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2008

Mois de Janvier

Les Echos du 09 Janvier 2008

 

Pr. HAROUNA DEMBELE, DOYEN DE LA FSJP

« Pour réussir dans ma Faculté, il faut travailler »

Le doyen de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) Harouna Dembélé persiste et signe : les résultats de sa Faculté sont des « résultats pédagogiques », qui reflètent le niveau réel des étudiants. Il dit à qui veut l’entendre que qui veut réussir désormais à la FSJP doit travailler. Finie donc la facilité.

Lundi 7 janvier 2008 à notre passage aux environs de 11 h, les deux entrées de l’ex-Ecole nationale d’administration (ENA) étaient méticuleusement surveillées par les forces de sécurité. Pour accéder à la cour de l’établissement, il fallait montrer pattes blanches. Et n’eût été notre carte de presse, on allait être invité à vider les lieux comme l’ont été en notre présence bon nombre de visiteurs.

Selon le doyen de la FSJP, cette mesure de sécurité était censée empêcher la tenue d’une assemblée générale que le comité AEEM de la FSJP voulait tenir dans l’enceinte de l’établissement. Chose que M. Dembelé a jugée inopportune en l’état actuel des choses surtout après les mouvements de protestation de jeudi dernier quand des recalés à l’examen ont tenté de saccager l’établissement, tentative de vandalisme étouffé dans l’œuf grâce à une intervention musclée des forces de l’ordre.

Se prononçant sur les résultats, le doyen de la FSJP estime que sans la clémence de l’administration, ils auraient été plus catastrophiques. En 1re année par exemple, sans le repêchage qui a permis d’améliorer le taux de réussite, sur 5298 étudiants seulement 183 ont obtenu une moyenne supérieure ou égale à 10, soit un taux de réussite de 3,45 %. Mais, « au vu de ce résultat trop faible, le jury a décidé de repêcher jusqu'à 8. Cette décision a alors permis à 1026 étudiants d’être admissibles, d’où un taux final de 20 % », explique M. Dembelé qui est convaincu que les résultats des examens reflètent malheureusement la réalité de son établissement.

Session unique

A l’en croire, les cours magistraux précipités et les travaux dirigés (TD) souvent mal organisés peuvent expliquer aussi, cette année, le faible niveau de préparation des étudiants à l’examen de fin d’année. Mais, poursuit-il, ces faits ne sauraient justifier « l’attitude des étudiants tombés depuis un certain moment dans une logique de facilité et de protestation ».

Les problèmes à la FSJP sont si profonds que des professeurs continuent de contester l’administration actuelle de la Faculté. Ces derniers, malgré la décision, en novembre dernier, du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) de lever son mot d’ordre de rétention des notes, refusent de déposer leurs notes.

« En dépit des tractations, des communiqués radiophoniques et des démarches engagées par un huissier, ces professeurs n’ont pas voulu remettre leurs notes » , déplore M. Dembelé. Afin de contrecarrer « ses détracteurs », le jury, après concertation, a décidé d’attribuer 10 à tous les étudiants dans les matières des professeurs « protestataires ».

Selon certains étudiants, cette mesure a été salutaire pour bon nombre de candidats qui ont pu passer à la première session qui est en principe l’unique de l’année universitaire.

En effet, selon le patron de la FSJP, le conseil des professeurs, pour rompre avec les années tronquées, a décidé bien avant son installation, de n’organiser cette année qu’une session unique. Pour l’heure, les agents de l’administration scolaire sont présents à l’entrée de l’établissement pour recevoir les réclamations jusqu’à demain jeudi 10 janvier 2008.

D’ores et déjà, M. Dembelé pense que la publication des résultats de sa Faculté est un tournant décisif dans l’instauration de l’ordre et de la discipline. « Il faut que les étudiants comprennent qu’a la FSJP, il faut désormais travailler pour passer ».

Amadou Waïgalo

 

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PARTANTS VOLONTAIRES A LA RETRAITE

Querelles autour du partage d’un milliard de F CFA

Les adhérents de l’Association des partants volontaires à la retraite (ATVR) sont à couteaux tirés depuis hier. Ils n’arrivent pas à s’entendre sur la clé de répartition d’un milliard de F CFA que l’Etat leur a payé en novembre 2007 en acompte de leurs droits. Mardi matin, à la Bourse du travail, les disjoncteurs ont sauté.

Le fait est assez rare pour être raconté : rarement, la présence des forces de sécurité est constatée à la Bourse du travail. Mais hier, une vingtaine d’éléments du Groupement mobile de sécurité (GMS) y étaient, faisant la navette entre les bâtiments à l’étage et la porte d’entrée où certains étaient postés. « Je ne sais pas pourquoi nous sommes là. Il m’a été demandé de venir, je ne suis qu’un exécutant, je suis venu », nous a dit un agent du GMS. Y a-t-il un problème ? « Certainement », a répondu laconiquement l’agent.

Effectivement, il y avait un problème. Partis volontairement à la retraite suite au Programme d’ajustement structurel (Pas) prescrit aux Etats africains par les institutions de Bretton Woods entre 1990 et 1991 pour dégraisser la Fonction publique après avoir reçu des droits, les partants volontaires à la retraite se sont retrouvés un peu plus tard pour mettre en place l’association du même nom connue sous le sigle de l’ATVR. Celle-ci a pour mission de réclamer à l’Etat les droits non encore liquidés de ses adhérents au nombre d’environ 6000. Pour défendre leur cause, ils ont pris comme conseils en son temps Mes Mountaga Tall et M. Sèye.

L’Etat qui avait persisté qu’il ne leur devait rien, a été assigné en justice. Car, pour les partants volontaires à la retraite, ils ont reçu moins que ce que la Banque mondiale a mis à la disposition du Mali dans le cadre du Pas. Concrètement, ils exigeaient chacun de l’Etat la somme de 7 millions de F CFA. C’est devant cette situation que les deux parties se sont retrouvées devant les tribunaux. De jugement en jugement, l’Etat a été condamné à apurer les droits des victimes du Pas.

Des membres de l’ATVR continuaient à courir derrière leurs dus. Dans le cadre du protocole d’accord signé entre l’UNTM, le gouvernement et le patronat en juillet 2007 il a été décidé de leur payer la somme de 2,5 milliards de F CFA. Cette promesse a connu un début d’exécution avec la mise à leur disposition d’une enveloppe d’un milliard de F CFA. Selon l’échéancier prévu, 1,5 milliard de F CFA sera payé en mars 2008, rapportent nos sources.

Mais là où le bât blesse, les partants volontaires à la retraite n’arrivent pas à accorder leurs violons sur la répartition du milliard de nos francs. Il y a ceux qui sont pour le paiement des avocats et des notaires pour avoir été à leurs côtés pendant toute la procédure, et d’autres qui sont opposés à cette proposition.

Mais, chaque camp a son argument. Pour les opposants, les avocats constitués sont tenus par une obligation de résultat et le résultat attendu d’eux c’était l’acquisition du principe de paiement de 7 millions de F CFA à chaque partant volontaire à la retraite. « D’autant qu’ils n’ont pas pu accomplir cette mission, il n’y a pas lieu de se tracasser pour eux pour ne pas dire les prendre en compte dans le milliard », se défendent-ils.

Par contre, ceux qui sont pour le désintéressement de ceux qui ont suivi le dossier voient les choses différemment. « Peu importe le résultat obtenu. A partir du moment où ils ont accepté de nous accompagner, nous leur devons quelque chose. Quitte à revoir les clauses du contrat en termes du montant prévu », jugent-ils.

Jusqu’où ce tiraillement au sein de l’ATVR peut-il conduire ? Les discussions étaient toujours chaudes hier à la Bourse du travail et des apartés se poursuivaient. Vont-ils réussir à s’entendre sur l’essentiel ? Rien n’est sûr. Mais, c’est pour prévenir d’éventuels débordements que les forces de sécurité ont été déployées sur le terrain. Pour l’heure, aucun paiement n’a été effectué, mais tout porte à croire que ça le sera dans les prochains jours.

Mohamed Daou

 

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LE PAIN MIXE LANCE CE MERCREDI

Pour un choix entre « Burufama » et le pain 100 % blé

Outre le pain de blé qui passe à partir de ce mercredi de 250 à 300 F le gros pain, les consommateurs ont désormais le choix avec un nouveau pain à base de blé, maïs, sorgho et du mil. Prénommé « Burufama », il est vendu à 125 F pour la baguette et 250 F pour le gros pain

Face à la montée vertigineuse des prix du blé sur le marché international (103 % d’augmentation en deux ans), il fallait réfléchir à des voies et moyens susceptibles de préserver l’intérêt des consommateurs du pain et autres produits dérivés. C’est ainsi que la direction nationale des industries en partenariat avec le Cadre de concertation de la filière pain a entamé une série d’actions en vue de la production du pain issu du mixage des farines de blé et des céréales locales (mil, maïs et sorgho).

Aujourd’hui, les négociations ont abouti et la trouvaille n’est autre que le pain mixé ou « Burufama » avec 65 % de blé et 35 % de céréales locales (soit 12,5 % de maïs, 12,5 % de mil et 10 % de sorgho). Il a été présenté, hier à la Chambre de commerce, au cours d’un point de presse animé par le directeur national des industries, Adama Konaté, et le président du Cadre de concertation de la filière pain, Mohamed Lamine Haïdara.

« Pour arriver à ce résultat, nous avons fait appel à tous les spécialistes de l’Institut d’économie rurale, de la direction nationale de la santé, des représentants de consommateurs, des boulangers et des services techniques pour voir la qualité de ce produit et comment le mettre en valeur. Certes, c’est une première expérience au Mali, mais le pain mixé existe dans beaucoup de pays européens depuis des décennies » , a rassuré M. Konaté.

« Burufama » sera d’abord testé à partir de ce mercredi et ce pendant trois mois. Il sera fabriqué, dans un premier temps, par sept boulangeries compte tenu de la quantité de farine disponible, ensuite 22 boulangeries avant de s’étendre à l’ensemble du territoire.

Côté qualité, l’assurance a été donnée par Mme Touré Aminatou Maïtouraré, responsable du département de nutrition infantile et de la farine de fleurage. « Nous avons fait plusieurs tests et des séances de dégustation à l’école de boulangerie. C’est un pain qui est riche sur le plan nutritionnel, il n’y a pas de souci à se faire. Seulement, il contient moins de protéines, 10,2 %, contre 12,6 % pour le pain 100 % blé », a-t-elle expliqué.

Toutefois, a précisé Mohamed Lamine Haïdara du Cadre de concertation de la filière, les boulangeries ne vont pas mettre un trait sur la production de pain de blé. Le hic : c’est que « le pain 100 % blé connaîtra à compter de ce 9 janvier une augmentation de prix en raison de 150 F la baguette contre 125 F et 300 F pour le gros pain. Le pain mixé va conserver les anciens prix à savoir 125 F et 250 F CFA. Donc, les consommateurs auront le choix entre les deux qualités », a-t-il dit.

Sidiki Y. Dembélé

 

De la famine à craindre

Le nouveau pain à base de céréales locales conçu par la direction nationale des industries en collaboration avec les acteurs de la filière est certes un produit salutaire, car il vient à point nommé. Reste à savoir si les consommateurs, si friands des produits importés, vont l’adopter. Une autre crainte et non des moindres, c’est le risque de famine que pourrait causer l’utilisation des céréales locales (maïs, mil, sorgho) dans la production du pain.

Le Mali est, dit-on, un pays à vocation agro-sylvo-pastorale, qui connaît depuis des années des déficits de production en céréales. Chose inimaginable, il y a une décennie, le Mali importe aujourd’hui du maïs de la Côte d’Ivoire et ce dès le mois de juin. En septembre, avant même les récoltes, des producteurs commencent à consommer la nouvelle production. Alors, s’il faut commercialiser une production qui n’arrive même pas à satisfaire la consommation quotidienne, autant dire qu’il y a péril en la demeure.

S. Y. D.

 

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VIOLENCES EN MILIEU SCOLAIRE

L’Etat face à ses responsabilités

De nos jours, l’espace scolaire vibre de plus en plus à la cadence de la violence, qui est devenue banale et courante. Elle se fait au vu et au su de l’Etat sans que des mesures adéquates contrecarrent le fléau. De quelle « école performante » peut-on avoir avec l’insécurité grandissante ? Sûrement pas de qualité. Pis, le gouvernement continue de vouloir bâtir l’« avenir » avec des « rescapés » de la guérilla.

« Le Mali est dans la situation du berger qui dort tranquillement dans la brousse alors qu’il est bien conscient qu’il aura des milliers de kilomètres à parcourir indispensablement après son sommeil » , pense un de nos compatriotes. Cette sentence est surtout valable pour l’école malienne. Celle-ci ne bénéficie guère de conditions qui puissent permettre d’assurer la sécurité des élèves et de l’administration en place, cibles des vandales et des représailles de toutes sortes. Mais où est donc passé l’Etat chargé d’assurer la sécurité de tous sur tout le territoire national ?

Pourtant, la responsabilité de sécuriser les étudiants est prise au sérieux dans les universités à l’étranger. Au Maroc par exemple, des agents de sécurité sont constamment présents devant les grandes écoles de formation et les facultés pour prévenir tout acte de violence. Ils n’hésitent pas à demander des renforts en cas de débordement. Et dire que leurs interventions ne laissent pas généralement de traces aussi horribles que celles auxquelles nous assistons au Mali. « L’Etat ne badine pas avec la sécurité des étudiants dans les écoles et tous les moyens sont utilisés pour que l’école soit un cadre sécurisé et propice au travail », nous a dit le vice-président d’une université marocaine.

Par contre, dans le milieu scolaire malien, la violence va crescendo. Du début à la fin de l’année académique elle est permanente. Pour un oui ou un non, on assiste régulièrement à des opérations commando menées par des élèves et étudiants, qui ont bien conscience de la passivité des autorités.

En effet, ils savent pertinemment qu’aucune mesure n’est en place pour empêcher leurs actes. C’est ce qui a fait dire à un professeur que « l’école malienne n’a rien à envier à un théâtre d’opérations militaires car les étudiants se promènent avec des gaz lacrymogènes, des revolvers et même des armes à feu ». Et au proviseur d’un lycée d’ajouter que « si l’Etat ne réagit pas efficacement, nous tendons vers un scénario des plus catastrophiques ».

Les vieux démons du passé

Il regrette amèrement les actes de violence qu’occasionne la mise en place des bureaux de l’AEEM. « L’école serait épargnée de telles scènes si des mesures préventives étaient mises en place », déclare-t-il avant de dénoncer la politique « du médecin après la mort ». Que dire donc de l’atmosphère maléfique qui a récemment sévi à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie (FMPOS) et à la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) sans oublier les établissements secondaires qui enchaînent déjà les actes de violence à peine l’année scolaire entamée ?

« Le passé sert à construire l’avenir » , soutient un penseur. Hélas ! Visiblement, le passé n’a pas servi d’école pour notre école dans la mesure où les gens pensaient que les autorités s’en serviraient pour redonner à notre école sa notoriété d’antan, à travers d’abord l’instauration de mesures sécuritaires requises. Toutes choses qui se présentent comme des conditions sine qua non du succès.

Qui aurait pensé qu’après l’affaire Mamadou Dramane Traoré alias Papou, qu’après maints affrontements violents entre forces de l’ordre et étudiants ou tout simplement qu’après les menaces sur certains enseignants, que les autorités ne prendraient aucune disposition pour prévenir les actes barbares.

« Je ne suis pas tranquille tant que mon fils ne rentre pas de l’école, parce que se rendre aujourd’hui à l’école et retourner sain et sauf à la maison est un grand cadeau de Dieu » , croit une mère qui pense que « ce sont les fils de pauvres qui sont le plus souvent victimes de ces violences ».

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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CRISE A LA CAFO

La hache de guerre déterrée

La commission de conciliation pilotée par la doyenne du mouvement associatif féminin, Mme Diop Sira Sissoko était à pied d’œuvre pour conjurer la crise au sein de la Coordination des associations et ONG féminines (Cafo). Ses conclusions viennent d’être rejetées par une partie de la Coordination, déterminée à débarquer la secrétaire exécutive, Mme Oumou Touré.

Une crise frappe de plein fouet le sommet de la Cafo depuis plus de deux mois. Sa secrétaire exécutive, Mme Oumou Touré, est accablée par certaines de ses camarades qui souhaitent son départ.

L’AG d’éclaircissement organisée il y a près d’un mois dans des circonstances de vives contestations n’a pas contribué à calmer les esprits. La médiation de Mme Diop Sira Sissoko ancienne militante d’association de femme a été sollicitée au plus haut niveau de l’Etat. Le 7 janvier 2008, la médiatrice en chef a bouclé son travail par une rencontre tripartite au ministère de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille. La rencontre a été suivie de recommandations portant sur l’audit de la Cafo et la convocation du congrès avec l’implication de toutes les femmes.

Selon un communiqué de presse portant le sceau de Mme Dembélé Oulématou Sow que nous avons reçu hier à notre rédaction avec comme ampliataires la Primature, le ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales et la commission de conciliation, le comité de crise national de la Cafo dit se désolidariser des actions de la commission de conciliation, qui selon lui, « ne parvient pas à prendre des décisions courageuses ». Le comité, présidé par Mme Dembélé Oulématou Sow, se dit déterminé à poursuivre son combat « jusqu’au départ de la secrétaire exécutive et de son clan ».

Pour le comité de crise national de la Cafo, l’audit préconisé par la médiation n’a pas été défini dans le temps et dans l’espace et nécessite une contre-expertise. Le comité émet aussi des réserves sur la participation de tous les membres de la Cafo à la préparation du congrès qui, selon lui, peut dégénérer eu égard à la vive tension qui prévaut.

Le comité de crise, sous la houlette de Mme Dembélé, pense en outre que « la démarche hésitante de la commission de conciliation pourrait conduire à un échec fatal des acquis du comité de crise ». C’est pourquoi, il envisage l’organisation prochaine d’un congrès extraordinaire dans les plus brefs délais. A la Cafo, les démons de la division ont bien la vie dure.

Abdrahamane Dicko

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POUR NON-PAIEMENT DES SALAIRES DES ENSEIGNANTS

Les lycéens de Dioba Diarra manifestent leur ras-le-bol

Le mardi matin, c’est par une marche de protestation que les élèves du lycée Dioba Diarra de Koulikoro (LDDK) ont exprimé leur mécontentement suite à l’arrêt des cours consécutif au non-paiement des salaires des enseignants contractuels, partis en grève depuis quelques jours.

Selon Zoumana Meité, professeur d’histoire et de géographie au LDDK, les enseignants contractuels n’ont pas perçu leurs soldes depuis le 10 octobre 2007, ce qui explique la colère aujourd’hui de ses collègues.

Conséquences : les cours sont suspendus depuis le 5 décembre 2007 au LDDK, une situation qui n’a pas laissé indifférents les élèves, qui ont marché mardi de leur établissement au gouvernorat où ils dit leur étonnement au chef de l’exécutif régional.

L’amélioration des conditions de travail des enseignants contractuels du secondaire est, selon de nombreux observateurs, une des conditions sine qua non de la réduction des mouvements de protestation et de grèves du corps enseignant au niveau du secondaire majoritairement dominé par les contractuels.

Amadou Waïgalo

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  YEO MARTIAL, DTN DES ELEPHANTS DE COTE D’IVOIRE

« Le Mali a une équipe capable de remporter la Can »

Rencontré lundi dernier à Bamako à la faveur de la 5e journée du championnat national de football, le DTN des Eléphants de la Côte d’Ivoire, vainqueurs à la Can « Sénégal-92 », et promoteur d’une école de football, Yéo Martial, à quelques jours du début de la Can 2008, parle des chances de succès de la sélection nationale ivoirienne et jette un regard sur les Aigles qui, juge-t-il, ont le potentiel pour remporter une Coupe d’Afrique des nations de football. Interview.

Les Echos :Comment entrevoyez-vous la Can « Ghana-2008 » ? Quelles sont, selon vous, les formations qui ont les capacités d’aller le plus loin possible dans la compétition ?

Yéo Martial : Je crois qu’il n’y aura pas de petites équipes à cette compétition. Toutes les formations partent à chances égales. A priori, je ne vois pas de petites équipes. Tout ce dont je suis sûr, c’est que les équipes comme la Tunisie, le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la Guinée font figure de favoris.

Les Echos : Pouvez-vous porter un jugement sur la poule de Sekondi ?

Y. M. : La Côte d’Ivoire, le Mali et le Nigeria disposent de beaucoup de professionnels dans leurs effectifs. Ce sont des équipes bien huppées. Mais il faut aussi s’interroger sur le mental de ces professionnels lorsqu’ils viennent défendre les couleurs de leurs sélections nationales. Car beaucoup d’entre eux ne se donnent pas à fond. Ils trichent parfois. Dans tous les cas, la poule de Sekondi où évolueront Ivoiriens, Maliens, Nigérians et Béninois est très relevée. Les choses se joueront dans ce groupe sur des détails. Mon souhait, c’est de voir le Mali et la Côte d’Ivoire passer au second tour, puis après on verra.

 

Les Echos : Que pensez-vous justement des Eléphants de Côte d’Ivoire ?

Y. M. : La Côte d’Ivoire a une très bonne équipe surtout sur le plan offensif. Elle a les moyens d’aller loin. Les Eléphants qui ont été vainqueurs de la Can « Sénégal-92 » face aux Blacks Stars du Ghana, finalistes malheureux de la dernière édition et mondialistes, ont prouvé ces dernières années qu’ils demeurent dans le gotha du football africain. Donc, ils sont capables de rapporter des lauriers. Mais, il faut faire attention à tout excès de confiance.

 

Les Echos : Avez-vous une idée précise des Aigles du Mali ?

Y. M. : Comme vous le savez, le Mali est un vivier de footballeurs. Ce pays a toujours su générer de grands footballeurs. Nous avons au Mali un nombre inestimable de joueurs au talent immense. Donc, il faut compter avec le Mali qui aura toujours son mot à dire dans les grands rendez-vous. Le Mali a une équipe pour gagner la Coupe d’Afrique des nations de football.

Les Echos :Que fait Yéo Martial en dehors de ses responsabilités de directeur technique national ?

Y. M. : En plus de la direction technique des Eléphants, je m’occupe de mon école de football. Et c’est dans le cadre du jumelage de l’école de football Yéo Martial (EFYM) avec le Nianan de Koulikoro que je suis au Mali. Je ne m’en plains pas.

Entretien réalisé par

Boubacar Diakité Sarr

 

 

 

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