echos du 10 Janvier 2008

 

POUR METTRE FIN A LA CRISE AU CNID

Me Tall exige le mea-culpa de Ndiaye Bah

La crise qui secoue présentement le Congrès national d’initiative démocratique (Cnid-Fyt) a été largement évoquée lors de la traditionnelle présentation de vœux de Nouvel an du président du Cnid, Me Mountaga Tall, à la presse malienne, mardi après-midi. Me Tall a exigé à Ndiaye Bah de faire « amende honorable » pour mettre fin à la crise.

La crise au sein du « parti du Soleil levant », qui a monté d’un cran avec la suspension de Me Tall par Ndiaye et ses partisans, puis de ces derniers par le comité directeur en sa réunion du vendredi 4 janvier 2008, n’est pas un conflit de personne entre Me Mountaga Tall et Ndiaye Bah.

Il s’agirait d’un conflit entre Ndiaye Bah et autres avec le parti notamment le comité directeur pour manque de respect des règles et statut du parti. C’est du moins la lecture que fait de la situation au sommet du parti, son président, Me Tall.

Me Tall assimile cette crise à un problème que connaissent tous les partis politiques, à savoir la consolidation de l’unité du parti et de la cohésion avec le respect de la discipline et des textes fondamentaux d’une part, et d’autre part la défense d’intérêts personnels au détriment de l’intérêt général.

« Nous saurons gérer ces moments difficiles dans la sérénité sans laxisme et sans excès » , a-t-il affirmé. A en croire Me Tall, il a été établi par le parti que Ndiaye, secrétaire général et Mme Tall, présidente nationale des femmes, ont soutenu une autre candidature que celle du Cnid en Commune VI lors des législatives de juillet 2007.

Objections

Me Tall a réfuté les accusations selon lesquelles il mènerait des actions de sabotage à toute réconciliation. A ses dires, les structures du parti, en l’occurrence les jeunes et les femmes, ont soutenu la décision de suspension de Ndiaye Ba et de la présidente nationale des femmes, prise le vendredi dernier.

Quant aux sages, ils ont estimé que les protagonistes doivent s’entendre dans l’intérêt du parti et les médiations sont toujours en cours, a révélé Me Tall qui trouve qu’il n’est nullement impliqué dans cette crise, mais interpellé à prendre ses responsabilités comme l’a fait, a-t-il poursuivi, en son temps, le comité exécutif de l’Adéma qui avait exclu certains de ses membres pour, dit-on, violation des règles du parti.

C’est pourquoi, Me Tall a demandé aux fautifs de « faire amende honorable », c’est-à-dire qu’ils reconnaissent avoir violé les règles du parti pour  mettre fin à cette crise. Ce qui serait un comble. En effet, Ndiaye Bah dans une interview parue vendredi dernier dans nos colonnes réfutait l’accusation d’avoir violé les règles du parti Cnid.

Le secrétaire général et non moins ministre de l’Artisanat et du Tourisme a plutôt soutenu que Me Tall l’a suspendu sans l’entendre et donc en violation des textes du parti. Mais sur ce point précis, Me Tall a contre-attaqué en soutenant qu’une lettre de demande d’explication a été adressée aux intéressés qui s’y ont opposés.

En attendant, tous les regards sont tournés vers les prochaines assises ordinaires du parti qui, à en croire Me Tall, se tiendront très prochainement et qui décideront de l’épilogue de cette crise.

Denis Koné

 

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VŒUX DU CNID A LA PRESSE

Me Tall respecte la tradition

Dans ses vœux de Nouvel an à la presse, le président du Cnid, Me Mountaga Tall a réaffirmé le soutien du « parti du Soleil levant » à toutes les initiatives tendant à renforcer la liberté de la presse et à améliorer les conditions de vie et de travail des hommes et femmes des médias. Me Tall a aussi fait une doléance à l’endroit de la presse : que les droits de réponse de son parti ne dorment pas dans les tiroirs des rédactions.

Le président du Cnid/Fyt, Me Mountaga Tall, a encore une fois de plus sacrifié à la tradition en adressant mardi ses vœux de Nouvel an 2008 aux médias maliens. Cette traditionnelle rencontre entre la presse malienne et le président du Cnid, qui était entouré de certains membres du comité directeur, est toujours l’occasion d’échanger sur certaines préoccupations nationales et continentales et des sujets qui concernent directement le parti. La crise qui secoue actuellement le parti n’a pas été occultée (voir article ci-contre).

En s’adressant aux médias maliens, Me Tall a réaffirmé le soutien du Cnid à toutes les politiques et initiatives tendant à renforcer les conditions de vie et de travail des hommes et femmes de presse.

« Aucune œuvre majeure de développement économique et social ne peut prospérer sans la participation et l’accompagnement d’une presse libre et économiquement viable qui est irremplaçable en démocratie », a estimé Me Tall qui, examinant le rapport 2007 de Reporters sans frontières sur les atteintes à la liberté de presse à travers le monde, a indiqué que celui-ci interpelle et incite à l’action de tous ceux qui croient en la démocratie, la liberté et les droits humains.

Pour mémoire, ce rapport fait état de plus de 100 journalistes tués, 887 interpellés ou emprisonnés dont 5 au Mali. Une atteinte à la liberté de presse sur laquelle Me Tall et le Cnid sont cependant restés muets. Un mutisme somme toute compréhensible puisque récemment, à l’Assemblée nationale, le président du Cnid a défendu l’arrestation, par ATT, d’un journaliste et quatre directeurs de publication.

Sur le plan national, le président du Cnid a évoqué les dernières élections présidentielle et législatives. Il s’est félicité que le candidat sur lequel le Cnid et l’ADP avaient jeté leur dévolu soit élu. Me Tall s’est réjoui aussi qu’après le monolithisme de la deuxième législature et le consensus de la troisième, une opposition parlementaire revendique sa place et son rôle. « Ce droit doit être reconnu et protégé », a-t-il déclaré.

Sur le plan continental, le président du Cnid a regretté que l’Afrique n’ait pu parler d’une seule voix aux négociations sur les Accords pour le partenariat économique (APE). Le Cnid soutient la position du Mali et de la majorité des pays africains qui souhaitent approfondir les négociations pour des accords profitables à tous.

D. K.

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TOMBOUCTOU

La modernisation côtoie la tradition

La Cité Mystérieuse présente aujourd’hui une physionomie mixte avec au total un ensemble reluisant qui attire beaucoup. D’ailleurs, de nombreux visiteurs parmi lesquels des touristes venus de différents coins du monde tombent sous le charme de Tombouctou.

« Tombouctou à jamais merveilleuse »  ! Telles sont les appréciations d’un touriste allemand qui a été émerveillé par la Cité des 333 Saints après une visite minutieuse de la ville. Il n’avait absolument pas tort, car Tombouctou garde son mystère d’antan avec toujours des histoires et des sites antiques, qui donnent de quoi rêver à un visiteur.

De la mosquée Djingarey Ber au site Gordon Laing en passant par les tombeaux des saints et le musée local, les étrangers ne manquent vraiment pas d’informations et d’objets fascinants à se mettre sous la dent. Avec sa construction atypique en banco et les bois qui la soutiennent, l’attrayante mosquée Djingarey Ber, qui « peut contenir 1000 fidèles » demeure l’une des grandes attractions des visiteurs.

Son fonctionnement et sa fréquentation peuvent aussi faire l’objet de questions. « Toute la ville de Tombouctou se retrouve ici pour la grande prière de vendredi au cours de laquelle des séances de bénédictions ont lieu », a informé un guide touristique. Et d’ajouter que l’imamat est héréditaire. « L’imam vient de la famille Aissati. Ben Aissati, qui a succédé à son père dirige maintenant la prière à la mosquée ».

Du mystère, il y en a aussi au musée. Là-bas, se trouvent le socle de la ville avec le puits, la puisette et la case de l’un des premiers habitants de Tombouctou, qui signifie d’ailleurs « puits de la vieille ». On y retrouve aussi des pierres taillées, des condiments antiques, des parures dont font partie des bijoux. « A Tombouctou, les bijoux sont très expressifs et varient en fonction de l’appartenance ethnique, de l’origine sociale et du statut de la femme », a commenté la conservatrice des lieux.

Double visage

Les manuscrits sont aussi variés et anciens à Tombouctou. Ils datent du 10e au 20e siècle. Mais, c’est le règne de la précarité tant leurs conditions de conservation sont problématiques dans la mesure où certains doivent être maintenus à des niveaux de température pas tout le temps disponible. Pis, des manuscrits maliens sont encore à l’extérieur. « Ahmed Baba a fait 74 manuscrits, dont 54 quand il était en exil au Maroc. Mais, 4 manuscrits sont toujours au Maroc et les autorités ne les ont pas réclamés » , regrette Bouya Haïdara, archiviste à l’Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba de Tombouctou avant d’ajouter que certains d’entre eux se trouveraient en Afrique du Sud.

La Cité Mystérieuse garde donc son mystère tout en se modernisant. En effet, Tombouctou est en train de prendre des allures d’une grande ville. Des monuments, des hôtels, des projets de construction des routes et même l’aéroport font de Tombouctou une grande ville en devenir. Et dire que même la nuit, la ville est animée avec des soirées entre autres sénégalaises et des boîtes de nuit prêtes à assouvir les férus de la danse.

C’est tout ce qui a fait dire à un visiteur qu’ « avec toute cette ambiance de voitures, de motos Djakarta et de gens qui passent devant mes yeux, j’ai l’impression d’être dans une grande ville » . Content d’entendre ces propos, le gérant d’un hôtel de la place a continué : « Tombouctou n’a rien à envier à ce que vous appelez grande ville car elle a aussi ses armes comme vous venez d’en citer » .

Ce double visage de Tombouctou, à savoir la modernité et l’ancienneté, fait de la Cité des 333 Saints une ville plus passionnante à découvrir.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire, envoyé spécial)

 

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ACCORDS DE PARTENARIAT ECONOMIQUE

La société civile malienne organise un meeting anti-APE

Les associations et organisations membres de la Coalition malienne contre les APE ont profité du meeting tenu mardi après-midi au Pavillon des sports du Stade Modibo Kéita pour demander aux autorités de ne pas signer l’APE qui, selon elles, serait un suicide pour l’économie africaine.

A l’appel de la Coalition malienne contre les APE, des centaines de femmes, jeunes de la société civile ont pris d’assaut le 8 janvier 2008 le Pavillon des sports du Stade Modibo Kéita pour dire non aux APE. Sur des banderoles on pouvait lire : « Non aux APE », « Oui à une coopération euro-africaine respectueuse des droits des peuples ». Les initiateurs du meeting ont appelé les Etats à jouer leur rôle dans la régularisation des marchés et la protection des intérêts des citoyens, en l’occurrence les couches sociales vulnérables.

A leurs dires, l’Union européenne, à travers l’imposition des APE aux ACP, veut remplacer les principes et les mécanismes des conventions de Lomé, fondés sur la solidarité avec les économies faiblement développées par la libre concurrence orchestrée par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) mais en dehors des négociations multilatérales.

A propos des compensations financières théoriques que l’UE s’est engagée à verser, Aminata Dramane Traoré dira qu’elles n’ont aucune chance de compenser les pertes que nos pays subiront en signant ces accords, « sans oublier que l’UE ne tient pas souvent ses promesses ».

Pour la Coalition, la convention de Cotonou dont les APE constituent la dimension commerciale ouvre, en réalité, les ACP à la compétition avec les entreprises des pays riches et industrialisés d’Europe. «  La Commission européenne, sous la pression des groupes patronaux qui entendent tirer le maximum de profits de leurs investissements, veut imposer son agenda à nos pays en usant de l’asymétrie des rapports de force », a-t-elle dénoncé.

Ces accords, selon Mamadou Goïta de l’ONG Irad, « constituent un tournant décisif et d’une extrême gravité dans la marche forcée de l’Afrique vers un libre-échangisme déloyal et destructeur ».

La rencontre a été l’occasion, pour les organisations et associations, de dénoncer le remodelage des économies africaines au cours des trois dernières décennies. Cette conformité aux normes du marché mondial a engendré des bouleversements sans précédent tant dans l’organisation de la production que dans la capacité de la plupart des pays à faire face aux besoins des populations.

« En plus des produits de première nécessité, l’eau, l’électricité, les soins de santé, les moyens de transport, le logement décent tendent à devenir inaccessibles pour la grande majorité des citoyens », ont affirmé les animateurs du meeting qui ont ajouté que c’est dans ce contexte catastrophique qu’interviennent les APE que l’UE veut nous imposer.

En 12 points, les associations et organisations initiatrices du meeting en appellent les autorités à ne pas signer les APE. « Nous ferons tout notre possible pour empêcher la signature de ces accords dit de développement ».

Amadou Sidibé

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GESTION DU STADE MODIBO KEITA

L’insatisfaction d’une locataire

L’histoire a commencé au mois de septembre dernier quand des jeunes décident de se faire un peu d’argent à travers l’organisation d’un concert. Ils rentrent en contact avec un responsable du ministère de la Jeunesse et des Sports qui leur sert d’intermédiaire avec la direction du stade.

Selon les jeunes, ils avaient payé l’argent de la location pour le 6 septembre dernier, date du concert auquel des artistes ivoiriens et maliens devaient prendre part. « Nous avions commencé à vendre les tickets et à faire des spots publicitaires dans les médias pour le 6 septembre ». Hélas ! Le spectacle n’a pu avoir lieu, car les musiciens ivoiriens qui étaient attendus pour le concert n’ont pas effectué le déplacement.

« Nous avons été obligés de rembourser aux mélomanes qui avaient payé les tickets leur argent, car ils ne pouvaient pas accepter que le concert ait lieu sans les invités ivoiriens » , précisent les organisateurs. Par conséquent, « nous avons demandé la restitution de notre argent par la direction du stade Omnisports qui n’a pas accédé à cette demande. Par contre, elle nous a signalé qu’on pouvait organiser le concert à une autre date. D’abord, nous avions pensé au jour de la fête de ramadan, mais comme le stade était déjà pris, nous avons été contraints d’attendre le jour de la fête de Tabaski », ajoute les jeunes. Une décision acceptée par la direction du stade Modibo Kéita.

Confiants, les organisateurs avaient tout préparé avant la date indiquée, notamment les frais de billets et d’avance des artistes ivoiriens et la vente des tickets. « Tout était fin prêt pour le concert », commente leur mère, Mme Touré. Mais coup de théâtre ! Le concert est annulé. La raison ? Une panne « suspecte » d’électricité. « Le directeur adjoint du stade n’a voulu mettre la lumière qu’après l’intervention d’une tierce personne. Il l’a allumée pendant 15 minutes avant de l’éteindre et de disparaître dans la nature en abandonnant les jeunes dans l’obscurité », déplore Mme Touré avant de dire que « l’argent des clients leur a encore été remboursé et que les 1000 spectateurs qui étaient déjà présents au stade l’ont quitté bredouilles avec une grosse déception ».

Décidés à atteindre leur but, les organisateurs sont allés voir le directeur du stade dans son bureau le lundi qui a suivi la fête de Tabaski. A les en croire, celui-ci les a « superbement » méprisés. « Qu’est-ce qui se passe encore ? nous a-t-il lancé. Ensuite nous avons attendu plus d’une heure dans son bureau sans qu’il ne nous ré-adresse la parole », commentent ainsi les jeunes, qui ont décidé de rencontrer le ministre de la Jeunesse et des Sports. « Nous avons été informés qu’il nous faut attendre 3 mois pour avoir une audience avec le ministre », regrettent-ils.

Du côté du responsable du ministère de la Jeunesse et des Sports qui a servi d’intermédiaire, on laisse entendre qu’il « n’est pas question de rembourser l’argent ». Il soutient que « le stade a été cédé à ces jeunes à un prix bas, suite à mon intervention. Si le concert n’a pas lieu, c’est de la faute des organisateurs qui ont échoué dans leur tentative d’organiser leur concert la première fois où le stade a été mis à leur disposition. La direction du stade ne peut ni se permettre de restituer l’argent ni de leur donner le stade encore, car elle devra aussi rendre compte au ministère ».

Il assure tout de même qu’une sanction pourrait être prise s’il s’avère que le directeur adjoint du stade a sciemment coupé l’électricité. En cas d’échec de compromis, les organisateurs du concert envisagent de prendre un avocat pour défendre leur cause.

De toute façon, ces jeunes voient en l’échec de l’organisation de leur concert tous leurs rêves brisés, voire leur avenir. Les recettes du spectacle devaient servir à financer les études pour certains et de frais de transport pour d’autres pour rejoindre leurs parents à l’étranger.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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CAN « GHANA-2008 »

L’Etat équipe « le 12e Aigle »

La cour du ministère de la Jeunesse et des Sports a servi, mardi, de cadre à la remise d’un important lot de matériel fanfare aux supporters des Aigles. Ces derniers avaient vu leur matériel endommagé lors de la rencontre Togo-Mali le 12 octobre 2007 à Lomé.

Il est de coutume que le chef de l’Etat fasse des présents aux acteurs de la scène sportive à chaque grand rendez-vous sportif. Cette année, à quelques jours du début de la Can, l’Etat, grâce à l’implication personnelle du président de la République n’a pas failli à la règle.

En effet, pour encourager et motiver davantage les supporters des Aigles à persévérer dans leur effort, l’Etat leur a offert un important lot de matériels composé de tambours, trompettes, clairons, cymbales, saxos ; des amplis de 1000 W, des hauts parleurs de 800 W, des lecteurs CD, des batteries acoustiques pour le groupe, des micros shin, des thermos à glace, des yabara, des djembés, des tam-tam, des amplis de base de 600 W…

Ce présent représente une véritable bouffée d’oxygène pour les supporters des Aigles qui se battent bec et ongle derrière les équipes nationales, toutes disciplines confondues.

Cette sympathique cérémonie n’a pas laissé indifférents les présidents Souleymane Diabaté et Cheickné Demba, respectivement du Comité central des supporters des Aigles et de l’Association des supporters indépendants des Aigles du Mali. C’est pourquoi ils ont remercié le peuple et assuré les Aigles de leur soutien sans faille.

Quant au ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang il n’a fait que louer l’initiative. Aussi a-t-il demandé à tous les supporters des Aigles de s’unir pour une même cause. « Soyez ensemble, organisez-vous tout en jouant votre rôle de 12e homme », dira le premier responsable du sport malien. Avec un tel geste, les supporters des Aigles conscients de la cause nationale, réaliseront leur mission.

Boubacar Diakité Sarr

 

Diabaté et Demba sur la même longueur d’onde

Profitant de la remise de matériels mardi dernier, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang qui avait déjà réconcilié les deux tendances des supporters des Aigles, a une fois de plus insisté à ce que les deux présidents des groupes de supporters travaillent ensemble. « Entendez-vous, et les résultats suivront », a-t-il déclaré. A noter qu’il n’y a pas eu de partage du matériel reçu entre les deux groupes. Au contraire, ils seront dans le même car pour le voyage du Ghana. Mieux ils seront toujours dans la même loge pour donner de la voix à Djilla et ses coéquipiers. Une première pour les deux groupes.

B. D. S.

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 MOKOBE TRAORE

Une fierté africaine

Mokobé Traoré est sans doute l’une des références artistiques du rap franco-africain. Artiste engagé, il fait aujourd’hui la fierté de toute l'Afrique. Dans « Mon Afrique », il dénonce les injustices faites au continent noir.

La scène est rare au Mali et même en Afrique, qu’un artiste soit reçu par un chef d’Etat juste après la sortie d’un album. Et bien c’est arrivé. L’artiste Franco-Malien, membre fondateur du groupe de Rap 113, Mokobé Traoré a été reçu en audience à Koulouba par le chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré.

« Je suis venu présenter mon album (Mon Afrique) au président de la République » . Telle est la substance de la déclaration de ce digne fils du continent à sa sortie d’audience. Rappeur français d'origine malienne, né le 24 mai 1976, Mogobé a déclaré : « En remettant une copie de son album à ATT, ça me donne la force d’avancer ». Et cet encouragement il l’a reçu du chef de l’Etat. Ce dernier lui a prodigué des conseils et souhaité bonne continuation dans son aventure.

Dans son album solo « Mon Afrique », travaillé par David Tayorault, on y retrouve de grands artistes africains tels que Michel Gohou, Youssou N'D our, Salif Kéita, le Molare, Tiken Jah Fakoli, Amadou et Mariam, Oumou Sangaré, Fally Ipupa, DJ Lewis... mais aussi des stars du hip-hop français comme Diam's ou Booba. L'enregistrement s’est fait en quatre étapes, entre Bamako, Dakar, Abidjan et Paris. Après une bataille entre les maisons de disques, c’est finalement, Sony qui a signé cet album solo.

Sorti le 11 juin dernier à Paris, « Mon Afrique » est disponible depuis le 4 janvier 2008 au Mali. C’est un album rempli d’espoir et de souffrance. La vingtaine de titres a été conçu comme un pont culturel entre hip-hop et musique africaine, afin de réconcilier l’Occident et l’Afrique. « C’est comme un remix de ma vie ».

Le rappeur franco-malien de la deuxième génération, membre influent du Groupe 113, est un artiste très engagé dans le combat contre la politique d'immigration de la France et les mauvais traitements infligés aux Africains dans ce pays. Il révolutionne le hip-hop français avec ce premier album en solo, qui est déjà disque d'or sur le marché européen.

De son origine malienne, est né un attachement sans faille pour l'Afrique entière. En particulier, l'Afrique noire. Mokobé n'a cessé de revendiquer son africanité. Et ce, à travers des actions. Mais aussi et surtout de par des collaborations musicales avec des artistes africains. L'Afrique, c'est sa racine, son berceau. Et il y tient. Il la défend. Avec des paroles fortes, des prises de position assez tranchées. Jusqu'à vouloir « manger » de l'Européen. Le mal fait à sa mère patrie est douloureux. Mokobé n'en peut plus. Il veut exploser. Et a exploré des thèmes tels l'esclavage, la famine.

En dehors de son talent de musicien, celui artistique ne se limite pas là puisque l'on retrouve Mokobé Traoré dans des films.

Amadou Sidibé

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

Prix:3000f cfa

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

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Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
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