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2008

Mois de Janvier

Les Echos du 07 Janvier 2008

 

IL FAUT LE DIRE

« Bonne année » cnidienne

Alors même que les uns et les autres n’en finissent plus de se souhaiter bonne et heureuse année 2008, les premiers chefs du Congrès national d’initiative démocratique (Cnid/Fyt), en guise de vœux de Nouvel an, se livrent la « guerre des éléphants » : en annonçant, chacun la suspension de l’autre. Ce faisant, ils étalent leurs divergences et offrent à leurs adversaires le fouet pour les flageller. Et au rythme où vont les choses, les suspensions se mueront en déclin du « parti du Soleil levant ».

De force montante qui tutoyait autrefois l’Adéma/PASJ, le Cnid, en moins de 15 ans et en raison de certaines intolérances et paraît-il de pratiques autocratiques, a dû subir des cures d’amaigrissement qui en font à présent un parti presque quelconque. Toujours est-il que les résultats des législatives de 2007 le démontrent aisément : ce parti n’a manifestement plus de fief et, pour compter, son salut ne résiderait que dans les alliances.

De fait, tous ses députés devront leur présence à l’Assemblée nationale à une sorte de mansuétude de poids lourds de la classe politique. Mais, imaginez un instant les Me Tall, Yoro Diakité, Tiébilé Dramé, Cheick Oumar Sissoko, Ndiaye Bah… restés unis pour travailler main dans la main au profit exclusif du Cnid et du Mali, peut-être que le pays ne serait pas aujourd’hui ce qu’il est.

Aussi pour repartir de bon pied, ce parti, qui a joué un rôle déterminant dans l’avènement de notre démocratie, avait-il besoin d’entente, de cohésion et de sérénité. Il se devait, en tout cas, de bannir les luttes intestines, les incompréhensions et surtout le clanisme, capables de détruire en un clin d’œil les plus belles constructions humaines. Las ! Les dernières agitations en son sein pourraient, si la parade n’est pas très rapidement trouvée, sonner son glas.

Il est clair que les textes d’un parti doivent s’imposer à tous ses adhérents. Mais il serait suicidaire d’en faire un usage abusif ou aux relents de règlement de comptes. Est-il vrai que le secrétaire général a été suspendu sans avoir été entendu par son comité directeur ? De quelles prérogatives dispose-t-il pour, à son tour, prononcer une mesure disciplinaire contre son président ?

Est-ce vrai que le président Tall a été mis en minorité sur son option d’être candidat à la dernière présidentielle ? Le secrétaire général, tout ministre qu’il est, sait-il qu’il est perdant si jamais il y a une bataille du sigle étant donné que le récépissé est au nom de son président ? Ses adversaires savent-ils qu’en cas de rupture, fort de sa position, il entraînerait nombre de cadres et de militants dans son sillage ? Dans tous les cas, c’est bien le Cnid qui est perdant.

On le voit, la colère semble être le socle sur lequel repose le tumulte cnidien. Or, elle est mauvaise conseillère, surtout pour des hommes qui ambitionnent de diriger un jour plus de 13 millions de Maliens. Au demeurant, cette situation ne va-t-elle pas apporter l’eau au moulin de ceux qui ont une haine viscérale des partis et qui les sabordent à longueur de journée ? Se peut-il qu’il y ait une main invisible derrière cette affaire ? Si oui, après le Cnid, à qui le prochain tour ? Et pourquoi ?

A. M. T.

 

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CNID-FYT

Le temps du bicéphalisme au sommet

La guerre des chefs fait rage au Cnid/Fyt. Soixante-douze heures après sa suspension du Cnid par le groupe de Ndiaye Bah, le président Me Mountaga Tall a convoqué en réunion le jeudi 3 janvier le comité directeur. Une autre suspension est tombée, celle du secrétaire politique, signataire de la décision de la précédente suspension.

Chaque jour qui passe, le Cnid s’enfonce un peu plus dans la crise. Son comité directeur a tenu une réunion extraordinaire à son siège à Niaréla le jeudi 3 janvier 2008. Une rencontre aux relents de conseil de guerre présidé par le président du parti Me Tall et qui s’est soldé par la suspension du secrétaire politique du parti, Oumar Soumaré.

Cette réunion du comité directeur est survenue trois jours après la suspension prononcée à l’encontre du président Me Mountaga Tall et de la 1re vice-présidente, Mme Sissoko Fanta Mantjini Diarra par le groupe du secrétaire général Ndiaye Bah. La rencontre prévue à 18 h a effectivement démarré à 19 h.

Bien avant l’heure indiquée, la cour exiguë au siège était remplie de véhicules appartenant aux membres du comité directeur. Il n’y avait plus aucune place pour une brindille. L’atmosphère était bon enfant. Dans la cour des militants s’adonnaient à cœur joie à des causeries en aparté par là, à des discussions à bâton rompu par-ci sur les sujets d’intérêt général. D’autres échangeaient des idées dans la salle de réunion au rez-de-chaussée. A 18 h 30, les fidèles prenaient part ensemble à la prière du crépuscule sous la conduite d’un militant qui faisait office d’imam.

Me Tall est arrivé à 18 h 40 accueilli par quelques cadres qui lui ont serré la main .

Seul commandant à bord

Avec un air de seul commandant de bateau, Me Tall a sermonné le permanent qui n’avait pas parlé à haute et intelligible voix pour annoncer l’excuse accordée à des cadres empêchés pour divers motifs dont la 1re vice-présidente. Faisant le décompte, il est arrivé au constat que la réunion a enregistré la présence de 43 membres de l’instance dirigeante sur 69.

« Nous voulons prendre à témoin l’opinion nationale et internationale, à travers vous journalistes, pour constater par vous-mêmes la réalité qui prévaut aujourd’hui au Cnid » , a attaqué Me Tall. Il a fustigé et remis en cause la légalité et la légitimité d’une réunion qui l’aurait suspendu le 1er janvier en même temps que la 1re vice-présidente, Mme Sissoko Fanta Mantjini Diarra par le groupe de Ndiaye Bah. Il a fait remarquer que Ndiaye Bah et des membres de son cabinet sont les instigateurs de cette rencontre avant de passer la parole à la 3e vice-présidente, Mme Diop pour qu’elle donne lecture du contenu d’une déclaration qui avait quasiment le même contenu que ses propos liminaires.

Cette déclaration a donné les précisions selon lesquelles, aucune réunion n’a été convoquée le 1er janvier par le président du parti ni à la demande d’une majorité de membres de cet organe.

Tout comme son président Me Tall, Mme Diop a dénié toute légalité à la décision de suspension signée par le secrétaire politique Oumar Soumaré nouveau chef de cabinet de Ndiaye Bah qui n’a pas une telle prérogative. « En décidant de lever les sanctions de suspension ayant visé les camarades Ndiaye Bah, Mme Tall Hawa Touré et 17 autres militants de la Commune VI, le groupe de l’hôtel Colombus ne reconnaît-il pas la réalité de ces sanctions ? », a-t-elle commenté.

Nouvelle suspension

Le quitus donné à la presse de participer à la réunion extraordinaire du comité directeur s’est limité à ce niveau. Juste après les propos liminaires du président et la déclaration de la 3e vice-présidente, les trois confrères ont été priés d’excuser la salle pour le reste des débats. Ils furent d’ailleurs poliment mais fermement accompagnés à la porte par le président Tall.

Plus tard nous avons reçu du secrétaire permanent, Papa Diallo l’information de la suspension du secrétaire politique, Oumar Soumaré par 36 voix pour, 4 abstentions et 2 contre. M. Soumaré se serait rendu coupable de la signature de la décision de suspension de Me Tall et de Mme Sissoko Fanta Mantjini Diarra. Un acte considéré comme un crime de lèse-président. Il s’ajoute à la liste de Ndiaye Bah et Mme Tall Hawa Touré sanctionnés depuis le 15 décembre 2007 en qualité de membres du comité directeur et 17 autres militants de la Commune VI. Ils ont tous été suspendus jusqu’aux prochaines assises du parti prévues cette année.

La valse de sanctions montre à quel point le sommet du « parti du Soleil levant » est en déconfiture avancée. La rencontre du 1er janvier, selon des sources, présidée par Me Ibrahim Berthé et celle dirigée par Me Tall prouvent éloquemment l’existence de deux Cnid. Un duel à la tête du parti qui ne tardera pas à livrer tous ses secrets au grand jour.

Abdrahamane Dicko

 

 

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« GUERRE DE MAGISTRATS »

Le juge Mahalmadane fait la leçon au chef du Prodej

Monsieur le directeur de publication de « Les Echos », je vous prie de trouver ci-jointe la réaction qu’appelle de ma part l’article publié dans votre parution n°3015 du jeudi 3 janvier 2008 sous la signature de M. Brahima Mamadou Diallo se prévalant de sa qualité de chef de la cellule de coordination du Prodej. J’ai choisi délibérément de m’adresser directement à l’auteur de l’article. Lui et moi en connaissons les raisons.

Monsieur le chef de la cellule de coordination du Prodej dans la parution n°3015 du jeudi 3 janvier 2008 du journal « Les Echos », vous avez cru devoir déverser sur ma pauvre personne toute votre bile. Vous avez donné l’impression de nourrir une haine viscérale à mon endroit et cela depuis des années.

J’en prends acte.

Mon crime a été simplement d’avoir osé prendre à mon compte dans une interview accordée au même journal des propos qui avaient pourtant été tenus lors du colloque international organisé par vous-même les 18, 19 et 20 septembre 2006 à l’hôtel de l’Amitié de Bamako et qui ont été répétés lors du récent séminaire du Syndicat libre de la magistrature des 13, 14 et 15 décembre 2007. Il est vrai que le succès de ce séminaire vous est resté en travers de la gorge parce que vous êtes incapable d’accepter que quelqu’un réussisse là où vous avez lamentablement échoué.

Dans l’interview, à aucun moment je ne me suis pris à votre personne. Vous vous êtes senti morveux et c’est tant mieux si vous avez décidé de vous moucher.

Dois-je alors comprendre par votre réaction que vous n’avez pas la conscience tranquille ? Est-ce à dire donc que vous vous reprochez quelque chose ? Il serait honnête de vous confesser à vos employeurs canadiens. Mais vous n’êtes pas de cette étoffe. Ou alors pour vous le Prodej c’est votre « affaire ». Vous interdisez à quiconque de s’y intéresser.

« L’inconstant, l’incohérent et l’inconséquent », que je suis selon vous, ne vous insultera pas. Mon éducation, ma culture, ma dignité et mon honneur ne me permettent pas de tenir certains propos sur la voie publique. Ne dit-on pas que les injures demeurent l’arme de ceux qui sont à court d’idées et d’arguments ?

J’ai dénoncé une certaine gestion du Prodej. Et sur ce point, ne vous en déplaise Monsieur le chef de cellule, je persiste et signe que la gestion du Prodej est catastrophique. Vous avez réduit le projet en une agence d’une part de bienfaisance pour vos protégés en ce qui concerne la dotation en équipements, et d’autre part pour vous offrir et offrir à vos amis des vacances au Canada. Ce constat vous ne pourrez jamais m’empêcher de le tirer.

Le chiffon de papier que vous avez bien voulu intituler « Info-Prodej » n’a été créé que pour faire votre propre promotion et pour masquer des activités maffieuses entreprises au sein du Projet. En tout cas, il n’est d’aucun apport à l’amélioration de la distribution de la justice au Mali. Et vous le savez puisque vous en restez le seul lecteur.

Vous m’y attribuez des déclarations et vous vous empressez de prévoir ma réaction relativement à leur authenticité. Vous révélez ainsi à la face du monde votre nature réelle. D’ailleurs vos propos « bolchevicks » montrent suffisamment à quelle école vous avez été formé et votre hantise du complot permanent.

Oui Monsieur le chef de la cellule du Prodej, je défends la déontologie et l’éthique de la magistrature.

« Déontologie et éthique » tout le monde ne peut pas en parler aisément. En effet, l’histoire pas lointaine de la magistrature malienne disqualifie certains de s’adonner à cet exercice périlleux pour eux. Vous en connaissez très bien les raisons. Je n’ai pas besoin d’y insister particulièrement.

Mais si vous souhaitez en débattre sur la place publique sachez que je suis tout à fait disposé. Et pour ne pas vous surprendre, je vous avertis que la fameuse affaire de cette grosse boîte énergétique du pays ne sera pas occultée. C’est d’ailleurs pour cette affaire que, Monsieur le chef de la cellule, je crois vous avez bien raison de dire que « la corruption existe au sein de la magistrature ».

Monsieur le chef de la cellule je vous en prie, ne vous rendez pas ridicule. Vous êtes mon aîné et c’est d’ailleurs à ce titre seulement que je vous respecte.

Les lecteurs du journal sont des gens sérieux et avertis. Vous restez tout de même un magistrat et à ce titre je suis peiné de voir les lecteurs vous rire à la barbe quand vous débitez des contrevérités. Sur la descente aux enfers et la rédemption de la magistrature ils connaissent la Vérité. De grâce épargnez-leur « votre vérité ».

Enfin jamais de ma vie je n’ai imaginé un seul instant qu’un magistrat puisse être réduit à se comporter en mercenaire. En effet, la haute idée que je me fais du magistrat et l’ambition que je nourris pour la magistrature m’empêchaient de croire que dans la corporation l’on peut tomber aussi bas. Je m’excuse d’employer ces mots qui, je vous prie de me croire, me font très mal, pas pour vous parce que vous le méritez mais pour la magistrature.

Comprenez que je ne peux faire autrement quand je vous vois vous servir d’une vieille histoire dans laquelle la justice s’est déjà prononcée et l’intéressé lui-même, dans une correspondance adressée au président de la Cour suprême, a reconnu ses torts et présenté des excuses. Je tiens à votre disposition copies du jugement et de la correspondance si elles vous intéressent pour peu. Mais avant un conseil de jeune frère : arrêtez de faire bêtement l’avocat du diable. Il est vrai que cela est difficile, voire impossible pour vous tant toute votre carrière, j’allais dire toute votre vie, a été bâtie sur de sordides et sales combines.

Monsieur le chef de la cellule nous sommes au seuil de la nouvelle année. Permettez-moi de vous souhaiter bonne et heureuse année 2008. Que le Tout-Puissant vous aide à vous débarrasser cette année de tous vos mauvais caractères.

Hamèye Founé Mahalmadane

(chevalier de l’Ordre national)

 

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LANGUE DES SIGNES LOCALE

Pour améliorer les capacités des sourds

« Les sourds peuvent tout faire sauf entendre ». Cette conviction est l’un des principaux objectifs d’un atelier de valorisation de la langue des signes locale et d’amélioration des capacités des déficients auditifs sans oublier la sensibilisation des populations.

Vu que les signes locaux utilisés par les personnes sourdes dans leur communication sont sérieusement menacés et vu la nécessité de renforcer la capacité des déficients auditifs pour leur insertion socioprofessionnelle, Empowerment Project Deaf Mali (EPDM), dans le cadre de son projet Lasima (Langue des signes malienne), organise un atelier de formation à l’intention des sourds.

La cérémonie officielle de l’ouverture de l’atelier, qui durera une semaine, a eu lieu vendredi à l’Ecole pour les déficients auditifs de l’Hippodrome. A travers cet atelier, EPDM tire la sonnette d’alarme. La langue des sourds malienne est intimement liée à notre culture.

Comme elle n’est pas utilisée à l’école, où c’est le règne du langage gestuel américain, notre langue de signes risque de disparaître. Cette initiative néerlandaise a donc pour but de valoriser les signes locaux à travers la formation des déficients auditifs.

Pour y parvenir, l’EPDM a mobilisé des formateurs de haut niveau dont 3 hollandaises dont une détentrice de Ph.D en langue des signes. Ils communiqueront largement avec les 45 participants à l’atelier (40 sourds et 5 malentendants, analphabètes et alphabètes inclus). Ce qui permettra de combler le déficit en enseignants qualifiés en langue de signes nationale. Surtout en vue de la probable ouverture d’écoles dans d’autres localités du pays.

L’atelier se présente comme un véritable chantier d’épanouissement des sourds nationaux puisque la valorisation de leur langage n’est pas seulement dans son sillage. « Nous allons tourner des films, du théâtre, former des interprètes… », a souligné Victoria Nyst, formatrice et membre pilote du projet. C’est comme pour montrer aux gens que les déficients auditifs sont aussi capables que les malentendants et convaincre les sourds de leurs propres potentialités afin qu’ils aient confiance en eux-mêmes.

La preuve éloquente de cette capacité est le président de l’Association malienne des sourds (Amasour), qui est un fonctionnaire et ingénieur d’élevage. Famory Konaté a, dans son allocution, montré sa satisfaction vis-à-vis de cette initiative, qui vise à promouvoir ses semblables. Il s’est surtout félicité de la présence de ses frères du Sénégal, du Ghana, du Burkina et des Pays-Bas avant d’inviter les partenaires dont l’Etat à faire plus d’abnégation à l’égard des personnes sourdes.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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Histoire de...

...Il enceinte sa bonne

« Venir dans la grande ville et chercher de quoi constituer son trousseau de mariage et subvenir aux besoins de la famille » : tel était l’objectif noble que G. D. s’était assigné en venant à Bamako. De teint légèrement clair et de taille moyenne, G. D., qui a quitté son village natal dans la région de Mopti ignorait certainement ce qui l’attendait dans la capitale. Suivez plutôt son aventure.

C’est à Niamakoro en Commune VI du district que le destin a guidé les pas de G. D. Là-bas, elle fut engagée par une famille aisée comme bonne à tout faire. Courageuse, elle s’était distinguée par le sérieux et une disponibilité à toute épreuve.

Admirée par les membres de la famille, G. D. obéissait aux ordres de tous, du plus grand au benjamin de la famille. Tout cela pour un salaire de misère de 6000 F CFA par mois. Aussi, en plus des travaux ménagers, G. D. était obligée souvent par sa patronne à entretenir sa chambre à coucher.

Après huit mois de bons et loyaux services, elle a été invitée au lit un jour par son patron en l’absence de Mme qui s’était rendue au chevet de son père malade à 198 km au sud de Bamako. Malgré la peur qui la hantait et ses protestations, G. D. a fini par céder. Ainsi débuta pour les deux une aventure sans issue. L’arrivée de Mme ne changea plus rien. Il suffisait pour le patron de téléphoner dans la cabine d’en face pour fixer l’heure et le lieu du rendez-vous.

Comme l’on pouvait s’y attendre, G. D. contracta une grossesse. Trois mois après, les malaises ont commencé, d’abord, des nausées, ensuite des vertiges et petit à petit le ventre qui prenait du volume. La première personne qui a remarqué le changement de comportement de G. D. fut sa patronne qui lui posait des questions sur sa santé.

Et pour être définitivement fixée, sa patronne l’amena contre son gré à la maternité où la sage-femme a été formelle : G. D. était en état de grossesse de 3 mois. Des questions fusent de partout sur l’auteur du « ventre ». Elle finit par craquer et le nom du patron sort. Le choc fut violent. La tête basse, le patron n’avait que ses yeux pour pleurer au milieu de ses enfants.

Sans autre forme de procès, Mme qui tenait à son mari a sommé ce dernier de reconnaître l’enfant et de s’occuper de la servante jusqu’au terme de la grossesse, mais pas sous le même toit qu’elle. Elle a immédiatement remis à G. D. son argent en lui demandant d’aller se trouver une autre patronne car une femme enceinte ne peut pas faire son affaire à elle. Désespérée et désorientée, G. D. ne voyait que du noir, ses ambitions étaient vouées à l’échec. A chaque fois qu’elle pense à ses parents qui ne savent rien de tout cela, elle ne peut s’empêcher de pleurer. Mais stoïquement, elle a porté sa grossesse.

G. D. a accouché d’un garçon qui porte le nom du père de Mme qui a adopté le bébé. Quant à G. D. et son patron, on ne sait pas s’ils se voient toujours, mais le doute est permis.

Idrissa Sako

 

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DEVELOPPEMENT LOCAL

La Tam au chevet de Niéna

Depuis 23 ans, l’Association Teriya Mali (Tam) mène des actions en faveur du développement socio-économique de la Commune rurale de Niéna (région de Sikasso). Elle y investit chaque année plus de 6 millions de F CFA.

Entre la Tam et les habitants de Niéna, c’est une longue histoire d’amitié basée sur la confiance. Avec son siège à Bougival près de Paris en France, l’antenne Association Teriya Mali a vu le jour en 1985. Depuis cette date, elle a fait du développement socio-économique de la Commune rurale de Niéna une de ses priorités. Pour cela, l’Association a choisi trois domaines d’intervention : l’éducation, la santé et le développement local.

Selon le président de la Tam, Patrick Ardoin, des actes concrets ont été posés dans chacun de ces domaines. Au niveau de l’éducation, l’Association a à son actif l’alphabétisation de 80 % des femmes de Niéna, le soutien en matériels pédagogiques à des écoles, la création d’un jardin d’enfants. A cela s’ajoute la création d’une radio locale dénommée « Radio Teriya », qui diffuse à la fois des programmes de divertissement et de pédagogie à travers des jeux-concours.

Dans le domaine de la santé, le président de l’Association cite pêle-mêle, l’équipement des maternités, la formation des matrones et l’accompagnement des dentistes qui s’installent à Niéna.

S’agissant du développement local, M. Ardoin parle des actions de soutien au maraîchage, la formation des artisans, des mécaniciens, des menuisiers, des forgerons, etc. L’Association a un site : http://teriya.free.fr

Le tout, mis bout à bout, vise à accompagner le processus de développement économique de Niéna. Sans avoir la prétention de tout faire à la place des populations, le président de la Tam précise qu’il s’agit juste de les accompagner. Bon an mal an, dit-il, l’Association contribue au développement économique de Niéna à hauteur de 6,5 millions de F CFA pour assurer aux populations des conditions de vie meilleures.

Même si aux yeux de Patrick Ardoin, l’intérêt paraît difficile à évaluer, il n’en demeure pas moins qu’il soit positif. « L’impact est difficile à évaluer. Néanmoins, les populations sont contentes qu’on vienne. J’espère que l’impact est positif. Nous adorons le Mali, nous avons du plaisir à y venir. Une relation de confiance a été établie, et il y a de plus en plus une prise de conscience importante », déclare le président de l’Association.

Outre Niéna, la Tam a élargi ses actions à deux autres communes rurales de la 3e région : Karangasso et Yogola. Cette Commune dispose aujourd’hui d’un pont qui a permis le désenclavement de 5 autres villages. « Sur financement de l’ambassade de Paris au Mali, nous avons construit un pont à Yogola. Globalement, le bilan est positif dans tous les domaines ».

Après 23 années de présence dans notre pays, la Tam a en perspective de développer des projets dans l’agropastoral, l’alimentation. Au niveau du maraîchage, il s’agira de créer des projets à valeur ajoutée à travers la transformation des produits maraîchers.

Mohamed Daou

 

 

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 VINGT-TROIS AIGLES POUR GHANA-2008

Le choix est toujours difficile

Depuis mercredi dernier, les Maliens connaissent la liste définitive des Aigles devant participer à la 26e Can « Ghana-2008 ». Le sélectionneur national, Jean-François Jodar a pris 23 pour le sprint final parmi lesquels 3 locaux. Il a aussi convoqué 3 joueurs complémentaires, mais ces derniers n’iront pas à la Can.

Depuis la constitution du groupe des 23 Aigles retenus pour la Can-2008, les avis sont partagés. Normal, car nulle part, une sélection n’a obtenu l’unanimité au sein du public sportif. Aujourd’hui, les noms des joueurs comme Soumaïla Coulibaly, Sidi Yaya Kéita, Mamadou Bagayoko et bien d’autres sont évoqués pour leur non-sélection.

Pour les sélectionnés et les non sélectionnés, Jodar est seul responsable, mais il a un argument imparable. « Depuis que j’ai pris cette équipe, j’ai utilisé au moins une cinquantaine de joueurs et dans les différentes compétitions », explique-t-il. Et de poursuivre : « Et j’ai fait le tour de tous les stades ou se trouvent des Maliens, donc je connais tout le monde ».

Jodar avance ses raisons, ses critères. Il a surtout parlé de compétitivité et de haut niveau. A notre avis, tous les joueurs sélectionnés par le technicien français des Aigles répondent à ce critère, à leurs différents postes peut être certains d’entre eux ont le même niveau que des non choisis. Mais une certitude : tout le monde ne peut pas être sélectionné.

Tout comme un Etat, l’équipe nationale est une continuité. Pour la bataille du titre continental, notre pays comme tous les autres pays qualifiés n’aura que 23 représentants, mais pour arriver à ce stade, comme nous l’avons cité plus haut une cinquantaine de joueurs ont été mobilisés par le sélectionneur et son staff technique.

De la Can Yaoundé-1972 à la Can-Mali 2002, en passant par les deux aventures tunisiennes (1994 et 2004), tous les joueurs, des Cheickna Traoré « Kolo », Salif Kéita « Domingo », Idrissa Touré « Nani », Kidian Diallo à Oumar Guindo, Ousmane Farota, feu Sory Ibrahima Touré « Binké » à Frédéric Oumar Kanouté, Bassala Touré, Mahamadou Sidibé « Maha », ont accompli leur devoir vis-à-vis de la nation à chaque fois qu’ils ont été sollicités.

« Nous serons toujours de cœur avec notre équipe nationale toutes catégories confondues dans chaque campagne », réitère Cheickna Traoré dit Kolo National, capitaine des Aigles des années 1970.

Mercredi dernier au siège de Malifoot, le sélectionneur national a donc dû faire des choix difficiles. A l’en croire, il a certainement une conscience de sa mission. « L’essentiel que le peuple soit derrière son équipe », dit-il.

Il ne reste aux férus du ballon rond que d’observer Jodar pendant la Can. Après, il sera payé sur le choix de ses joueurs. Pour le moment prions pour la nation tout entière afin que les Aigles planent haut dans le ciel ghanéen. Ceci dès le 21 janvier 2008 prochain, jour de l’entrée en lice de Mahamadou Diarra « Djilla » et de ses coéquipiers contre les Ecureuils du Bénin.

Boubacar Diakité Sarr

 

 

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Du nouveau aux éditions jamana

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