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2008

Mois de Janvier

Les Echos du 04 Janvier 2008

 

NDIAYE BAH, SECRETAIRE GENERAL DU CNID-FYT

« Me Tall ne doit pas mettre le feu à la maison Cnid »

Dans un entretien exclusif qu’il nous a accordé, le secrétaire général du Congrès national d’initiative démocratique (Cnid/Fyt), Ndiaye Bah, qui vient de suspendre le président de son parti, Me Mountaga Tall, après avoir été lui-même suspendu, fait la genèse de la crise au sommet du « parti du Soleil levant ». Tout en dénonçant les attitudes dictatoriales de Me Mountaga Tall qui aurait été mis en minorité lorsqu’il a voulu faire acte de candidature à la présidentielle de 2007, il dit haut et fort que le parti n’appartient pas à Me Tall et qu’il devra rentrer dans les rangs de gré ou de force. Des révélations fracassantes.

Les Echos :Depuis un certain temps, le Cnid/Fyt, votre parti, se trouve dans une crise à son sommet. Qu’est-ce qui ne va pas réellement ?

Ndiaye Bah : Les crises sont devenues malheureusement séquentielles au Cnid. N’oubliez pas que le Parena est issu du Cnid. A la veille des élections générales de 2002, un grand nombre de cadres du comité directeur qui ont voulu soutenir le président de la République sont partis. Il n’y a pas longtemps Ibrahima Dioné est parti. Me Demba Traoré (Ndlr : l’ex-député élu du parti en Commune VI) a quitté avec armes et bagages pour l’URD. Ma foi, les crises au Cnid sont devenues structurelles et je le regrette, mais c’est comme ça.

Les Echos :le 15 décembre 2007, vous secrétaire général, Mme Tall Haoua Touré et 17 autres cadres et militants ont été suspendus par le comité directeur. Le 1er janvier 2008 nous apprenons que Me Tall, le président du parti, et la 1re vice-présidente, Mme Fanta Mantjini Diarra, ont été à leur tour suspendus. Que devons-nous comprendre dans tout ça ?

N. B. : C’est simple à comprendre. Nous avons lutté pour la bonne gouvernance dans notre parti. Nous avons lutté afin que notre parti soit un parti démocratique, un parti ouvert, un parti ambitieux pour le Mali, un parti moderne, un parti jeune, un parti où l'on peut débattre librement. Malheureusement, il y a un homme qui pense que le Cnid lui appartient. Un homme qui ne souffre pas de débat contradictoire, qui ne souffre pas de l’émergence d’idées nouvelles dans le parti, qui ne souffre pas qu’il ait d’autres personnes charismatiques dans le parti.

Les Echos :Pouvez-vous nommer cet homme ?

N. B. : C’est bien Me Mountaga Tall qui pense que le parti est sa propriété privée. Malheureusement pour lui le parti ne lui appartient pas. Il appartient à tous les militants de Kayes à Kidal.

Les Echos :Comment expliquez-vous votre suspension et celle d’autres cadres ?

N. B. : J’étais en mission de la République à Gao pour le lancement de la saison touristique 2008, un événement majeur pour le département de l’Artisanat et du Tourisme. J’étais accompagné du secrétaire politique, de la secrétaire nationale des femmes et d’autres membres du comité directeur. A la suite des débats à l’issue desquels nous avons mis Me Tall en minorité, celui-ci a décidé de nous suspendre et de façon illégale, en foulant aux pieds les textes du parti et en violant les délibérations du comité directeur. Jusqu'à présent j'attends de savoir les motifs en ce sens que la lettre qui m'a été envoyée n’avance rien comme faute. Elle est ainsi formulée : « Mon camarade Ndiaye Bah, à la suite de la suite des débats et de la délibération du comité directeur, du 15 décembre 2007, il a été décidé de vous suspendre jusqu’à nouvel ordre des instances nationales du parti. Signé la 1re vice-présidente ».

Les Echos :Selon un communiqué de presse adressé à notre rédaction, il est dit que vous et vos camarades suspendus avez posé un acte d’indiscipline.

N. B. : J’ai dit tout simplement à Me Tall qu’il ne peut pas suspendre quelqu’un (Ndlr : Me Demba Traoré) sans fondement juridique. Voilà mon crime. Je n’ai rien dit que ça.

Les Echos : Selon des informations, vous payez les frais de votre soutien à la candidature de Me Demba Traoré, candidat à la députation en Commune VI contre le choix du comité directeur ?

N. B. : Je n’ai jamais soutenu la candidature de Me Demba Traoré. Mais j’ai compris la position des camarades qui l’ont soutenu. Mais, moi personnellement, je ne l’ai pas fait.

Les Echos : D’aucuns disent que Me Tall serait opposé à la promotion des cadres du parti et que l’un des fondements de la mésentente serait qu’il ne voulait pas de votre reconduction au poste de ministre de l’Artisanat et du Tourisme dans le gouvernement de Modibo Sidibé. Qu’en est-il au juste ?

N. B. : J’avoue sincèrement que c’est dans les journaux que j’ai appris cela. Je n’ai jamais appris formellement que Me Tall s’est opposé à ce que je sois reconduit. J’ai appris avec vos confrères et j’ai entendu ses porte-parole le dire. Mais je n’ai pas de preuve qu’il se soit opposé à ma reconduction. Il faut être honnête dans la vie.

Les Echos :Qu’est-ce qui motive alors, selon vous, cette crise au sommet ?

N. B. : Me Tall a toujours voulu se présenter à l’élection présidentielle d’avril 2007. La majorité du comité directeur, la majorité des sections de notre parti ont dit non. Depuis lors, la crise couve au sein du Cndi/Fyt. Il a dressé une liste rouge visant à éliminer implicitement tous les cadres opposés à sa candidature. Ce sont les soubresauts j’allais dire les dégâts collatéraux que nous sommes en train de vivre actuellement à la douleur de notre parti.

Les Echos :Ce sont donc des intérêts cachés en jeu sur fond de règlement de comptes ?

N. B. : C’est bien sûr des règlements de comptes. Quand on suspend un secrétaire général, en son absence et sans lui adresser une lettre d’invitation à un débat sur la question et en l’absence de 35 membres du comité directeur, du secrétaire politique et de la secrétaire nationale des femmes, ça ne peut être que des règlements de comptes. Pourtant des médiations étaient en cours. Nous voulons construire ce parti, consolider ses fondements. Pour gérer la crise, nous en avions appelé aux sages de notre parti. Me Tall a joué aux saboteurs. Les élus du parti s'y étaient à leur tour impliqués. Il a toujours saboté leur médiation. Nous avons même fait appel à notre khalife de Nioro du Sahel, qui a personnellement effectué le déplacement à Bamako. Tout cela a été saboté. Me Tall n'a jamais voulu s'asseoir autour d'une même table que nous.

Les Echos :Entre les deux suspensions, qu’elle est la plus légale ? Qui est habilité à suspendre au Cnid ?

N. B. : Les textes sont très clairs en la matière. Me Tall a violé les textes du parti. La première violation porte sur la décision du comité directeur qui demandait de surseoir à l’envoi de lettre de demande d’explication adressée aux camarades de la Commune VI. Me Tall a violé l’article 25 de nos statuts. Il m’a suspendu sans m’avoir entendu. C’est parce qu’il a violé nos textes que nous l’avons suspendu en nous fondant sur les mêmes textes. Or lui, il ne peut pas évoquer un seul article de nos statuts et règlements que j’ai foulé aux pieds. Mais nous sommes prêts au dialogue. J’invite notre frère Tall au dialogue pour une issue pacifique à cette crise. Nous ne voulons pas détruire notre parti que nous construisons depuis 15 ans. Nous invitons notre frère à ouvrir le dialogue parce qu’il demeurait encore le président du parti jusqu’à sa suspension. C’est lui qui doit rassembler tous les enfants de ce parti. Me Tall ne doit pas mettre le feu à la maison.

Les Echos :Cette réconciliation que vous avez demandée signifie que vous n’envisagez pas le scénario qui a conduit au départ du Cnid en 1995 du groupe des dix composé de Tiébilé Dramé, Yoro Diakité, Me Amidou Diabaté, Djiguiba Kéita dit PPR, etc. qui ont créé le Parena ou encore l’exclusion totale de Me Tall et de la vice-présidente Fanta Mantjini Diarra ?

N. B. : Non ! Nous demandons la réconciliation avec Me Tall. Nous sommes prêts au compromis pour lui et pour nous et dans l’intérêt supérieur du parti. Nous sommes prêts à engager un dialogue constructif. Le mot de la fin que je lance à Me Tall est de lui dire que nous ne sommes pas des ennemis. Qu’il pense aux 15 ans que nous avons passés ensemble. Nous avons traversé des moments plus difficiles. On a fait dix ans d’opposition. Nous avons construit ce parti ensemble. Cette crise ne lui sert pas encore moins nous. Je le reconnais, il est ambitieux pour le Mali, je le suis également. Je lui tends une main fraternelle ; qu’il accepte d’ouvrir le dialogue.

Propos recueillis par

Abdrahamane Dicko

 

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« SUSPENSION » DE MAITRE TALL

Réaction du SGA du Cnid/Fyt

Nous avons reçu de Dr. Amadou Sy, secrétaire général du Cnid/Fyt la réaction ci-dessous suite à la « suspension » de Me Mountaga Tall, président du partis par le camp Ndiaye Bah, secrétaire général du parti.

Premièrement, le comité directeur du Cnid ne s’est jamais réuni, puisque le président du parti n’a pas convoqué de réunion, alors qu’il était présent à Bamako. Aucun quorum permettant de convoquer le comité directeur n’a été atteint.

Deuxièmement, aucune réunion n’a été tenue le 1er janvier au siège du parti. Cependant, il nous est effectivement revenu que certaines personnes, sous la houlette du secrétaire général suspendu se sont réunies à l’hôtel Columbus.

Troisièmement, Ndiaye Bah et des membres de son cabinet se sont réunis dans un hôtel. Il s’agit de Oumar Soumaré, son chef de cabinet, Harouna Kéita et Mme Tall Haoua Touré, chargés de mission dans ledit cabinet, d’Issa Rafan Sidibé, gestionnaire de la Maison des artisans, et de quatre autres personnes nouvellement venues au parti. C’est ce petit groupe qui a pris cette décision.

Quatrièmement, un constat s’impose : le communiqué publié ne porte ni l’en-tête du parti ni le cachet, ce qui dénote de la perte de sang-froid et de sérénité de ses auteurs.

Cinquièmement, la qualité du signataire ne permet en aucun cas d’engager le Cnid.

En conclusion, nous invitons Ndiaye Bah à garder son sang-froid et à éviter à l’avenir ce genre d’enfantillage.

Dr. Amadou Sy

(secrétaire général adjoint du Cnid/Fyt)

 

 

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JEUDI CHAUD A L’EX-ENA

La matraque pour les étudiants recalés

Avec un taux de réussite très faible (d’aucuns parlent de moins de 20 %), les résultats de la 1re session à la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) sont connus depuis le mercredi 2 janvier 2008. Sur 10 000 étudiants de la 1re, seuls 300 ont été déclarés admis, selon un leader estudiantin. Pis, les rumeurs disent qu’il n’y aurait pas une 2e session car les étudiants auraient été repêchés jusqu'à une moyenne inférieure à 9.

Comme on pouvait s’y attendre, la réaction à la FSJP, très souvent théâtre de violences, ne s’est pas fait attendre. Jeudi aux environs de 9 h après qu’ils eurent arraché les résultats affichés, des étudiants ont tenté de saccager les bureaux du doyen. N’eût été la promptitude des éléments de la police, alertés par l’administration scolaire de la Faculté, le pire serait arrivé.

Des gaz lacrymogènes, des coups de matraques ont permis à la police, appuyée par des éléments de la garde nationale, de pourchasser les étudiants jusque dans leurs derniers retranchements. Dans une atmosphère de sauve-qui-peut, nul n’a été épargné. Les usagers de l’avenue de la Liberté au moment des faits ont passé de mauvais quarts d’heure, chacun ayant eu sa dose de matraque.

Selon de nombreux observateurs, le doyen de la FSJP, Harouna Dembélé, installé dans un contexte de contestation, est déterminé à ramener son établissement sur les rails en luttant contre la corruption, l’affairisme et la violence, des phénomènes qui ont pris de l’ampleur ces dernières années dans le milieu universitaire et particulièrement à l’ex-Ecole nationale d’administration (ENA).

Pour certains aussi, la construction de nouveaux bâtiments de la FSJP et de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG) sur la colline de Badalabougou contribuera non seulement à améliorer l’image de ces deux établissements mais aussi et surtout, servira à maîtriser l’effectif des étudiants de ces établissements qui reste de loin le plus élevé de toutes les facultés. Ce sera alors l’occasion, pour les autorités scolaires, d’assainir l’ex-ENA par des mesures drastiques.

Amadou Waïgalo

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PARLEMENT DES ENFANTS

L’argent d’ATT détourné ?

La 10e session ordinaire du Parlement des enfants s’est récemment tenue à la Cité du même nom. Elle a enregistré la participation des délégués de l’intérieur et de la capitale. Dans le cadre de cette session, les parlementaires enfants ont rendu une visite de courtoisie au président de la République à Koulouba.

Comblé, ATT leur a remis une enveloppe, dont ils n’ont pas senti l’odeur par la suite. Ils ont cherché à savoir qu’est devenue l’enveloppe que le président ATT leur avait offerte. « L’argent sert à payer les aliments pour les pauses café », leur a-t-on dit. Ce qu’ils ne parviennent pas à comprendre, c’est que l’argent des pause-café était déjà inclus dans le budget élaboré pour la tenue de cette session.

« Pourquoi alors une nouvelle somme pour les pause-café ? » se demandent-ils sans jamais parvenir à une autre réponse qu’un détournement de l’enveloppe offerte par leur ami.

Cette session a aussi été marquée par le renouvellement du bureau du Parlement des enfants. Un processus qui a vu l’ « exclusion » de 5 ex-membres du bureau, pourtant reconduits par leurs pairs. Ils ont été déclarés non grata suite à une « instruction du ministre de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille ».

Selon une source, ces exclus ont été victimes de leur « entêtement à tout savoir et à ne rien laisser passer ».

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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CHRONIQUE D’OUSMANE SOW

Les recettes du succès pour 2008

En ce début d’année 2008, j’offre mes meilleurs vœux aux lecteurs et lectrices assidus ou non, sévères ou complaisants de ces chroniques. J’avoue que je devrais faire un effort supplémentaire pour vous rendre la vie impossible, alors je m’y attellerai le plus vite possible. Je commencerai par vous donner mes recettes du succès pour l’année 2008 et gratuitement. Appliquez-les méthodiquement et vous verrez les résultats. Attention : je ne veux surtout pas vous pousser au suicide !

Alors, par où commencer ? Je vous demande d’abord d’arrêter de vous peigner les cheveux. Ils ne vous ont rien demandé et vous les déranger sans arrêt en voulant les mettre en ordre. Laissez-les naturellement ! Et, à l’attention de ceux qui font couper leurs cheveux : Walahi, bilahi, talahi, demain ou sini lahara, chaque épi coupé vous demandera des comptes.

Deuxième conseil : n’essayez pas de regarder votre nuque avec vos yeux. Ça ne marchera jamais. Vous avez beau tourner les yeux vers la nuque, même en formant un angle de 90 degrés, votre nuque se retrouvera toujours en arrière de vos yeux. C’est mon propre principe du parallélisme des formes et des organes de la tête. Invention brevetée. Ce n’est pas la peine, laissez tomber !

Si jamais vous avez les yeux rouges en vous réveillant le matin, ne cherchez pas à savoir si vous avez bien dormi. Cela vous tourmentera de savoir que vos yeux sont rouges parce qu’ils ne sont pas clairs. C’est aussi simple. Attendez juste quelques minutes, respirez par le nez (surtout pas par la bouche !) et pensez au patron acariâtre qui vous attend au travail. A côté de lui, le manque de sommeil est un bonbon.

Troisième conseil : pour marcher, il faut mettre un pas après l’autre, c’est ainsi seulement que vous avancerez. Même pour reculer, répétez avec moi : un pas après l’autre. Ne tentez pas autre chose, surtout pas de joindre les deux pieds pour marcher. Vous aurez l’air d’un con en sautillant comme un caribou. Un homme n’est pas un caribou.

Au passage, je vous informe que les pieds ne servent pas seulement à marcher. Vous pouvez les utiliser pour vous enfuir si le mari cocu de votre maîtresse se pointe et aussi, pour donner un bon coup pointu au collègue qui vous tombe constamment sur les nerfs. Enfin, les pieds peuvent servir de stimulant au fainéant du bureau qui n’a pas envie de se décarcasser. Donnez-lui un coup bien ajusté et il travaillera plus vite et plus sérieusement.

Troisième conseil bis : si vous avez un gros ventre et que votre meilleur ami vous conseille de faire des exercices physiques (sinon vous risquez de mourir d’obésité), ne l’écoutez pas. Ce ne sont que des calomnies et de la discrimination anti-obèses. Votre gros ventre est parfait. Ne faites surtout rien. Continuez à vous affalez dans votre fauteuil, à manger du dibi bien rôti de chez Appolo à Badalabougou, je vous garantis que lorsque vous ne serez même plus capable d’accomplir vos devoirs conjugaux, vous serez heureux.

Et si vous mourez de crise cardiaque, dites-vous que c’est parfait. Il y a des centaines de milliers de Maliens qui pourront enfin s’empiffrer à votre place. La gourmandise n’est plus un péché capital. Ceux qui iront vous enterrer se plaindront de votre poids excessif mais puisqu’ils sont débarrassés de votre haleine fétide, ils feront un dernier effort.

Quatrième conseil : cessez d’admirer le bureau politique de la fiancée du voisin et vous, mesdames, mesdemoiselles, arrêtez de croire qu’un background bien rebondi est signe de féminité réussie. Les fesses ne servent strictement rien. Ou bien, que Dieu m’épargne l’envie d’écrire ici le nom de la matière qu’elles hébergent. Le dégraissage de fesses doit être une de vos priorités pour l’année 2008.

Cinquième conseil : ne dites jamais aux autres ce que vous pensez, ils croiront que vous êtes sincères. Si vous rencontrez Mlle Bouki Kanté de Sogoniko, dites-lui que vous avez longtemps espéré voir sa bouille à Miss ORTM aux côtés de Kaya Makan. Si vous lui dites qu’elle est laide, elle vous croira aussi. Alors, entre deux vérités, choisissez la meilleure.

Sixième conseil : si vous êtes nul en mathématiques et que votre mère a déniché le marabout qui pourrait vous rendre intelligent et prêt pour le bac ou le DEF de l’année prochaine, vous n’accepterez de boire que le nassidji préparé à base de daba certifié 100 % biologique. Vérifiez que le marabout n’est pas non plus un OGM. En plus, si le marabout peut multiplier les billets de banque, laissez tomber l’intelligence et le travail, même le DEF et le bac et prenez l’argent. Si vous pouvez être riche sans travailler, pourquoi se griller les neurones ?

Septième conseil : si vous avez trouvé un intermédiaire capable d’ensorceler Mme le consul des Etats-Unis à Bamako afin de vous décrocher un visa, n’hésitez pas. Au passage, payez-le chèrement pour qu’il vous permette d’épouser carrément la diplomate ! Ainsi, vous aurez le visa, la diplomate, l’argent du visa et le bureau de visa. C’est ce qu’on appelle du quatre pour le prix d’un !

Enfin, dernier conseil au cas où vous ne vous sentez capable de suivre aucun des sept suivants, lisez cet extrait d’une interview de Paris Hilton, vous comprendrez pourquoi la vie est si facile et qu’il n’y a que les imbéciles qui ne l’ont pas compris :

Salut Paris, ça va ? Oh, yè, ya, cool ! Tu viens danser ce soir, Paris ? Oh ya, j’ai envie de m’éclater ce soir, on danse boum boum boum (elle se tortille les maigres fesses qui pendent en arrière) Et lui, c’est votre nouveau petit ami ? Euh… oh… yè (elle se tourne vers le mec) c’est quoi ton nom d’ailleurs ? Oh yè, Mark… Oui, c’est ça, très bien Mark, je l’ai rencontré… euh… ouh… je ne me souviens pas. En tout cas, je l’adore, oui, hein… Paris, c’est quoi ta résolution pour l’année 2008 ? Euh… ouh… c’est vrai que 2008 arrive hein… Les résolutions, je les prendrai à la fin de l’année ou, ou, j’ai oublié. De toutes les façons, il reste encore deux semaines… on verra. Merci Paris, très intéressant ! coui, coui, coui.

Ousmane Sow

(journaliste, Montréal)

 

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INSECURITE ROUTIERE

Les autorités agissent

Le boulevard de l'Indépendance a servi, mercredi après-midi, de cadre à la cérémonie de clôture de la 5e édition de la Semaine nationale de la sécurité routière. Au cours de cette semaine, un accent particulier a été mis sur la sensibilisation des usagers de la route et des forces de sécurité.

« Trop de victimes, ensemble agissons contre l'insécurité routière » . Tel était le thème officiel de la 5e édition de la Semaine nationale de la sécurité routière qui a été clôturée le 2 janvier 2008 sous la présidence du chef de l’Etat. Les autorités politiques, administratives et coutumières du district de Bamako étaient représentées. La cérémonie a été couronnée par le défile des associations agissant contre l’insécurité routière, des chauffeurs, des forces de sécurité et de la protection civile.

Lancée le 24 décembre dernier, cette édition a réalisé, en une semaine, de nombreuses actions de sensibilisation et d'information en direction des usagers de la route et des forces de sécurité. Des caravanes ont sillonné des grandes artères et les principales gares routières du district pour sensibiliser les usagers et faire passer des messages relatifs aux accidents de la route. Les activités de la Semaine ont été aussi émaillées de jeux-concours et de séances d'animation.

Ahmed Diane Séméga, le ministre de l'Equipement et des Transports, dira que la semaine qui vient de s’écouler a été essentiellement consacrée à la sensibilisation pour le changement de comportement. Les pouvoirs publics ont jugé utile d'initier une Semaine de sécurité routière car le seuil d'alerte est largement dépassé en matière d'accidents de la circulation.

La situation est plus qu'inquiétante dans notre pays. Depuis 2004, le nombre de victimes des accidents augmente d'année en année. Ainsi de 2003 à 2004, le nombre d'accidents a augmenté de 16,72 %. Entre 2004 et 2005, on a assisté à un bond 48,20 %. Les mois de septembre et d'octobre 2006 ont été particulièrement meurtriers. Entre le 23 septembre et le 8 octobre sur la RN6, il a été enregistré une quarantaine de morts dont la grande majorité était des jeunes.

Dans le district de Bamako, en 2005, 2425 accidents corporels sont survenus et ont entraîné la mort de 190 personnes. Pour la même année, l'on a compté 887 blessés. En 2006, l'inflation s'est poursuivie : 2832 accidents corporels enregistrés, dont 168 décès. Les motos sont le mode de transport le plus impliqué dans ces accidents (dans 2209 cas contre 188 pour les véhicules poids lourds par exemple).

Pour le président de la République, « c’est l’insouciant des uns et des autres qui tue. Nous avons beaucoup parlé. Il faut maintenant agir. Je voudrais dire aux agents de sécurité de jouer pleinement leur rôle. L’initiative d’organiser cette semaine est à saluer. C’est le commencement. Les accidents vont obligatoirement être réduits ».

En instituant depuis 2003ce rendez-vous annuel, le département de l'Equipement et des Transports pose un acte majeur dans le combat de tous les jours contre les accidents de la circulation routière.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

 

Le plan stratégique 2007-2010 lancé

Le lancement du plan stratégique de lutte contre l’insécurité routière a eu lieu lundi le 31 décembre 2007 dans la salle de conférence de la Maison de la presse. Ce plan stratégique a été initié par l’Association pour la sécurité routière au Mali (Securoute/Mali). Pour la réalisation de ses objectifs, Securoute/Mali a adopté ce plan. Selon son président, ce plan vise à informer, sensibiliser et former les usagers.

Dans le cadre de lutte contre l’insécurité routière Securoute/Mali use de toutes les stratégies adéquates notamment la prise en charge des victimes de la circulation routière, la formation de secouristes, l’appui en matériels et médicaments des centres de santé.

S. D.

 

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   OUMOU AHMAR TRAORE ROMANCIERE

« Je remets en cause l’immigration clandestine »

« Mamou, épouse et mère d’émigrés », c’est le roman que notre consœur, Oumou Ahmar Traoré vient de publier. La cérémonie de lancement a eu lieu le 22 décembre 2007 à « Hawa Keita » sous la présidence du ministre de la Promotion de la femme, de l'Enfant et de la Famille Mme Maïga Sina Demba, en présence d’éminents professeurs de lettres, d'hommes de culture et d'invités de marque. Financé par le Parehf II et édité par les éditions Assélar, le livre s'inspire du quotidien des épouses d'émigrés restées au pays. Mamou, l'héroïne, est épouse et mère d'émigrés. Le roman dévoile la face cachée de l'émigration, raconte le combat d'une femme en l'absence de son mari et de ses fils, partis à la recherche de la fortune sous d’autres cieux. Dans un style émouvant, l'auteur décrit la condition des femmes, les départs massifs vers les pays occidentaux notamment la France.

Les Echos : Doit-on vous appeler Oumou la journaliste ou la romancière ?

Oumou Ahmar Traoré  : (Rires). Appelez-moi simplement Oumou tout court ou Oumou Ahmar Traoré. Je préfère plutôt Oumou la journaliste. Je n’ai pas la prétention de m’attribuer le titre de romancière avec un premier roman.

Les Echos : Comment expliquez-vous ce penchant vers l’écriture romanesque ?

O. A. T. : L’écriture romanesque est venue d’abord de l’écriture journalistique. Je veux dire que le journalisme m’a permis d’affûter ma plume de romancière.

Les Echos : « Mamou, épouse et mère d’émigrés », pourquoi ce sujet sur l’émigration ?

O. A. T. : C’est un sujet d’actualité surtout au Mali. C’est certes un thème qui ne date pas d’aujourd’hui, mais ce sont les nouvelles tournures qu’il prend qui en font un sujet plus actuel. Nous sommes dans un pays où l’émigration est pratiquement une coutume. Je suis de l’ethnie sarakolé qui est connue pour son habitude à partir. L’émigration prend malheureusement un côté dramatique. Et je me sens interpellée en tant que femme sarakolé, Malienne, Africaine et mère aussi.

Les Echos : De quoi parlez-vous en gros dans ce roman ?

O. A. T. : Je parle des émigrés. Car au lieu que l’émigration soit une aventure, elle est devenue une mésaventure. Ces émigrés qui partent de leur pays pour rechercher des lendemains meilleurs, mais pour qui, ce rêve ne se réalise pas toujours. Ces gens, qui partent, laissent derrière des épouses, des mères, des fiancées. Celles-ci les accompagnent dans les voyages, souffrent avec eux et attendent, des fois, plus de 6 ans avant leur retour. Vous conviendrez avec moi que ce n’est pas aisé pour une mère de voir son enfant revenir au pays avec des menottes ou avec un simple sac de voyage.

Les Echos : En fin du roman, un des personnages, Doudou dit : « le meilleur des mondes est celui où l’on pousse et fleurit sans avoir à couper ses racines ni à élaguer ses branches ». Est-ce là une remise en cause de l’émigration ?

O. A. T. : Une remise en cause de l’émigration qu’on appelle clandestine. Partir aujourd’hui dans ces pays savoir réellement ce qui se passe est dangereux. C’est un monde idyllique. Mais, les gens partent parfois parce qu’ils y sont contraints. C’est le cas de ce personnage. Doudou a été poussé à abandonner son pays. Quand les émigrés partent, ils doivent s’habituer à renoncer à eux-mêmes, à avoir des comportements nouveaux, ce qui n’est pas évident. C’est un monde nouveau avec ses contraintes, ses réalités, ce qui fait qu’il y a trop de difficultés.

Les Echos : Alors, quelles solutions préconisez-vous ?

O. A. T. : Je pense qu’il y a un énorme travail d’information et de sensibilisation à faire. Les gens partent parce qu’ils ont entendu, ce que j’appelle l’immigration classique. Depuis quelques années, il y a eu une évolution, on ne part pas parce qu’on a entendu, mais parce qu’on est souvent contraint. Ceux qui sont dans ce lot, ce n’est plus l’analphabète du village mais des cadres, des intellectuels. Ils partent parce qu’ils ont vu ou ils ont lu. C’est pourquoi j’ai dit qu’il y a un important travail à faire entre les médias du Nord et ceux du Sud. Tant qu’on continuera à miroiter l’Occident, il y aura toujours des départs. Et tant qu’on fait de l’Afrique ce continent sans opportunité, sans espoir, il y aura des départs. La solution ne viendra pas de menottes, il faut informer, sensibiliser.

Les Echos : Que pensez-vous de la politique d’immigration choisie de Nicolas Sarkozy ?

O. A. T. : Je ne partage pas les mêmes vues que Sarkozy sur les questions de l’immigration. Je ne sais pas si Sarkozy comprend les motivations réelles des candidats à l’émigration et leur apport au pays même s’ils évoluent dans ce que j’appelle les sales boulots. En optant pour une immigration sélective, je pense qu’il y a un vide à combler. Mais de quelle manière .

Les Echos : Ça a été difficile cette première expérience ?

O. A. T. : D’abord, il faut dire que j’ai mis plusieurs années à écrire ce roman. Avec le manuscrit fini, j’ai été confrontée au problème d’édition. Ce n’est pas très évident. Le livre, en lui-même, fait appel à des dépenses. J’ai tourné jusqu’à ce que je puisse avoir un appui financier de Parehf II (Programme de renforcement de l’équité homme (femme), un programme du Pnud logé au ministère de la Promotion féminine. Peut-être écrire peut être facile, mais l’édition est autre chose.

Les Echos  :Donc, l’aventure s’arrête là ou vous continuez ?

O. A. T.  : Peut-être, on peut souvent écrire par plaisir ou par nécessité, ambition. J’ai écrit tout en espérant rendre service à mes frères et sœurs d’Afrique. La suite de mon aventure va dépendre de l’accueil que le public réservera à ce premier roman.

Propos recueillis par

Sidiki Y. Dembélé

 

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

Prix:3000f cfa

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

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Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
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